{"175937":{"id":"175937","parent":"0","time":"1593079083","url":"http:\/\/mrmondialisation.org\/il-est-urgent-de-deballer-ce-systeme-alimentaire-mondialise\/","category":"\u00e9cologie","title":"Il est urgent de \u00ab D\u00e9baller \u00bb ce syst\u00e8me alimentaire mondialis\u00e9","lead_image_url":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_175937_884cf9.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"il-est-urgent-de-deballer-ce-systeme-alimentaire-mondialise","admin":"newsnet","views":"63","priority":"3","length":"13335","lang":"","content":"\u003Cp\u003ELes emballages sont devenus indispensables au syst\u00e8me alimentaire conventionnel. Ils prot\u00e8gent la nourriture, facilitent le transport, servent d'outils de communication et surtout de support marketing. Malgr\u00e9 ces avantages, ils provoquent des effets pr\u00e9judiciables \u00e0 notre sant\u00e9 et \u00e0 notre environnement qu'il n'est plus possible d'ignorer. De nombreux articles informent et sensibilisent aux effets n\u00e9fastes de ces emballages envahissants. Photos de tortues suffocantes dans des sacs en plastiques, plages inond\u00e9es de d\u00e9chets, fruits et l\u00e9gumes doublement emball\u00e9s sans aucune raison, sont des images malheureusement trop famili\u00e8res. Mais il faut songer qu'avant de devenir d\u00e9chets, ces mat\u00e9riaux ont d\u00e9j\u00e0 un impact bien moins mis en \u00e9vidence\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESelon le Forum \u00c9conomique Mondial, aujourd'hui 6% de la consommation de p\u00e9trole est destin\u00e9e \u00e0 la production de plastique. Selon les projections, en 2050, ce nombre augmentera \u00e0 20% et sera responsable de 15% des \u00e9missions globales (WEF 2016). L'industrie alimentaire est la premi\u00e8re responsable et 95% des emballages plastiques qu'elle produit sont \u00e0 usage unique (WEF 2016 ; Geyer et al. 2017). Ce fait rend cette seule industrie responsable de 35% de la production globale d'emballages (Rundh 2005). Les emballages ne sont pas seulement un probl\u00e8me de consommation, leur impact sur notre vie commence bien en amont avec leur production et leurs transports. Ils n'\u00e9tranglent pas seulement les animaux marins\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_175937_c7cb9b.jpg\" \/\u003E\u003Cfigcaption\u003EAil en emballage plastique, Australie (photo Sabrina Chakori)\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003ED\u00e9baller le greenwashing\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETrop souvent l'attention reste focalis\u00e9e sur les probl\u00e8mes de ces mat\u00e9riaux apr\u00e8s utilisation, quand ils deviennent des d\u00e9chets. Les tentatives de solutions propos\u00e9es par le secteur priv\u00e9 et public essayent d'am\u00e9liorer les syst\u00e8mes du recyclage, mais depuis l'introduction globale des logiques du recyclage y a plus que 40 ans d\u00e9j\u00e0, ce secteur n'arrive toujours pas \u00e0 traiter suffisamment de d\u00e9chets. Toujours selon Forum \u00c9conomique Mondial, seulement 14% du plastique serait recycl\u00e9 (WEF 2016).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes obstacles au recyclage ne sont pas uniquement de nature technologique. Dans le mod\u00e8le \u00e9conomique capitaliste, visant \u00e0 maximiser les retours sur investissements, le recyclage n'est pas un secteur suffisamment profitable. Ainsi, les pays riches continuent d'exporter leurs d\u00e9chets dans des pays les plus pauvres, dont le traitement est peu co\u00fbteux et surtout peu r\u00e9glement\u00e9. En 2016, les pays de l'Organisation de Coop\u00e9ration et de D\u00e9veloppement \u00c9conomiques (OCDE) ont export\u00e9 70% de leurs d\u00e9chets plastiques (Brooks et al. 2018). Malgr\u00e9 la fermeture de plusieurs march\u00e9s des recyclages de d\u00e9chets, comme l'a fait la Chine en 2017-2018, les pays riches continuent d'exporter dans des pays qui accueillent encore nos d\u00e9chets, comme le Vietnam, l'Indon\u00e9sie et la Malaisie.