{"175632":{"id":"175632","parent":"0","time":"1592561192","url":"http:\/\/reporterre.net\/Dans-le-Finistere-une-ecole-alternative-pour-les-migrants","category":"R\u00e9seau social","title":"Dans le Finistère, une « \u00e9cole alternative » pour les migrants","image":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_175632_1fc456.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"dans-le-finistegravere-une-laquo-ecole-alternative-raquo-pour-les-migrants","admin":"newsnet","views":"130","priority":"1","length":"11235","lang":"","content":"\u003Cp\u003EAu printemps 2018, dans un village de 600 habitants, une association bretonne a ouvert l'\u00e9cole alternative des Monts d'Arr\u00e9e. G\u00e9r\u00e9e par des b\u00e9n\u00e9voles, elle a accueilli sa deuxi\u00e8me promotion de quinze personnes migrantes en septembre 2019. Elles y apprennent le fran\u00e7ais, le breton, les sciences... et en profitent pour se reconstruire.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003E\u003Ci\u003EClo\u00eetre-Saint-Th\u00e9gonnec (Finist\u00e8re), reportage\u003C\/i\u003E\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa b\u00e2tisse aux murs cr\u00e8me ressemble \u00e0 n'importe quelle autre dans cette rue principale du Clo\u00eetre-Saint-Th\u00e9gonnec, commune finist\u00e9rienne de 600 habitants perch\u00e9e dans les Monts d'Arr\u00e9e. \u00c0 gauche de l'entr\u00e9e, un banc construit en palettes a \u00e9t\u00e9 install\u00e9. Des broderies bretonnes font office de rideaux et des affiches pour des cours de couture et des fest-noz ont \u00e9t\u00e9 placard\u00e9es par les organisations locales sur la porte blanche \u00e0 la vitre opaque. Contrairement aux apparences, cette maison des associations ne sert pas uniquement aux collectifs du coin. Elle est devenue en mai 2018 l'\u00e9cole alternative des Monts d'Arr\u00e9e, un lieu d'enseignement pour les personnes r\u00e9fugi\u00e9es, trois jours et demi par semaine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn ce milieu de matin\u00e9e du mercredi 11 d\u00e9cembre 2019, l'ambiance est studieuse dans la plus petite salle du rez-de-chauss\u00e9e. Brigitte Maltet, l'une des trente professeurs b\u00e9n\u00e9voles, fait noter une dict\u00e9e \u00e0 Ahnaf et Mehmet [\u003Ca href=\"#nb1\" name=\"nh1\"\u003E1\u003C\/a\u003E]. Les deux hommes froncent les sourcils et \u00e9crivent les sons qu'ils reconnaissent. \u003Ci\u003E\u00ab Le chat et le chien ? \u00bb\u003C\/i\u003E, interroge Ahnaf qui souffle ensuite dans la langue de Shakespeare : \u003Ci\u003E\u00ab L'anglais, \u00e7a va, mais le fran\u00e7ais, c'est plus dur... \u00bb\u003C\/i\u003E Ce Bangladais de 16 ans comprend pourtant les questions qui lui sont pos\u00e9es, mais le traducteur automatique demeure n\u00e9cessaire pour communiquer avec l'enseignante et son camarade de classe turc qui, lui, a plus de mal. Ahnaf est le petit dernier arriv\u00e9 en novembre 2019 dans cet endroit pas comme les autres. 33 adultes et 24 mineurs exil\u00e9s, dont 67 % originaires de l'Afrique de l'Ouest, en ont franchi les portes depuis ses d\u00e9buts.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe lieu est g\u00e9r\u00e9 par l'association clo\u00eetrienne Les Utopistes en action. \u003Ci\u003E\u00ab Leur apprendre le fran\u00e7ais pour les scolariser si cela est possible est notre principal objectif \u00bb\u003C\/i\u003E, r\u00e9sume Sandrine Corre, la coordinatrice. L'initiation \u00e0 la langue permet d'anticiper le test de fran\u00e7ais demand\u00e9 par l'\u00c9tat pour l'obtention d'une carte de r\u00e9sident. Surtout, ce lieu permet d'offrir gratuitement un accompagnement complet \u00e0 ces personnes exil\u00e9es, qui va des cours en petit groupe \u00e0 l'aide individualis\u00e9e en passant par le logement.\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_175632_bbbca7.jpg\" \/\u003E\u003Cfigcaption\u003E\u003Cb\u003ELe mercredi apr\u00e8s-midi, lors des cours de breton, r\u00e9fugi\u00e9s et habitants se retrouvent comme Jean-Jacques, retrait\u00e9 de 65 ans.