{"177654":{"id":"177654","parent":"0","time":"1596632704","url":"http:\/\/www.elcorreo.eu.org\/Gouverner-sous-les-bombes-mediatiques","category":"Latina","title":"Gouverner sous le feu m\u00e9diatique","image":"","hub":"newsnet","url-explicit":"gouverner-sous-le-feu-mediatique","admin":"newsnet","views":"26","priority":"2","length":"2748","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EAu pouvoir en \u00c9quateur de janvier 2007 \u00e0 mai 2017, M. Rafael Correa a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas se repr\u00e9senter. La rupture avec son successeur et ancien collaborateur l'a n\u00e9anmoins conduit \u00e0 reprendre le combat. Au-del\u00e0 de cet affrontement singulier, il t\u00e9moigne ici des conqu\u00eates et des reflux de la gauche en Am\u00e9rique latine. Et il rel\u00e8ve \u00e0 quel point les grands m\u00e9dias sont devenus une arme politique au service de la contre-offensive des partis conservateurs [t\u00e9l\u00e9command\u00e9s depuis les USA].\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00c0 la suite de la longue nuit n\u00e9olib\u00e9rale des ann\u00e9es 1990, et \u00e0 partir de l'\u00e9lection d'Hugo Ch\u00e1vez au Venezuela en 1998, les bastions de la droite latino-am\u00e9ricaine se sont effondr\u00e9s comme des ch\u00e2teaux de cartes. \u00c0 l'apog\u00e9e du ph\u00e9nom\u00e8ne, en 2009, huit des dix principaux pays d'Am\u00e9rique du Sud \u00e9taient gouvern\u00e9s par la gauche. Sans parler du Salvador, du Nicaragua, du Honduras, de la R\u00e9publique dominicaine ou du Guatemala. Dans ce dernier pays, comme au Paraguay, c'\u00e9tait la premi\u00e8re fois que les progressistes parvenaient au pouvoir.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes premi\u00e8res ann\u00e9es du XXIe si\u00e8cle ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par de grandes avanc\u00e9es \u00e9conomiques, sociales et politiques, dans un contexte de souverainet\u00e9, de dignit\u00e9 et d'autonomie g\u00e9opolitique. Ces r\u00e9ussites furent facilit\u00e9es par la hausse du prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, mais encore fallait-il que ces richesses soient investies dans le \u00ab bien-vivre \u00bb de nos peuples (lire le reportage de Lo\u00efc Ramirez, \u00ab \u003Ca href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2018\/02\/RAMIREZ\/58367\"\u003EDifficile construction de la sant\u00e9 publique en \u00c9quateur\u003C\/a\u003E \u00bb). C'est ce qui fut fait.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'Am\u00e9rique n'a donc pas connu une \u00e9poque de changement, mais un changement d'\u00e9poque. Pour les pouvoirs d'hier et pour les \u00c9tats h\u00e9g\u00e9moniques, il devenait urgent d'en finir avec des dynamiques qui annon\u00e7aient la seconde \u00e9tape : celle de l'ind\u00e9pendance r\u00e9gionale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESi l'on exclut le coup d'\u00c9tat (rat\u00e9) contre Ch\u00e1vez en 2002, les tentatives de d\u00e9stabilisation d\u00e9butent \u00e0 la fin des ann\u00e9es 2000 : Bolivie (2008), Honduras (2009), \u00c9quateur (2010) et Paraguay (2012). \u00c0 partir de 2014, ces efforts d\u00e9sarticul\u00e9s profitent d'un retournement du cycle \u00e9conomique pour op\u00e9rer une restauration conservatrice en b\u00e9n\u00e9ficiant d'un soutien international, de financements \u00e9trangers, etc. La r\u00e9action ne conna\u00eet ni limites ni scrupules : elle prend aujourd'hui la forme d'un \u00e9touffement \u00e9conomique du Venezuela, d'un coup d'\u00c9tat parlementaire au Br\u00e9sil ou d'une judiciarisation de la politique, avec les menaces contre les anciens pr\u00e9sidents Luiz In\u00e1cio Lula da Silva (Br\u00e9sil) et Cristina Fern\u00e1ndez de Kirchner (Argentine), mais \u00e9galement contre le vice-pr\u00e9sident Jorge Glas en \u00c9quateur. (...)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.elcorreo.eu.org\/Gouverner-sous-les-bombes-mediatiques\"\u003Eelcorreo.eu.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}