{"171024":{"id":"171024","parent":"0","time":"1585213284","url":"http:\/\/www.wsws.org\/fr\/articles\/2020\/03\/26\/beth-m26.html","category":"documentaires","title":"John Eliot Gardiner dirige les neuf symphonies de Beethoven au Carnegie Hall et parle de leur importance","lead_image_url":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_171024_0fba28.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"john-eliot-gardiner-dirige-les-neuf-symphonies-de-beethoven-au-carnegie-hall-et-parle-de-leur-importance","admin":"newsnet","views":"11","priority":"2","length":"13267","lang":"","content":"\u003Cp\u003EPar Fred Mazelis\u003Cbr \/\u003E\n26 mars 2020\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa pand\u00e9mie de coronavirus a perturb\u00e9 et annul\u00e9 la plupart des projets de comm\u00e9moration du 250e anniversaire de la naissance de la quintessence du g\u00e9nie de la musique classique occidentale, le compositeur allemand Ludwig van Beethoven (1770-1827). Les salles de concert ont ferm\u00e9 leurs portes, et les c\u00e9l\u00e9brations sur tous les continents ont \u00e9t\u00e9 report\u00e9es ou mises en suspens.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe Carnegie Hall de New York avait annonc\u00e9 une programmation impressionnante de plus de trois douzaines de concerts entre janvier et juin de cette ann\u00e9e, dont des repr\u00e9sentations des neuf symphonies de Beethoven, de l'int\u00e9grale de ses 32 sonates pour piano, de 16 quatuors \u00e0 cordes et bien plus encore. La \u00abBeethoven Celebration\u00bb pr\u00e9vue \u00e0 New York comprenait \u00e9galement des programmes qui se d\u00e9rouleront dans d'autres lieux, en coordination avec les mus\u00e9es et diverses institutions de la ville. Avant les annulations qui ont commenc\u00e9 d\u00e9but mars, seule une petite partie de ces \u00e9v\u00e9nements avait eu lieu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes concerts de l'Orchestre r\u00e9volutionnaire et romantique (fond\u00e9 en 1989), bas\u00e9 \u00e0 Londres, ont \u00e9t\u00e9 pour ainsi dire annul\u00e9s. Le chef d'orchestre de renomm\u00e9e mondiale John Eliot Gardiner, connu surtout pour son r\u00f4le dans la renaissance de la musique ancienne et l'utilisation d'instruments d'\u00e9poque pour recr\u00e9er la musique des \u00e9poques de Bach, Haydn, Mozart, Beethoven et autres, a dirig\u00e9 l'orchestre dans cinq programmes consacr\u00e9s aux neuf symphonies de Beethoven.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_171024_35b3a4.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EL'Orchestre r\u00e9volutionnaire et romantique et John Eliot Gardiner au Carnegie Hall (Source: Richard Termine)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes programmes, du 19 au 24 f\u00e9vrier, ont \u00e9t\u00e9 initialement jumel\u00e9s \u00e0 un autre cycle des m\u00eames symphonies de Beethoven, qui sera pr\u00e9sent\u00e9 par le Philadelphia Orchestra sous la direction de son directeur musical et chef d'orchestre Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin lors de quatre concerts pr\u00e9vus de la mi-mars au d\u00e9but avril. L'id\u00e9e \u00e9tait de comparer et de mettre en contraste ces œuvres c\u00e9l\u00e8bres interpr\u00e9t\u00e9es par des instruments d'\u00e9poque - ceux utilis\u00e9s \u00e0 l'\u00e9poque de Beethoven - et l'orchestre moderne d'aujourd'hui.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'auteur de ces lignes a assist\u00e9 \u00e0 deux des concerts mettant en vedette Gardiner et son orchestre. Les programmes comprenaient la Premi\u00e8re et la Huiti\u00e8me Symphonie, ainsi que la monumentale Neuvi\u00e8me, peut-\u00eatre l'œuvre la plus c\u00e9l\u00e8bre de tout le corpus de la musique classique. Gardiner a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 une table ronde et \u00e0 une d\u00e9monstration sur l'utilisation des instruments d'\u00e9poque, ainsi que sur l'importance de l'œuvre de Beethoven.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EGardiner est un ambassadeur persuasif de l'interpr\u00e9tation historique, bas\u00e9e sur la recherche du style, de la technique et des instruments utilis\u00e9s au cours des p\u00e9riodes pr\u00e9c\u00e9dentes de l'histoire de la musique. Une telle approche a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement controvers\u00e9e lorsqu'elle est apparue de fa\u00e7on plus marquante dans la seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, mais elle l'est moins aujourd'hui. Les critiques ont fait valoir qu'il est impossible de savoir \u00e0 quoi ressemblait une interpr\u00e9tation musicale il y a deux si\u00e8cles ou m\u00eame avant.