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ED'autres solutions concernant des mat\u00e9riaux plus \u00ab durables \u00bb (ex : la cellulose) sont propos\u00e9es par des experts dans le cadre acad\u00e9mique, par de grandes multinationales (ex. \u003Ca href=\"https:\/\/mrmondialisation.org\/#Echobox=1589644993\"\u003ECocaCola\u003C\/a\u003E) et par la Start up \u00ab World \u00bb. Pl\u00e9biscit\u00e9 par le capitalisme vert, en 2014 le march\u00e9 des polym\u00e8res biod\u00e9gradables \u00e9tait de $145 millions et il ne cesse depuis d'augmenter (Auras et al. 2004; Mahalik & Nambiar 2010). Le plus souvent, les \u00e9tudes qui comparent les mat\u00e9riaux mis en œuvre restent tr\u00e8s limit\u00e9es et se contentent d'analyser simplement dans quelle condition tel ou tel mat\u00e9riau serait \u00e9cologiquement le plus durable. En d\u00e9pit de leur bonne r\u00e9putation, ces nouveaux mat\u00e9riaux, \u003Ca href=\"https:\/\/mrmondialisation.org\/le-mythe-des-bioplastiqale-mythe-du-bioplastique-dernier-piege-du-capitalisme-vert-ues-et-autres-fausses-solutions\"\u003Epas toujours meilleurs que le plastique\u003C\/a\u003E, ont aussi des impacts \u00e9cologiques (et sociaux) n\u00e9fastes, notamment en ce qui concerne les produits agricoles et leurs emballages compostables. Compostage et biod\u00e9gradation sont des processus tr\u00e8s particuliers qui demandent des conditions tr\u00e8s sp\u00e9cifiques. Certains mat\u00e9riaux sont biod\u00e9gradables seulement avec l'\u00e9nergie des UV (soleil). S'ils se retrouvent en mer ou sous terre, ils risquent de subir des conditions d\u00e9favorables pour activer les processus chimiques de leur d\u00e9composition. Dans le cadre d'un compostage industriel, en plus d'une source \u00e9nerg\u00e9tique, il faut poss\u00e9der une logistique tr\u00e8s organis\u00e9e et viable \u00e9conomiquement pour g\u00e9rer ces mat\u00e9riaux, ce qui n'est pas le cas \u00e0 large \u00e9chelle aujourd'hui. L'industrie est donc encore tr\u00e8s loin de pouvoir proposer une alternative viable au plastique.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_175937_ab1a37.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EAvec ces nouveaux mat\u00e9riaux \u00ab vert \u00bb, nous avons l'illusion d'avoir des choix durables face \u00e0 nous. Nous n'avons d'autre choix que de saisir la moins pire des solutions pour continuer \u00e0 consommer outrageusement. La solution ne r\u00e9side donc pas seulement dans le choix du mat\u00e9riel, le probl\u00e8me doit donc \u00eatre analys\u00e9 et compris \u00e0 un niveau bien plus large : le mod\u00e8le productif et \u00e9conomique. La question \u00e0 poser est tr\u00e8s simple : Quel est le \u003Ci\u003Evrai\u003C\/i\u003E r\u00f4le des emballages dans nos syst\u00e8mes alimentaires ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EQuel est le \u003Ci\u003Evrai\u003C\/i\u003E r\u00f4le des emballages dans nos syst\u00e8mes alimentaires ?\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvec la mondialisation, l'industrie alimentaire est devenue particuli\u00e8rement complexe. Il existe trois syst\u00e8mes majeurs qui influencent l'utilisation des emballages aujourd'hui :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELa globalisation et ses structures\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMalgr\u00e9 le fait que nous mentionnons \u00e0 plusieurs reprises la notion de \u00ab syst\u00e8mes alimentaires \u00bb, la r\u00e9alit\u00e9, c'est que nous poss\u00e9dons un seul syst\u00e8me alimentaire global. Avec la globalisation, nos cha\u00eenes d'approvisionnement se sont \u00e9loign\u00e9es et complexifi\u00e9es. Dans ces r\u00e9seaux globaux, les emballages sont devenus un outil indispensable pour prot\u00e9ger les produits sur de longues distances et \u00e9viter des pertes \u00e9conomiques. Les acteurs principaux en sont les multinationales de l'agrobusiness, qui exploitent ressources et travailleurs dans certains pays aux revenus plus faibles pour vendre ensuite leurs produits \u00e0 des pays tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s des sites de productions.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESi d'un c\u00f4t\u00e9 le but de ces compagnies est de maximiser le profit, de l'autre c\u00f4t\u00e9, le but majeur des gouvernements reste d'augmenter le Produit Int\u00e9rieur Brut (PIB). Afin d'augmenter cet index \u00e9conomique artificiel, les pays ont mis en place des structures pour inciter l'export\/import de produits dans un m\u00eame secteur, ce qu'en anglais on nomme \u00ab intra-industry trade \u00bb. L'ensemble des institutions fluidifient ainsi les \u00e9changes qui n\u00e9cessitent l'usage de plastiques, sans parler de pollutions annexes.