La Fin du complotisme est arrivée

13-09-2019 reseauinternational.net 6 min #161598

Le Bild Allemand, un des principaux organes de la propagande Fake News de l'empire fait dire à Joshua Wong: "Pourquoi l'Allemagne nous abandonne comme ça?"...

Cela rappelle la fameuse question soufflée à George W. Bush par ses conseillers en com après les fausses attaques du 11 septembre 2001: "Pourquoi nous détestent-ils?"

Joshua Wong est trop jeune pour avoir connu le mandat britannique, lequel a pris fin en 1997. Il a le profil idéal du jeune "geek soft" hyper-branché de l'âge des réseaux sociaux sans aucune référence aux valeurs du passé.

Joshua Wong sur la couverture du Time Magazine avec le titre : "Le visage de la contestation, l'adolescent Joshua Wong et la jeunesse de Hong Kong se lèvent pour la démocratie. Peuvent-ils gagner ? ". La montée en puissance de la campagne médiatique dans le cadre de la guerre hybride aurait pu réussir comme en Irak, en Libye ou en Syrie mais cette fois-ci le système s'est essoufflé et l'adhésion des opinions amoindri. En cause, l'échec de la guerre en Syrie.

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Un élément des Casques Blancs (White Helmets) à Idleb, la dernière province rebelle en Syrie

Cette organisation rebelle créée par les services spéciaux britanniques et financée par le Département d'État US s'opère qu'en territoire rebelle et est classée comme une organisation terroriste par le gouvernement syrien.

La création de l'Organisation des Casques Blancs (White Helmets) pour les besoins de la guerre contre la Syrie illustre assez bien une des tendances lourdes des guerres hybrides de l'Empire.

Le Chef des Casques Blancs (White Helmets) Raed En-Salah ne manque pas de charisme : regard à la Denzel Washington (gauche) dans cette photographie chorégraphiée. Au centre le fameux casque blanc, symbole d'une organisation affiliée à Al-Qaïda, et que tout l'Occident adule.

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A l'opposé extrême du très soft Joshua Wong, Vitali Vladimirovitch Klitschko est un ancien boxeur professionnel habitué à la bastogne et à cogner dur. Il y a toujours une logique intellectuelle inhérente à l'ingénierie du chaos. La Chine a toujours adopté une approche relevant de la Soft Power ou Puissance Douce et le choix de Wong suivant cette idée. Avec la Russie, les stratèges de l'Empire choisissent des guerriers et des cogneurs car la Russie n'a jamais été et ne sera jamais une Soft Power. Klitschko est né au Kirghizistan et a fini par se retourner contre les occidentaux.

La stratégie de l'Empire a échoué en Ukraine parce qu'en face, la Russie a cogné dur et de toutes ses forces tout en maintenant le niveau du conflit en deçà d'un seuil minimal et passé sous silence pertes et profits. Ce fut un combat de lignes arrières et de forces spéciales invisibles d'une violence inouïe.

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Voici venue la fin du complotisme. La propagande est nue. Il ne reste plus rien des méthodes acquises dans l'emploi des guerres hybrides et de l'ingénierie sociale du chaos aussi bien à l'échelle locale que géopolitique. La guerre en Syrie a non seulement duré trop longtemps mais a dévoilé l'ensemble des stratagèmes de l'empire. La lutte au sommet de l'empire a également mis fin aux mensonges et à l'histoire linéaire et aseptisée mettant en avant l'excellence morale d'un vainqueur aux valeurs usurpées.

La petite mascotte de la NED (National Endowment For Democracy) Joshua Wong est peut être apparu trop tard malgré son jeune âge. Le grand jeu est presque terminé. Le ciblage de la République populaire de Chine à Hong Kong ne servira pas à grand chose, mis à part la dégradation définitive de cette cité-État de son statut de Hub financier international.

Le profil de Wong n'a rien à voir avec les véritables faucons de la rébellion en Syrie ou les guerriers ukrainiens. L'Empire en déclin adapte sa stratégie selon le profil de la puissance ciblée. Beijing a toujours adopté un profil bas tout en avançant ses pions sur les plans économique et commerciaux. Sa politique étrangère a toujours été "Soft" et l'un de ses principes directeurs est un slogan que l'on peut résumer en cette phrase : "ne jamais se mouiller !". Il était dès lors prévisible que pour faire face à l'immense machine de l'État chinois, il fallait un jeune et frêle geek à l'aspect Soft, de préférence branché réseaux sociaux et hyperconnecté. Dans le cas de Wong, il y a encore un très fort ressentiment anti-communiste hérité de ses parents réfugiés sud-vietnamiens ayant fui le Vietnam avec les Gi's américains.

La scène est on ne peut plus claire.

On devrait réclamer des réparations morales et matérielles à toutes les personnes morales ou physiques qui ont osé nous accuser de complotisme tout le long de ces années durant lesquelles l'axe du monde s'est déplacé vers l'Est. Ces accusations se révèlent aujourd'hui ridicules au regard de ce que l'on voit tous les jours devant nous. Le 11 septembre 2001 fut une attaque sous fausse bannière et personne aujourd'hui ne peut croire un seul instant à la version officielle, des plus ridicules et illogiques qui soient.

Qui peut encore croire à la fable sanglante de la guerre sans fin contre la terreur ?

Qui a vu les hommes verts masqués au Donbass ou en Syrie ?

Le complotisme est mort. Ses faux détracteurs hypocrites aussi. Bon débarras !

Photo: De gauche à droite: le syrien Raed El Salah, leader oscarisé des "Casques Blancs", l'activiste austro-iranienne Mina Ahadi, le hong-kongais d'origine sud-vietnamienne Joshua Wong, consacré par Bild comme le leader de l'insurrection contre la Chine, L'ukrainien Vitali Vladimirovitch Klitschko, maire de Kiev.

source: strategika51.org

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