{"167351":{"id":"167351","parent":"166615","time":"1578829147","url":"http://francais.rt.com/international/70146-libye-cessez-feu-entre-haftar-et-gna-poutine-appelle-tenue-conference-de-paix","category":"War","title":"Libye : cessez-le-feu entre Haftar et le Gna, Poutine appelle à la tenue d'une conférence de paix","lead_image_url":"http://newsnet.fr/img/","hub":"newsnet","url-explicit":"libye-cessez-le-feu-entre-haftar-et-le-gna-poutine-appelle-a-la-tenue-d-une-conference-de-paix","admin":"newsnet","views":"40","priority":"1","length":"5908","lang":"fr","content":"<p>La Libye se dirige-t-elle vers une période de paix durable&nbsp;? Gr&acirc;ce à l'entreprise diplomatique des présidents turc et russe, le maréchal Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, en conflit depuis avril dernier, ont accepté un (fragile) cessez-le-feu.</p><p><a href="https://francais.rt.com/international/60984-libye-au-moins-121-morts-dans-combats-opposant-forces-gna-a-celles-marechal-haftar">Apr&egrave;s plusieurs mois de combat</a> pour prendre le contr&ocirc;le de la capitale libyenne Tripoli, le <a href="https://francais.rt.com/international/61841-libye-forces-pro-haftar-disent-avoir-abattu-avion-armee-loyale-gna">maréchal Khalifa Haftar</a>, l'homme fort de l'est de la Libye à la t&ecirc;te l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée, a accepté le 11 janvier d'instaurer un cessez-le-feu, conformément à un appel lancé par Ankara et Moscou le 8 janvier, au milieu d'un ballet diplomatique face au risque d'une internationalisation du conflit en Libye.</p><p>Le 12 janvier, <a href="https://francais.rt.com/international/66252-onu-fayez-el-sarraj-condamne-ingerence-francaise-libye">Fayez al-Sarraj</a>, le dirigeant du Gouvernement d'union nationale (GNA) - organisation rivale des forces du maréchal Haftar - qui est reconnu par l'Organisation des Nations unies (ONU) depuis sa formation le 12 mars 2016, a par la suite accepté l'appel à un cessez-le-feu.</p><img src="http://newsnet.fr//img/newsnet_167351_950d71.jpg" /><p><small>&copy; HO, FETHI BELAID / Tunisian Presidency / AFP</small></p><p>A gauche, Fayez al-Sarraj et à droite, Khalifa Haftar</p><p><b>Vers une détente du conflit libyen&nbsp;?</b></p><p>Le 8 janvier, deux des acteurs internationaux clés à la résolution du conflit libyen, la Russie et la Turquie, avaient appelé depuis Istanbul à un cessez-le-feu à partir du 12 janvier à minuit (22h GMT, le 11 janvier), alors m&ecirc;me que les forces du maréchal Haftar prévoyaient de mener <a href="https://francais.rt.com/international/70093-libye-haftar-compte-poursuivre-son-offensive-salue-appel-cessez-feu">une nouvelle offensive</a> pour prendre Tripoli, o&ugrave; si&egrave;ge le GNA.</p><p>L'homme fort de l'est libyen a finalement accepté la cessation des hostilités le 11 janvier, communiquant toutefois que la riposte serait &laquo;sév&egrave;re en cas de violation de la tr&ecirc;ve par le camp adverse&raquo;, selon l'AFP.</p><p>En face, la réponse de Fayez al-Sarraj ne s'est pas faite attendre. Seulement quelques heures apr&egrave;s l'accord du maréchal Haftar, le chef du GNA a annoncé dans un communiqué &laquo;un cessez-le-feu à partir du 12 janvier à 00h00&raquo;, soulignant le &laquo;droit légitime&raquo; de ses forces de &laquo;riposter à toute attaque ou agression qui pourrait provenir de l'autre camp&raquo;, d'apr&egrave;s des propos rapportés par l'AFP.