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_171024_ef99a6.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EL'Orchestre r\u00e9volutionnaire et romantique, Lucy Crowe et John Eliot Gardiner (Source: Chris Lee)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECertains d\u00e9fenseurs des instruments d'\u00e9poque et de la pratique des premi\u00e8res repr\u00e9sentations ont adopt\u00e9 une approche dogmatique, mais Gardiner n'est certainement pas l'un d'entre eux. Il ne nie pas le r\u00f4le des instruments modernes, en particulier dans l'œuvre de Bruckner, Mahler, Richard Strauss et d'autres romantiques tardifs. Dans son discours au Carnegie Hall le mois dernier, il a soulign\u00e9 que son approche de Bach, Beethoven et d'autres g\u00e9ants du pass\u00e9 ne relevait pas de l'\u00abarch\u00e9ologie ou de l'exhumation\u00bb musicale. Il a expliqu\u00e9 pourquoi il pr\u00e9f\u00e9rait l'utilisation d'instruments d'\u00e9poque pour Beethoven. \u00abLes instruments modernes sont beaucoup plus avanc\u00e9s techniquement, plus faciles \u00e0 jouer \u00e0 merveille, mais il y a un danger\u00bb que le son ne permette pas \u00e0 l'auditeur de distinguer les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la musique. \u00abAussi merveilleux que soient [Wilhelm] Furtw\u00e4ngler, [Arturo] Toscanini et des chefs d'orchestre plus r\u00e9cents, ils me laissent perplexe quant \u00e0 la pertinence de l'environnement sonore [cr\u00e9\u00e9 par les instruments modernes]\u00bb pour Beethoven.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes instruments d'\u00e9poque comprennent les cors et les trompettes sans piston, et il existe \u00e9galement des diff\u00e9rences entre les instruments \u00e0 cordes, \u00e0 vent et \u00e0 percussion d'\u00e9poque et modernes. Les timbres sont diff\u00e9rents dans certains cas, et la gamme dynamique est accompagn\u00e9e d'une plus grande clart\u00e9. Ses performances, poursuit M. Gardiner, sont \u00abcomme une op\u00e9ration \u00e0 cœur ouvert. Vous verrez tous les fils int\u00e9rieurs, vous verrez la lutte, la vie\u00bb. Selon le chef d'orchestre, son Orchestre r\u00e9volutionnaire et romantique met l'accent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de rendre la musique \u00e0 la fois transparente et visc\u00e9rale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EGardiner s'est \u00e9galement longuement exprim\u00e9 sur la signification sociale et politique de la musique de Beethoven, une question qu'il a \u00e9galement abord\u00e9e, ainsi que la question de l'interpr\u00e9tation historiquement \u00e9clair\u00e9e, dans une interview publi\u00e9e le mois dernier dans le \u003Ci\u003ENew York Times\u003C\/i\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EExprimant son int\u00e9r\u00eat pour les questions historiques, rares dans le domaine aujourd'hui, Gardiner a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 son auditoire de Carnegie que Beethoven travaillait dans \u00abun maelstrom d'\u00e9v\u00e9nements politiques\u00bb. Sa musique a \u00ab\u00e0 voir avec l'\u00e9galit\u00e9 sociale, la r\u00e9volution et la contre-r\u00e9volution\u00bb. Il a travaill\u00e9, explique Gardiner, dans \u00abl'atmosph\u00e8re d\u00e9sabus\u00e9e et \u00e9touffante de Vienne\u00bb, la p\u00e9riode de r\u00e9action inaugur\u00e9e par le Congr\u00e8s de Vienne en 1815.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'œuvre de Beethoven est tr\u00e8s \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 celle du po\u00e8te et dramaturge r\u00e9volutionnaire des Lumi\u00e8res Friedrich Schiller. \u00abDans le cercle de Beethoven \u00e0 Bonn, les pi\u00e8ces de Schiller \u00e9taient comme une lecture obligatoire\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Gardiner. Il a expliqu\u00e9 que le jeune Beethoven a eu son premier contact avec l'Ode \u00e0 la joie, qui devait devenir le texte du dernier mouvement de la Neuvi\u00e8me Symphonie, en 1785. C'est la m\u00eame ann\u00e9e qui a vu l'apparition du Don Carlos de Schiller, avec son th\u00e8me de la r\u00e9sistance \u00e0 la tyrannie symbolis\u00e9 par le personnage du marquis de Posa, qui a \u00e9t\u00e9 plus tard \u00e9galement immortalis\u00e9 dans le plus grand op\u00e9ra de Verdi, partageant le m\u00eame titre que la pi\u00e8ce de Schiller.