{"179003":{"id":"179003","parent":"178943","time":"1599604693","url":"http:\/\/www.legrandsoir.info\/etats-unis-contre-julian-assange-comptes-rendus-des-audiences.html","category":"documentaires","title":"Etats-Unis contre Julian Assange : Comptes-rendus des Audiences","lead_image_url":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_179003_ded752.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"etats-unis-contre-julian-assange-comptes-rendus-des-audiences","admin":"newsnet","views":"40","priority":"3","length":"136956","lang":"","content":"\u003Cp\u003EJOUR 4 - JOUR 3 - JOUR 2 - JOUR 1 - Cette page est mise \u00e0 jour au fil de l'eau dans un ordre chronologique inverse (le plus r\u00e9cent en haut) \u003Cu\u003EAvertissement :\u003C\/u\u003E FaceBook et Twitter exercent une \"censure furtive\" sur Assange et Wikileaks. Vous pensez avoir partag\u00e9, mais en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s peu de vos amis\/abonn\u00e9s le verront. N'h\u00e9sitez donc pas \u00e0 recommencer \"plus tard\"...\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EJOUR - 4\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa grande question apr\u00e8s l'audience d'hier \u00e9tait de savoir si l'avocat de l'accusation James Lewis QC continuerait \u00e0 accuser les t\u00e9moins de la d\u00e9fense comme un d\u00e9rang\u00e9 (spoiler - il le fera), et plus important encore, pourquoi ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes repr\u00e9sentants des gouvernements cherchent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 exercer un contr\u00f4le serein et traitent les arguments de d\u00e9fense comme s'ils \u00e9taient presque insignifiants, et certainement pas comme une menace concevable pour la pens\u00e9e majestueuse de l'\u00c9tat. Lewis ressemblait plut\u00f4t \u00e0 un terrier affam\u00e9 tenu \u00e0 l'\u00e9cart d'une saucisse de premier choix par une cl\u00f4ture d'acier dont la fabrication et l'apparence d\u00e9passaient de loin son entendement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl a peut-\u00eatre mal aux dents.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EPROFESSEUR PAUL ROGERS\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe premier t\u00e9moin de la d\u00e9fense ce matin \u00e9tait le professeur Paul Rogers, professeur \u00e9m\u00e9rite d'\u00e9tudes sur la paix \u00e0 l'universit\u00e9 de Bradford. Il a \u00e9crit 9 livres sur la guerre contre la terreur, et a \u00e9t\u00e9 pendant 15 ans responsable des contrats du minist\u00e8re de la d\u00e9fense sur la formation des forces arm\u00e9es en mati\u00e8re de droit et d'\u00e9thique des conflits. Rogers est apparu par liaison vid\u00e9o depuis Bradford.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa \u003Ca href=\"https:\/\/dontextraditeassange.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Statement_of_Professor_Paul_Rogers.pdf\" target=\"_blank\"\u003Ed\u00e9claration compl\u00e8te du professeur Rogers est ici\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEdward Fitzgerald QC a demand\u00e9 au professeur Rogers si les opinions de Julian Assange sont politiques (en rapport avec l'article 4 du trait\u00e9 d'extradition entre le Royaume-Uni et les \u00c9tats-Unis qui interdit l'extradition politique). Le professeur Rogers a r\u00e9pondu que \"Assange est tr\u00e8s clairement une personne ayant des opinions politiques fortes\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a ensuite demand\u00e9 au professeur Rogers d'expliquer la signification des r\u00e9v\u00e9lations de Chelsea Manning sur l'Afghanistan. Le professeur Rogers a r\u00e9pondu qu'en 2001, les \u00c9tats-Unis s'\u00e9taient fortement engag\u00e9s \u00e0 faire la guerre en Afghanistan et en Irak. Les premi\u00e8res victoires militaires faciles ont donn\u00e9 le sentiment que la nation s'\u00e9tait \"remise sur les rails\". Le premier discours de George W Bush sur l'\u00e9tat de l'Union a eu des airs d'un rassemblement pour la victoire. Mais les r\u00e9v\u00e9lations de Wikileaks dans les journaux de guerre ayant fait l'objet de fuites ont renforc\u00e9 l'opinion de certains analystes selon laquelle ce n'\u00e9tait pas une image fid\u00e8le, que la guerre en Afghanistan avait mal tourn\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part. Cela contredisait la ligne du gouvernement selon laquelle l'Afghanistan \u00e9tait un succ\u00e8s. De m\u00eame, les preuves publi\u00e9es par Wikileaks en 2011 ont confirm\u00e9 tr\u00e8s clairement que la guerre en Irak avait mal tourn\u00e9, alors que le r\u00e9cit officiel des \u00c9tats-Unis \u00e9tait que c'\u00e9tait un succ\u00e8s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EWikileaks avait par exemple prouv\u00e9, \u00e0 partir des journaux de guerre, qu'il y avait au minimum 15 000 morts civiles de plus que ce qui avait \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 par le comptage des corps en Irak. Ces r\u00e9v\u00e9lations de Wikileaks sur les \u00e9checs de ces guerres ont contribu\u00e9 en grande partie \u00e0 la r\u00e9ticence beaucoup plus grande des puissances occidentales \u00e0 entrer en guerre \u00e0 un stade pr\u00e9coce.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_179003_d1ec32.png\" \/\u003E\u003Cp\u003ESelon Fitzgerald, le paragraphe 8 du rapport de Rogers sugg\u00e8re que M. Assange \u00e9tait motiv\u00e9 par ses opinions politiques et faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 son discours aux Nations unies. Son intention \u00e9tait-elle d'influencer les actions politiques des \u00c9tats-Unis ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a r\u00e9pondu par l'affirmative. Assange avait d\u00e9clar\u00e9 qu'il n'\u00e9tait pas contre les \u00c9tats-Unis et qu'il y avait de bonnes personnes aux \u00c9tats-Unis qui avaient des opinions divergentes. Il esp\u00e9rait manifestement influencer la politique am\u00e9ricaine. Rogers a \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9claration de Mairead Maguire qui a propos\u00e9 la candidature de Julian au prix Nobel de la paix :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\u00ab Julian Assange et ses coll\u00e8gues de Wikileaks ont montr\u00e9 \u00e0 de nombreuses reprises qu'ils sont l'un des derniers m\u00e9dias de la v\u00e9ritable d\u00e9mocratie et leur travail pour notre libert\u00e9 et notre libert\u00e9 d'expression. Leur travail en faveur d'une paix v\u00e9ritable en rendant publiques les actions de nos gouvernements, chez nous et \u00e0 l'\u00e9tranger, nous a \u00e9clair\u00e9s sur les atrocit\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 commises au nom de la soi-disant d\u00e9mocratie dans le monde entier. \u00bb\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ERogers a d\u00e9clar\u00e9 qu'Assange avait une philosophie politique claire et coh\u00e9rente. Il l'avait notamment expos\u00e9e dans la campagne du parti Wikileaks pour un si\u00e8ge au S\u00e9nat en Australie. Elle est bas\u00e9e sur les droits de l'homme et sur la croyance en la transparence et la responsabilit\u00e9 des organisations. Elle est essentiellement de nature libertaire. Elle ne se limite pas \u00e0 la transparence du gouvernement, mais englobe \u00e9galement la transparence des entreprises, des syndicats et des ONG. Il s'agissait d'une philosophie politique tr\u00e8s claire. Assange a adopt\u00e9 une position politique claire qui ne s'aligne pas sur la politique conventionnelle des partis mais int\u00e8gre des croyances coh\u00e9rentes qui ont suscit\u00e9 un soutien croissant ces derni\u00e8res ann\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a demand\u00e9 quel \u00e9tait le lien avec l'administration Trump. Rogers a d\u00e9clar\u00e9 que Trump \u00e9tait une menace pour Wikileaks car il vient d'une position d'hostilit\u00e9 assez extr\u00eame envers la transparence et la responsabilit\u00e9 de son administration. Fitzgerald a sugg\u00e9r\u00e9 que la nouvelle administration Trump avait d\u00e9montr\u00e9 cette hostilit\u00e9 envers Assange et son d\u00e9sir de poursuivre en justice. Rogers a r\u00e9pondu que oui, l'hostilit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans une s\u00e9rie de d\u00e9clarations de tous les membres de l'administration Trump. Elle \u00e9tait motiv\u00e9e par le fait que Trump qualifiait toute information d\u00e9favorable de \"fausse nouvelle\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a demand\u00e9 si la motivation des poursuites actuelles \u00e9tait criminelle ou politique ? Rogers a r\u00e9pondu \"la derni\u00e8re\". Cela fait partie du comportement atypique de l'administration Trump, qui poursuit pour des motifs politiques. Ils consid\u00e8rent la transparence comme une menace particuli\u00e8re pour cette administration. Cela est \u00e9galement li\u00e9 \u00e0 l'aversion obsessionnelle de Trump pour son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Son administration poursuivrait Assange pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu'Obama n'a pas poursuivi Assange. En arrivant au pouvoir, l'administration de Trump a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement ennuy\u00e9e par la commutation de la peine de Chelsea Manning, une d\u00e9cision qu'elle n'avait pas le pouvoir de r\u00e9voquer. Pour cela, la poursuite d'Assange pourrait \u00eatre une vengeance par procuration.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPlusieurs membres de la haute administration avaient pr\u00e9conis\u00e9 des peines de prison extr\u00eamement longues pour Assange et certains avaient m\u00eame \u00e9voqu\u00e9 la peine de mort, bien que Rogers comprenait que c'\u00e9tait techniquement impossible par la processus actuel.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a demand\u00e9 si les opinions politiques d'Assange \u00e9taient du type prot\u00e9g\u00e9 par la Convention sur les r\u00e9fugi\u00e9s. Rogers a r\u00e9pondu par l'affirmative. La pers\u00e9cution pour opinions politiques est une raison solide pour demander le statut de r\u00e9fugi\u00e9. Les actions d'Assange sont motiv\u00e9es par sa position politique. Enfin, Fitzgerald a ensuite demand\u00e9 si Rogers voyait une signification politique dans le fait qu'Assange n'ait pas \u00e9t\u00e9 poursuivi sous Obama. Rogers a r\u00e9pondu par l'affirmative. Cette affaire est manifestement affect\u00e9e par une motivation politique fondamentale \u00e9manant de Trump lui-m\u00eame.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJames Lewis s'est alors lev\u00e9 pour proc\u00e9der au contre-interrogatoire de l'accusation. Sa premi\u00e8re question \u00e9tait \u00ab qu'est-ce qu'une opinion politique ? \u00bb Rogers a r\u00e9pondu qu'une opinion politique prend une position particuli\u00e8re sur le processus politique et le fait ouvertement. Elle concerne la gouvernance des communaut\u00e9s, des nations jusqu'aux plus petites unit\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a sugg\u00e9r\u00e9 que les vues d'Assange englobaient la gouvernance des entreprises, des ONG et des syndicats. Elles ne peuvent donc pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des \"opinions politiques\". Rogers a r\u00e9pondu que le domaine du politique, au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es environ, comprend maintenant beaucoup plus que le strict processus gouvernemental. Assange aborde en particulier les relations entre le gouvernement et les entreprises et l'influence de ces derni\u00e8res sur le gouvernement et la soci\u00e9t\u00e9 dans le cadre d'un \u00e9tablissement dirigeant plus large.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 \u00ab est-ce qu'\u00eatre journaliste est simplement une personne qui exprime des opinions politiques ? \u00bb Rogers a r\u00e9pondu que ce n'\u00e9tait pas n\u00e9cessairement le cas, qu'il y avait diff\u00e9rents types de journalistes. Lewis a ensuite demand\u00e9 : \u00ab Donc, le simple fait d'\u00eatre journaliste ou \u00e9diteur ne signifie pas n\u00e9cessairement que vous avez des opinions politiques, n'est-ce pas ? \u00bb Rogers a r\u00e9pondu \u00ab pas n\u00e9cessairement, mais g\u00e9n\u00e9ralement \u00bb. Lewis a ensuite sugg\u00e9r\u00e9 que l'expression d'une opinion \u00e9ditoriale \u00e9tait ce qui constituait une opinion politique chez un journaliste. Rogers a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait une fa\u00e7on de faire, mais qu'il y en avait d'autres. La s\u00e9lection du mat\u00e9riel \u00e0 publier pouvait manifester une opinion politique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite pos\u00e9 une s\u00e9rie de questions. La transparence est-elle une opinion politique ? M. Assange est-il d'avis que les gouvernements ne peuvent jamais avoir de secrets ? Cette transparence doit-elle permettre de mettre les individus en danger ? D'autres questions ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a r\u00e9pondu que ces questions ne permettaient pas de r\u00e9ponses binaires.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite emmen\u00e9 Rogers au discours d'Assange devant la coalition \"Stop the War\", o\u00f9 il a d\u00e9clar\u00e9 que l'invasion de la Pologne au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale \u00e9tait le r\u00e9sultat de mensonges soigneusement concoct\u00e9s. Le professeur Rogers \u00e9tait-il d'accord avec ce point de vue ? Quelle opinion politique ce point de vue repr\u00e9sentait-il ? Rogers a r\u00e9pondu qu'elle repr\u00e9sentait une opinion politique forte et un point de vue particulier sur l'origine de la guerre. Lewis cita ensuite un autre commentaire pr\u00e9sum\u00e9 d'Assange, \u00ab Les journalistes sont des criminels de guerre \u00bb et demanda quelle opinion politique cela repr\u00e9sentait. Rogers a r\u00e9pondu qu'il repr\u00e9sentait un soup\u00e7on de certaines pratiques journalistiques.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a d\u00e9clar\u00e9 qu'il n'avait jamais dit qu'il soutenait ou s'identifiait aux vues d'Assange. Il \u00e9tait en profond d\u00e9saccord avec certains. Mais il ne fait aucun doute qu'il s'agit de vues politiques coh\u00e9rentes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Lewis a ensuite lu une longue citation d'Assange selon laquelle les gouvernements fortement contre la transparence entra\u00eeneront toujours plus de fuites, suivies de plus de restrictions, ce qui \u00e9tablirait un cycle. M. Lewis a demand\u00e9 \u00e0 Rogers quelle opinion politique cela pouvait repr\u00e9senter. Rogers a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait une analyse int\u00e9ressante du fonctionnement des syst\u00e8mes hautement autocratiques. Leur souci du secret conduit \u00e0 une augmentation des fuites qui diminuent leur s\u00e9curit\u00e9. Il n'est pas s\u00fbr que ce soit explicite, mais il pense qu'Assange pourrait pr\u00e9senter cela comme un nouveau d\u00e9veloppement rendu possible par l'Internet. La th\u00e8se d'Assange est que les r\u00e9gimes autocratiques portent en eux les germes de leur propre destruction. Ce n'est pas un point de vue traditionnel des politologues, mais il m\u00e9rite d'\u00eatre pris en consid\u00e9ration.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite chang\u00e9 de tactique. Il a d\u00e9clar\u00e9 que le professeur Rogers comparaissait en tant que \"soi-disant t\u00e9moin expert\" avec l'obligation permanente d'\u00eatre impartial. Il avait le devoir d'examiner toutes les preuves \u00e0 l'appui. Le procureur adjoint am\u00e9ricain Gordon Kromberg avait pr\u00e9sent\u00e9 une d\u00e9claration sous serment niant explicitement toute motivation politique de l'accusation, d\u00e9clarant qu'elle \u00e9tait fond\u00e9e sur des preuves. Pourquoi le professeur Rogers n'a-t-il pas mentionn\u00e9 la d\u00e9claration de Kromberg dans son rapport ? Un t\u00e9moin expert impartial prendrait en compte la d\u00e9claration de Kromberg.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a r\u00e9pondu qu'il parlait de son expertise en tant que politologue, et non en tant qu'avocat. Il a reconnu que Kromberg avait fait sa d\u00e9claration mais a estim\u00e9 qu'une vision plus large \u00e9tait plus importante.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que la premi\u00e8re d\u00e9claration sous serment de Kromberg indiquait que \u00ab sur la base des preuves disponibles et du droit applicable, un grand jury avait approuv\u00e9 les accusations \u00bb. Pourquoi Rogers n'avait-il pas mentionn\u00e9 le grand jury ? Rogers a d\u00e9clar\u00e9 qu'il avait adopt\u00e9 une vision plus large sur les raisons pour lesquelles il y avait une d\u00e9cision de poursuivre maintenant et non en 2011, pourquoi la d\u00e9claration de Kromberg \u00e9tait faite maintenant apr\u00e8s un intervalle de huit ans. C'est une anomalie.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 \u00ab Je veux savoir pourquoi vous n'avez pas pris en compte l'avis contraire. Avez-vous vu les preuves ? \u00bb \u00c0 ce moment-l\u00e0, il avait un sourire tr\u00e8s \u00e9trange, regardant le juge, pench\u00e9 en arri\u00e8re avec un bras large sur le dossier de sa chaise, dans une sorte de geste masculin alpha particulier. Je crois que la liaison vid\u00e9o de Rogers ne lui a donn\u00e9 qu'une vue large de toute la salle d'audience, je ne sais donc pas exactement ce qu'il a pu voir du langage corporel de son interlocuteur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a dit qu'il avait vu les preuves. Lewis a tourn\u00e9 en rond en triomphant \u00ab vous ne pouvez pas avoir vu les preuves. Les preuves n'ont \u00e9t\u00e9 vues que par le grand jury et n'ont pas \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9es. Vous ne pouvez pas avoir vu les preuves \u00bb. Rogers s'est excus\u00e9, et a dit qu'il avait compris que Lewis consid\u00e9rait la d\u00e9claration sous serment de Kromberg comme la preuve. Rogers a poursuivi en disant qu'il y a moins de 24 heures, il avait re\u00e7u une liasse de 350 pages de preuves. Il \u00e9tait injuste d'attendre de lui qu'il ait une image mentale pr\u00e9cise de chaque document.