</p><p>Le maréchal Haftar avait, pour sa part, salué &laquo;l'initiative du président [russe] Vladimir Poutine&raquo;.</p><p><b>Une initiative conduite par Ankara et Moscou</b></p><p>Et pour cause, cette tr&ecirc;ve intervient apr&egrave;s un intense chassé-croisé diplomatique depuis le début de la semaine, notamment conduit par Ankara, Moscou et dans une moindre mesure Berlin, qui redoute que le conflit ne devienne une &laquo;seconde Syrie&raquo;.</p><p>Le 11 janvier, Vladimir Poutine et la chanceli&egrave;re allemande Angela Merkel, qui entendent tout deux agir comme médiateurs du conflit en Libye, se sont rencontrés à Moscou.</p><p>&laquo;Je compte vraiment sur le fait que dans quelques heures, []... comme nous l'avons demandé avec le président turc [Recep Tayyip] Erdogan, les parties au conflit libyen cesseront le feu&raquo;, avait alors déclaré le président russe à l'issue d'une conférence de presse, avant d'insister&nbsp;: &laquo;Il est important de mettre fin enfin à la confrontation armée.&raquo;</p><p>C&ocirc;té allemand, la chanceli&egrave;re, en visite en Russie pour la premi&egrave;re fois depuis le printemps 2018, a salué les efforts russo-turcs. &laquo;Nous espérons que les efforts conjoints de la Russie et de la Turquie aboutiront à un succ&egrave;s, et nous enverrons bient&ocirc;t des invitations à une conférence [de paix] à Berlin sous l'égide de l'ONU&raquo;, a alors annoncé Angela Merkel, afin que la Libye puisse redevenir un pays &laquo;souverain et pacifié&raquo;. Vladimir Poutine a, en retour, exprimé qu'une telle conférence serait un &laquo;pas dans une bonne direction&raquo;.</p><p>Go&ucirc;tant peu à l'initiative diplomatique russe, l'ambassade américaine à Tripoli avait dénoncé dans un <a href="https://ly.usembassy.gov/u-s-embassy-statement-regarding-military-escalation-in-tripoli">communiqué</a> le &laquo;déploiement de mercenaires russes []... et de combattants syriens soutenus par la Turquie&raquo; dans le pays. Des accusations qui ont une nouvelle fois été rejetées par Vladimir Poutine, lors de la conférence de presse du 11 janvier&nbsp;: &laquo;S'il y a des citoyens russes là-bas, ils ne représentent pas les intér&ecirc;ts de l'Etat russe et ne re&ccedil;oivent pas d'argent de l'Etat russe.&raquo;</p><p>Enfin, le chef de la diplomatie turque, Mevl&uuml;t Cavusoglu, avait pour sa part appelé Moscou à &laquo;convaincre&raquo; le chef militaire et homme fort de l'est de la Libye. <a href="https://francais.rt.com/international/69784-premiers-soldats-turcs-se-deploient-progressivement-libye">Ankara a déployé des militaires sur le territoire libyen depuis début janvier</a> pour soutenir le GNA.</p><p>La Libye est en proie à la division et au chaos apr&egrave;s l'intervention menée notamment par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni en 2011, dans le cadre de l'OTAN. Celle-ci s'était soldée par la mort, dans des circonstances troubles, du dirigeant Mouammar Kadhafi.</p><p><a href="https://francais.rt.com/international/69897-libye-pas-sortie-crise-sans-implication-afrique-previent-sassou-nguesso">Lire aussi&nbsp;: Libye&nbsp;: pas de sortie de crise sans implication de l'Afrique, prévient Sassou-Nguesso</a></p><p><a href="http://francais.rt.com/international/70146-libye-cessez-feu-entre-haftar-et-gna-poutine-appelle-tenue-conference-de-paix">francais.rt.com</a></p>"}}