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBeethoven n'\u00e9tait pas coh\u00e9rent dans ses opinions politiques. Il s'est parfois accommod\u00e9 du statu quo, et \u00e0 quelques occasions, bien que peu nombreuses, il a compos\u00e9 de la musique de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure, comme la Victoire de Wellington (comm\u00e9morant la victoire du duc de Wellington sur Joseph Bonaparte, le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Napol\u00e9on Bonaparte, \u00e0 la bataille de Vitoria en Espagne en juin 1813).\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_171024_6b8091.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003ELudwig van Beethoven en 1815: portrait de Joseph Willibrord M\u00e4hler\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais sa principale inspiration est r\u00e9volutionnaire. Gardiner le compare au peintre espagnol Francisco Goya, et les noms des po\u00e8tes anglais Percy Shelley et Lord Byron lui viennent \u00e9galement \u00e0 l'esprit. Dans l'interview susmentionn\u00e9e, Gardiner d\u00e9clare: \u00abIl s'est efforc\u00e9 d'englober des th\u00e8mes philosophiques et m\u00eame des th\u00e8mes politiques, aussi d\u00e9sagr\u00e9ables qu'ils aient pu \u00eatre pour les autorit\u00e9s dans la Vienne r\u00e9pressive de son \u00e9poque. Et parce que huit de ses neuf symphonies achev\u00e9es sont muettes, il s'en tire sans mettre sa vie en danger\u00bb. Le chef d'orchestre poursuit en disant que les troisi\u00e8me et cinqui\u00e8me symphonies du compositeur \u00abrefl\u00e8tent sa conviction que les valeurs de la R\u00e9volution fran\u00e7aise qui s'\u00e9taient r\u00e9pandues comme une tra\u00een\u00e9e de poudre \u00e0 travers l'Europe \u00e9taient d\u00e9sormais menac\u00e9es et avaient besoin d'une d\u00e9fense \u00e9loquente\u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EGardiner aborde \u00e9galement la signification de Beethoven aujourd'hui, en rejetant l'id\u00e9e que la musique de ce dernier existe dans le vide. \u00abJe ne pense pas que Beethoven ait besoin d'un anniversaire pour \u00eatre beaucoup jou\u00e9. Je suis s\u00fbr qu'il n'en a pas besoin. Mais si nous voulons f\u00eater ce 250e anniversaire, nous devons \u00eatre tr\u00e8s, tr\u00e8s s\u00fbrs que nous avons quelque chose - et qu'il avait quelque chose - \u00e0 nous dire maintenant en 2020 qui soit pertinent pour notre fa\u00e7on de voir la vie, la soci\u00e9t\u00e9 et la culture. Il existe des parall\u00e8les \u00e9vidents entre sa situation au d\u00e9but des ann\u00e9es 1800 et la n\u00f4tre aujourd'hui, entre l'agitation politique et la r\u00e9bellion qu'il a ressenties, le malaise qu'il a exprim\u00e9 dans ses symphonies et la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui\u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette approche vivante et passionn\u00e9e de Beethoven a trouv\u00e9 une expression vivante dans les repr\u00e9sentations par l'orchestre des Premi\u00e8re, Huiti\u00e8me et Neuvi\u00e8me Symphonies le mois dernier.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn a souvent not\u00e9 la tendance du compositeur \u00e0 faire des efforts plus rel\u00e2ch\u00e9s dans ses symphonies paires, en alternance avec les produits bouleversants de son g\u00e9nie dans ses quatre derni\u00e8res symphonies impaires (la Troisi\u00e8me, la Cinqui\u00e8me, la Septi\u00e8me et la Neuvi\u00e8me). C'est comme s'il devait se reposer apr\u00e8s de puissants travaux, mais les œuvres \u00abplus l\u00e9g\u00e8res\u00bb sont, bien s\u00fbr, tout sauf l\u00e9g\u00e8res.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'interpr\u00e9tation de la Neuvi\u00e8me par l'Orchestre r\u00e9volutionnaire et romantique n'a pas d\u00e9\u00e7u. Douze ann\u00e9es s\u00e9parent la Huiti\u00e8me de la Neuvi\u00e8me Symphonie, p\u00e9riode pendant laquelle Beethoven compose la Missa Solemnis, œuvres pour piano et musique de chambre. Il est clair que le compositeur s'est efforc\u00e9 de trouver une expression symphonique pour les th\u00e8mes qui l'occupaient. Lorsque la Neuvi\u00e8me fut finalement cr\u00e9\u00e9e en 1824, son extr\u00eame originalit\u00e9 a sans doute d\u00e9rout\u00e9 les auditeurs, du moins au d\u00e9but.