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis est ensuite revenu sur une d\u00e9claration sous serment de Gordon Kromberg, selon laquelle les procureurs disposent d'un code qui les emp\u00eache de prendre des d\u00e9cisions motiv\u00e9es par des consid\u00e9rations politiques. Rogers a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait peut-\u00eatre vrai en th\u00e9orie, mais que c'\u00e9tait faux en pratique, en particulier aux \u00c9tats-Unis o\u00f9 un pourcentage beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 de hauts fonctionnaires du minist\u00e8re de la justice \u00e9taient des personnes nomm\u00e9es pour des raisons politiques qui changeaient avec chaque administration. Lewis a demand\u00e9 \u00e0 Rogers s'il all\u00e9guait que les procureurs ne suivaient pas le code d\u00e9fini par Kromberg. Rogers a r\u00e9pondu qu'il fallait tenir compte de la motivation de ceux qui, au-dessus des procureurs, influen\u00e7aient leurs d\u00e9cisions. \u00ab Ce que vous me donnez est une repr\u00e9sentation juste de la fa\u00e7on dont les procureurs f\u00e9d\u00e9raux sont cens\u00e9s faire leur travail. Mais ils travaillent selon les directives de ceux qui sont au-dessus d'eux \u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 que le code exclut toute motivation politique pour les poursuites. Rogers pr\u00e9tendait-il que Gordon Kromberg \u00e9tait de mauvaise foi ? Rogers r\u00e9pondit que non, mais qu'il agissait sous une direction politique. Le moment de cette mise en accusation, apr\u00e8s huit ans, \u00e9tait la cl\u00e9. Lewis a demand\u00e9 si cela avait de l'importance si un crime avait \u00e9t\u00e9 commis. Il a fait r\u00e9f\u00e9rence aux poursuites historiques des soldats qui auraient commis des crimes en Irlande du Nord il y a plus de vingt ans. Est-ce une motivation politique qui a conduit \u00e0 de nouvelles poursuites maintenant ? Rogers a r\u00e9pondu qu'il s'agissait plut\u00f4t de mauvaise foi.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 si Rogers comprenait pour quoi Assange \u00e9tait poursuivi. \u00c9tait-il poursuivi pour avoir publi\u00e9 la vid\u00e9o du meurtre collat\u00e9ral ? Rogers r\u00e9pondit que non, les accusations \u00e9taient plus pr\u00e9cises et concernaient principalement la loi sur l'espionnage. Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que la majorit\u00e9 des accusations \u00e9taient ax\u00e9es sur la complicit\u00e9 de vol et le piratage informatique. Rogers a r\u00e9pondu qu'il y avait manifestement une question politique plus large quant \u00e0 la raison pour laquelle des actes \u00e9taient commis en premier lieu. Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que sur la question de la publication, les accusations ne concernaient que les noms non expurg\u00e9s des sources. Rogers a d\u00e9clar\u00e9 qu'il comprenait que c'\u00e9tait ce que l'accusation disait, mais que la d\u00e9fense n'\u00e9tait pas d'accord. Mais la question restait pos\u00e9e : pourquoi cette affaire est-elle port\u00e9e devant les tribunaux maintenant ? Et vous ne pouviez consid\u00e9rer cela que du point de vue de l'\u00e9volution de la politique am\u00e9ricaine au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 \u00e0 Rogers de confirmer qu'il ne disait pas que les procureurs am\u00e9ricains \u00e9taient de mauvaise foi. Rogers a r\u00e9pondu qu'il esp\u00e9rait que ce ne serait pas le cas, \u00e0 ce niveau. Lewis a demand\u00e9 si la position de Rogers \u00e9tait qu'\u00e0 un niveau plus \u00e9lev\u00e9, il y avait eu une d\u00e9cision politique de poursuivre. Rogers a r\u00e9pondu par l'affirmative. Il s'agit de questions complexes. Elle \u00e9tait r\u00e9gie par les d\u00e9veloppements politiques aux \u00c9tats-Unis depuis 1997 environ. Il souhaitait en parler... Lewis lui a coup\u00e9 la parole et a dit qu'il pr\u00e9f\u00e9rait examiner les preuves. Il a cit\u00e9 un article du Washington Post datant de 2013, dans lequel il \u00e9tait dit que l'administration Obama n'avait pris aucune d\u00e9cision formelle de ne pas poursuivre Assange (c'est le m\u00eame article que Lewis avait cit\u00e9 hier \u00e0 Feldstein, sur lequel Edward Fitzgerald l'avait rappel\u00e9 \u00e0 l'ordre pour une citation s\u00e9lective). Rogers a r\u00e9pondu oui, mais cela doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 dans un contexte plus large.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a de nouveau refus\u00e9 de laisser Rogers d\u00e9velopper ses preuves, et a donn\u00e9 les citations de l'\u00e9quipe juridique d'Assange, toujours telles qu'elles ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es hier \u00e0 Feldstein, selon lesquelles en 2016 ils n'avaient pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que les charges avaient \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es. Rogers a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait exactement ce \u00e0 quoi on pouvait s'attendre de Wikileaks \u00e0 l'\u00e9poque. Ils ne savaient pas et devaient \u00eatre prudents.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003ELewis : Acceptez-vous qu'il y ait eu une enqu\u00eate continue d'Obama aux administrations Trump.\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Oui, mais nous ne savons pas \u00e0 quel niveau d'intensit\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nLewis : Acceptez-vous qu'il n'y ait pas eu de d\u00e9cision de ne pas poursuivre par Obama\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Il n'y a pas eu de d\u00e9cision de poursuite.\u003Cbr \/\u003E\nLewis : Comment pouvaient-ils pu engager des poursuites alors qu'Assange \u00e9tait \u00e0 l'ambassade ?\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Cela n'emp\u00eacherait pas d'engager des poursuites et de porter des accusations. Cela pourrait \u00eatre un moyen de faire pression sur l'\u00c9quateur.\u003Cbr \/\u003E\nLewis : L'avocat d'Assange a d\u00e9clar\u00e9 que l'administration Obama n'avait pas d\u00e9cid\u00e9 de ne pas engager de poursuites.\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Je comprends qu'il n'y ait pas eu de d\u00e9cision de ne pas poursuivre. Mais il n'y a pas eu de poursuites et cela a \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nLewis : Le juge Mehta a d\u00e9clar\u00e9 qu'une enqu\u00eate \u00e9tait en cours sur d'autres personnes que M. Manning. Et Wikileaks a tweet\u00e9 la volont\u00e9 d'Assange de venir aux \u00c9tats-Unis pour faire face aux accusations si Manning obtenait la cl\u00e9mence.\u003Cbr \/\u003E\nRogers : De toute \u00e9vidence, Assange et son avocat ne pouvaient pas \u00eatre s\u00fbrs de la situation. Mais il faut comprendre que faire venir Julian Assange aux \u00c9tats-Unis pour un proc\u00e8s important d'une personne qui \u00e9tait per\u00e7ue par de nombreux partisans de Trump et par les partisans potentiels de Trump comme un ennemi de l'\u00c9tat, pourrait \u00eatre d'un int\u00e9r\u00eat politique crucial pour M. Trump.\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ELewis a alors r\u00e9pondu que Rogers n'\u00e9tait pas un v\u00e9ritable expert et qu'il \u00ab avait donn\u00e9 une opinion biais\u00e9e en faveur de Julian Assange \u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEdward Fitzgerald (avocat de la d\u00e9fense - Ndt) a ensuite r\u00e9examin\u00e9 le professeur Rogers pour la d\u00e9fense. Il a d\u00e9clar\u00e9 que M. Lewis avait sembl\u00e9 voir quelque chose de sinistre dans la d\u00e9claration de M. Assange selon laquelle l'invasion de la Pologne et la Seconde Guerre mondiale avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9es par des mensonges. \u00c0 quels mensonges le professeur Rogers pensait-il que M. Assange faisait r\u00e9f\u00e9rence ? Rogers r\u00e9pondit qu'il pensait aux mensonges du r\u00e9gime nazi. Fitzgerald a demand\u00e9 si c'\u00e9tait juste. Rogers r\u00e9pondit que oui.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a lu le contexte de la d\u00e9claration d'Assange qui a \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence aux mensonges qui ont d\u00e9clench\u00e9 la guerre en Irak. Rogers a convenu que les mensonges menant \u00e0 la guerre \u00e9taient un th\u00e8me politique constant d'Assange. Fitzgerald a ensuite invit\u00e9 Rogers \u00e0 r\u00e9sumer bri\u00e8vement les cons\u00e9quences du changement d'administration am\u00e9ricaine. Rogers a d\u00e9clar\u00e9 que sous Trump, le discours des politiciens de haut niveau sur Wikileaks avait chang\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'administration Bush avait consid\u00e9r\u00e9 la guerre en Irak comme essentielle, avec le soutien de la plupart des Am\u00e9ricains. Ce point de vue avait progressivement chang\u00e9 jusqu'\u00e0 ce qu'Obama gagne essentiellement sur un programme de \"retrait d'Irak\". De m\u00eame, la guerre en Afghanistan avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme gagnable, mais l'establishment politique a progressivement chang\u00e9 d'avis. Ce changement de point de vue \u00e9tait en partie d\u00fb \u00e0 Wikileaks. En 2015\/2016, la politique am\u00e9ricaine a cess\u00e9 de se pr\u00e9occuper des guerres et il n'y avait plus d'int\u00e9r\u00eat politique \u00e0 poursuivre Wikileaks.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPuis Trump est arriv\u00e9 avec une toute nouvelle attitude \u00e0 l'\u00e9gard de l'ensemble du quatri\u00e8me pouvoir et la transparence et de la responsabilit\u00e9 de l'ex\u00e9cutif. Ce qui conduit \u00e0 ces poursuites. Fitzgerald a orient\u00e9 Rogers vers \u003Ca href=\"https:\/\/www.washingtonpost.com\/world\/national-security\/some-federal-prosecutors-disagreed-with-decision-to-charge-assange-under-espionage-act\/2019\/05\/24\/ce9271bc-7e4d-11e9-8bb7-0fc796cf2ec0_story.html\"\u003Eun article du Washington Post\u003C\/a\u003E qui disait\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\u00ab Le d\u00e9saccord non divulgu\u00e9 auparavant au sein du minist\u00e8re de la Justice souligne la nature lourde et les enjeux \u00e9lev\u00e9s des efforts d\u00e9ploy\u00e9s depuis des ann\u00e9es par le gouvernement pour contrer Assange, un \u00e9diteur de l'\u00e8re Internet qui a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises son hostilit\u00e9 \u00e0 la politique \u00e9trang\u00e8re et aux op\u00e9rations militaires am\u00e9ricaines. L'affaire Assange illustre \u00e9galement la volont\u00e9 de l'administration Trump d'aller plus loin que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs dans la poursuite des auteurs de fuites - et de ceux qui publient des secrets officiels. \u00bb\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ERogers a convenu que cela soutenait sa position. Fitzgerald s'est ensuite enquis de la comparaison faite par Lewis avec les poursuites engag\u00e9es contre des soldats britanniques pour des crimes historiques en Irlande du Nord. Rogers a convenu que leurs poursuites n'\u00e9taient en rien li\u00e9es \u00e0 leurs opinions politiques, et que les cas n'\u00e9taient donc pas comparables. Le dernier point de Rogers est que quatre mois apr\u00e8s l'entr\u00e9e en fonction de Barr en tant que procureur g\u00e9n\u00e9ral, les charges ont \u00e9t\u00e9 augment\u00e9es d'un seul \u00e0 dix-huit. C'\u00e9tait une indication assez claire de la pression politique exerc\u00e9e sur le syst\u00e8me des poursuites.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ETREVOR TIMM\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe t\u00e9moin de l'apr\u00e8s-midi \u00e9tait Trevor Timm, co-fondateur de l'Association pour la libert\u00e9 de la presse \u00e0 San Francisco, toujours par liaison vid\u00e9o. Vous pouvez voir sa \u003Ca href=\"https:\/\/dontextraditeassange.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Trevor-Timm-statement-1.pdf\" target=\"_blank\"\u003Ed\u00e9position compl\u00e8te ici\u003C\/a\u003E. La \u003Ci\u003EFreedom of the Press Association\u003C\/i\u003E enseigne et soutient le journalisme d'investigation et cherche \u00e0 documenter et \u00e0 contrer les violations de la libert\u00e9 des m\u00e9dias aux \u00c9tats-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Timm a d\u00e9clar\u00e9 qu'il existe aux \u00c9tats-Unis une riche histoire de journalistes c\u00e9l\u00e8bres couvrant les questions li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9fense et aux affaires \u00e9trang\u00e8res en s'appuyant sur des documents classifi\u00e9s. En 1971, la Cour supr\u00eame avait d\u00e9cid\u00e9 que le gouvernement ne pouvait pas censurer la publication des documents du Pentagone par le NYT. Il y a eu plusieurs cas au cours de l'histoire o\u00f9 le gouvernement a envisag\u00e9 d'utiliser la loi sur l'espionnage pour poursuivre des journalistes, mais aucune poursuite ne s'est jamais concr\u00e9tis\u00e9e en raison des droits constitutionnels du premier amendement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour la d\u00e9fense, Mark Summers a fait savoir \u00e0 M. Timms que c'\u00e9tait l'affaire de l'accusation : Chelsea Manning avait commis un crime en d\u00e9non\u00e7ant des abus. Donc tout acte qui aide Chelsea Manning ou qui sollicite du mat\u00e9riel est \u00e9galement un crime. M. Timm a r\u00e9pondu que ce n'\u00e9tait pas la loi. C'\u00e9tait une pratique courante pour les journalistes de demander aux sources des documents classifi\u00e9s. Les implications de cette poursuite criminaliseraient tout journaliste recevant des renseignements classifi\u00e9s. Pratiquement tous les journaux des \u00c9tats-Unis ont critiqu\u00e9 cette d\u00e9cision de poursuivre pour ces motifs, y compris ceux qui se sont oppos\u00e9s aux activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9rales de Wikileaks.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EC'\u00e9tait la seule tentative d'utiliser la loi sur l'espionnage contre une personne non employ\u00e9e par le gouvernement, \u00e0 l'exception de l'affaire AIPAC, qui \u003Ca href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/world\/2009\/may\/01\/aipac-israel-lobby-lobbying-washington\"\u003Es'\u00e9tait effondr\u00e9e pour cette raison\u003C\/a\u003E. De nombreux grands journalistes auraient \u00e9t\u00e9 cibl\u00e9 par ce genre de poursuites, y compris Woodward et Bernstein (Watergate -NdT) pour avoir travaill\u00e9 avec (le d\u00e9nonciateur anonyme qui se faisait appeler... NdT) Deep Throat.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers s'est enquis de la qualification par l'accusation de la mise \u00e0 disposition d'une bo\u00eete de d\u00e9p\u00f4t par Wikileaks \u00e0 un d\u00e9nonciateur comme une conspiration criminelle. Timm a r\u00e9pondu que l'accusation consid\u00e8re la possession d'une bo\u00eete de d\u00e9p\u00f4t s\u00e9curis\u00e9e comme une infraction p\u00e9nale. Mais le Guardian, le Washington Post, le New York Times et plus de 80 autres organisations de presse disposent de bo\u00eetes de d\u00e9p\u00f4t s\u00e9curis\u00e9es. Le Comit\u00e9 international des journalistes d'investigation dispose d'une bo\u00eete de d\u00e9p\u00f4t avec une page sp\u00e9cifique \"donnez nous vos fuites\" demandant des documents classifi\u00e9s. La fondation de Timms a d\u00e9velopp\u00e9 en 2014 une bo\u00eete de d\u00e9p\u00f4t s\u00e9curis\u00e9e qu'elle a enseign\u00e9e et qui a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par de nombreuses organisations de presse aux \u00c9tats-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Summers a demand\u00e9 si les organisations de presse faisaient la promotion de leurs bo\u00eetes de d\u00e9p\u00f4t. Timm a r\u00e9pondu par l'affirmative. Le New York Times propose des liens vers sa bo\u00eete de d\u00e9p\u00f4t s\u00e9curis\u00e9e dans ses publications sur les m\u00e9dias sociaux. Certains ont m\u00eame fait de la publicit\u00e9 payante pour des d\u00e9nonciateurs. M. Summers a demand\u00e9 quelle \u00e9tait la \"liste des informations les plus recherch\u00e9es\" (une liste qui circulait sur Internet et devait suppos\u00e9ment prouver la culpabilit\u00e9 de Wikileaks - NdT), que le minist\u00e8re public a qualifi\u00e9e de sollicitation criminelle. Timm a r\u00e9pondu que de nombreuses organisations de presse respectables sollicitaient activement des d\u00e9nonciateurs. La liste des \"plus recherch\u00e9s\" \u00e9tait un document Wiki qui avait \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle. Il ne s'agissait pas d'un document Wikileaks. Sa propre fondation y a contribu\u00e9 avec de nombreuses autres organisations de m\u00e9dias. M. Summers a demand\u00e9 s'il s'agissait d'une activit\u00e9 criminelle. Timm a r\u00e9pondu par la n\u00e9gative.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a demand\u00e9 \u00e0 Timm d'exposer ses r\u00e9flexions sur le rapport de la commission s\u00e9natoriale du renseignement sur la torture en 2014. Timm a d\u00e9clar\u00e9 que ce rapport vital et accablant sur l'implication de la CIA dans la torture avait \u00e9t\u00e9 largement expurg\u00e9 et qu'il \u00e9tait bas\u00e9 sur des milliers de documents classifi\u00e9s non accessibles au public. La quasi-totalit\u00e9 des m\u00e9dias a donc \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9e dans la recherche de ces documents classifi\u00e9s qui r\u00e9v\u00e8lent une plus grande partie de l'histoire. Une grande partie de ce mat\u00e9riel \u00e9tait class\u00e9 Top Secret - plus haut que le mat\u00e9riel de Manning. De nombreux journaux ont lanc\u00e9 un appel aux d\u00e9nonciateurs pour qu'ils fournissent des documents et il a lui-m\u00eame publi\u00e9 un appel \u00e0 cet effet dans The Guardian.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a demand\u00e9 si on avait d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Timm qu'il s'agissait d'un comportement criminel. Timm a r\u00e9pondu que non, la croyance universelle \u00e9tait qu'il s'agissait du premier amendement prot\u00e9geant la libert\u00e9 d'expression. L'acte d'accusation actuel est inconstitutionnel.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJames Lewis (accusation) a ensuite contre-interrog\u00e9 le t\u00e9moin. Il a d\u00e9clar\u00e9 qu'il s'agissait d'une opinion d'expert, mais Timm savait-il ce que cela signifiait en droit britannique ? Timm a d\u00e9clar\u00e9 qu'il avait l'obligation d'expliquer sa qualification et de dire la v\u00e9rit\u00e9. Lewis a r\u00e9pondu qu'il \u00e9tait \u00e9galement cens\u00e9 \u00eatre objectif, impartial et ne pas avoir de conflit d'int\u00e9r\u00eats (note - La juge qui supervise ce proc\u00e8s a refus\u00e9e de se r\u00e9cuser pour conflit d'int\u00e9r\u00eat alors que son mari et son fils sont impliqu\u00e9s dans les r\u00e9v\u00e9lations de Wikileaks - NdT). Mais la Free Press Foundation avait contribu\u00e9 au fonds de d\u00e9fense d'Assange. Lewis a demand\u00e9 combien ? Timm a r\u00e9pondu 100 000 dollars US.