{"177338":{"id":"177338","parent":"176874","time":"1595925219","url":"http:\/\/www.investigaction.net\/fr\/covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-big-pharma\/","category":"documentaires","title":"Covid-19: Sommes-nous \u00e0 nouveau induits en erreur par les entreprises pharmaceutiques?","lead_image_url":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_177338_f323e6.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-les-entreprises-pharmaceutiques","admin":"newsnet","views":"74","priority":"3","length":"11719","lang":"","content":"\u003Cp\u003E28 Juil 2020\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EArticle de : \u003Ca href=\"https:\/\/www.investigaction.net\/fr\/author\/third-world-network\"\u003EThird World Network\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_177338_f323e6.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EEn mars 2020, l'Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) a d\u00e9clar\u00e9 que l'\u00e9pid\u00e9mie de COVID-19 \u00e9tait une pand\u00e9mie. Ce n'est pas une premi\u00e8re foi. Dans un pass\u00e9 r\u00e9cent, l'OMS avait annonc\u00e9 en juin 2009 que le H1N1 - connu aussi sous le nom de grippe porcine - \u00e9tait aussi une pand\u00e9mie.\u003C\/b\u003E \u003Cb\u003EEntre ces deux pand\u00e9mies, de nombreux faits ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s et il convient d'y revenir.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EApr\u00e8s l'\u00e9pid\u00e9mie de H5N1 (la grippe aviaire) et au d\u00e9but de celle de H1N1, les entreprises pharmaceutiques transnationales se sont lanc\u00e9es dans une comp\u00e9tition f\u00e9roce pour fournir des traitements en l'absence de vaccins.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEntre 2005 et 2009, l'antiviral oseltamivir, commercialis\u00e9 par Roche sous le nom de Tamiflu, a r\u00e9ussi \u00e0 \u00eatre reconnu comme le m\u00e9dicament de choix pour la pr\u00e9vention et le traitement par plusieurs organismes internationaux tels que l'OMS, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des \u00c9tats-Unis d'Am\u00e9rique et l'Agence europ\u00e9enne des m\u00e9dicaments.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA cette \u00e9poque, afin de pr\u00e9parer une \"\u00e9ventuelle op\u00e9ration de confinement\", l'OMS a re\u00e7u de Roche un don de trois millions de traitements d'oseltamivir destin\u00e9s \u00e0 constituer une r\u00e9serve, selon le rapport du Comit\u00e9 d'examen du fonctionnement du R\u00e8glement sanitaire international (2005) en relation avec la pand\u00e9mie de 2009 (H1N1) 2009, publi\u00e9 par l'OMS.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'OMS a encourag\u00e9 les pays \u00e0 introduire des plans de confinement rapide dans leurs m\u00e9canismes nationaux de pr\u00e9paration aux pand\u00e9mies de grippe, selon le m\u00eame rapport. En outre, l'OMS a \u00e9labor\u00e9 dans le m\u00eame but un \"protocole de confinement rapide\" reposant essentiellement sur l'oseltamivir.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EComme il fallait s'y attendre, sous l'effet d'une panique globale de grande ampleur, Roche a re\u00e7u des commandes venues de pays du monde entier, notamment de l'\u00c9gypte. Des recherches ult\u00e9rieures et la litt\u00e9rature r\u00e9v\u00e8lent que les d\u00e9cisions d'achat reposaient sur des essais cliniques financ\u00e9s par Roche, dont les r\u00e9sultats, selon les experts, \u00e9taient limit\u00e9s et incomplets, surtout en ce qui concerne l'efficacit\u00e9 et les effets secondaires du Tamiflu, dont certains se sont par la suite r\u00e9v\u00e9l\u00e9s dangereux.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn outre, certaines informations fausses laissaient pr\u00e9voir une flamb\u00e9e incontr\u00f4lable de l'infection. Une \u00e9tude Cochrane a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les b\u00e9n\u00e9fices de l'oseltamivir \u00e9taient faibles en ce qui concerne la diminution des sympt\u00f4mes, car ce m\u00e9dicament ne r\u00e9duisait leur dur\u00e9e que d'une demi-journ\u00e9e tout au plus.