Lettre à Julian Assange

11-09-2019 socialnetwork.ovh 6 min #161509

Julian Assange
Prisoner A9379AY
HM Prison Belmarsh
Western Way
Thamesmead
London SE28 0EB
ANGLETERRE

J'espère pouvoir vous remonter le moral en vous racontant ce qui s'est passé durant votre absence. Vous avez été congelé pendant 99 ans et on vous a fait croire que rien dans le monde extérieur n'avait changé. Cependant, aujourd'hui avec le recul de l'histoire on peut voir les choses autrement.

Le monde qui vous a emprisonné est sous la domination d'une clique de malfaiteurs qui ont toujours vécu dans l'ombre et espéraient pouvoir se cacher dans la lumière, d'un nouveau siècle caractérisé par l'avènement d'internet.

C'est l'information et seulement elle qui, même si elle est freinée ça ne fait que retarder l'inévitable, permet d'accélérer le niveau de conscience sociale. Les gens ont acquit l'habitude, quand ils entendent un nouveau nom relié à une affaire qu'ils étudient, de chercher comment connecter ce nom à ceux qui sont déjà connus. On a des logiciels pour ça.

Il est indéniable que la logique et la raison sont sensés agir de manière déterministe, et produire toujours les mêmes effets, et que c'est en comparant les chemins actuels avec les chemins idéaux qu'on sait où est sa place, et qu'on sait comment s'y rendre.

Les circonvolutions dans l'évolution sociale de la planète Terre, engendrée par une clique de malfaiteurs qui ont perdu depuis longtemps la raison et tout sens de la mesure, du fait des actions qu'ils s'autorisent, et ne savent pas s'interdire, produisent à l'autre bout de la chaîne des injustices de plus en plus flagrantes et monstrueuses. Leur manière de s'exprimer est reconnaissable, à l'intensité du mensonge qu'il gardent dans le silence de leurs non-dits.

Je suppose que je serais fier si on me disait que mon emprisonnement était politique, je me pavanerais auprès des autres prisonniers en leur disant, quand ils me demandent "pourquoi tu es là", je dirais "je suis ici pour avoir voulu informer le monde qu'il était sous la coupe de malfaiteurs extrêmement dangereux", et j'ajouterais, pour consoler leur cœur, qu'eux aussi ne seraient pas là s'ils avaient eu une vie libre décente et bénéficié du soutient d'être aimés, tel que cela se produit normalement dans une société qui n'est pas axée sur la guerre et la compétition à outrance pour un pouvoir qui, en fin de compte, ne sait que se mettre au service d'un autre pouvoir encore plus dément, sans jamais n'atteindre aucun sentiment de liberté.

Je leur dirais, tant qu'à faire, qu'il est de leur devoir de se révolter contre ceux qui ont façonné le monde qui leur a pourri la vie. Que oui, ils ont raison de se révolter.

Mais j'imagine que dans l'enfer où vous êtes vous ne devez avoir aucune latitude pour exister. Seuls vos pensées et votre éthique vous assurent un minimum de liberté.

Les prisons sont le reflet en négatif de la gloire et du succès de ceux qui sont au pouvoir, et ceci par un effet de levier transitant par tout un engrenage culturel. Cela va être long de réformer le monde, et les prisons seront les dernières informées. C'est un lieu où se déroule toute l'inhumanité qui semble satisfaire ceux qui sont au pouvoir, dans le sens où il y a celui qui gagne, et celui qui perd, et celui-là, il faut qu'il souffre. C'est leur façon de penser qui produit cette réalité. Comment programmera-t-on les robots qui remplaceront sans aucun problème les psychopathes qui vous servent de gardes ?

Vous savez, ils ont l'intention d'épuiser les ressources naturelles jusqu'à la dernière goutte et de convertir, semi-consciemment, cette planète en enfer. Le plan c'est qu'ainsi rendus vulnérables les habitants de la terre accueillent à bras ouvert les aliènes qui pratiquent une colonisation de type génétique. Tout est fait pour dire que si les humains ne sont pas contents de leur sort, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes, de ne pas avoir su déjouer les dangers qui pourtant étaient évidents. Il faut cependant du temps pour contempler l'étendue de l'erreur de l'humanité, qui a été abusée par une clique de puissants propriétaires, au point que l'intégralité des institutions soient contaminée.

A la base le principe même de propriété peut être révoqué par une simple loi. L'entièreté de la clique politique devrait être remplacée par des robots paramétrés démocratiquement. Il est à peu près certain que vous seriez déjà en train d'y travailler si vous n'aviez pas été opprimé et jeté au goulag.

Et nous notre souhait, nous qui nous réunissons pour prier pour votre libération, est que vous soyez rendu au monde, au nom de tous les bienfaits que vous pouvez encore lui apporter. N'en veuillez pas à ceux qui vous torturent, plaignez leur maladie mentale et le gâchis qu'ils représentent.

D'énormes défis restent à affronter, les factions de l'élite se battent pour choisir la date de l'Armageddon financier qui ruinera tout le monde, y compris tous ceux qui ont soutenu aveuglément ce système, sans même que ceux-ci ne comprennent ce qui leur arrive, ni ne sachent se remettre en question. Il va falloir les éduquer. Le temps jouera contre nous.

On connaît maintenant les noms des personnes qui se sont rendues publiques pour vous condamner, comme si votre action avait allumé tout un tracé au sein d'un organigramme, ainsi rendu visible quelques secondes après l'éclair ; Et ne croyez pas que les gens ne l'ont pas vu. Ils doutent encore, figés par la stupéfaction, et contrés par une désinformation dont l'orchestration a été localisée, mais ils l'ont vu.

Julian Assange, vous faites partie de l'histoire de l'humanité en marche vers son avenir, même si cette marche est hasardeuse, et même si une sensation de "déjà-vu" rappelle la façon dont l'église traita Galilée qui affirmait mathématiquement que la terre était ronde.

Et pour pallier à cette barbarie il ne suffit que d'avoir les mots pour décrire les chaînes de conséquences, comme ici dans ce cas de réaction cognitive à l'échelle psychosociale, comme quand on dit à quelqu'un quelque chose qu'il n'est pas prêt à entendre. C'est fascinant que son subconscient comprenne qu'il n'est pas prêt à l'entendre et lui bouche les oreilles pour réduire l'effet du choc. Autant les mathématiques pour un pape du moyen-âge, autant la visualisation graphique de la chaîne de cause-conséquences pour les politiciens, se heurtent à une incapacité mentale, qui s'exprime par la colère et la vengeance, là où normalement elle devrait s'exprimer par un point d'interrogation humble et respectueux de ceux qui savent, et dont on souhaite apprendre, et dont ces derniers seraient eux aussi prompts et fiers à enseigner.

Merci, Julian Assange.

Le site Wikileaks est la référence des meilleures analyses qui sont faites au sujet de l'élite au pouvoir et de l'étendue de leurs crimes.

Ps. Toute proportions gardées, quelle peine devrions-nous leur infliger ?

Je vous écris ceci, en étant particulièrement honoré.

Davy

 socialnetwork.ovh

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