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 s'il y avait des conditions dans lesquelles la Fondation pourrait r\u00e9cup\u00e9rer son argent. Timm a r\u00e9pondu que non, pas \u00e0 sa connaissance. Lewis a demand\u00e9 si Timm se sentirait personnellement menac\u00e9 si cette affaire devait faire l'objet de poursuites. Timm a r\u00e9pondu que cela repr\u00e9senterait une menace pour plusieurs milliers de journalistes. La loi sur l'espionnage a \u00e9t\u00e9 si largement r\u00e9dig\u00e9e qu'elle constituerait m\u00eame une menace pour les acheteurs et les lecteurs de journaux contenant des informations ayant fait l'objet de fuites.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que Timm avait t\u00e9moign\u00e9 qu'il avait \u00e9crit en faveur d'une fuite de mat\u00e9riel de la CIA. Craignait-il d'\u00eatre lui-m\u00eame poursuivi ? Timm a r\u00e9pondu que non, qu'il n'avait pas demand\u00e9 \u00e0 ce que le mat\u00e9riel soit divulgu\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame. Mais cette poursuite \u00e9tait une menace r\u00e9elle pour des milliers de journalistes repr\u00e9sent\u00e9s par son organisation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que la position de l'accusation est qu'Assange n'est pas un journaliste. Timm a r\u00e9pondu qu'il est journaliste. \u00catre journaliste ne signifie pas travailler pour les m\u00e9dias traditionnels. Il y a une longue histoire juridique qui remonte aux pamphl\u00e9taires \u00e0 l'\u00e9poque de l'Ind\u00e9pendance.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe contre-interrogatoire ne se passe pas tr\u00e8s bien, et Lewis cherche encore une fois \u00e0 obtenir la d\u00e9claration sous serment de Gordon Kromberg comme couverture de confort. Kromberg avait jur\u00e9 que le minist\u00e8re de la Justice prenait au s\u00e9rieux la protection des journalistes et que Julian Assange n'\u00e9tait pas un journaliste. Kromberg avait \u00e9galement jur\u00e9 que Julian Assange n'\u00e9tait poursuivi que pour conspiration en vue d'obtenir ill\u00e9galement du mat\u00e9riel et pour avoir publi\u00e9 des noms non censur\u00e9s d'informateurs qui risquaient de mourir. Le gouvernement fait tout son possible pour souligner qu'il ne poursuit pas le journalisme.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm a r\u00e9pondu qu'il s'\u00e9tait bas\u00e9 sur ce que disait l'acte d'accusation, et non sur le communiqu\u00e9 de presse du minist\u00e8re de la Justice dont Lewis avait pris connaissance. Trois de ces accusations ont trait \u00e0 la publication. Les autres accusations portent sur la possession de mat\u00e9riel. Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que Timm n'avait pas compris l'all\u00e9gation de piratage informatique qui \u00e9tait au centre du premier chef d'accusation et de plusieurs autres chefs d'accusation. Lewis a cit\u00e9 un article de la Law Review of New York Law School, qui disait qu'il \u00e9tait ill\u00e9gal pour un journaliste d'obtenir du mat\u00e9riel provenant de l'\u00e9pave d'un avion \u00e9cras\u00e9, d'une mise sur \u00e9coute ill\u00e9gale ou d'un vol, m\u00eame si le but \u00e9tait la publication. Ne serait-il pas ill\u00e9gal de conspirer avec une source pour commettre un piratage informatique ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm a r\u00e9pondu que dans ce cas, l'all\u00e9gation semblait \u00eatre que le piratage visait \u00e0 prot\u00e9ger l'identit\u00e9 de la source, et non \u00e0 voler des documents. La protection des sources \u00e9tait une obligation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 \u00e0 Timm s'il avait vu les preuves r\u00e9elles qui soutiennent l'accusation. Timm n'a r\u00e9pondu que partiellement, en particulier le script des messages pr\u00e9tendument \u00e9chang\u00e9s entre Assange et Manning. Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que Timm ne pouvait pas avoir vu toutes les preuves car elles n'avaient pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es. Timm a r\u00e9pondu qu'il n'avait pas dit avoir tout vu. Il a vu les pr\u00e9tendus messages Assange\/Manning qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 qu'Assange avait publi\u00e9 des documents non censur\u00e9s qui mettaient des vies en danger. C'\u00e9tait l'accusation pr\u00e9cise. Timm a r\u00e9pondu que, si l'affirmation \u00e9tait vraie, l'accusation \u00e9tait toujours inconstitutionnelle. Il y a une diff\u00e9rence entre responsable et irresponsable, et l\u00e9gal et ill\u00e9gal. Un acte peut \u00eatre irresponsable, voire bl\u00e2mable, et pas ill\u00e9gal.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl n'y a jamais eu de poursuites pour publication des noms des informateurs, m\u00eame lorsqu'ils auraient \u00e9t\u00e9 mis en danger. Suivant la ligne officielle concernant le pr\u00e9judice caus\u00e9 aux informateurs pr\u00e9cis\u00e9ment en raison de la publication des c\u00e2bles par Wikileaks, le s\u00e9nateur Joe Liebermann avait introduit le projet de loi Shield Bill au Congr\u00e8s. Il a \u00e9chou\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment pour des raisons li\u00e9es au premier amendement. L'\u00e9pisode nous apprend deux choses : premi\u00e8rement, le Congr\u00e8s a consid\u00e9r\u00e9 que la publication des noms des informateurs n'\u00e9tait pas ill\u00e9gale et, deuxi\u00e8mement, il n'a pas non plus voulu la rendre ill\u00e9gale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a cit\u00e9 un \u00e9ditorial du Guardian condamnant la publication de noms, et a d\u00e9clar\u00e9 que le Washington Post, le New York Times, El Pais et Der Spiegel, parmi beaucoup d'autres, l'avaient \u00e9galement condamn\u00e9e. Timm a r\u00e9pondu que cela ne rendait toujours pas la publication ill\u00e9gale. Le gouvernement am\u00e9ricain ne devrait pas \u00eatre l'arbitre de la justesse ou non d'une d\u00e9cision \u00e9ditoriale. M. Timm a \u00e9galement estim\u00e9 qu'il \u00e9tait utile de noter au passage que tous les m\u00e9dias dont les opinions \u00e9taient si importantes pour Lewis avaient condamn\u00e9 la tentative actuelle de poursuites judiciaires.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 pourquoi nous devrions pr\u00e9f\u00e9rer l'opinion de Timm \u00e0 celle des tribunaux. Timm a r\u00e9pondu que son opinion \u00e9tait conforme \u00e0 celle des tribunaux. D'innombrables d\u00e9cisions rendues au cours des si\u00e8cles ont confirm\u00e9 le Premier amendement. C'est l'acte d'accusation qui n'\u00e9tait pas en accord avec les tribunaux. La Cour supr\u00eame avait express\u00e9ment d\u00e9clar\u00e9 qu'il n'y avait pas d'argument de pr\u00e9judices dans les affaires relatives au Premier amendement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 \u00e0 Timm quelle \u00e9tait sa qualification pour commenter les questions juridiques. Timm a r\u00e9pondu qu'il \u00e9tait dipl\u00f4m\u00e9 de la facult\u00e9 de droit et qu'il avait \u00e9t\u00e9 admis au barreau de New York, mais qu'au lieu de pratiquer, il avait travaill\u00e9 sur l'analyse acad\u00e9mique des affaires de libert\u00e9 des m\u00e9dias. La Fondation s'est souvent associ\u00e9e \u00e0 des litiges en faveur de la libert\u00e9 des m\u00e9dias, sur une base b\u00e9n\u00e9vole.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 (sur un ton d'incr\u00e9dulit\u00e9) que Timm avait d\u00e9clar\u00e9 que cette poursuite faisait partie de la \"guerre de Trump contre le journalisme\". Timm a coup\u00e9 court. Oui, a-t-il expliqu\u00e9, nous gardons une trace de la guerre de Trump contre le journalisme. Il a envoy\u00e9 plus de 2 200 tweets attaquant des journalistes. Il a qualifi\u00e9 les journalistes d'\"ennemis du peuple\". Il y a beaucoup de mat\u00e9riel disponible \u00e0 ce sujet.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 pourquoi Timm n'avait pas not\u00e9 que le procureur adjoint am\u00e9ricain Gordon Kromberg avait sp\u00e9cifiquement ni\u00e9 qu'il y avait une guerre contre les journalistes ? Timm a r\u00e9pondu qu'il avait abord\u00e9 ces arguments dans son t\u00e9moignage, sans toutefois faire sp\u00e9cifiquement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Kromberg. Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que Timm n'avait pas non plus abord\u00e9 l'affirmation de Kromberg selon laquelle Assange n'est pas accus\u00e9 simplement d'avoir re\u00e7u des documents classifi\u00e9s. Timm a r\u00e9pondu que c'est parce que l'affirmation de Kromberg est inexacte. Assange est en effet accus\u00e9 de d\u00e9lits englobant la r\u00e9ception passive. Si on examine le 7\u00e8me charge, par exemple, et la l\u00e9gislation sur lequel il s'appuie, on constate qu'il criminalise pr\u00e9cis\u00e9ment la r\u00e9ception passive et la possession.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 pourquoi Timm avait omis la r\u00e9f\u00e9rence de Kromberg \u00e0 la d\u00e9cision du grand jury ? Timm a r\u00e9pondu que cela signifiait tr\u00e8s peu : 99,9% des grands jurys sont d'accord pour renvoyer l'accus\u00e9 devant les tribunaux. Une \u00e9tude acad\u00e9mique portant sur 152 000 grands jurys a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que seuls 11 d'entre eux avaient refus\u00e9 la demande d'un procureur f\u00e9d\u00e9ral de poursuivre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 \u00e0 Timm pourquoi il avait omis de mentionner que Kromberg affirmait qu'un procureur f\u00e9d\u00e9ral ne peut pas tenir compte de consid\u00e9rations politiques. Timm a r\u00e9pondu que cela ne refl\u00e9tait pas la r\u00e9alit\u00e9. Les poursuites judiciaires n'\u00e9taient qu'un des nombreux volets de la guerre du pr\u00e9sident Trump contre le journalisme. Lewis a demand\u00e9 si Timm disait que Kromberg et ses coll\u00e8gues \u00e9taient de mauvaise foi. Timm r\u00e9pondit que non, mais le Washington Post avait publi\u00e9 un article selon lequel des procureurs f\u00e9d\u00e9raux plus exp\u00e9riment\u00e9s s'\u00e9taient oppos\u00e9s aux poursuites, les consid\u00e9rant comme contraires au premier amendement et donc inconstitutionnelles.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMark Summers a ensuite \u00e9t\u00e9 r\u00e9examin\u00e9 pour la d\u00e9fense. Il a d\u00e9clar\u00e9 que Kromberg pr\u00e9sente deux motifs pour lesquels Assange n'est pas journaliste. Le premier est qu'il a conspir\u00e9 avec Manning pour obtenir des documents confidentiels. Timm a r\u00e9pondu que cette culture d'une source \u00e9tait une activit\u00e9 journalistique de routine. L'acte d'accusation est exclu par le premier amendement. La Cour supr\u00eame a d\u00e9cid\u00e9 que m\u00eame si un journaliste sait que du mat\u00e9riel est vol\u00e9 (mais pas par lui), il peut quand m\u00eame publier en b\u00e9n\u00e9ficiant de la protection du Premier amendement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a interrog\u00e9 Timm sur la comparaison faite par Lewis entre le contact d'Assange avec Manning et le vol dans une \u00e9pave d'avion ou l'\u00e9coute ill\u00e9gale. Timm a d\u00e9clar\u00e9 que cette infraction pr\u00e9sum\u00e9e n'avait pas atteint ce niveau. Le gouvernement n'all\u00e8gue pas qu'Assange lui-m\u00eame a aid\u00e9 Manning \u00e0 voler le mat\u00e9riel. Il pr\u00e9tend qu'il a aid\u00e9 \u00e0 craquer un code qui a permis \u00e0 Manning de mieux prot\u00e9ger son identit\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Lewis a interrompu son discours en citant longuement l'une des d\u00e9clarations sous serment de M. Kromberg, selon laquelle le gouvernement all\u00e9guait maintenant qu'Assange avait aid\u00e9 M. Manning \u00e0 pirater un mot de passe afin de faciliter l'obtention d'informations classifi\u00e9es. Timm a d\u00e9clar\u00e9 une fois de plus que la d\u00e9claration sous serment de Kromberg ne semblait pas correspondre \u00e0 l'acte d'accusation r\u00e9el. Il y est affirm\u00e9 que le piratage du mot de passe \"pourrait avoir rendu plus difficile l'identification de Manning\". Il s'agit de protection des sources, pas de vol. La protection des sources est une activit\u00e9 journalistique normale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a d\u00e9clar\u00e9 que la deuxi\u00e8me justification de Kromberg pour affirmer qu'Assange n'est pas un journaliste est qu'il a publi\u00e9 les noms des sources. Timm a r\u00e9pondu qu'il comprenait que ces faits \u00e9taient contest\u00e9s, mais qu'en tout \u00e9tat de cause, la Cour supr\u00eame avait clairement indiqu\u00e9 que cette publication b\u00e9n\u00e9ficiait toujours de la protection du Premier amendement. Un choix \u00e9ditorial controvers\u00e9 n'a pas fait de vous un \"non journaliste\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a demand\u00e9 \u00e0 Timm s'il acceptait la caract\u00e9risation de Kromberg selon laquelle Assange n'\u00e9tait poursuivi que pour piratage informatique pr\u00e9sum\u00e9 et publication de noms. Timm a r\u00e9pondu que non. Les chefs d'accusation 16, 17 et 18 concernaient la publication. Tous les autres chefs d'accusation concernaient la possession. Le chef d'accusation 7, par exemple, concernait \"la r\u00e9ception et l'obtention ill\u00e9gales en connaissance de cause\". Cela d\u00e9crit la r\u00e9ception passive d'informations classifi\u00e9es et criminaliserait une grande partie de l'activit\u00e9 journalistique l\u00e9gitime. D'\u00e9normes pans de la d\u00e9fense, de la s\u00e9curit\u00e9 nationale et des affaires \u00e9trang\u00e8res seraient criminalis\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMES COMMENTAIRES\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes deux derniers jours, la d\u00e9fense a tent\u00e9 de d\u00e9montrer de mani\u00e8re rationnelle qu'il s'agit d'une poursuite \u00e0 motivation politique et qu'elle n'est donc pas \u00e9ligible aux termes du trait\u00e9 d'extradition conclu entre le Royaume-Uni et les \u00c9tats-Unis en 2007 (extrait pertinent illustr\u00e9 ci-dessus).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELors de l'ouverture des d\u00e9bats en f\u00e9vrier dernier, l'accusation avait avanc\u00e9 un argument franchement farfelu selon lequel l'article 4 du trait\u00e9 ne s'applique pas car incompatible avec le droit britannique, et un argument d'esto selon lequel l'activit\u00e9 d'Assange n'est pas politique car, en droit, ce mot ne peut signifier que le soutien \u00e0 un parti particulier. D'o\u00f9 l'affrontement de Lewis sur ce point avec le professeur Rogers aujourd'hui, dans lequel Lewis \u00e9tait bien loin de son niveau.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa principale tactique de Lewis a \u00e9t\u00e9 l'impolitesse et l'agressivit\u00e9 pour d\u00e9concerter les t\u00e9moins. Il met en doute leur honn\u00eatet\u00e9, leur \u00e9quit\u00e9, leur ind\u00e9pendance et leurs qualifications. Aujourd'hui, sa tactique d'intimidation a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e par deux personnes plus comp\u00e9tentes que lui. Ce n'est pas une critique du professeur Feldstein d'hier, dont la dignit\u00e9 tranquille et le souci ont \u00e9t\u00e9 efficaces d'une mani\u00e8re diff\u00e9rente pour exposer Lewis comme un rustre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa derni\u00e8re tactique de Lewis consiste \u00e0 se rabattre sur les d\u00e9clarations sous serment de Gordon Kromberg, procureur adjoint des \u00c9tats-Unis, et sur ses d\u00e9clarations selon lesquelles l'accusation n'est pas motiv\u00e9e par des raisons politiques, ainsi que sur la caract\u00e9risation par Kromberg de l'\u00e9tendue des accusations, que tous les autres, sauf Lewis et Kromberg, trouvent incoh\u00e9rente par rapport \u00e0 l'acte d'accusation qui le remplace.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes t\u00e9moins s'\u00e9loignent, \u00e0 juste titre, du d\u00e9fi lanc\u00e9 par Lewis de traiter Kromberg de menteur, voire de mettre en doute sa bonne foi. Le plan de Lewis est tr\u00e8s clairement de d\u00e9clarer \u00e0 la fin que tous les t\u00e9moins ont accept\u00e9 la bonne foi de Kromberg et qu'il s'agit donc d'une poursuite \u00e9quitable et que la d\u00e9fense n'a pas d'argument.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJe peux peut-\u00eatre vous aider. Je n'accepte pas la bonne foi de Kromberg. Je n'h\u00e9site pas \u00e0 traiter Kromberg de menteur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELorsque la meilleure chose que votre coll\u00e8gue qui vous soutient le plus peut dire \u00e0 votre sujet, c'est que les islamophobes d\u00e9clar\u00e9s jouissent d'une popularit\u00e9 temporaire au lendemain d'un attentat terroriste, alors il y a un vrai probl\u00e8me. Il y a un vrai probl\u00e8me avec Gordon Kromberg, et Lewis pourrait bien en venir \u00e0 regretter d'avoir repos\u00e9 le poids de la cr\u00e9dibilit\u00e9 de toute son affaire sur une telle base.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EKromberg a une histoire r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de remarques islamophobes, y compris \u00e0 propos des femmes musulmanes. Comme l'a rapport\u00e9 le Wall Street Journal \u003Ca href=\"https:\/\/www.wsj.com\/articles\/BL-LB-6478\"\u003Ele 15 septembre 2008\u003C\/a\u003E,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Kromberg a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s critiqu\u00e9 r\u00e9cemment pour ses commentaires et ses tactiques dans les poursuites pour terrorisme\"... a d\u00e9clar\u00e9 Andrew McCarthy, un ancien procureur f\u00e9d\u00e9ral pour le terrorisme. \"Tant que rien n'explose, ils diront que vous \u00eates islamophobe. Mais quand quelque chose explose, si le prochain 11 septembre se produit, que Dieu vienne en aide \u00e0 quiconque n'aura pas \u00e9t\u00e9 aussi agressif que Gordon (Kromberg)\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EPour les lecteurs britanniques, Kromberg est l'\u00e9quivalent de Katie Hopkins dans le domaine juridique. Rappelez-vous cette image chaque fois que Lewis s'appuie sur Gordon Kromberg.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPlus pr\u00e9cis\u00e9ment, tous les t\u00e9moins experts ont jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent d\u00e9clar\u00e9 que le pr\u00e9cieux m\u00e9morandum de Kromberg expliquant la port\u00e9e de l'acte d'accusation sont inexacts. Il est en contradiction soit avec la pratique r\u00e9elle aux \u00c9tats-Unis (l'avocat Clive Stafford Smith a fait cette remarque), soit avec les statuts r\u00e9els auxquels il se r\u00e9f\u00e8re (les avocats Trevor Timm et bien s\u00fbr Mark Summers pour la d\u00e9fense font tous deux cette remarque).