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes auteurs de cette \u00e9tude, qui se sont arrang\u00e9s pour obtenir les rapports complets des recherches cliniques originales, ont \u00e9galement pu se faire une id\u00e9e plus claire des effets secondaires de l'oseltamivir. A la fin, l'\u00e9tude Cochrane a pos\u00e9 la question de savoir si la constitution de r\u00e9serves d'oseltamivir \u00e9tait justifi\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn peut voir ce qui pr\u00e9c\u00e8de sous un autre angle.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes entreprises pharmaceutiques font en g\u00e9n\u00e9ral pression sur les gouvernements lors de telles crises. Durant la pand\u00e9mie de H1N1, la m\u00e9thode adopt\u00e9e par Roche a consist\u00e9 essentiellement \u00e0 persuader les gouvernements de signer des conventions d'achat de Tamiflu car, \u00e0 l'\u00e9poque, les premiers arriv\u00e9s \u00e9taient les premiers servis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl est \u00e0 relever que ces n\u00e9gociations ont eu lieu dans un contexte de tension mondiale et de comp\u00e9tition inavou\u00e9e entre les pays pour se procurer le traitement le plus vite possible \u00e0 une m\u00eame et unique source.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne telle situation d\u00e9montre la gravit\u00e9 des pratiques monopolistiques du march\u00e9 pharmaceutique mondial. La probabilit\u00e9 de voir se r\u00e9p\u00e9ter ce sc\u00e9nario est d'autant plus grande que les pays continuent \u00e0 n\u00e9gocier l'acc\u00e8s aux m\u00e9dicaments sur un march\u00e9 monopolistique, comme le prouve l'achat par les \u00c9tats-Unis \u00e0 Gilead Sciences de tout le stock existant de remdesivir et les conventions d'achat pr\u00e9alables de vaccins potentiels par plusieurs pays europ\u00e9ens.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA l'\u00e9poque, les ventes d'oseltamivir avaient d\u00e9pass\u00e9 les 18 milliards de dollars \u00e9tasuniens, pay\u00e9s pour moiti\u00e9 par les gouvernements. Les \u00c9tats-Unis ont par exemple d\u00e9pens\u00e9 plus de 1,5 milliard de dollars pour constituer des stocks d'oseltamivir, en se fondant sur les recommandations du CDC, alors que le Royaume-Uni a d\u00e9pens\u00e9 pour sa part 770 millions de dollars \u00e9tasuniens pour ce m\u00eame m\u00e9dicament entre 2006 et 2014.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAucune donn\u00e9e officielle n'est disponible concernant la somme totale d\u00e9pens\u00e9e par l'\u00c9gypte pour acheter de l'oseltamivir. Quelques informations ont cependant fait \u00e9tat d'un accord entre le minist\u00e8re de la sant\u00e9 et Roche pour la livraison de 2 500 kg de l'ingr\u00e9dient pharmaceutique actif de ce m\u00e9dicament, \u00e0 fabriquer par une succursale de la fa\u00eeti\u00e8re pharmaceutique, dont le pr\u00e9sident a estim\u00e9 la valeur \u00e0 environ 100 millions de livres \u00e9gyptiennes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'OMS est une organisation intergouvernementale qui doit, \u00e0 ce titre, rendre des comptes \u00e0 ses \u00c9tats membres. En 2010, ces \u00c9tats membres ont \u00e9valu\u00e9 les performances de l'OMS qui avait d\u00e9clar\u00e9 que la grippe H1N1 \u00e9tait une pand\u00e9mie. Cette d\u00e9cision avait suscit\u00e9 les r\u00e9serves de la communaut\u00e9 scientifique internationale et des milieux politiques, qui estimaient qu'elle avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9e, provoquant une confusion mondiale et co\u00fbtant des millions de dollars aux budgets des pays.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe qu'il est important de relever \u00e0 propos de la lutte contre la COVID-19 est qu'il n'y a pas de \"nouveau\" m\u00e9dicament qui ait \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 contre le virus. Ceux qui font l'objet d'\u00e9tudes sont connus ou sont d\u00e9j\u00e0 sur le march\u00e9. Les essais auxquels ils sont soumis visent \u00e0 d\u00e9montrer qu'ils ont un effet sp\u00e9cifique contre le virus SARS-CoV-2 qui provoque la COVID-19.