Quand les États ne respectent plus les traités, le droit international et la parole donnée... ... la tension monte et les États se déclarent la guerre.

08-08-2019 reseauinternational.net 4 min #160127

L'auteur est diplômé de Columbia University et de Princeton University. Il a été Directeur de Citigroup New York (1972-1995), puis enseignant associé aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, école de formation des officiers français. Il est aussi vice-président de l'Institut de Locarn.

Ce qu'il dit est connu mais mérite d'être répété inlassablement.

Il n'échappera à personne que si la violation des règles internationales est quasi-universelle, elle est surtout le fait de pays puissants, qui agissent sous des prétextes fallacieux, voire fabriqués, en stricte application de la loi du plus fort.

Ceux qui violent le plus souvent et le plus grossièrement les règles internationales aujourd'hui sont ceux qui s'y réfèrent le plus souvent. En

clair: les néoconservateurs anglo-saxons (US-UK,) sous influence israélienne, assistés depuis 2007 par une bande de néo-cons français qui tiennent le haut du pavé dans leur pays.

Bonne lecture.

DD

*

par Jean-Luc Baslé - Magistro

Bill Clinton n'a pas respecté l'engagement verbal de James Baker «de ne pas avancer d'un pouce à l'est» donné à Michael Gorbatchev en échange de son accord à la réunification de l'Allemagne. *

En décembre 2001, George W. Bush a dénoncé unilatéralement le traité ABM de mai 1972 sur la limitation des armes stratégiques.

Le 8 mai 2018, Donald Trump a dénoncé unilatéralement l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, signé le 14 juillet 2015 après dix ans de négociations laborieuses.

En octobre 2018, Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé le 8 décembre 1987, au prétexte que la Russie n'a pas respecté ses engagements alors que l'installation d'une base militaire américaine anti-missiles en Pologne en 2018, et plus tard en Roumanie, officiellement pour protéger l'Europe de tirs iraniens, est interprétée par Vladimir Poutine comme une violation du dit traité.

Au printemps 2018, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France tirent des missiles sur la Syrie en réponse à un usage non formellement démontré d'armes chimiques par l'armée de Bachar el-Assad.

Toujours en 2018, les États-Unis entament une guerre économique avec la Chine au mépris des règles de l'Organisation mondiale du commerce qui prévoient une procédure d'arbitrage en case de différent - règles que la Chine a elle-même flouées.

En juillet dernier, la Grande-Bretagne arraisonne un navire iranien à Gibraltar au mépris des règles internationales.

Il y a quelques jours, l'Inde a révoqué l'article 370 de sa constitution, annexant de fait la province Jammu-et-Cachemire en réponse à la violation du cessez-le-feu le long de la Ligne de contrôle par le Pakistan. Un conflit entre deux puissances nucléaires.

La Chine s'approprie la mer de Chine du sud, tout comme les États-Unis se sont appropriés le golfe du Mexique.

Tout ceci dans un climat de tension au Moyen-Orient et à travers le monde : inimitié croissante entre les États-Unis et la Russie, guerre commerciale sino-américaine, impasse diplomatique entre les États-Unis et la Corée du nord, querelle inquiétante entre le Japon et la Corée du sud, etc... sans parler d'une situation économique fragile avec une croissance mondiale en berne, une surévaluation des valeurs boursières et de l'immobilier...

Il ne peut y avoir de paix sans règles, et sans respect des règles.

*James Baker était le ministre des affaires étrangères de George Bush père. Depuis l'effondrement de l'Union soviétique en décembre 1991, douze nations ont rejoint l'OTAN: République tchèque, Hongrie, Pologne, Bulgarie, Estonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Albanie, Croatie et Monténégro.

envoyé par  Général Dominique Delawarde

 reseauinternational.net

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