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl est essentiel de noter que Kromberg a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 une habitude \u00e0 d\u00e9tourner la loi comme ici. C'est \u00e9galement le cas du Wall Street Journal :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\u00ab Le juge f\u00e9d\u00e9ral Leonie M. Brinkema s'en est pris au procureur (Kromberg), qualifiant sa remarque d'insultante. Auparavant, elle avait r\u00e9primand\u00e9 Kromberg pour avoir modifi\u00e9 une ordonnance d'immunit\u00e9 passe-partout au-del\u00e0 des termes \u00e9nonc\u00e9s par le Congr\u00e8s et s'\u00e9tait demand\u00e9 si les droits constitutionnels d'Arian avaient \u00e9t\u00e9 viol\u00e9s.\u003Cp\u003E\"Je ne vous attribue en aucun cas de mauvaises intentions ou quoi que ce soit de clandestin, mais je pense qu'il est vraiment effrayant et peu judicieux pour un procureur de fournir une ordonnance \u00e0 la Cour qui ne suit pas le langage explicite des statuts, en particulier ce statut particulier\", a d\u00e9clar\u00e9 Brinkema lors de l'audience dans la salle d'audience d'Alexandrie. \u00bb\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa prochaine fois que Lewis demandera \u00e0 un t\u00e9moin s'il met en doute la bonne foi de Kromberg, il voudra peut-\u00eatre r\u00e9pondre \"oui\". Ce ne sera certainement pas la premi\u00e8re fois. Comme l'a d\u00e9clar\u00e9 aujourd'hui Trevor Timm, les procureurs principaux du minist\u00e8re de la Justice se sont oppos\u00e9s \u00e0 cette poursuite, la jugeant inconstitutionnelle, et ont refus\u00e9 d'\u00eatre impliqu\u00e9s. Trump s'est retrouv\u00e9 avec cette racaille de droite discr\u00e9dit\u00e9e. Nous voici maintenant \u00e0 l'Old Bailey, avec un Lewis en d\u00e9tresse qui s'accroche \u00e0 ce gros tas de Kromberg pour le soutenir intellectuellement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/www.craigmurray.org.uk\/archives\/2020\/09\/your-man-in-the-public-gallery-assange-hearing-day-8\"\u003Ecraigmurray.org.uk\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003ELe Compte-Rendu de Craig Murray (plusieurs jours)\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ECLIVE STAFFORD SMITH\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe matin, nous sommes all\u00e9s directement \u00e0 la d\u00e9position de #CliveStaffordSmith, un avocat britannique\/am\u00e9ricain ayant la double nationalit\u00e9 et autoris\u00e9 \u00e0 exercer au Royaume-Uni. Il a fond\u00e9 Reprieve en 1999, \u00e0 l'origine pour s'opposer \u00e0 la peine de mort, mais apr\u00e8s 2001, il s'est diversifi\u00e9 dans les affaires de torture, de d\u00e9tention illicite et de restitution extraordinaire en relation avec la \"guerre contre le terrorisme\".\u003Cbr \/\u003E\nClive Stafford Smith \u003Ca href=\"https:\/\/dontextraditeassange.com\/statements\/clive-stafford-smith-witness-statement\"\u003Ea t\u00e9moign\u00e9\u003C\/a\u003E que la publication des c\u00e2bles par Wikileaks avait \u00e9t\u00e9 d'une grande utilit\u00e9 pour les litiges au Pakistan contre les frappes ill\u00e9gales de drones. Comme le dit le t\u00e9moignage de Clive :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"86. L'une de mes motivations pour travailler sur ces affaires \u00e9tait que la campagne am\u00e9ricaine de drones semblait \u00eatre horriblement mal g\u00e9r\u00e9e et qu'elle avait pour cons\u00e9quence que des informateurs pay\u00e9s donnaient de fausses informations sur des personnes innocentes qui \u00e9taient ensuite tu\u00e9es lors des frappes. Par exemple, lorsque j'ai partag\u00e9 le podium avec Imran Khan lors d'une\"jirga\"avec les victimes des frappes de drones, j'ai dit dans mes remarques publiques que la salle contenait probablement une ou deux personnes \u00e0 la solde de la #CIA. Ce que je n'ai jamais devin\u00e9, c'est que non seulement c'\u00e9tait vrai, mais que l'informateur ferait plus tard une fausse d\u00e9claration sur un adolescent ayant particip\u00e9 \u00e0 la jirga, de sorte que lui et son cousin ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s lors d'une attaque de drone trois jours plus tard. Nous savions, d'apr\u00e8s le communiqu\u00e9 de presse officiel qui a suivi, que les\"renseignements\"donn\u00e9s aux \u00c9tats-Unis impliquaient quatre\"militants\"dans une voiture ; nous savions, d'apr\u00e8s sa famille, que seuls lui et son cousin allaient chercher une tante. Il y a une r\u00e8gle assez constante que l'on peut voir \u00e0 l'œuvre ici : il est, bien s\u00fbr, beaucoup plus s\u00fbr pour un informateur de faire une d\u00e9claration sur quelqu'un qui n'est\"personne\", que sur quelqu'un qui est vraiment dangereux.\u003Cp\u003E87. Ce genre d'action horrible provoquait une immense col\u00e8re, faisant chuter le statut de l'Am\u00e9rique au Pakistan, et rendait la vie plus dangereuse pour les Am\u00e9ricains, et non moins dangereuse.\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne action en justice s'appuyant sur des preuves, r\u00e9v\u00e9l\u00e9es par Wikileaks, de la politique am\u00e9ricaine de frappe par drones avait conduit \u00e0 un jugement contre l'assassinat par le juge en chef du Pakistan et \u00e0 un changement radical de l'attitude du public face aux frappes de drones au Waziristan. L'un des r\u00e9sultats a \u00e9t\u00e9 l'arr\u00eat des attaques de drones au Waziristan.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EWikileaks a \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les efforts diplomatiques des Etats-Unis pour bloquer les enqu\u00eates internationales sur les cas de torture et de \u003Ci\u003Erestitutions extraordinaires\u003C\/i\u003E (enl\u00e8vements - NdT). Cela va \u00e0 l'encontre de l'obligation l\u00e9gale des \u00c9tats-Unis de coop\u00e9rer aux enqu\u00eates sur les all\u00e9gations de torture, comme le pr\u00e9voit l'article 9 de la \u003Ca href=\"https:\/\/treaties.un.org\/doc\/Treaties\/1987\/06\/19870626%2002-38%20AM\/Ch_IV_9p.pdf\" target=\"_blank\"\u003EConvention des Nations unies contre la torture\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a poursuivi en disant qu'un document m\u00e9connu publi\u00e9 par Wikileaks \u00e9tait la JPEL, ou \u003Ci\u003EJoint Priority Effects List\u003C\/i\u003E de l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine pour l'Afghanistan, en grande partie une liste de cibles d'assassinat. Cela r\u00e9v\u00e8le un m\u00e9pris impitoyable envers la l\u00e9galit\u00e9 des actions et une attitude pu\u00e9rile \u00e0 l'\u00e9gard du meurtre, avec des surnoms pu\u00e9riles donn\u00e9s aux personnes cibl\u00e9es pour assassinat, certains surnoms employ\u00e9s semblent indiquer que des agents britanniques ou australiens ont particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9daction de la liste.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a donn\u00e9 l'exemple de Bilal Abdul Kareem, citoyen et journaliste am\u00e9ricain qui a fait l'objet de cinq tentatives d'assassinat diff\u00e9rentes aux \u00c9tatsUnis, \u00e0 l'aide de missiles Hellfire tir\u00e9s par des drones. Stafford Smith \u00e9tait engag\u00e9 dans un litige en cours \u00e0 Washington sur la question de savoir si\"le gouvernement am\u00e9ricain a le droit de cibler ses propres citoyens qui sont journalistes pour les assassiner\". (\u003Ca href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/le-gouvernement-americain-affirme-qu-un-journaliste-americain-n-a-pas-le-droit-de-contester-sa-decision-de-l-assassiner.html\"\u003Evoir article dans le Grand Soir\u003C\/a\u003E - NdT)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a ensuite parl\u00e9 de Guantanamo et de l'\u00e9mergence de preuves que de nombreux d\u00e9tenus l\u00e0-bas ne sont pas des terroristes mais ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s en Afghanistan en vertu d'un syst\u00e8me de paiement de primes. Les\"\u003Ci\u003EDetainee Assessment Briefs\u003C\/i\u003E\"publi\u00e9s par Wikileaks n'\u00e9taient pas des informations ind\u00e9pendantes mais des dossiers internes du gouvernement am\u00e9ricain contenant les pires all\u00e9gations que les \u00c9tats-Unis avaient r\u00e9ussi \u00e0\"concocter\"contre des prisonniers, y compris les clients de Stafford Smith, et les faisaient souvent avouer sous la torture.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes documents \u00e9taient des all\u00e9gations du gouvernement am\u00e9ricain et lorsque Wikileaks les a publi\u00e9s, il a pens\u00e9 pour la premi\u00e8re fois que c'\u00e9tait le gouvernement am\u00e9ricain qui les avait fuit\u00e9s pour discr\u00e9diter les accus\u00e9s. Ces documents ne pouvaient pas constituer une menace pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA l'int\u00e9rieur de Guantanamo, un noyau de six d\u00e9tenus sont devenus informateurs et ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour faire de fausses all\u00e9gations contre d'autres d\u00e9tenus. Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'il \u00e9tait difficile de les bl\u00e2mer - ils essayaient de sortir de cet endroit infernal comme tout le monde. Le gouvernement am\u00e9ricain a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l'identit\u00e9 de ces six personnes, ce qui en dit long sur leur souci de prot\u00e9ger les informateurs dans le cadre de leurs accusations contre Wikileaks.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EClive Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'il avait \u00e9t\u00e9\"profond\u00e9ment choqu\u00e9\"par les crimes commis par le gouvernement am\u00e9ricain contre ses clients. Ces crimes comprennent la torture, l'enl\u00e8vement, la d\u00e9tention ill\u00e9gale et le meurtre. Le meurtre d'un d\u00e9tenu \u00e0 l'a\u00e9roport de Baghram en Afghanistan avait \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 comme une technique d'interrogation autoris\u00e9e pour faire peur aux autres d\u00e9tenus. En 2001, il n'aurait jamais cru que le gouvernement am\u00e9ricain aurait pu faire de telles choses.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a parl\u00e9 de l'utilisation de techniques de l'Inquisition espagnole, comme le \u003Ci\u003Estrapado\u003C\/i\u003E, ou la pendaison par les poignets jusqu'\u00e0 ce que les \u00e9paules se disloquent lentement. Il a racont\u00e9 les tortures subies par Binyam Mohammed, un citoyen britannique \u00e0 qui on coupait les parties g\u00e9nitales quotidiennement avec une lame de rasoir. Le gouvernement britannique s'est soustrait \u00e0 ses obligations l\u00e9gales envers Binyam Mohammed et, afin de le discr\u00e9diter, a communiqu\u00e9 \u00e0 la BBC la d\u00e9claration qu'il avait \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 d'avouer sous la torture.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA ce moment, Baraitser est intervenue pour pr\u00e9venir qu'il ne restait plus que 5 minutes de la\"guillotine\"de 30 minutes pour le t\u00e9moignage oral de Stafford Smith. Interrog\u00e9 par MarkSummers pour la d\u00e9fense sur l'aide apport\u00e9e par Wikileaks, Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 que de nombreux documents divulgu\u00e9s r\u00e9v\u00e9laient des enl\u00e8vements ill\u00e9gaux, des restitutions et des tortures et avaient \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s lors de proc\u00e8s. La Cour p\u00e9nale internationale vient d'ouvrir une enqu\u00eate sur les crimes de guerre en Afghanistan, dans laquelle la d\u00e9cision de Wikileaks de divulguer des documents a jou\u00e9 un r\u00f4le.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMark Summers a demand\u00e9 quelle avait \u00e9t\u00e9 la r\u00e9ponse du gouvernement am\u00e9ricain \u00e0 l'ouverture de cette enqu\u00eate de la CPI. Clive Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'un d\u00e9cret avait \u00e9t\u00e9 pris pour sanctionner tout citoyen non am\u00e9ricain qui coop\u00e9rerait avec l'enqu\u00eate de la CPI sur les crimes de guerre commis par les Etats-Unis ou qui en ferait la promotion. Il a sugg\u00e9r\u00e9 que M. Summers serait d\u00e9sormais soumis \u00e0 une sanction am\u00e9ricaine pour avoir pos\u00e9 ces questions.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes 30 minutes de M. Stafford Smith sont maintenant \u00e9coul\u00e9es. Vous pouvez lire \u003Ca href=\"https:\/\/dontextraditeassange.com\/statements\/clive-stafford-smith-witness-statement\"\u003El'int\u00e9gralit\u00e9 de sa d\u00e9claration ici\u003C\/a\u003E. Le premier t\u00e9moin n'aurait pas pu donner un exemple plus clair de la raison pour laquelle tant de temps a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 hier \u00e0 essayer d'emp\u00eacher les t\u00e9moins de la d\u00e9fense d'\u00eatre entendus. Le t\u00e9moignage de Stafford Smith \u00e9tait \u00e9poustouflant et illustrait clairement l'objectif de la guillotine temporelle sur les t\u00e9moins de la d\u00e9fense (la Juge Baraitser a limit\u00e9 le temps d'expression des t\u00e9moins de la d\u00e9fense \u00e0 30mn - NdT). Ce n'est pas un sujet que les gouvernements souhaitent voir largement diffus\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJames Lewis (accusation) QC a ensuite contre-interrog\u00e9 Clive Stafford Smith au nom de l'accusation. Il a not\u00e9 que les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Wikileaks dans le t\u00e9moignage \u00e9crit de Stafford Smith \u00e9taient peu nombreuses. Il a sugg\u00e9r\u00e9 que les preuves de Stafford Smith avaient tendance \u00e0 soutenir que les divulgations de Wikileaks \u00e9taient dans l'int\u00e9r\u00eat public ; mais il n'y avait sp\u00e9cifiquement aucune d\u00e9fense d'int\u00e9r\u00eat public autoris\u00e9e dans le \u003Ci\u003EUK Official Secrets Act\u003C\/i\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait peut-\u00eatre le cas, mais il savait que ce n'\u00e9tait pas le cas en Am\u00e9rique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite d\u00e9clar\u00e9 que dans le t\u00e9moignage \u00e9crit de Stafford Smith, aux paragraphes 92-6, il avait \u00e9num\u00e9r\u00e9 des c\u00e2bles Wikileaks sp\u00e9cifiques qui concernaient la divulgation de la politique en mati\u00e8re de drones. Mais la publication de ces c\u00e2bles particuliers ne faisait pas partie de l'acte d'accusation. Lewis a lu une partie d'une d\u00e9claration sous serment de l'assistant du procureur am\u00e9ricain Kromberg, selon laquelle Assange n'\u00e9tait inculp\u00e9 que pour des c\u00e2bles contenant la publication de noms d'informateurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a r\u00e9pondu que Kromberg pouvait le dire, mais que dans la pratique, ce ne serait pas le cas aux \u00c9tats-Unis. L'accusation est celle de conspiration, et la mani\u00e8re dont ces accusations sont d\u00e9finies dans le syst\u00e8me am\u00e9ricain permettrait d'inclure le plus grand nombre de preuves possible. Le premier t\u00e9moin au proc\u00e8s serait un\"expert en terrorisme\"qui dresserait un tableau large et approfondi de l'histoire de la menace contre les \u00c9tats-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 si Stafford Smith avait lu l'acte d'accusation. Il a r\u00e9pondu qu'il avait lu le pr\u00e9c\u00e9dent acte d'accusation, mais pas le nouvel acte d'accusation qui le remplace.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que les c\u00e2bles cit\u00e9s par Stafford Smith avaient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s par le Washington Post et le New York Times avant d'\u00eatre publi\u00e9s par Wikileaks. Stafford Smith a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait vrai, mais il a compris que ces journaux les avaient obtenus de Wikileaks. Lewis a ensuite d\u00e9clar\u00e9 que le Washington Post et le New York Times n'\u00e9taient pas poursuivis pour avoir publi\u00e9 les m\u00eames informations ; comment la publication de ces documents pourrait-elle donc \u00eatre pertinente dans cette affaire ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis cita \u00e0 nouveau Kromberg :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Le seul cas dans lequel l'acte d'accusation qui remplace l'acte d'accusation englobe la publication de documents, est celui o\u00f9 ces documents contiennent des noms de personnes mises en danger\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a de nouveau r\u00e9pondu que, dans la pratique, ce n'\u00e9tait pas ainsi que l'affaire se d\u00e9roulerait aux \u00c9tats-Unis. Lewis demande si Stafford Smith traite Kromberg de menteur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EA ce moment, Julian Assange s'est \u00e9cri\u00e9 depuis le banc des accus\u00e9s :\"\u003Ci\u003EC'est absurde. Le premier chef d'accusation r\u00e9p\u00e8te tout au long une \"conspiration pour publier\u003C\/i\u003E\". Apr\u00e8s un bref ajournement, Baraitser pr\u00e9vient Julian qu'il sera renvoy\u00e9 du tribunal s'il interrompt \u00e0 nouveau la proc\u00e9dure.