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe repositionnement ou cette r\u00e9orientation de m\u00e9dicaments existants constitue une pratique courante dans la recherche en cas de flamb\u00e9es \u00e9pid\u00e9miques soudaines. En outre, qui plus est, la recherche et le d\u00e9veloppement pharmaceutiques ne produisent plus de substances pharmaceutiques \"nouvelles\", se contentant le plus souvent d'am\u00e9liorer des produits existants ou de leur ouvrir des indications suppl\u00e9mentaires.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes essais cliniques men\u00e9s par l'OMS ont d\u00e9but\u00e9 avec quatre propositions de traitement, pour la plupart fort co\u00fbteux. Trois mois apr\u00e8s le d\u00e9but d\u00e9clar\u00e9 de la pand\u00e9mie, la comp\u00e9tition s'est r\u00e9duite \u00e0 deux m\u00e9dicaments : le remdesivir, produit par Gilead Sciences, et le favipiravir, produit par FUJIFILM Toyama Chemical, sous le nom commercial d'Avigan, dont il a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 plus tard qu'il n'avait pas montr\u00e9 d'effet convaincant dans certains essais contre le coronavirus, ce qui a repouss\u00e9 son approbation jusqu'\u00e0 la fin des essais.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn mars dernier, avec l'\u00e9pid\u00e9mie de COVID-19, la Food and Drug Administration (FDA) des \u00c9tats-Unis a d\u00e9cid\u00e9 d'accorder au remdesivir le \"statut de m\u00e9dicament orphelin\", qui assure normalement \u00e0 l'entreprise productrice toute une s\u00e9rie de droits exclusifs en plus des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 accueillie avec surprise et scepticisme dans les milieux sp\u00e9cialis\u00e9s du monde entier, en raison de sa teneur et de son calendrier.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESelon les d\u00e9finitions qu'en donnent tant l'OMS que le droit \u00e9tasunien, les maladies orphelines sont celles qui affectent un petit nombre d'individus d'une mani\u00e8re qui n'incite pas \u00e0 la mise au point de m\u00e9dicaments pour les traiter, ce qui justifie aussi le prix potentiellement \u00e9lev\u00e9 de leur traitement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa COVID-19, d\u00e9clar\u00e9e pand\u00e9mie, est tout le contraire d'une maladie orpheline et la d\u00e9signation comme \"m\u00e9dicament orphelin\" r\u00e9v\u00e8le l'intention de l'entreprise de maximaliser les ventes et les b\u00e9n\u00e9fices du remdesivir une fois que la FDA l'a approuv\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvec l'augmentation du nombre de cas diagnostiqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis d'Am\u00e9rique, des pressions croissantes ont conduit Gilead Sciences \u00e0 retirer sa d\u00e9signation de m\u00e9dicament orphelin. Quelques semaines plus tard, le remdesivir a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par la FDA pour utilisation en cas d'urgence sur des patients atteints de COVID-19, \u00e0 la suite de quoi l'entreprise a fait un don de 1,5 millions de traitements au gouvernement \u00e9tasunien.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA la mi-avril, les m\u00e9dias ont rapport\u00e9 que le gouvernement \u00e9gyptien avait convenu avec FUJIFILM Toyama Chemical d'utiliser le favipiravir (Avigan) pour le traitement de la COVID-19 en \u00c9gypte. Cet accord ne s'est jamais mat\u00e9rialis\u00e9, car quelques semaines plus tard le ministre de la sant\u00e9 a annonc\u00e9 que l'\u00c9gypte participerait \u00e0 l'essai clinique du remdesivir coordonn\u00e9 par l'OMS.