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_175937_37c0ee.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes supermarch\u00e9s \u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUn autre facteur qui a contribu\u00e9 \u00e0 l'augmentation de l'utilisation des emballages a \u00e9t\u00e9 la centralisation des r\u00e9seaux alimentaires. Les supermarch\u00e9s offrent un confort aux consommateurs qui peuvent tout acheter dans un seul magasin. Mais l\u00e0 o\u00f9 ils existent (dans tous les pays riches et de plus en plus dans les pays pauvres), leur pouvoir \u00e9conomique est devenu tellement fort que pour fournir de grands volumes d'aliments, beaucoup de petits producteurs ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s du march\u00e9 pour laisser la place \u00e0 un nombre limit\u00e9 de grands producteurs, souvent \u00e9loign\u00e9s du point de consommation. Les r\u00e9gulations priv\u00e9es des supermarch\u00e9s sont aussi un facteur qui excluent les petits producteurs locaux. R\u00e9gulations qui visent par exemple \u00e0 l'esth\u00e9tique et le conditionnement industriel des produits, auxquels les petits producteurs ne peuvent contribuer.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes emballages sont devenus pour les consommateurs un facteur d'attractivit\u00e9 sur lequel jouent les grandes multinationales en garnissant rayons et \u00e9tag\u00e8res de produits pens\u00e9s dans leur esth\u00e9tique pour attirer le regard de la client\u00e8le.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes familles et individus\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa fa\u00e7on de consommer nos aliments en termes de dur\u00e9e, lieux, structure et signification sociale a beaucoup \u00e9volu\u00e9 dans le temps. Nous consommons de moins en moins de produits frais et de plus en plus d'aliments manufactur\u00e9s sous emballage. Ces changements furent influenc\u00e9s en partie par l'augmentation des salaires, mais surtout par le manque de temps. En effet, avec l'exode rural et l'urbanisation, le temps moyen consacr\u00e9 \u00e0 produire, acheter, cuisiner et manger a consid\u00e9rablement chang\u00e9 depuis les ann\u00e9es soixante, provocant un \u00ab d\u00e9racinement \u00bb avec la terre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'entr\u00e9e des femmes dans le monde du travail fut aussi un facteur d\u00e9terminant de cette \u00e9volution (Regmi & Gehlhar 2001). Avec un salariat devenu de plus en plus pr\u00e9caire, travail \u00e0 mi-temps, avec des horaires variables, tout ceci a fortement influenc\u00e9 familles et individus, qui peuvent de moins en moins planifier les repas et les consommer ensemble (Campbell 1997; Bittman & Rice 2002). D'autres facteurs ont aussi influenc\u00e9 notre fa\u00e7on de manger, mais le plus important reste le manque du temps.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_175937_884cf9.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EQuelles pourraient \u00eatre les solutions ?\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne r\u00e9organisation sociale et \u00e9conomique de nos syst\u00e8mes alimentaires para\u00eet n\u00e9cessaire au vu des actions individuelles insuffisantes. Nous ne pouvons pas attendre que ceux oppress\u00e9s par le syst\u00e8me suivent de fa\u00e7on individuelle une vie compl\u00e8tement durable. Ceci semble d'ailleurs peu r\u00e9alisable vu la mani\u00e8re dont nous d\u00e9pendons fortement des structures de la soci\u00e9t\u00e9 qui dictent notre rythme de vie. Nous devons agir ensemble afin que chacun aille vers un choix coh\u00e9rent dans un cadre soci\u00e9tal coh\u00e9rent fait de lois coh\u00e9rentes. En voici quelques propositions :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ESortir les syst\u00e8mes alimentaires de la logique de croissance et de globalisation, en surveillant les d\u00e9cisions des gouvernements et en protestant contre des trait\u00e9s qui favorisent ce type d'\u00e9conomie.