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'il n'avait pas dit que Kromberg \u00e9tait un menteur, et qu'il n'avait pas vu le document complet que Lewis lui citait de mani\u00e8re s\u00e9lective. Le chef d'accusation #1 de l'acte d'accusation est la conspiration pour obtenir des informations relatives \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale et il est fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la diffusion au public dans un sous-paragraphe. Cela ne se limite pas \u00e0 ce que sugg\u00e8re Kromberg et son affirmation ne correspond pas \u00e0 l'exp\u00e9rience de Stafford Smith sur la mani\u00e8re dont les proc\u00e8s pour atteinte \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale se d\u00e9roulent aux \u00c9tats-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 que personne n'\u00e9tait poursuivi pour publication \u00e0 l'exception d'Assange, et cela ne concernait que la publication de noms. Il a ensuite demand\u00e9 \u00e0 Stafford Smith s'il avait d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9 un poste de responsabilit\u00e9 dans la classification d'informations, ce \u00e0 quoi il a obtenu une r\u00e9ponse n\u00e9gative. Lewis a ensuite demand\u00e9 s'il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 en position officielle de d\u00e9classifier des documents. Stafford Smith a r\u00e9pondu par la n\u00e9gative, mais il \u00e9tait titulaire d'une habilitation de s\u00e9curit\u00e9 am\u00e9ricaine lui permettant de voir des documents classifi\u00e9s relatifs \u00e0 ses affaires, et avait souvent demand\u00e9 \u00e0 ce que des documents soient d\u00e9classifi\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 que l'affirmation de Kromberg selon laquelle l'enqu\u00eate de la CPI constituait une menace pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale \u00e9tait absurde (j'avoue que je ne sais pas d'o\u00f9 vient cette affirmation ni pourquoi Stafford Smith l'a soudainement abord\u00e9e). Lewis a sugg\u00e9r\u00e9 que la question du pr\u00e9judice caus\u00e9 \u00e0 l'int\u00e9r\u00eat national am\u00e9ricain par les activit\u00e9s d'Assange \u00e9tait mieux d\u00e9cid\u00e9e par un jury aux \u00c9tats-Unis. L'accusation devait prouver le pr\u00e9judice caus\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats des \u00c9tats-Unis ou l'aide apport\u00e9e \u00e0 un ennemi des \u00c9tats-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'au-del\u00e0 de l'adoption par le gouvernement de la torture, de l'enl\u00e8vement et de l'assassinat, il pensait que la manie de sur-classifier des informations gouvernementales apr\u00e8s 2001 \u00e9tait une menace encore plus grande pour le mode de vie am\u00e9ricain. Il a rappel\u00e9 son client Moazzam Begg - les preuves de la torture de Moazzam ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9es \"secr\u00e8tes\" au motif que le fait de savoir que les \u00c9tats-Unis utilisaient la torture porterait atteinte aux int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite s'est ensuite int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 un passage du livre \"\u003Ci\u003EWikileaks ; Inside Julian Assange's War on Secrecy\u003C\/i\u003E\", dans lequel Luke Harding d\u00e9clare que David Leigh et lui-m\u00eame sont tr\u00e8s soucieux de prot\u00e9ger les noms des informateurs, mais que Julian Assange a d\u00e9clar\u00e9 que les informateurs afghans sont des tra\u00eetres qui m\u00e9ritent d'\u00eatre punis. \"Ils \u00e9taient des informateurs, donc s'ils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, ils l'ont m\u00e9rit\u00e9.\" Lewis a essay\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises d'impliquer Stafford Smith dans cette affaire, mais Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises qu'il comprenait que ces faits pr\u00e9sum\u00e9s \u00e9taient contest\u00e9s et qu'il n'avait aucune connaissance personnelle.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a conclu en r\u00e9p\u00e9tant une fois de plus que l'acte d'accusation ne couvrait que la publication de noms. Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 qu'il mangerait son chapeau si c'\u00e9tait tout ce qui \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 au proc\u00e8s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn r\u00e9examen, Mark Summers a d\u00e9clar\u00e9 que Lewis avait qualifi\u00e9 la divulgation de la torture, du meurtre et de l'enl\u00e8vement comme \u00e9tant \"dans l'int\u00e9r\u00eat public\". Cette description \u00e9tait-elle suffisante ? Stafford Smith a r\u00e9pondu que non, il s'agissait \u00e9galement de fournir des preuves de crimes, de crimes de guerre et d'activit\u00e9s ill\u00e9gales.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a demand\u00e9 \u00e0 Stafford Smith d'examiner l'acte d'accusation en tant qu'avocat am\u00e9ricain (Stafford Smith l'est) et de voir s'il \u00e9tait d'accord avec la caract\u00e9risation de Lewis selon laquelle elle ne couvrait que les publications o\u00f9 des noms \u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9s. Summers a lu \u00e0 haute voix cette partie de l'acte d'accusation rempla\u00e7ante\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_179003_ded752.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003Eet souligne le \"\u003Ci\u003Eet\u003C\/i\u003E\" qui fait que les documents mentionnant des noms ne forment pas une cat\u00e9gorie \u00e0 part et font bien partie des cat\u00e9gories \u00e9num\u00e9r\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment. Vous pouvez lire l'acte d'accusation \u003Ca href=\"https:\/\/www.lawfareblog.com\/wikileaks-founder-assange-charged-superseding-indictment\"\u003Ecomplet ici\u003C\/a\u003E ; soyez prudent en parcourant ce site car il existe des actes d'accusation ant\u00e9rieurs ; le gouvernement am\u00e9ricain change son acte d'accusation dans cette affaire \u00e0 peu pr\u00e8s aussi souvent que Kim Kardashian change de sac \u00e0 main.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a \u00e9galement indiqu\u00e9 que les chefs d'accusation 4, 7, 10, 13 et 17 ne se limitent pas \u00e0 la d\u00e9signation des informateurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EStafford Smith a de nouveau r\u00e9p\u00e9t\u00e9 son point de vue assez diff\u00e9rent, \u00e0 savoir qu'en pratique, l'affirmation de Kromberg ne correspond pas vraiment \u00e0 la mani\u00e8re dont ces affaires se d\u00e9roulent aux \u00c9tats-Unis de toute fa\u00e7on. En r\u00e9ponse \u00e0 une autre question, il a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 que le gouvernement am\u00e9ricain avait lui-m\u00eame communiqu\u00e9 les noms de ses informateurs de Guantanamo Bay.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn ce qui concerne le passage cit\u00e9 de David Leigh, Summers a demand\u00e9 \u00e0 Stafford Smith \"Savez-vous que M. Harding a publi\u00e9 des contre-v\u00e9rit\u00e9s dans la presse\". Lewis s'y est oppos\u00e9 et Summers a retir\u00e9 sa question (bien que cela soit \u003Ca href=\"https:\/\/theintercept.com\/2019\/01\/02\/five-weeks-after-the-guardians-viral-blockbuster-assangemanafort-scoop-no-evidence-has-emerged-just-stonewalling\"\u003Ecertainement vrai\u003C\/a\u003E).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECeci conclut le t\u00e9moignage de Clive Stafford Smith. Avant le t\u00e9moin suivant, Lewis a fait valoir au juge qu'il \u00e9tait incontestable que le nouvel acte d'accusation ne concernait que la publication des noms des accus\u00e9s. Baraitser avait r\u00e9pondu que cela \u00e9tait clairement contest\u00e9 et que l'affaire serait d\u00e9battue en temps utile.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELE PROFESSEUR MARK FELDSTEIN\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'apr\u00e8s-midi a repris le t\u00e9moignage du professeur MarkFeldstein, commenc\u00e9 sporadiquement lundi au milieu de p\u00e9pins techniques. C'est pourquoi je n'ai pas encore signal\u00e9 le faux d\u00e9part ; je le pr\u00e9sente ici comme un seul et m\u00eame t\u00e9moignage. La d\u00e9position compl\u00e8te du professeur Feldstein \u003Ca href=\"https:\/\/dontextraditeassange.com\/press-release\/mark-feldstein-statement\"\u003Ese trouve ici\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe professeur Feldstein est titulaire de la chaire de journalisme de radiot\u00e9l\u00e9vision \u00e0 l'universit\u00e9 du Maryland et a vingt ans d'exp\u00e9rience en tant que journaliste d'investigation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a d\u00e9clar\u00e9 que les fuites d'informations classifi\u00e9es se produisent couramment aux \u00c9tats-Unis. Les fonctionnaires du gouvernement le font fr\u00e9quemment. Une \u00e9tude universitaire a estim\u00e9 que ces fuites se comptaient par \"milliers\". Il y avait des journalistes sp\u00e9cialis\u00e9s dans la s\u00e9curit\u00e9 nationale qui ont re\u00e7u des prix Pulitzer pour avoir re\u00e7u de telles fuites sur des questions militaires et de d\u00e9fense. Les informations divulgu\u00e9es sont publi\u00e9es quotidiennement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a d\u00e9clar\u00e9 que \"le premier amendement prot\u00e8ge la presse, et il est essentiel que le premier amendement le fasse, non pas parce que les journalistes sont privil\u00e9gi\u00e9s, mais parce que le public a le droit de savoir ce qui se passe\". Historiquement, le gouvernement n'a jamais poursuivi un \u00e9diteur pour avoir publi\u00e9 des secrets ayant fait l'objet d'une fuite. Il avait poursuivi des d\u00e9nonciateurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl y a eu des tentatives historiques de poursuivre des journalistes individuels, mais toutes n'ont abouti \u00e0 rien et toutes ont \u00e9t\u00e9 une attaque sp\u00e9cifique contre un ennemi pr\u00e9sidentiel per\u00e7u. Feldstein a \u00e9num\u00e9r\u00e9 trois cas de tentatives de ce type, mais aucun n'a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 devant un grand jury.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(C'est ici que la technologie a fait d\u00e9faut lundi. Nous reprenons maintenant avec mardi apr\u00e8s-midi).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMark Summers a interrog\u00e9 le professeur Feldstein sur l'affaire Jack Anderson. Feldstein a r\u00e9pondu qu'il avait fait des recherches \u00e0 ce sujet pour son livre \u003Ci\u003E\"Poisoning the Press\u003C\/i\u003E\". Nixon avait pr\u00e9vu de poursuivre Anderson en vertu de la loi sur l'espionnage mais avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 par son procureur g\u00e9n\u00e9ral que le premier amendement rendait la chose impossible. En cons\u00e9quence, Nixon avait men\u00e9 une campagne contre Anderson qui comprenait des diffamations contre les homosexuels, l'installation d'un espion dans son bureau et la falsification de documents sur lui. Il avait m\u00eame \u00e9t\u00e9 question d'un complot d'assassinat par le poison.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a abord\u00e9 le t\u00e9moignage de Feldstein sur des articles de journaux \"Blockbuster\" bas\u00e9s sur les publications de Wikileaks :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003EUne vid\u00e9o troublante de soldats am\u00e9ricains tirant sur une foule depuis un h\u00e9licopt\u00e8re au-dessus de Bagdad, tuant au moins 18 personnes ; les soldats riaient en prenant pour cible des civils non arm\u00e9s, dont deux journalistes de Reuters.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes responsables am\u00e9ricains ont recueilli des preuves d\u00e9taill\u00e9es et souvent macabres qu'environ 100 000 civils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s apr\u00e8s l'invasion de l'Irak, contrairement aux affirmations publiques de l'administration du pr\u00e9sident George W. Bush, qui minimisait le nombre de morts et insistait sur le fait que de tels chiffres n'\u00e9tait pas cr\u00e9dibles. Environ 15.000 meurtres de civils n'avaient jamais \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9s auparavant.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes forces am\u00e9ricaines en Irak fermaient r\u00e9guli\u00e8rement les yeux lorsque le gouvernement soutenu par les \u00c9tats-Unis brutalisait les d\u00e9tenus, les soumettant \u00e0 des coups, des fouets, des br\u00fblures, des chocs \u00e9lectriques et la sodomie.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003EApr\u00e8s la publication par WikiLeaks de r\u00e9cits compil\u00e9s par des diplomates am\u00e9ricains sur la corruption rampante du pr\u00e9sident tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et de sa famille, les manifestations de rue qui ont suivi ont forc\u00e9 le dictateur \u00e0 fuir en Arabie saoudite. Lorsque les troubles en Tunisie se sont \u00e9tendus \u00e0 d'autres pays du Moyen-Orient, WikiLeaks a \u00e9t\u00e9 largement salu\u00e9 comme un catalyseur cl\u00e9 de ce \"printemps arabe\".\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003EEn Afghanistan, les \u00c9tats-Unis ont d\u00e9ploy\u00e9 une unit\u00e9 secr\u00e8te de forces sp\u00e9ciales \"noires\" pour traquer les chefs talibans \"de grande valeur\" afin de les \"tuer ou les capturer\" sans proc\u00e8s.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELe gouvernement am\u00e9ricain a \u00e9tendu la collecte de renseignements secrets par ses diplomates aux Nations unies et \u00e0 l'\u00e9tranger, en ordonnant \u00e0 des envoy\u00e9s de recueillir les num\u00e9ros de cartes de cr\u00e9dit, les horaires de travail et les num\u00e9ros de vol fr\u00e9quents des dignitaires \u00e9trangers - \u00e9rodant ainsi la distinction entre les agents du service ext\u00e9rieur et les espions.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELe roi Abdallah d'Arabie saoudite a secr\u00e8tement implor\u00e9 les \u00c9tats-Unis de \"couper la t\u00eate du serpent\" et d'emp\u00eacher l'Iran de d\u00e9velopper des armes nucl\u00e9aires, alors m\u00eame que les donateurs priv\u00e9s saoudiens \u00e9taient la premi\u00e8re source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes douaniers ont surpris le vice-pr\u00e9sident de l'Afghanistan en train de transporter 52 millions de dollars en esp\u00e8ces inexpliqu\u00e9s lors d'un voyage \u00e0 l'\u00e9tranger, un exemple parmi d'autres de la corruption end\u00e9mique aux plus hauts niveaux du gouvernement afghan que les \u00c9tats-Unis ont contribu\u00e9 \u00e0 soutenir.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes \u00c9tats-Unis ont lib\u00e9r\u00e9 des \"combattants ennemis \u00e0 haut risque\" de leur prison militaire de Guantanamo Bay, \u00e0 Cuba, qui ont ensuite r\u00e9apparu sur les champs de bataille du Moyen-Orient. Dans le m\u00eame temps, les prisonniers de Guantanamo qui se sont av\u00e9r\u00e9s inoffensifs - comme un villageois afghan de 89 ans souffrant de d\u00e9mence s\u00e9nile - ont \u00e9t\u00e9 maintenus en captivit\u00e9 pendant des ann\u00e9es.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003ELes responsables am\u00e9ricains ont class\u00e9 le service de renseignement pakistanais comme une organisation terroriste et ont d\u00e9couvert qu'il avait complot\u00e9 avec les talibans pour attaquer les soldats am\u00e9ricains en Afghanistan - m\u00eame si le Pakistan re\u00e7oit plus d'un milliard de dollars par an en aide am\u00e9ricaine. Le pr\u00e9sident civil du Pakistan, Asif Ali Zardari, a confi\u00e9 qu'il avait un contr\u00f4le limit\u00e9 pour arr\u00eater cela et a exprim\u00e9 sa crainte que sa propre arm\u00e9e puisse \"m'\u00e9liminer\".\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a reconnu que beaucoup de ces \u00e9v\u00e9nements avaient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des actes criminels et des crimes de guerre, et qu'ils constituaient des sujets importants pour les m\u00e9dias am\u00e9ricains. Summers a interrog\u00e9 Feldstein sur le fait qu'Assange \u00e9tait accus\u00e9 d'avoir sollicit\u00e9 des informations classifi\u00e9es. Feldstein a r\u00e9pondu que la collecte d'informations classifi\u00e9es est une \"proc\u00e9dure op\u00e9rationnelle standard\" pour les journalistes. \"Toute ma carri\u00e8re a consist\u00e9 \u00e0 solliciter des documents ou des dossiers secrets\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a soulign\u00e9 qu'une des accusations \u00e9tait qu'Assange avait aid\u00e9 Manning \u00e0 couvrir ses traces en cassant un mot de passe. \"Essayer d'aider \u00e0 prot\u00e9ger votre source est une obligation journalistique\" a r\u00e9pondu Feldstein. Les journalistes fournissent aux sources des t\u00e9l\u00e9phones, de faux comptes de courrier \u00e9lectronique et les aident \u00e0 supprimer leurs empreintes digitales, r\u00e9elles ou num\u00e9riques. Ce sont des techniques journalistiques standard, enseign\u00e9es dans les \u00e9coles de journalisme et les ateliers.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers s'est enquis de la divulgation des noms et du pr\u00e9judice potentiel pour les personnes. Feldstein a r\u00e9pondu que c'\u00e9tait \"facile \u00e0 affirmer, difficile \u00e0 \u00e9tablir\". Les r\u00e9clamations des gouvernements concernant les dommages caus\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale sont r\u00e9guli\u00e8rement exag\u00e9r\u00e9es et doivent \u00eatre trait\u00e9es avec scepticisme. Dans le cas des documents du Pentagone, le gouvernement avait affirm\u00e9 que la publication permettrait d'identifier les agents de la CIA, de r\u00e9v\u00e9ler les plans militaires et de prolonger la guerre du Vietnam. Ces affirmations se sont toutes r\u00e9v\u00e9l\u00e9es fausses.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESur les bandes audio de la Maison Blanche, Nixon avait \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 disant \u00e0 ses assistants de \"se payer\" le New York Times. Il a d\u00e9clar\u00e9 que leurs publications devraient \u00eatre \"pr\u00e9sent\u00e9es en termes d'aide et de confort pour l'ennemi\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers s'est interrog\u00e9 sur l'attitude de l'administration Obama \u00e0 l'\u00e9gard de Wikileaks. Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 qu'il n'y avait eu aucune poursuite apr\u00e8s les principales publications de Wikileaks en 2010\/11. Mais le d\u00e9partement de la justice d'Obama avait lanc\u00e9 une \"enqu\u00eate agressive\". Cependant, ils ont conclu en 2013 que le Premier Amendement rendait toute poursuite impossible. Le porte-parole du minist\u00e8re de la Justice, Matthew Miller, avait \u00e9crit qu'ils pensaient que ce serait un dangereux pr\u00e9c\u00e9dent qui pourrait \u00eatre utilis\u00e9 contre d'autres journalistes et publications.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvec l'administration Trump, tout avait chang\u00e9. Trump avait d\u00e9clar\u00e9 qu'il souhaitait \"mettre les journalistes en prison\". Pompeo lorsque le chef de la CIA avait qualifi\u00e9 Wikileaks d'\"agence de renseignement hostile\". Sessions avait d\u00e9clar\u00e9 que la poursuite d'Assange \u00e9tait \"une priorit\u00e9\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJames Lewis s'est ensuite lev\u00e9 pour contre-interroger Feldstein. Il a adopt\u00e9 une approche particuli\u00e8rement hautaine et agressive, et a commenc\u00e9 par demander \u00e0 Feldstein de se limiter \u00e0 des r\u00e9ponses tr\u00e8s courtes et concises \u00e0 ses questions pr\u00e9cises. Il a d\u00e9clar\u00e9 que Feldstein \"pr\u00e9tendait \u00eatre\" un t\u00e9moin expert, et avait sign\u00e9 pour affirmer qu'il avait lu les r\u00e8gles de proc\u00e9dure p\u00e9nale. Pourrait-il dire \u00e0 la Cour ce que ces r\u00e8gles disent ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECela avait clairement pour but de faire tr\u00e9bucher Feldstein. Je suis s\u00fbr que j'ai d\u00fb accepter les termes et conditions de WordPress pour pouvoir publier ce blog, mais si vous me d\u00e9fiez en me rappelant ce qu'ils disent, je vais avoir du mal. Cependant, Feldstein n'a pas h\u00e9sit\u00e9, mais il est revenu directement en disant qu'il les avait lues, et qu'elles \u00e9taient assez diff\u00e9rentes des r\u00e8gles am\u00e9ricaines, stipulant l'impartialit\u00e9 et l'objectivit\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 quelle \u00e9tait l'expertise de Feldstein. Feldstein a r\u00e9pondu la pratique, la conduite et l'histoire du journalisme aux \u00c9tats-Unis. Lewis a demand\u00e9 si Feldstein \u00e9tait l\u00e9galement qualifi\u00e9. Feldstein r\u00e9pondit que non, mais qu'il ne donnait pas d'avis juridique. Lewis a demand\u00e9 s'il avait lu l'acte d'accusation. Feldstein a r\u00e9pondu qu'il n'avait pas lu le dernier acte d'accusation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que Feldstein avait d\u00e9clar\u00e9 qu'Obama avait d\u00e9cid\u00e9 de ne pas engager de poursuites alors que Trump l'avait fait. Mais il \u00e9tait clair que l'enqu\u00eate s'\u00e9tait poursuivie depuis les administrations Obama et Trump. Feldstein a r\u00e9pondu par l'affirmative, mais le fait est qu'il n'y a pas eu de poursuites sous Obama.