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEntretemps, l'entreprise \u00e9gyptienne Eva Pharma a sign\u00e9 un accord de licence volontaire non-exclusif avec Gilead pour la fabrication de remdesivir destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre distribu\u00e9 dans 127 pays. Actuellement, l'approvisionnement en \u00c9gypte et limit\u00e9 \u00e0 l'aide aux patients hospitalis\u00e9s en quarantaine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne pr\u00e9occupation croissante a commenc\u00e9 \u00e0 se manifester sur le plan mondial face \u00e0 la pr\u00e9cipitation avec laquelle on a compt\u00e9 sur le remdesivir avant que son efficacit\u00e9 soit d\u00e9montr\u00e9e, d'autant plus que les r\u00e9sultats des essais publi\u00e9s montrent qu'il n'y a aucun b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique ayant la moindre signification statistique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDes demandes de brevet ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es pour le remdesivir dans de nombreux pays et certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es. Le bureau des brevets \u00e9gyptien a rejet\u00e9 la demande pour le remdesivir en 2017 pour des raisons techniques, mais la d\u00e9cision finale reste en suspens car le demandeur a fait appel.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EGilead a r\u00e9cemment fix\u00e9 le prix du traitement par le remdesivir (6 flacons) \u00e0 3 120 dollars \u00e9tasuniens pour les priv\u00e9s et \u00e0 2 340 dollars pour les r\u00e9gimes d'assurance nationaux aux \u00c9tats-Unis d'Am\u00e9rique. Le prix de ce m\u00e9dicament est exorbitant et ne peut \u00eatre justifi\u00e9 ni par les co\u00fbts de recherche et de d\u00e9veloppement, car il ne s'agit pas d'un nouveau compos\u00e9, qui n'a donc pas \u00e9t\u00e9 brevet\u00e9 dans plusieurs pays.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPar ailleurs, la recherche a d\u00e9montr\u00e9 que le co\u00fbt de production du remdesivir pourrait ne pas d\u00e9passer 5,58 dollars par traitement. D'ailleurs, l'entreprise pharmaceutique indienne Cipla a annonc\u00e9 qu'elle produirait une version g\u00e9n\u00e9rique du remdesivir au prix d'environ 400 dollars \u00e9tasuniens.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA la lumi\u00e8re des taux \u00e9lev\u00e9s d'incidence et de mortalit\u00e9 de la COVID-19, ainsi que des pressions exerc\u00e9es sur les gouvernements pour qu'ils prennent des mesures destin\u00e9es \u00e0 prot\u00e9ger leurs peuples, on assiste \u00e0 une comp\u00e9tition entre les entreprises pharmaceutiques pour pr\u00e9server leurs parts d'un march\u00e9 mondial lucratif.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette comp\u00e9tition se manifeste par des tentatives d'enr\u00f4ler de grandes quantit\u00e9s de patients dans des essais cliniques h\u00e2tivement men\u00e9s pour faire la d\u00e9monstration de r\u00e9sultats favorables, ou d\u00e9favorables, \u00e0 un m\u00e9dicament donn\u00e9, pour signer des conventions d'achat pr\u00e9alables avec des gouvernements, comme c'est le cas actuellement entre Gilead et le gouvernement \u00e9tasunien, et pour chercher \u00e0 faire enregistrer les brevets dans le plus grand nombre de pays possible afin d'y obtenir des droits exclusifs, notamment la possibilit\u00e9 de vendre le m\u00e9dicament au prix le plus \u00e9lev\u00e9 possible.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu milieu de la crise actuelle, dont les r\u00e9percussions \u00e9conomiques et sociales au niveau mondial sont sans pr\u00e9c\u00e9dent, il est pr\u00e9occupant d'assister au retour du sc\u00e9nario H1N1. Les gouvernements se lancent une fois de plus dans des \"achats de panique\" et accumulent de mani\u00e8re irrationnelle des stocks de m\u00e9dicaments, dont aucun n'a fait la preuve de son efficacit\u00e9 contre la COVID-19. Ne tire-t-on vraiment aucun enseignement du pass\u00e9 r\u00e9cent ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETraduit de l'anglais par Philippe Stroot\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESource : \u003Ca href=\"https:\/\/twn.my\/title2\/unsd\/2020\/unsd200708.htm\"\u003EThird World Network\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.investigaction.net\/fr\/covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-big-pharma\/\"\u003Einvestigaction.net\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}