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Fouille systématique des candidats au baccalauréat à Yaoundé au Cameroun, mai 2026.
Le gouvernement camerounais a décidé de reporter de deux semaines la poursuite des épreuves du baccalauréat anglophone (GCE), initialement prévue le 8 juin. Cette décision intervient après la diffusion massive de sujets d'examen sur les réseaux sociaux, une situation qui relance le débat sur la sécurité du système d'évaluation.
Les autorités camerounaises ont annoncé le report des épreuves restantes du General Certificate of Education (GCE) du 22 juin au 2 juillet, à la suite de la découverte de fuites importantes de sujets d'examen. Selon le ministère des Enseignements secondaires, l'ampleur de la diffusion sur les réseaux sociaux a contraint l'administration à revoir le calendrier afin de préserver la crédibilité de l'examen.
D'après une source interne au ministère, l'hypothèse d'une annulation totale des épreuves a été envisagée avant d'être écartée au profit d'un simple décalage. L'objectif est désormais de permettre aux organisateurs d'identifier l'origine des fuites et de concevoir de nouveaux sujets pour la suite des examens.
Cette année, plus de 200 000 candidats sont inscrits au GCE sur l'ensemble du territoire national. Les autorités affirment que des mesures préventives avaient été mises en place en amont, notamment la sensibilisation des acteurs impliqués et l'installation de dispositifs de surveillance dans les centres d'examen. Ces précautions se sont toutefois révélées insuffisantes face à la circulation des épreuves via les téléphones portables et les réseaux sociaux.
Le phénomène des fuites de sujets n'est pas nouveau au Cameroun. Le baccalauréat du sous-système francophone a déjà été confronté à des cas similaires ces dernières années, malgré les efforts des autorités pour renforcer la sécurité des examens.
Lors d'un point de presse tenu à Yaoundé, la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a confirmé le report et indiqué que des preuves des fuites avaient été établies. Une enquête a été ouverte et les forces de sécurité sont désormais saisies du dossier.