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un article du Washington Post que Feldstein avait cit\u00e9 dans son t\u00e9moignage et inclus dans ses notes de bas de page, mais dont il n'avait pas joint de copie. \"Est-ce parce qu'il contenait un passage que vous ne souhaitez pas que nous lisions ?\" Lewis a d\u00e9clar\u00e9 que Feldstein avait omis la citation selon laquelle \"aucune d\u00e9cision formelle n'avait \u00e9t\u00e9 prise\" par l'administration Obama, et une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la possibilit\u00e9 de poursuites pour des activit\u00e9s autres que la publication.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein \u00e9tait manifestement un peu secou\u00e9 par l'accusation de distorsion port\u00e9e par Lewis. Il a r\u00e9pondu que son rapport indiquait que l'administration Obama n'avait pas engag\u00e9 de poursuites, ce qui \u00e9tait vrai. Il avait not\u00e9 l'article en bas de page ; il n'avait pas pens\u00e9 qu'il devait \u00e9galement en fournir une copie. Il a fait preuve de s\u00e9lection \u00e9ditoriale en citant l'article.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 que, d'apr\u00e8s d'autres sources, un juge avait d\u00e9clar\u00e9 au tribunal de district qu'une enqu\u00eate \u00e9tait en cours et le juge de district Mehta avait d\u00e9clar\u00e9 que d'autres poursuites contre des personnes autres que Manning \u00e9taient envisag\u00e9es. Pourquoi Feldstein n'avait-il pas inclus cette information dans son rapport ? L'avocat d'Assange, Barry J Pollock, avait d\u00e9clar\u00e9 \"nous n'avons pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s s'ils veulent clore l'enqu\u00eate ou ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas engager des poursuites\". Ne serait-il pas juste d'ajouter cela \u00e0 son rapport ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe professeur Feldstein a r\u00e9pondu qu'il serait difficile de convaincre M. Assange et ses avocats que les poursuites ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es, mais nous savons qu'aucune nouvelle information n'a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e devant le Grand Jury en 2015\/16.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a d\u00e9clar\u00e9 qu'en 2016, Assange avait propos\u00e9 de se rendre aux \u00c9tats-Unis pour faire face aux accusations si Manning b\u00e9n\u00e9ficiait de la cl\u00e9mence. Cela ne montre-t-il pas que l'administration Obama avait l'intention de porter des accusations ? Cela n'aurait-il pas d\u00fb figurer dans son rapport ? Feldstein a r\u00e9pondu que non, car cela n'\u00e9tait pas pertinent. Assange n'\u00e9tait pas en mesure de savoir ce que faisait le minist\u00e8re de la Justice d'Obama. Les t\u00e9moignages ult\u00e9rieurs des initi\u00e9s du minist\u00e8re de la justice d'Obama ont \u00e9t\u00e9 beaucoup plus pr\u00e9cieux.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a demand\u00e9 si l'administration Obama avait d\u00e9cid\u00e9 de ne pas engager de poursuites, pourquoi le Grand Jury resterait-il ouvert ? Feldstein a r\u00e9pondu que cela arrivait tr\u00e8s fr\u00e9quemment. Cela pouvait \u00eatre pour de nombreuses raisons, notamment pour collecter des informations sur les pr\u00e9sum\u00e9s co-conspirateurs, ou simplement dans l'espoir d'obtenir de nouvelles preuves.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a sugg\u00e9r\u00e9 que le plus que Feldstein pourrait honn\u00eatement dire est que l'administration Obama avait laiss\u00e9 entendre qu'ils ne poursuivraient pas pour des informations obtenues passivement, mais cela ne s'\u00e9tendait pas \u00e0 une d\u00e9cision de ne pas poursuivre pour piratage informatique avec Chelsea Manning. \"Si Obama n'a pas d\u00e9cid\u00e9 de ne pas engager de poursuites, et que l'enqu\u00eate s'est poursuivie sous l'administration Trump, alors votre diatribe contre Trump tombe \u00e0 plat.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a poursuivi en disant que le \"probl\u00e8me du New York Times\" (th\u00e8se selon laquelle si on poursuivait Assange et Wikileaks, il faut le faire aussi pour le New York Times - NdT) n'existait pas car le NYT n'avait publi\u00e9 que des informations qu'il avait re\u00e7ues passivement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EContrairement \u00e0 Assange, le NYT n'avait pas conspir\u00e9 avec Manning pour obtenir ill\u00e9galement les documents. Le professeur Feldstein convient-il que le premier amendement ne d\u00e9fend pas un journaliste contre une accusation de cambriolage ou de vol ? Feldstein a r\u00e9pondu qu'un journaliste n'est pas au-dessus de la loi. Lewis a ensuite demand\u00e9 \u00e0 Feldstein si un journaliste avait le droit de \"voler ou d'obtenir ill\u00e9galement des informations\" ou de \"pirater un ordinateur pour obtenir des informations\". Chaque fois, Feldstein a r\u00e9pondu \"non\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 si Feldstein acceptait que Bradley (sic) Manning ait commis un crime. Feldstein a r\u00e9pondu \"oui\". Lewis a ensuite demand\u00e9 \"Si Assange a aid\u00e9 et encourag\u00e9, consult\u00e9 ou fourni ou particip\u00e9 \u00e0 un complot avec Bradley Manning, n'a-t-il pas commis un crime ? Feldstein a r\u00e9pondu que cela d\u00e9pendait de certains\"d\u00e9tails\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite r\u00e9affirm\u00e9 qu'il n'y avait aucune all\u00e9gation selon laquelle le NYT aurait conspir\u00e9 avec Bradley Manning, seulement avec Julian Assange. Sur l'acte d'accusation, seuls les chefs d'accusation 15, 16 et 17 concernent la publication et ceux-ci ne concernent que la publication de documents non expurg\u00e9s. Le New York Times, le Guardian et le Washington Post s'\u00e9taient unis pour condamner la publication par Wikileaks de c\u00e2bles non censur\u00e9s contenant des noms. Lewis a ensuite lu \u00e0 nouveau la m\u00eame citation du livre de Leigh\/Harding qu'il avait remis \u00e0 Stafford Smith, indiquant que Julian Assange avait d\u00e9clar\u00e9 que les informateurs afghans m\u00e9riteraient leur sort.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis demanda :\"Un journaliste responsable publierait-il les noms non censur\u00e9s d'un informateur sachant qu'il est en danger alors qu'il n'est pas n\u00e9cessaire de le faire pour les besoins de l'histoire\". Le professeur Feldstein a r\u00e9pondu\"non\". Lewis a ensuite \u00e9num\u00e9r\u00e9 des exemples d'informations qu'il serait bon que le gouvernement garde secr\u00e8tes, comme\"les mouvements de troupes en temps de guerre, les codes nucl\u00e9aires, le mat\u00e9riel qui pourrait nuire \u00e0 un individu\"et a demand\u00e9 si Feldstein \u00e9tait d'accord pour dire qu'il s'agissait de secrets l\u00e9gitimes. Feldstein a r\u00e9pondu\"oui\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 rh\u00e9toriquement s'il n'\u00e9tait pas plus juste de permettre \u00e0 un jury am\u00e9ricain de juger du pr\u00e9judice. Il a ensuite demand\u00e9 \u00e0 Feldstein :\"Vous dites dans votre rapport qu'il s'agit d'une poursuite politique. Mais un grand jury a soutenu l'accusation. Acceptez-vous qu'il y ait une base probante pour l'accusation ?\". Feldstein a r\u00e9pondu :\"Un grand jury a pris cette d\u00e9cision. Je ne sais pas si c'est vrai.\"Lewis a ensuite lu une d\u00e9claration du procureur adjoint am\u00e9ricain Kromberg selon laquelle les d\u00e9cisions de l'accusation sont prises par des procureurs ind\u00e9pendants qui suivent un code qui exclut les facteurs politiques. Il a demand\u00e9 \u00e0 Feldstein s'il \u00e9tait d'accord avec le fait que les procureurs ind\u00e9pendants \u00e9taient un solide rempart contre les poursuites politiques.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a r\u00e9pondu :\"C'est un point de vue na\u00eff\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a ensuite demand\u00e9 si Feldstein affirmait que le pr\u00e9sident Trump ou son procureur g\u00e9n\u00e9ral avait ordonn\u00e9 ces poursuites sans fondement factuel. Le professeur a r\u00e9pondu qu'il n'avait aucun doute sur le fait qu'il s'agissait de poursuites politiques, ceci \u00e9tant bas\u00e9 sur 1) sa nature sans pr\u00e9c\u00e9dent 2) le rejet des poursuites par Obama mais la d\u00e9cision de poursuivre maintenant sans nouvelles preuves 3) le cadre extraordinairement large des accusations 4) L'hostilit\u00e9 du pr\u00e9sident Trump \u00e0 l'\u00e9gard de la presse.\"C'est politique\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMark Summers a ensuite r\u00e9examin\u00e9 le professeur Feldstein. Il a d\u00e9clar\u00e9 que Lewis avait laiss\u00e9 entendre qu'Assange \u00e9tait complice de Manning dans l'obtention d'informations classifi\u00e9es, mais que le New York Times ne l'\u00e9tait pas. Comprenez-vous que chercher \u00e0 aider une fuite officielle est un crime ? Le professeur Feldstein a r\u00e9pondu\"Non, absolument pas\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Les journalistes demandent-ils des informations classifi\u00e9es ?\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Oui.\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Les journalistes sollicitent-ils de telles informations ?\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Oui.\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Avez-vous connaissance de poursuites judiciaires ant\u00e9rieures pour ce genre d'activit\u00e9 ?\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Non. Absolument pas.\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Pourriez-vous pr\u00e9dire que ce serait criminalis\u00e9 ?\"\u003Cbr \/\u003E\n\"Non, et c'est tr\u00e8s dangereux.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a ensuite demand\u00e9 au professeur Feldstein ce que le New York Times avait fait pour obtenir les documents du Pentagone de Daniel Ellsberg. Feldstein a r\u00e9pondu qu'ils ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s actifs dans la sollicitation de ces documents. Ils avaient une cl\u00e9 de la pi\u00e8ce o\u00f9 se trouvaient les documents et avaient aid\u00e9 \u00e0 les copier. Ils ont jou\u00e9 un r\u00f4le actif et non passif.\"Les journalistes ne sont pas des st\u00e9nographes passifs.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a rappel\u00e9 au professeur Feldstein qu'on lui avait pos\u00e9 des questions sur le piratage informatique. Et si le but du piratage n'\u00e9tait pas d'obtenir l'information, mais de d\u00e9guiser la source ? C'est l'all\u00e9gation sp\u00e9cifique \u00e9nonc\u00e9e dans le m\u00e9morandum 4 de Kromberg, paragraphes 11 \u00e0 14. Le professeur Feldstein a r\u00e9pondu que la protection des sources est une obligation. Les journalistes travaillent en \u00e9troite collaboration avec leurs sources, conspirent avec elles, les cajolent, les encouragent, les guident et les prot\u00e8gent. C'est \u00e7a le journalisme.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a demand\u00e9 au professeur Feldstein s'il \u00e9mettait toujours des r\u00e9serves quand aux dommages que le gouvernement pr\u00e9tend avoir subi. Feldstein a r\u00e9pondu par l'affirmative. Les ant\u00e9c\u00e9dents du gouvernement exigent de la prudence. Summers a soulign\u00e9 qu'il existe d\u00e9j\u00e0 une loi qui rend sp\u00e9cifiquement ill\u00e9gale la r\u00e9v\u00e9lation des sources de renseignement, la loi sur la protection des identit\u00e9s des services de renseignement. Le professeur Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 que si c'\u00e9tait le cas, le fait que l'accusation n'ait pas \u00e9t\u00e9 port\u00e9e en vertu de cette loi sur la protection des identit\u00e9s des services de renseignement prouve que les poursuites se limitent pas \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation d'identit\u00e9s mais sont en fait beaucoup plus larges.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESummers a conclu en disant que Lewis avait d\u00e9clar\u00e9 que Wikileaks avait diffus\u00e9 les c\u00e2bles non censur\u00e9s dans une publication de masse. Cela changerait-il l'\u00e9valuation du professeur si le mat\u00e9riel avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par d'autres. Le professeur Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 qu'il ne voulait pas laisser entendre que ses r\u00e9ponses pouvait \u00eatre des acceptions de la version du gouvernement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEdward Fitzgerald QC a ensuite pris la rel\u00e8ve pour la d\u00e9fense. Il a indiqu\u00e9 au professeur Feldstein qu'il n'y avait pas eu de poursuites contre Assange lorsque Manning a \u00e9t\u00e9 poursuivi, et qu'Obama avait accord\u00e9 la cl\u00e9mence \u00e0 Manning. Ce sont des faits importants. Feldstein est d'accord.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a ensuite d\u00e9clar\u00e9 que l'article du Washington Post, dont Lewis s'est plaint que Feldstein l'avait cit\u00e9 de mani\u00e8re s\u00e9lective, contenait beaucoup plus d'\u00e9l\u00e9ments que Feldstein n'avait pas cit\u00e9s non plus, mais qui soutenaient fortement sa cause, par exemple\"Des fonctionnaires ont dit au Washington Post la semaine derni\u00e8re qu'il n'y avait pas d'acte d'accusation scell\u00e9 et que le minist\u00e8re avait \"tout sauf conclu qu'ils ne porteraient pas d'accusation\". Il a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que lorsque Snowden a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9, Greenwald ne l'a pas \u00e9t\u00e9, et la m\u00eame approche a \u00e9t\u00e9 suivie avec Manning\/Assange. Dans l'ensemble, l'article confirme donc la th\u00e8se de Feldstein, telle qu'elle figure dans son rapport. Feldstein \u00e9tait d'accord. Il a ensuite \u00e9t\u00e9 question d'autres \u00e9l\u00e9ments qui auraient pu \u00eatre inclus pour soutenir sa th\u00e8se.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFitzgerald a conclu en demandant si Feldstein connaissait l'expression \"un grand jury inculperait un sandwich au jambon\". Feldstein a r\u00e9pondu qu'il s'agissait d'un langage courant et a indiqu\u00e9 que les grands jurys \u00e9taient mall\u00e9ables et faisaient presque toujours ce que les procureurs leur demandaient de faire. Il y avait beaucoup d'\u00e9tudes sur ce point.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EREFLEXIONS\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAinsi s'est conclue une autre journ\u00e9e extraordinaire. Une fois de plus, nous n'\u00e9tions que cinq dans la galerie publique (sur 42 si\u00e8ges) et les six personnes autoris\u00e9es dans la galerie vid\u00e9o du tribunal 9 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites \u00e0 trois, car trois si\u00e8ges ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9s par le tribunal pour les \"VIP\" qui ne se sont pas pr\u00e9sent\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes contre-interrogatoires ont montr\u00e9 la faiblesse de la limite de trente minutes impos\u00e9e par Baraitser, avec des t\u00e9moignages de la d\u00e9fense vraiment int\u00e9ressants coup\u00e9s court, puis un temps illimit\u00e9 accord\u00e9 \u00e0 Lewis pour son contre-interrogatoire.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECela a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement pernicieux lors du t\u00e9moignage de Mark Feldstein. Lors de l'extraordinaire contre-interrogatoire de Feldstein par James Lewis, ce dernier a prononc\u00e9 entre cinq et dix fois plus de mots que le t\u00e9moin. Certaines des \"questions\" de Lewis duraient de nombreuses minutes, contenaient d'\u00e9normes passages de citations et \u00e9taient souvent formul\u00e9es avec un double n\u00e9gatif alambiqu\u00e9. Trois fois, Feldstein a refus\u00e9 de r\u00e9pondre parce qu'il ne comprenait pas o\u00f9 se trouvait la question. L'expos\u00e9 initial des preuves par la d\u00e9fense \u00e9tant limit\u00e9 \u00e0 une demi-heure, le contre-interrogatoire de Lewis a dur\u00e9 pr\u00e8s de deux heures, dont 80 % pour Lewis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a \u00e9t\u00e9 intimid\u00e9 par Lewis et a cru que lorsque Lewis lui a dit de r\u00e9pondre de mani\u00e8re tr\u00e8s br\u00e8ve et concise, il avait le pouvoir de le lui ordonner. En fait, Lewis n'est pas le juge et il s'agissait du t\u00e9moignage de Feldstein, pas celui de Lewis. Baraitser n'a pas prot\u00e9g\u00e9 Feldstein ni expliqu\u00e9 son droit de formuler ses propres r\u00e9ponses, alors que c'\u00e9tait de toute \u00e9vidence une d\u00e9cision qu'elle pouvait prendre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAujourd'hui, nous avons entendu deux t\u00e9moins experts, qui avaient tous deux soumis un long t\u00e9moignage \u00e9crit relatif \u00e0 un acte d'accusation, qui \u00e9tait maintenant examin\u00e9 en relation avec un nouvel acte d'accusation qui le remplace, \u00e9chang\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re minute, et qu'aucun des deux n'avait vu. Tous deux ont d\u00e9clar\u00e9 express\u00e9ment qu'ils n'avaient pas vu le nouvel acte d'accusation. En outre, ce nouvel acte d'accusation a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement pr\u00e9par\u00e9 par l'accusation, qui a eu l'avantage d'entendre les arguments de la d\u00e9fense et de voir une grande partie des preuves de la d\u00e9fense, afin de contourner le fait que l'acte d'accusation sur lequel l'audience a commenc\u00e9 \u00e9tait manifestement d\u00e9faillant.