\u003C\/b\u003E \u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EL'id\u00e9e a \u00e9merg\u00e9 \u00e0 l'hiver 2017. En novembre de cette ann\u00e9e-l\u00e0, une quinzaine d'habitants, dont Sandrine Corre, se sont rendus au Centre d'accueil et d'orientation de Lampaul-Guimiliau, situ\u00e9 \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres. \u00c0 l'\u00e9poque, 63 adultes y \u00e9taient log\u00e9s depuis deux mois. Ce groupe aidait d\u00e9j\u00e0 les personnes migrantes depuis deux ans en mettant en place des collectes de v\u00eatements mais il a pris tout \u00e0 coup conscience \u003Ci\u003E\u00ab de l'accueil d\u00e9plorable, [ils \u00e9taient] empaquet\u00e9s dans des h\u00f4tels Formule 1 \u00bb\u003C\/i\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003E\u00ab Certains mettent trois semaines ou un mois \u00e0 pouvoir s'endormir tellement ils sont dans un \u00e9tat de stress \u00e9pouvantable \u00bb\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDes liens se sont tiss\u00e9s entre une quinzaine d'hommes d'origine guin\u00e9enne et ivoirienne et les locaux, des amiti\u00e9s sont n\u00e9es et le projet a germ\u00e9. Ces migrants deviennent la premi\u00e8re promotion de l'\u00e9cole en septembre 2018. En plus du fran\u00e7ais, ils y ont suivi des cours de sciences de la vie et de la terre, de math\u00e9matiques ainsi que de langue bretonne : \u003Ci\u003E\u00ab C'\u00e9tait une volont\u00e9 de leur part. Dans leurs pays, ils parlent tous plusieurs langues. C'est une marque de respect envers les habitants qui les accueillent de savoir dire\u003C\/i\u003E \"Demat\" \u003Ci\u003Eou\u003C\/i\u003E \"Mont a ra ?\" \u003Ci\u003E[\"Bonjour\" ou \"Comment \u00e7a va ?\"] car ici, dans les Monts d'Arr\u00e9e, on parle encore la langue au quotidien. \u00bb\u003C\/i\u003E En outre, le collectif r\u00e9alise le jeudi apr\u00e8s-midi et le vendredi des activit\u00e9s manuelles : arts plastiques, menuiserie, chant, atelier d'\u00e9criture, musique...\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBen, grand sourire et dreadlocks relev\u00e9es en queue de cheval, a fait partie de la premi\u00e8re promotion. Aujourd'hui, cet Ivoirien de 23 ans a trouv\u00e9 un travail qui lui pla\u00eet dans le \u003Ci\u003E\u00ab montage de chaudi\u00e8res \u00bb\u003C\/i\u003E. \u003Ci\u003E\u00ab C'est un peu rigolo \u00bb\u003C\/i\u003E, lance-t-il, assis \u00e0 l'avant de la voiture de Sandrine puisqu'il se fait conduire ce matin-l\u00e0 chez le dentiste. Son s\u00e9jour \u00e0 l'\u00e9cole alternative lui a permis de \u003Ci\u003E\u00ab comprendre plein de choses, m\u00eame si je n'arrive pas encore \u00e0 tout saisir de l'administration fran\u00e7aise \u00bb\u003C\/i\u003E. Il lui reste encore des probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9gler concernant P\u00f4le Emploi, la S\u00e9curit\u00e9 sociale et la Caisse d'allocations familiales... Mais Ben a enfin r\u00e9ussi \u00e0 obtenir le pr\u00e9cieux s\u00e9same : un titre de s\u00e9jour de dix ans ! Ce qui est loin d'\u00eatre le cas pour tout le monde. \u003Ci\u003E\u00ab Il faut comprendre que certains, arriv\u00e9s en octobre 2017, ne savent toujours pas o\u00f9 leur dossier en est \u00bb\u003C\/i\u003E, tonne Sandrine Corre, 46 ans, qui s'est toujours d\u00e9vou\u00e9e aux autres.\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_175632_391313.jpg\" \/\u003E\u003Cfigcaption\u003E\u003Cb\u003EEn plus des cours, les r\u00e9fugi\u00e9s pratiquent des activit\u00e9s manuelles telles que la menuiserie.