L'Iran a fermement condamné la tentative "ridicule" de Washington de justifier son agression contre la République islamique d'Iran en rédigeant une résolution qui sera déposée au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
La mission permanente de l'Iran auprès des Nations unies à Vienne a publié mardi 9 juin un communiqué sur X, déclarant qu'il était "ridicule que les États-Unis, l'agresseur, déposent un projet de résolution au Conseil des gouverneurs sur les activités nucléaires pacifiques de l'Iran".
La résolution exige que l'Iran fournisse des informations sur son stock d'uranium enrichi et accorde à l'agence nucléaire onusienne l'accès à ses sites nucléaires.
Le projet de résolution devrait être mis au vote cette semaine au Conseil des gouverneurs, qui a entamé ses travaux lundi. Pour être adoptée, la résolution doit être approuvée par les 35 membres du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
"Ils versent des larmes de crocodile pour les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés ; ils imputent cela à une"non-coopération"alors que leur agression a rendu matériellement, logiquement et juridiquement impossible la mise en œuvre de garanties dans les installations dites"anéanties"", indique le communiqué.
La mission iranienne a noté que la guerre d'agression américano-israélienne contre l'Iran, qui a éclatée le 28 février, a entraîné des destructions et des dommages graves à plusieurs sites nucléaires iraniens, rendant impossibles l'accès et la vérification par l'AIEA. Pourtant, Washington accuse désormais Téhéran de non-coopération.
"L'agression et les menaces incessantes qui ont engendré la situation exceptionnelle actuelle n'ont pas cessé. En effet, le 7 juin 2026, jour même où le projet de résolution a été diffusé de manière informelle à Vienne, le président américain a publiquement menacé d'attaquer à nouveau les sites nucléaires iraniens", indique le communiqué.
La mission iranienne a averti que les États-Unis "implorent l'adoption par le Conseil d'une résolution inutile et provocatrice, notamment pour vérifier l'étendue des destructions causées par leur propre agression".
"Cela ressemble à un schéma de justification pour une autre agression, comme en juin et novembre 2025."
L'alliance américano-israélienne a lancé une guerre illégale et non provoquée contre l'Iran le 28 février. Elle a tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et frappé des sites militaires et civils, notamment des installations nucléaires, des écoles et des hôpitaux.
Malgré un cessez-le-feu fragile négocié par le Pakistan et en vigueur depuis début avril, Washington maintient un blocus naval contre l'Iran et continue de proférer des menaces.
Téhéran a déclaré qu'il n'accepterait aucune résolution de l'AIEA qui ignorerait les destructions causées par l'agression américano-israélienne.
Le 6 juin, l'Iran a dénoncé un rapport de l'AIEA, qu'il a qualifié d'"instrument de pression politique", et qui évoquait des inquiétudes quant à l'impossibilité d'accéder aux sites nucléaires iraniens.