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn outre, la d\u00e9fense s'\u00e9tait vu refuser un ajournement pour pr\u00e9parer sa d\u00e9fense contre le nouvel acte d'accusation, ce qui aurait permis \u00e0 ces t\u00e9moins et \u00e0 d'autres de voir l'acte d'accusation qui le remplace, d'adapter leurs preuves en cons\u00e9quence et d'\u00eatre pr\u00eats \u00e0 \u00eatre contre-interrog\u00e9s \u00e0 ce sujet.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EClive Stafford Smith a d\u00e9clar\u00e9 aujourd'hui qu'en 2001, il n'aurait pas cru les crimes scandaleux qui allaient \u00eatre perp\u00e9tr\u00e9s par le gouvernement am\u00e9ricain. Quant \u00e0 moi, je suis oblig\u00e9 de dire que je ne peux tout simplement pas croire l'abus de proc\u00e9dure flagrant qui se d\u00e9roule sous mes yeux dans cette salle d'audience.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/www.craigmurray.org.uk\/archives\/2020\/09\/your-man-in-the-public-gallery-assange-hearing-day-7\"\u003Ecraigmurray.org.uk\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Cbig\u003ETroisi\u00e8me Jour - suite\u003C\/big\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EUn t\u00e9moin de la d\u00e9fense d\u00e9mant\u00e8le les \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s de l'affaire du gouvernement\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu cours de la session de l'apr\u00e8s-midi, Trevor Timm, avocat et directeur ex\u00e9cutif de la Fondation pour la libert\u00e9 de la presse, a pris la barre des t\u00e9moins virtuels pour la d\u00e9fense et, en s'affrontant avec le procureur James Lewis QC lors du contre-interrogatoire, a d\u00e9mont\u00e9 \u00e0 lui seul des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s de l'affaire du gouvernement US.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu cours des deux derniers jours, le gouvernement a soulign\u00e9 deux points essentiels : il ne poursuit pas Assange pour avoir publi\u00e9 mais pour avoir r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les noms d'informateurs. Timm a t\u00e9moign\u00e9 qu'en fait, l'acte d'accusation reproche d'avoir passivement re\u00e7u et poss\u00e9d\u00e9 des informations classifi\u00e9es au-del\u00e0 des documents qui ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les noms des informateurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe point le plus important que Timm a fait valoir est que les d\u00e9fenseurs du Premier amendement et les organisations m\u00e9diatiques s'accordent \u00e0 dire que si la r\u00e9v\u00e9lation des noms des informateurs peut \u00eatre contraire \u00e0 l'\u00e9thique, elle n'est pas ill\u00e9gale. Il a d\u00e9clar\u00e9 que la publication de ces noms \u00e9tait une d\u00e9cision \u00e9ditoriale et que, bien que les organisations de m\u00e9dias puissent ne pas \u00eatre d'accord, il n'appartenait pas au gouvernement de prendre des d\u00e9cisions \u00e9ditoriales.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ENous faisons remarquer depuis longtemps qu'il n'existe aucune loi interdisant de r\u00e9v\u00e9ler les noms des informateurs. Le gouvernement consid\u00e8re que leurs noms constituent des informations de d\u00e9fense prot\u00e9g\u00e9es par la loi sur l'espionnage. M. Timm a en outre d\u00e9clar\u00e9 que la Cour supr\u00eame des \u00c9tats-Unis a, dans le pass\u00e9, prot\u00e9g\u00e9 des propos, m\u00eame s'ils \u00e9taient peu recommandables.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Je ne dis pas que WikiLeaks avait un jugement \u00e9ditorial parfait ou que le New York Times en a un, mais cela ne veut pas dire que les diff\u00e9rences d'opinion le rendent ill\u00e9gal\", a d\u00e9clar\u00e9 Timm. \"Le gouvernement ne devrait pas d\u00e9cider si c'\u00e9tait bon ou pas. La d\u00e9cision est de savoir si c'est ill\u00e9gal et si cette publication n'\u00e9tait pas ill\u00e9gale, et que l'acte d'accusation qui la rend ill\u00e9gale criminaliserait le journalisme\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EIl a ajout\u00e9 :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Dans le proc\u00e8s Manning, le gouvernement am\u00e9ricain n'a pu pointer du doigt aucune victime pr\u00e9cise\" \u00e0 partir de la r\u00e9v\u00e9lation des noms des informateurs. \"Mais quoi qu'il en soit, le premier amendement n'est pas un exercice d'\u00e9quilibre entre le mal et le bien. Il permet parfois des discours odieux. Certains pr\u00e9judices peuvent r\u00e9sulter de la parole, mais notre peuple a d\u00e9termin\u00e9 qu'il est vital pour les journalistes de disposer d'une grande latitude et que la libert\u00e9 d'expression soit prot\u00e9g\u00e9e, m\u00eame si elle se rapproche d'une ligne qui nous met mal \u00e0 l'aise\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003E\"Pourquoi votre opinion devrait-elle \u00eatre plus importante que ce que d\u00e9cide un jury ?\" Lewis a ripost\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Sur les questions constitutionnelles, cela va au-del\u00e0 d'un jury\", a d\u00e9clar\u00e9 Timm. \"Un juge pourrait la d\u00e9clarer inconstitutionnelle avant qu'elle n'arrive \u00e0 un jury.\" Lewis a ensuite dit \u00e0 Timm que le journaliste Mark Feldstein, qui a t\u00e9moign\u00e9 mardi pour la d\u00e9fense, a dit qu'il \u00e9tait \"mal de publier des noms les mettant en danger moral.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Je n'ai pas dit que c'\u00e9tait bien ou que j'\u00e9tais d'accord, mais simplement qu'il serait inconstitutionnel pour Assange d'\u00eatre poursuivi pour cet acte\", a r\u00e9pondu Timm.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Lewis a ensuite d\u00e9clar\u00e9 que Gordon Kromberg, un assistant du procureur am\u00e9ricain \u00e0 Alexandria, en Virginie, o\u00f9 Assange serait jug\u00e9, a d\u00e9clar\u00e9 qu'Assange n'\u00e9tait pas un journaliste. Timm a d\u00e9clar\u00e9 que cela n'\u00e9tait pas pertinent parce qu'Assange avait exerc\u00e9 une activit\u00e9 journalistique prot\u00e9g\u00e9e par le premier amendement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm a d\u00e9montr\u00e9 qu'il comprenait mieux que Lewis le contenu de l'acte d'accusation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl a soulign\u00e9 qu'Assange n'\u00e9tait pas accus\u00e9 de conspiration avec Chelsea Manning pour casser un mot de passe afin d'obtenir des documents mais pour l'aider \u00e0 cacher son identit\u00e9, une obligation de tous les journalistes travaillant avec des sources anonymes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl a d\u00e9clar\u00e9 que le gouvernement avait qualifi\u00e9 d'inf\u00e2mes les bo\u00eetes de d\u00e9p\u00f4t anonymes, dont WikiLeaks a \u00e9t\u00e9 le pionnier, alors qu'une soixantaine d'organisations m\u00e9diatiques, comme le New York Times, le Guardian et le Wall Street Journal, utilisent ces bo\u00eetes, mises au point par sa fondation, pour permettre aux sources de d\u00e9poser des documents de mani\u00e8re anonyme.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis \u00e9tait un homme ratatin\u00e9. Toutes ses fanfaronnades de la veille avaient fondu. Il semblait s'en prendre \u00e0 la magistrate Vanessa Baraitser lors d'une dispute sur la limite de temps qu'elle lui avait impos\u00e9e - une heure, alors qu'elle ne donnait \u00e0 la d\u00e9fense que 30 minutes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis en \u00e9tait r\u00e9duit \u00e0 essayer de saper la cr\u00e9dibilit\u00e9 de Timm en tant qu'expert parce qu'il n'avait pas inclus la d\u00e9claration de Kromberg dans son t\u00e9moignage \u00e9crit. \"Je n'ai pas port\u00e9 mon jugement sur un communiqu\u00e9 de presse du gouvernement mais sur ce qui figure dans l'acte d'accusation\", a d\u00e9clar\u00e9 Timm.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe proc\u00e8s se poursuit.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EUn t\u00e9moin de la d\u00e9fense harcel\u00e9 sur la motivation politique de l'affaire\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9h20 EDT : Lors de la s\u00e9ance du matin, le t\u00e9moin de la d\u00e9fense, le professeur Paul Rogers, politologue \u00e0 l'universit\u00e9 de Bradford, a \u00e9tabli qu'Assange est motiv\u00e9 par un point de vue politique qui le place comme un opposant politique \u00e0 ses accusateurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes r\u00e9v\u00e9lations de WikiLeaks sur les guerres en Irak et en Afghanistan, en particulier la publication d'un nombre plus important de victimes civils, le placent contre les int\u00e9r\u00eats des \u00c9tats-Unis. WikiLeaks avait expos\u00e9 la \"fiction de la victoire\" en Irak et en Afghanistan. En Irak, pendant \"deux ans, il n'y a eu aucune preuve pour le public que la guerre se d\u00e9roulait mal\". WikiLeaks a montr\u00e9 de mani\u00e8re significative \u00e0 quel point la guerre avait mal tourn\u00e9 pour les \u00c9tats-Unis\", a t\u00e9moign\u00e9 Rogers.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl a soulign\u00e9 que M. Assange avait clairement indiqu\u00e9 qu'il n'\u00e9tait pas contre le peuple am\u00e9ricain, mais contre ses gouvernements.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe professeur, qui a t\u00e9moign\u00e9 par liaison vid\u00e9o depuis Bradford dans les Midlands anglais, a d\u00e9clar\u00e9 qu'au centre de la politique d'Assange se trouve sa conviction qu'il devrait y avoir plus de pr\u00e9occupation pour les droits de l'homme, plus de transparence, plus de responsabilit\u00e9 et plus de justice.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a d\u00e9clar\u00e9 qu'Assange, qui \u00e9tait assis au fond du tribunal, a une position libertaire et anti-guerre et que ces opinions sont en contradiction profonde avec l'administration Trump. Rogers a t\u00e9moign\u00e9 que cette administration \u00e9tait hors norme pour un gouvernement am\u00e9ricain ou europ\u00e9en typique. Assange est\"un opposant politique qui pourrait subir toute la col\u00e8re du gouvernement. Cela ne fait aucun doute\", a d\u00e9clar\u00e9 Rogers.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Assange et ce qu'il repr\u00e9sente repr\u00e9sentent une sorte de menace \u00e0 la pratique politique habituelle\", a d\u00e9clar\u00e9 Rogers.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELors du contre-interrogatoire, le procureur, James Lewis QC, a fait pression sur Rogers pour qu'il admette qu'il n'a aucune base pour t\u00e9moigner que la poursuite de Julian Assange est politiquement motiv\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a essay\u00e9 de d\u00e9truire la cr\u00e9dibilit\u00e9 du t\u00e9moin en tant qu'expert en disant qu'il n'avait pas inclus une d\u00e9claration du procureur am\u00e9ricain disant que les charges contre Assange sont motiv\u00e9es par la justice p\u00e9nale, et non par la politique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers dit qu'il ne doute pas que les fonctionnaires du minist\u00e8re de la justice ont agi avec professionnalisme en \u00e9tablissant un acte d'accusation, mais il interroge les fonctionnaires de haut niveau du gouvernement qui ont donn\u00e9 l'ordre de poursuivre en premier lieu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIls l'ont fait, a t\u00e9moign\u00e9 M. Rogers, apr\u00e8s huit ans d'\u00e9chec de l'administration Obama \u00e0 engager des poursuites parce que cela serait contraire au Premier amendement. Cela a entra\u00een\u00e9 une s\u00e9rie d'interrogatoires similaires \u00e0 ceux de mardi, alors que Lewis a de nouveau tent\u00e9 d'\u00e9tablir que l'enqu\u00eate Assange n'a jamais \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e et qu'il n'a pas \u00e9t\u00e9 poursuivi parce qu'il se trouvait \u00e0 l'ambassade de l'\u00c9quateur\"et n'\u00e9tait pas disponible pour un proc\u00e8s\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a cit\u00e9 les d\u00e9clarations d'intention de Jeff Sessions, premier procureur g\u00e9n\u00e9ral de Trump, Mike Pompeo, en tant que directeur de la CIA, et le procureur g\u00e9n\u00e9ral William Barr, visant \u00e0 faire tomber WikiLeaks, comme preuve de motivation politique. Il a \u00e9galement soulign\u00e9 l'animosit\u00e9 politique personnelle de Trump envers la presse. Dans l'ensemble, Rogers a tenu bon, contrairement au t\u00e9moin de la d\u00e9fense de mardi, qui s'est \u00e9tiol\u00e9 sous les assauts fl\u00e9trissants de Lewis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELors du r\u00e9interrogatoire, Rogers dit qu'il pense que le changement d'humeur politique aux \u00c9tats-Unis contre les guerres en Afghanistan et en Irak au moment de l'\u00e9lection de Barack Obama et pendant son administration a contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9cision de M. Obama de ne pas poursuivre Assange.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe changement d'humeur a \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9, selon Rogers, par les communiqu\u00e9s de WikiLeaks qui ont confirm\u00e9 que l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine savait en priv\u00e9 que les deux guerres allaient mal. Lewis a repris son th\u00e8me d'hier, \u00e0 savoir que l'enqu\u00eate du grand jury de l'\u00e8re Obama n'a jamais pris fin et qu'il est faux de dire qu'une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise de ne pas poursuivre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/consortiumnews.com\/2020\/09\/09\/live-updates-day-three-assange-hearing-defense-witness-dismantles-key-elements-of-government-case\"\u003EConsortium News\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Cbig\u003ETroisi\u00e8me Jour\u003C\/big\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E9 septembre 2020\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELe professeur Paul Rogers \u00e0 propos des poursuites engag\u00e9es par Trump pour des raisons politiques\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPaul Rogers, professeur \u00e9m\u00e9rite d'\u00e9tudes sur la paix \u00e0 l'universit\u00e9 de Bradford, a pris la position par liaison vid\u00e9o pour t\u00e9moigner des opinions politiques de Julian Assange et de la mani\u00e8re dont elles sont prises en compte dans les poursuites engag\u00e9es par l'administration Trump contre Assange pour publication.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a pass\u00e9 en revue les discours d'Assange, notamment un discours anti-guerre en 2011 \u00e0 Londres et un discours \u00e0 l'ONU suite \u00e0 la publication des journaux de guerre irakiens et afghans, ainsi que la nomination d'Assange par Mairead Maguire pour le prix Nobel de la paix en 2019. Rogers a conclu que les opinions d'Assange ne s'inscrivent pas dans les syst\u00e8mes de croyance traditionnels lib\u00e9raux ou conservateurs, mais sont plut\u00f4t plus libertaires, anti-guerre, et bas\u00e9es sur des valeurs de transparence et de responsabilit\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00c0 la barre, Rogers a parl\u00e9 de la fa\u00e7on dont WikiLeaks met ces valeurs en pratique avec les publications des journaux de guerre, et il a mis les communiqu\u00e9s en contexte avec les opinions changeantes en Am\u00e9rique concernant les guerres en Irak et en Afghanistan :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"La partie la plus importante de l'affaire\", a-t-il dit, est sans doute le fait que les communiqu\u00e9s de WikiLeaks font \u00e9tat de 15 000 victimes civiles jusqu'alors non comptabilis\u00e9es,\"apportant au public am\u00e9ricain un aspect tr\u00e8s inqui\u00e9tant de toute la guerre\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EComme le dit Rogers dans \u003Ca href=\"https:\/\/defend.wikileaks.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Statement-of-Professor-Paul-Rogers.pdf\" target=\"_blank\"\u003Esa d\u00e9claration\u003C\/a\u003E,\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'objectif politique de chercher \u00e0 obtenir une plus grande transparence dans le fonctionnement des gouvernements est clairement \u00e0 la fois la motivation et le modus operandi du travail de M. Assange et de l'organisation WikiLeaks. Sa manifestation, comme l'expose l'\u00e9tude du professeur Benkler, a constitu\u00e9 une alt\u00e9ration totale de l'acc\u00e8s et de la mise \u00e0 disposition du public des secrets que les gouvernements souhaitent laisser \u00e0 l'ignorance de leurs populations. L'objet des accusations dont M. Assange fait actuellement l'objet comporte des exemples forts de la confrontation de ces positions, tant dans leur contenu et leur port\u00e9e que dans la r\u00e9action du gouvernement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans son t\u00e9moignage oral, M. Rogers a expliqu\u00e9 que ces points de vue et ces motivations le mettent en contraste avec les administrations am\u00e9ricaines successives, mais surtout avec l'administration Trump.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl est clair que M. Assange est pers\u00e9cut\u00e9 en raison de la r\u00e9ussite de WikiLeaks \u00e0 fournir des informations au public, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. C'est dangereux pour l'administration Trump :\"La racine du probl\u00e8me est qu'Assange et ce qu'il repr\u00e9sente repr\u00e9sentent une menace pour les efforts politiques normaux.\"En plus de s'opposer aux paroles et aux opinions d'Assange, le fait qu'Obama n'ait pas engag\u00e9 de poursuites devrait, dans une certaine mesure, \u00eatre pris en compte dans la raison pour laquelle Trump engage des poursuites.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe procureur James Lewis QC a cherch\u00e9 \u00e0 saper les opinions politiques d'Assange en \u00e9voquant ses vues sur les entreprises et les ONG, mais Rogers a expliqu\u00e9 que\"l'opinion politique\"ne concerne pas seulement les chefs de gouvernement, que la d\u00e9finition de l'opinion politique a consid\u00e9rablement chang\u00e9 au cours des 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, et qu'Assange a une vue sur les\"\u00e9lites transnationales\".