\u003C\/b\u003E \u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EApr\u00e8s avoir offert le g\u00eete et le couvert \u00e0 des femmes battues et \u00e0 des jeunes toxicomanes, Sandrine h\u00e9berge actuellement trois migrants, dont Ben qui fut le premier. Avec lui, elle a plong\u00e9 dans le quotidien d'un demandeur d'asile en France. \u003Ci\u003E\u00ab C'est clair que quand tu ne vis pas avec eux, tu ne te rends pas compte de la violence que c'est d'\u00eatre ici\u003C\/i\u003E, raconte-t-elle autour d'un caf\u00e9. \u003Ci\u003EBen est parti pour une raison X de son pays mais il n'a pas choisi d'\u00eatre l\u00e0. \u00bb\u003C\/i\u003E Le jeune adulte a d\u00fb fuir son pays natal pour la Libye en marchant sans eau dans le d\u00e9sert. Ses compagnons sont morts de d\u00e9shydratation. \u003Ci\u003E\u00ab On parle des morts dans la M\u00e9diterran\u00e9e mais on en trouve \u00e9galement dans le sable \u00bb\u003C\/i\u003E, compare Sandrine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EArriv\u00e9 sur place, Ben a subi comme les autres le mauvais traitement des passeurs qui l'ont envoy\u00e9 de force en Italie. \u003Ci\u003E\u00ab L\u00e0-bas, il a connu le racisme, des agressions sexuelles, des propositions de prostitution contre un logement \u00bb\u003C\/i\u003E, dit Sandrine. Ben est arriv\u00e9 en France en septembre 2017 et tout cela, il a d\u00fb l'\u00e9crire dans un r\u00e9cit de vie, le r\u00e9p\u00e9ter encore et encore pour demander l'asile aupr\u00e8s de l'Office fran\u00e7ais pour les r\u00e9fugi\u00e9s et les apatrides (Ofpra) \u00e0 Paris. \u003Ci\u003E\u00ab Apr\u00e8s l'entretien, on ne pouvait plus parler... \u00bb\u003C\/i\u003E, se souvient Sandrine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EL'objectif est aussi d'int\u00e9grer les personnes migrantes dans la vie du bourg\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBeaucoup de migrants d\u00e9veloppent \u00e0 leur arriv\u00e9e, \u00e0 cause de leur parcours de vie, un syndrome de stress post-traumatique qui se caract\u00e9rise par des \u003Ci\u003E\u00ab hallucinations, des cauchemars \u00bb\u003C\/i\u003E. \u003Ci\u003E\u00ab Certains mettent trois semaines ou un mois \u00e0 pouvoir s'endormir tellement ils sont dans un \u00e9tat de stress \u00e9pouvantable \u00bb\u003C\/i\u003E, t\u00e9moigne Sandrine Corre. L'association qui g\u00e8re l'\u00e9cole loue donc une maison, dans la campagne calme et vallonn\u00e9e finist\u00e9rienne, o\u00f9 entre six et huit personnes vivent en autonomie : \u003Ci\u003E\u00ab Mais il existe des r\u00e8gles et un contrat est sign\u00e9 entre eux et nous. \u00bb\u003C\/i\u003E Souvent, c'est l\u00e0-bas que la copr\u00e9sidente passe ses soir\u00e9es \u003Ci\u003E\u00ab devant la chemin\u00e9e ou lors d'une partie de sport \u00bb\u003C\/i\u003E \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 leurs questions. Dans ces moments de d\u00e9tente, les langues se d\u00e9lient. \u003Ci\u003E\u00ab J'essaie de mettre en place un \u00e9tat d'esprit familial\u003C\/i\u003E, dit celle que tout le monde ici surnomme Tata. \u003Ci\u003EJe me faisais appeler ainsi bien avant, mais la tata africaine est celle qui est toujours l\u00e0 pour s'occuper d'eux. Pour eux, \u00e7a r\u00e9sonne tout de suite. \u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_175632_1fc456.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ECette fresque a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en juin 2019 pour montrer le soutien de la population du Clo\u00eetre-Saint-Th\u00e9gonnec envers les r\u00e9fugi\u00e9s.