09/06/2026 french.presstv.ir  3min #316483

Téhéran dénonce le vol de cryptomonnaies iraniens par les États-Unis

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a lancé une magistrale diatribe littéraire contre le dernier acte flagrant de piratage économique de Washington, maniant la plume de William Shakespeare pour dénoncer l'arrogance creuse d'une superpuissance prise en flagrant délit de vol d'actifs iraniens.

Dans un message publié lundi sur X, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a cité directement Macbeth du dramaturge britannique William Shakespeare pour démolir les propos éhontés du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui affirmait que Washington avait saisi environ un milliard de dollars en cryptomonnaies iraniennes.

"Maintenant, il sent son titre qui pend flasque sur lui. Comme la robe d'un géant sur un faussaire nain", écrivait Baghaï.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a associé les vers immortels de Shakespeare à des images vidéo de Bessent se vantant ouvertement lors du Forum économique national de Reagan : "Nous avons saisi environ un milliard de dollars de leurs cryptomonnaies et nous les avons tout simplement saisis... Nous avons tout simplement pris les portefeuilles."

Cette métaphore s'inspire de la chute tragique d'un roi usurpateur dont la couronne et les vêtements volés ne lui vont plus. Elle révèle la triste réalité d'un empire américain en déclin, réduit au rôle d'un vulgaire voleur, s'accrochant désespérément à des gains mal acquis qui appartiennent au peuple iranien.

 L'Iran affirme qu'au moins 50 % de ses avoirs financiers gelés doivent être débloqués immédiatement dès la signature de tout mémorandum d'entente avec les États-Unis.

Cette nouvelle provocation intervient dans le contexte des pourparlers indirects en cours entre Téhéran et Washington, menés sous l'égide du Pakistan.

Les responsables iraniens ont souligné à plusieurs reprises que ces négociations sont délibérément sabotées par les positions changeantes des États-Unis et leur refus catégorique de respecter même les engagements les plus élémentaires en matière de levée des sanctions.

Téhéran a clairement indiqué sa ligne rouge : tout accord véritable doit inclure la restitution immédiate et inconditionnelle de milliards de dollars de fonds iraniens illégalement gelés dans des banques étrangères, argent qui appartient légitimement à la nation iranienne et non pas un butin de guerre pour Washington ou une caisse noire pour ses alliés sionistes.

De hauts responsables iraniens ont fermement rejeté toute interprétation de cette restitution légale comme une "concession", insistant sur le fait qu'au moins la moitié des avoirs gelés doivent être restitués à l'Iran sans délai sur la base de tout protocole d'accord.

Comme M. Baghaï et d'autres responsables l'ont souligné à maintes reprises, Téhéran n'accorde "aucune valeur" aux sanctions illégales et frauduleuses imposées par les États-Unis et leurs partenaires européens. Ces sanctions ne font que révéler la faillite morale de Washington et son désespoir politique grandissant.

En admettant sans vergogne le vol pur et simple d'actifs cryptographiques iraniens, puis en l'affichant fièrement devant les caméras, les États-Unis ont une fois de plus prouvé qu'ils ne sont pas les défenseurs d'un quelconque "ordre fondé sur des règles", mais bien l'incarnation même du "voleur nain" de Shakespeare - une puissance déclinante maladroitement drapée dans les robes surdimensionnées d'une hégémonie mondiale qu'elle a depuis longtemps abandonnée.

 Dans la région, personne ne croit que le régime sioniste entreprenne la moindre action sans coordination et coopération préalables avec les États-Unis.

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