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvec le chœur de Monteverdi et des solistes dont la soprano Lucy Crowe, le contralto Jess Dandy, le t\u00e9nor Ed Lyon et la basse Matthew Rose, l'ex\u00e9cution de la Neuvi\u00e8me Symphonie en f\u00e9vrier a \u00e9t\u00e9 pleinement conforme \u00e0 la description de Robert Schumann: \u00abLe premier mouvement est \u00e9pique, le second comique, le troisi\u00e8me lyrique et le dernier drame, un composite de tous\u00bb. Le premier mouvement surgit presque imperceptiblement de l'immobilit\u00e9, la m\u00e9lodie ne se d\u00e9roulant que progressivement, d'une mani\u00e8re tr\u00e8s caract\u00e9ristique de Beethoven.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_171024_0fba28.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EOrchestre r\u00e9volutionnaire et romantique et John Eliot Gardiner (Source: Richard Termine)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe mouvement rappelle le commentaire de Giuseppe Verdi selon lequel \u00abBeethoven n'\u00e9tait pas un m\u00e9lodiste\u00bb. Cette d\u00e9claration ne doit pas \u00eatre prise au pied de la lettre, mais elle est n\u00e9anmoins significative. Comme Harvey Sachs l'a d\u00e9crit dans son livre \u00abLa Neuvi\u00e8me: Beethoven et le monde en 1824\u00bb, \u00ab[L]orsque des compositeurs exceptionnels ont quelque chose \u00e0 dire qui vaut la peine d'\u00eatre entendu, il importe peu que l'\u00e9criture de belles m\u00e9lodies soit l'une de leurs principales vertus\u00bb. Bien s\u00fbr, il y a de la m\u00e9lodie dans Beethoven, mais elle est souvent col\u00e9rique, agit\u00e9e ou explosive, pas le genre conventionnellement joli si souvent associ\u00e9 au mot. On ne peut qu'imaginer la r\u00e9action furieuse de Beethoven s'il entendait parler de ces stations de radio de musique classique qui disent aujourd'hui que leur but est de fournir du \u00abr\u00e9confort\u00bb ou de la \u00abtranquillit\u00e9\u00bb, un r\u00e9pit de la temp\u00eate et du stress de la vie quotidienne.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans le dernier mouvement de la Neuvi\u00e8me, Beethoven r\u00e9capitule rapidement les th\u00e8mes principaux des trois premiers mouvements, en interrompant chacun par un bref passage avec un sch\u00e9ma vocal semblable \u00e0 un r\u00e9citatif d'op\u00e9ra. En examinant bri\u00e8vement ces th\u00e8mes et en les abandonnant, le compositeur anticipe ensuite le c\u00e9l\u00e8bre th\u00e8me de l' \u003Cspan id=\"btafad61\"\u003E\u003Ca onclick=\"togglebub('app__afad61_wiki_call_https(ddot)(slash)(slash)fr(dot)wikipedia(dot)org(slash)wiki(slash)Ode*\u00e0*la*joie_1')\"\u003E\u003Cspan class=\"philum ic-wiki2\"\u003E\u003C\/span\u003E\u003C\/a\u003E\u003C\/span\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ode_\u00e0_la_joie\"\u003EHymne \u00e0 la joie\u003C\/a\u003E, qui suit et m\u00e8ne au corps central du mouvement, pour le chœur, les solistes et l'orchestre. Dans ce mouvement, de conception pratiquement unique, c'est comme si l'on \u00e9tait invit\u00e9 \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 se joindre \u00e0 la lutte dans laquelle le compositeur est arriv\u00e9 \u00e0 son hymne final \u00e0 l'humanit\u00e9, y compris les paroles de Schiller, \u00abAlle Menschen werden Br\u00fcder\u00bb [\u00abTous les hommes deviennent fr\u00e8res\u00bb]. La transparence \u00e0 laquelle Gardiner fait r\u00e9f\u00e9rence est tr\u00e8s pr\u00e9sente, ainsi que la qualit\u00e9 visc\u00e9rale que le chef d'orchestre recherche. On \u00e9tait conscient \u00e0 la fois des parties de l'œuvre et de l'ensemble, et des contributions de chaque section de l'orchestre. La taille relativement r\u00e9duite de l'ensemble n'a pas du tout diminu\u00e9 sa puissance.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBien qu'il ne soit pas possible d'entendre les symphonies de Beethoven jou\u00e9es sur des instruments modernes au Carnegie Hall ce printemps, il existe de nombreuses possibilit\u00e9s en ligne de comparer les diff\u00e9rentes pratiques d'ex\u00e9cution de Beethoven et d'autres œuvres. Les deux styles ont beaucoup \u00e0 offrir. L'immense puissance de la musique se manifeste aussi bien sur des instruments modernes que sur des instruments d'\u00e9poque, pour autant que l'orchestre r\u00e9ponde \u00e0 la passion et \u00e0 l'inspiration des œuvres elles-m\u00eames.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(Article paru en anglais le 23 mars 2020)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.wsws.org\/fr\/articles\/2020\/03\/26\/beth-m26.html\"\u003Ewsws.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}