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn une heure de discussion, elle aura d\u00e9croch\u00e9 son t\u00e9l\u00e9phone trois fois, \u00e0 chaque fois \u00e0 propos de l'\u00e9cole alternative des Monts d'Arr\u00e9e. \u003Ci\u003E\u00ab Ici, on se trouve tout le temps dans l'urgence \u00bb\u003C\/i\u003E, s'excuse-t-elle. Tout est fait avec des bouts de ficelle. Sandrine Corre estime \u00e0 plus de 1.000 euros par mois les frais de fonctionnement : 800 de nourriture, 400 de logistique, 150 en fournitures en plus du loyer de la maison. La communaut\u00e9 de communes de Morlaix a apport\u00e9 8.500 euros pour une ann\u00e9e. Le reste provient de dons et de la bonne volont\u00e9 des habitants du territoire. Par exemple, Jean-Jacques, retrait\u00e9 de 65 ans nouvellement install\u00e9, vient apprendre ici le breton une heure le mercredi apr\u00e8s-midi, en soutien, alors qu'il prend d\u00e9j\u00e0 des cours ailleurs : \u003Ci\u003E\u00ab Ma cotisation va \u00e0 l'association. \u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette d\u00e9marche s'inscrit dans celle, plus g\u00e9n\u00e9rale, d'int\u00e9grer les personnes migrantes dans la vie du bourg. \u003Ci\u003E\u00ab Tous les matins, l'un d'entre eux va acheter des baguettes \u00e0 l'\u00e9picerie, le seul commerce du Clo\u00eetre-Saint-Th\u00e9gonnec \u00bb\u003C\/i\u003E, ajoute Sandrine Corre. Les cours de football en salle sont ouverts \u00e0 tout le monde le mercredi soir et le groupe a ses petites habitudes dans un caf\u00e9 associatif du bourg \u00e0 c\u00f4t\u00e9 o\u00f9 ils se rendent le week-end \u00e0 v\u00e9lo.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa mairie n'a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9ticente au projet, et d\u00e8s le d\u00e9part, elle a m\u00eame mis gratuitement \u00e0 disposition la Maison des associations. Peint noir sur blanc dans le village depuis juin 2019, on lit : \u003Ci\u003E\u00ab En accord avec la mairie et Les Utopistes en action, S\u00e9bastien alias SKP, membre de Dispac'h [un collectif bretonnant anticapitaliste, f\u00e9ministe et \u00e9cologiste] a r\u00e9alis\u00e9 une fresque \u00e0 l'occasion d'un fest-noz en soutien \u00e0 l'\u00e9cole alternative \u00bb\u003C\/i\u003E, dit Luz Chauveau, l'un des deux professeurs de breton qui vient deux fois par mois, lui-m\u00eame membre. [\u003Ca href=\"#nb2\" name=\"nh2\"\u003E2\u003C\/a\u003E]\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn face des rideaux brod\u00e9s et du banc en bois, sur un pan de mur blanc est dessin\u00e9e une main de couleur noire qui en serre une autre, blanche, dans un rond rouge. Au-dessus est suspendu un gwenn ha du breton, un drapeau du Tr\u00e9gor, le territoire des Monts d'Arr\u00e9e, ainsi qu'un \u003Cspan id=\"bta42bcf\"\u003E\u003Ca onclick=\"togglebub('app__a42bcf_wiki_call_https(ddot)(slash)(slash)fr(dot)wikipedia(dot)org(slash)wiki(slash)Trisk%C3%A8le_1')\"\u003E\u003Cspan class=\"philum ic-wiki2\"\u003E\u003C\/span\u003E\u003C\/a\u003E\u003C\/span\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trisk%C3%A8le\"\u003Etriskell\u003C\/a\u003E, un symbole breton. En-dessous, on peut lire en breton, etre ar poblo\u00f9. Entre les peuples.\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E[\u003Ca href=\"#nh1\" name=\"nb1\"\u003E1\u003C\/a\u003E] Les pr\u00e9noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s.\u003Cp\u003E[\u003Ca href=\"#nh2\" name=\"nb2\"\u003E2\u003C\/a\u003E] Depuis ce reportage, il y a eu un changement \u00e0 la mairie avec la r\u00e9\u00e9lection de l'ancien maire Jean-Ren\u00e9 P\u00e9ron le 27 mai 2020. Il remplace V\u00e9ronique Pereira qui avait effectu\u00e9 un mandat.\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Cb\u003ESource :\u003C\/b\u003E Article transmis amicalement \u00e0 \u003Ci\u003EReporterre\u003C\/i\u003E par \u003Ci\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/www.revuesilence.net\/numeros\/487-Depasser-les-discours-de-l-effondrement\/aux-monts-d-aree-une-ecole-solidaire\"\u003ESilence\u003C\/a\u003E\u003C\/i\u003E.\u003Cbr \/\u003E\n\u003Cb\u003EPhotos :\u003C\/b\u003E \u00a9 Manon Deniau sauf :\u003Cbr \/\u003E\nchap\u00f4 : \u00a9 G\u00e9raldine Aresteanu\u003Cbr \/\u003E\nMenuiserie. \u00a9 Ecole alternative des monts d'Arr\u00e9e\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/reporterre.net\/Dans-le-Finistere-une-ecole-alternative-pour-les-migrants\"\u003Ereporterre.net\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}