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ERelocaliser, d\u00e9centraliser, les syst\u00e8mes alimentaires en cr\u00e9ant des initiatives locales o\u00f9 fermiers et citoyens peuvent s'organiser dans un commerce \u00e9cologiquement et socialement durable (ex : Community Supported Agriculture) comportant des cha\u00eenes alimentaires courtes ne n\u00e9cessitant pas d'emballages.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EConstruire un mod\u00e8le \u00e9conomique de d\u00e9croissance alternative, o\u00f9 par des m\u00e9canismes vari\u00e9s tel le revenu de base ou le partage du travail (Kallis 2013) o\u00f9 il est possible de travailler moins et gagner du temps pour \u00e9tablir un potager, s'adonner \u00e0 la cuisine et pouvoir consommer des aliments frais non manufactur\u00e9s et emball\u00e9s.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe probl\u00e8me soulev\u00e9 par les emballages alimentaires n'est pas un simple probl\u00e8me li\u00e9 \u00e0 l'utilisation des mat\u00e9riaux plastiques, mais bien un probl\u00e8me d'orientations politiques li\u00e9es aux pratiques de notre syst\u00e8me alimentaire globalis\u00e9, qui restent largement ancr\u00e9es dans le dogme de la croissance \u00e0 tout prix.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E- Sabrina Chakori\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003EDoctorante de l'Universit\u00e9 du Queensland, Fondatrice de Brisbane Tool Library.\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003ERemerciement \u00e0 Patrice Thomas, Mr Mondialisation & St\u00e9phanie Barret pour les r\u00e9visions.\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ER\u00e9f\u00e9rences\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Auras, R, Harte, B & Selke, S 2004, 'Effect of water on the oxygen barrier properties of poly (ethylene terephthalate) and polylactide films', \u003Ci\u003EJournal of Applied Polymer Science\u003C\/i\u003E, vol. 92, no. 3, pp. 1790-803.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Bittman, M & Rice, JM 2002, 'The spectre of overwork: an analysis of trends between 1974 and 1997 using Australian time-use diaries', \u003Ci\u003ELabour & Industry: a journal of the social and economic relations of work\u003C\/i\u003E, vol. 12, no. 3, pp. 5-25.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Brooks, AL, Wang, S & Jambeck, JR 2018, 'The Chinese import ban and its impact on global plastic waste trade', \u003Ci\u003EScience advances\u003C\/i\u003E, vol. 4, no. 6, p. eaat0131.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Campbell, I 1997, 'Beyond unemployment: the challenge of increased precarious employment', \u003Ci\u003EJust Policy: A journal of Australian social policy\u003C\/i\u003E, no. 11, p. 4.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Geyer, R, Jambeck, JR & Law, KL 2017, 'Production, use, and fate of all plastics ever made', \u003Ci\u003EScience advances\u003C\/i\u003E, vol. 3, no. 7, p. e1700782.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Kallis, G 2013, 'Societal metabolism, working hours and degrowth: a comment on Sorman and Giampietro', \u003Ci\u003EJournal of Cleaner Production\u003C\/i\u003E, vol. 38, pp. 94-8.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Mahalik, NP & Nambiar, AN 2010, 'Trends in food packaging and manufacturing systems and technology', \u003Ci\u003ETrends in Food Science & Technology\u003C\/i\u003E, vol. 21, no. 3, pp. 117-28.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Regmi, A & Gehlhar, M 2001, 'Consumer preferences and concerns shape global food trade', \u003Ci\u003EFood Review\/National Food Review\u003C\/i\u003E, vol. 24, no. 1482-2016-121472, pp. 2-8.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-Rundh, B 2005, 'The multi-faceted dimension of packaging: marketing logistic or marketing tool?', \u003Ci\u003EBritish food journal\u003C\/i\u003E, vol. 107, no. 9, pp. 670-84.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E-WEF, WEF 2016, \u003Ci\u003EThe New Plastics Economy-Rethinking the Future of Plastics\u003C\/i\u003E, World Economic Forum, Ellen MacArthur Foundation and McKinsey & Company.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/mrmondialisation.org\/il-est-urgent-de-deballer-ce-systeme-alimentaire-mondialise\/\"\u003Emrmondialisation.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}