A la question de savoir si le simple fait d'\u00eatre journaliste n\u00e9cessitait des opinions politiques, Rogers a expliqu\u00e9 qu'il s'agissait d'une question complexe, qu'il fallait d\u00e9cider de ce qui devait \u00eatre publi\u00e9 et de ce qui ne devait pas constituer une opinion politique, mais Lewis s'est plaint que ses r\u00e9ponses \u00e9taient trop longues, et non pas oui ou non.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis cherchait en outre \u00e0 d\u00e9peindre Rogers comme partial envers Assange et la d\u00e9fense. Il demande pourquoi Rogers n'a pas inclus dans sa d\u00e9claration, dans laquelle il fait r\u00e9f\u00e9rence aux opinions d'autres experts comme Noam Chomsky et Carey Shenkman, les opinions de l'assistant du procureur am\u00e9ricain Gordon Kromberg, qui a d\u00e9fendu la poursuite d'Assange comme une affaire criminelle et non politique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a r\u00e9pondu qu'il consid\u00e8re que les procureurs f\u00e9d\u00e9raux au niveau inf\u00e9rieur agissent de bonne foi, qu'ils font ce qu'on leur demande conform\u00e9ment \u00e0 la loi, mais que le contexte politique plus large - \u00e0 savoir que l'administration Obama n'a pas engag\u00e9 de poursuites et que l'administration Trump l'a fait, et que l'administration Trump repr\u00e9sente un changement marqu\u00e9 dans la situation politique am\u00e9ricaine - d\u00e9passe de loin les d\u00e9clarations d'un procureur am\u00e9ricain.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'accusation a ensuite laiss\u00e9 entendre que l'administration Obama n'avait peut-\u00eatre pas poursuivi Assange parce qu'il se trouvait \u00e0 l'ambassade \u00e9quatorienne \u00e0 ce moment-l\u00e0 :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003ELewis : Etait-il possible d'arr\u00eater M. Assange en 2013 ?\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Faut-il n\u00e9cessairement arr\u00eater quelqu'un pour engager des poursuites ?\u003Cbr \/\u003E\nLewis : Quel serait l'int\u00e9r\u00eat s'il se cachait dans l'ambassade ?\u003Cbr \/\u003E\nRogers : Eh bien, pour faire pression sur lui. Il aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s judicieux de les engager \u00e0 ce moment-l\u00e0, pour d\u00e9montrer une volont\u00e9 de traduire M. Assange en justice.\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ELewis a pass\u00e9 en revue les m\u00eames points que ceux qu'il a abord\u00e9s hier avec Feldstein, notamment l'avocat et le r\u00e9dacteur en chef de WikiLeaks qui ont laiss\u00e9 entendre qu'ils croyaient toujours que des accusations \u00e9taient possibles, mais Rogers a ramen\u00e9 la discussion dans un contexte plus large, et le fait que les vues de l'administration Trump doivent \u00eatre prises en compte de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale. Les d\u00e9clarations de Mike Pompeo, alors directeur de la CIA, de Jeff Sessions, alors procureur g\u00e9n\u00e9ral, et d'autres personnes doivent \u00eatre prises en compte. Rogers a \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la commutation de la peine de Chelsea Manning par Obama. L'administration Trump n'en \u00e9tait pas heureuse, mais une commutation de peine ne peut pas \u00eatre annul\u00e9e par une administration ult\u00e9rieure, donc cela pourrait \u00eatre la r\u00e9ponse de Trump \u00e0 cela.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERogers a insist\u00e9 sur le fait qu'en qualifiant cette affaire de\"poursuite \u00e0 motivation politique\", il ne dit pas que les procureurs f\u00e9d\u00e9raux de niveau inf\u00e9rieur sont de mauvaise foi. Au contraire, a-t-il dit, l'influence vient du haut vers le bas.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa cour est en pause pour le d\u00e9jeuner. Trevor Timm, de la Fondation pour la libert\u00e9 de la presse, t\u00e9moignera apr\u00e8s la pause.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ETrevor Timm : Ces accusations\"r\u00e9\u00e9criraient radicalement\"le premier amendement\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFondateur de la Fondation pour la libert\u00e9 de la presse, qui d\u00e9fend les droits des reporters et suit les violations de la libert\u00e9 de la presse \u00e0 travers les \u00c9tats-Unis, Trevor Timm a pris position par vid\u00e9oconf\u00e9rence cet apr\u00e8s-midi pour parler des dangers que l'inculpation d'Assange repr\u00e9sente pour les journalistes et leurs sources.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm s'oppose \u00e0 l'acte d'accusation au motif qu'il menace de criminaliser la protection des sources et la r\u00e9ception passive de documents gouvernementaux ainsi que la publication pure et simple. Il conclut que\"ce serait une r\u00e9\u00e9criture radicale du premier amendement si le gouvernement devait aller de l'avant avec ces accusations\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EProt\u00e9ger ses sources\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EComme l'\u00e9crit Timm dans sa d\u00e9claration,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"La d\u00e9cision d'inculper Julian Assange sur des all\u00e9gations de \"conspiration\" entre un \u00e9diteur et sa source ou ses sources potentielles, et pour la publication d'informations v\u00e9ridiques, empi\u00e8te sur les libert\u00e9s fondamentales de la presse\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ELa Fondation pour la libert\u00e9 de la presse a aid\u00e9 de nombreux organismes de presse \u00e0 adopter SecureDrop, un syst\u00e8me de soumission anonyme et s\u00e9curis\u00e9 permettant aux sources d'envoyer des documents aux journalistes sans \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es. Bien qu'il s'agisse d'une pratique largement inutilis\u00e9e lorsque WikiLeaks l'a lanc\u00e9e avant 2010, les principaux organes de presse du monde entier utilisent SecureDrop, et certains d'entre eux demandent explicitement \u00e0 ce que les documents gouvernementaux soient divulgu\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa mani\u00e8re dont cet acte d'accusation est r\u00e9dig\u00e9, en particulier l'accusation selon laquelle Assange se serait engag\u00e9 dans une conspiration avec sa source Chelsea Manning pour craquer un mot de passe d'ordinateur militaire afin de rester anonyme, rendrait ill\u00e9gale cette collecte de nouvelles extr\u00eamement courante.\"Je ne pense pas qu'il soit exag\u00e9r\u00e9 de dire que cet acte d'accusation criminaliserait le journalisme de s\u00e9curit\u00e9 nationale.\"\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Les documents sur lesquels les journalistes \u00e9crivent et publient souvent n'atterrissent pas comme par magie sur leur bureau\", a-t-il d\u00e9clar\u00e9. Ils parlent \u00e0 leurs sources, demandent des \u00e9claircissements, demandent des informations suppl\u00e9mentaires.\"C'est une pratique courante pour les journalistes\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ELes organes de presse et les observateurs de la libert\u00e9 de la presse sont d'accord. a d\u00e9clar\u00e9 M. Timm,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"C'est une opinion presque consensuelle parmi les groupes de d\u00e9fense de la libert\u00e9 de la presse et les avocats des m\u00e9dias qui ont examin\u00e9 cet acte d'accusation. C'est pourquoi les journaux, m\u00eame ceux qui ont critiqu\u00e9 M. Assange, ont condamn\u00e9 cet acte d'accusation\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELoi sur l'espionnage : trop large et trop utilis\u00e9e\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu-del\u00e0 de l'effort visant \u00e0 criminaliser la protection des sources et la collecte de nouvelles, Timm est extr\u00eamement pr\u00e9occup\u00e9 par les autres accusations de l'acte d'accusation d'Assange en vertu de la loi sur l'espionnage de 1917. Certains chefs d'accusation criminalisent la publication et la sollicitation d'informations, et certains sont encore plus larges.\"La simple pens\u00e9e d'obtenir ces documents\", a d\u00e9clar\u00e9 Timm,\"est potentiellement criminelle, selon le gouvernement am\u00e9ricain\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM. Timm a \u00e9voqu\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment pour poursuivre les journalistes dans le cadre de la loi sur l'espionnage, efforts qui ont \u00e9chou\u00e9 sous l'examen de la justice.\"Dans chaque cas\", a d\u00e9clar\u00e9 M. Timm,\"le gouvernement a conclu ou a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de conclure\"qu'une poursuite en vertu de la loi sur l'espionnage violerait les protections du Premier amendement, y compris la d\u00e9cision de l'administration Obama de ne pas poursuivre WikiLeaks en 2013.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EChaque accusation d'espionnage est passible de 10 ans de prison, n'autorise aucune d\u00e9fense d'int\u00e9r\u00eat public et exige seulement que le gouvernement prouve que le pr\u00e9judice pourrait\"\u00e9ventuellement\"avoir \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 par une fuite ou une publication.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJames Lewis QC, qui a contre-interrog\u00e9 Timm pour l'accusation, a soulign\u00e9 l'affirmation de Timm dans sa d\u00e9claration de t\u00e9moin selon laquelle Trump m\u00e8ne une\"guerre contre le journalisme\". Il a tent\u00e9 de r\u00e9futer cette affirmation en soulignant que le minist\u00e8re am\u00e9ricain de la justice a explicitement d\u00e9clar\u00e9 qu'il ne consid\u00e9rait pas M. Assange comme un journaliste et qu'il ne s'en prenait pas aux journalistes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm a r\u00e9pondu :\"Aux \u00c9tats-Unis, le premier amendement prot\u00e8ge tout le monde. Que vous consid\u00e9riez Assange comme un journaliste n'a pas d'importance, il exer\u00e7ait une activit\u00e9 journalistique\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a r\u00e9essay\u00e9, en soulignant que le DOJ s'\u00e9tait sp\u00e9cifiquement\"d\u00e9men\u00e9\"pour dire qu'ils ne s'en prenaient pas aux journalistes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETimm a d\u00e9clar\u00e9,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Mes opinions ne sont pas bas\u00e9es sur un communiqu\u00e9 de presse du minist\u00e8re de la Justice mais sur ce qui est r\u00e9ellement contenu dans l'acte d'accusation. Il y a plusieurs accusations qui portent sur le simple fait que WikiLeaks les avait en sa possession. Vous dites qu'il y a trois accusations qui concernent la publication de documents dont les noms n'ont pas \u00e9t\u00e9 expurg\u00e9s, mais les autres accusations concernent tous ces ensembles de documents, et cela criminalise le journalisme.\u003Cp\u003EL'aspect de la criminalisation de la publication m'inqui\u00e8te beaucoup, mais il y a beaucoup d'autres accusations qui sont tout aussi inqui\u00e9tantes, voire plus, qui pourraient criminaliser la pratique journalistique, que vous consid\u00e9riez M. Assange comme un journaliste ou non\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELewis a essay\u00e9 de faire en sorte que Timm commente la publication non censur\u00e9e des c\u00e2bles du D\u00e9partement d'Etat en 2011, mais Timm a clairement indiqu\u00e9 que le fait que WikiLeaks ait un\"jugement \u00e9ditorial parfait\"ou pas ne devrait pas avoir d'importance quant \u00e0 l'ill\u00e9galit\u00e9 de l'action. En outre, il a d\u00e9clar\u00e9 :\"Je ne pense certainement pas que le gouvernement am\u00e9ricain devrait \u00eatre celui qui d\u00e9termine si c'est un bon jugement \u00e9ditorial\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ETrump : Nixon des temps modernes\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Trump a le rapport le plus conflictuel avec les m\u00e9dias depuis Nixon\", a d\u00e9clar\u00e9 Timm. Il a fait r\u00e9f\u00e9rence aux 2200 tweets de Trump sur la presse, les qualifiant notamment d'\"ennemis du peuple\". Timm a d\u00e9clar\u00e9 :\"Cette affaire est l'occasion parfaite pour lui de cr\u00e9er un pr\u00e9c\u00e9dent pour punir le reste des m\u00e9dias.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Pour moi, il est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateur que Trump's soit le premier \u00e0 tenter de porter une affaire comme celle-ci depuis l'administration Nixon.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/defend.wikileaks.org\/extradition-hearing\"\u003Edefend.wikileaks.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Cbig\u003EDeuxi\u00e8me jour\u003C\/big\u003E\u003Cp\u003E8 septembre 2020\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EClive Stafford-Smith explique comment utiliser les documents de WikiLeaks dans les affaires juridiques\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ET\u00e9moignage de Clive Stafford-Smith\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EClive Stafford Smith, qui a la double nationalit\u00e9 am\u00e9ricaine et britannique et qui est le fondateur de \u003Ci\u003EReprieve\u003C\/i\u003E qui d\u00e9fend les prisonniers d\u00e9tenus par les \u00c9tats-Unis \u00e0 Guant\u00e1namo Bay et d'autres dans des lieux de d\u00e9tention secrets \u00e0 travers le monde, a t\u00e9moign\u00e9 de l'importance du mat\u00e9riel de WikiLeaks dans leur litige. Il a d'abord discut\u00e9 de l'utilit\u00e9 des r\u00e9v\u00e9lations de WikiLeaks dans les litiges au Pakistan concernant les frappes de drones et le \"changement radical\" d'attitude \u00e0 l'\u00e9gard des frappes de drones am\u00e9ricains au Pakistan.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn ce qui concerne les restitutions forc\u00e9es, les assassinats et la torture expos\u00e9s dans les documents de WikiLeaks, Stafford-Smith a d\u00e9clar\u00e9 :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"En tant que citoyen am\u00e9ricain, il est extr\u00eamement important que cela cesse... J'ai le sentiment que la r\u00e9putation de mon pays a \u00e9t\u00e9 sap\u00e9e et que des d\u00e9lits criminels ont \u00e9t\u00e9 commis.\u003Cp\u003E\"Le litige au Pakistan aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s, tr\u00e8s difficile et diff\u00e9rent\"sans les r\u00e9v\u00e9lations de WikiLeaks.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Le plus troublant est que le programme d'assassinat concernant les terroristes a fait l'objet d'une fuite vers les narcotiques....ils visaient \u00e0 tuer des gens pour leur implication dans le commerce de la drogue parce que cela \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un financement du terrorisme. Je pourrais continuer...\"\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes programmes d'assassinat\"sont non seulement ill\u00e9gaux mais aussi moralement et \u00e9thiquement r\u00e9pr\u00e9hensibles\", a-t-il d\u00e9clar\u00e9, et le fait que des journalistes soient pris pour cible dans des zones de guerre par les \u00c9tats-Unis est\"profond\u00e9ment troublant, un d\u00e9lit criminel monumental\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'interrogatoire de la d\u00e9fense a ensuite port\u00e9 sur l'importance des communiqu\u00e9s de WikiLeaks sur Guantanamo.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"C'est parfois difficile et hostile - c'est un des cas o\u00f9 j'ai re\u00e7u des menaces de mort pour avoir repr\u00e9sent\u00e9 ces personnes... mais votre probl\u00e8me est toujours double, les prisonniers de Guantanamo ne savent pas de quoi ils sont accus\u00e9s... deuxi\u00e8mement, malheureusement les gens ne rencontrent jamais les prisonniers de Guantanamo et ne jugent pas de leur cr\u00e9dibilit\u00e9, donc prouver ce qui s'est pass\u00e9 implique plus que de le dire mais de voyager \u00e0 travers le monde et de rassembler des preuves\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EM. Stafford-Smith a expliqu\u00e9 qu'il est compliqu\u00e9 de savoir si les communiqu\u00e9s du GTMO sont positifs ou n\u00e9gatifs selon lui :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Ces fuites sont les pires que les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines confessent \u00e0 propos des prisonniers que j'ai repr\u00e9sent\u00e9s. Mais d'un autre c\u00f4t\u00e9, elles sont vraiment importantes car le monde ne connaissait pas les all\u00e9gations qui \u00e9taient faites contre mon client\".\u003Cp\u003ELe meilleur exemple que je puisse vous donner, c'est que j'\u00e9tais frustr\u00e9 lorsque j'ai lu pour la premi\u00e8re fois ces documents de WikiLeaks parce que je pensais qu'ils divulgueraient ce que je voyais d\u00e9j\u00e0... ce qui \u00e9tait utile, c'\u00e9tait les 13 pages que le gouvernement am\u00e9ricain reprochait \u00e0 mon client, dont je ne pouvais jusqu'alors parler \u00e0 personne, et finalement j'ai pu d\u00e9classifier leurs affirmations et prouver que chacune de leurs all\u00e9gations \u00e9tait totalement absurde. Personne n'a \u00e9t\u00e9 \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 pour autant, mais il \u00e9tait certainement utile de pouvoir le r\u00e9futer\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"J'ai trouv\u00e9 immens\u00e9ment frustrant que le monde ne soit pas au courant du manque de fiabilit\u00e9 des preuves contre mes clients... ce que d'autres ont fait en prenant les documents de WikiLeaks, et je cr\u00e9dite ici Andy Worthington, c'est d'analyser le nombre de fois o\u00f9 certains informateurs ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9s pour d\u00e9tenir des prisonniers.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Bien qu'il soit important de repr\u00e9senter le client, et cela ne montre pas au monde ce qui se passe r\u00e9ellement l\u00e0-bas. Mon exp\u00e9rience avec Guantanamo est que si nous pouvons l'ouvrir \u00e0 l'inspection publique pour voir ce qui s'y passe r\u00e9ellement, alors ils le fermeront parce que ce n'est tout simplement pas ce qu'on en dit\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Je dis cela avec plus de tristesse que de col\u00e8re. Avant 2001, je n'aurais jamais cru que mon gouvernement ferait ce qu'il a fait. Nous parlons d'infractions p\u00e9nales de torture, d'enl\u00e8vement, de restitution, de d\u00e9tention de personnes sans \u00c9tat de droit et, malheureusement, de meurtre\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESur les techniques d'interrogatoire renforc\u00e9es :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"J'ai eu un projet de comparaison des m\u00e9thodes utilis\u00e9es par mon gouvernement sur mes clients avec celles utilis\u00e9es par l'Inquisition espagnole... pendre les gens par le poignet alors que leurs \u00e9paules se disloquent lentement... la premi\u00e8re chose que je fais est de m'excuser.\"\u003Cp\u003E\"En parcourant la documentation que Wikileaks a divulgu\u00e9e, on d\u00e9couvre toutes sortes de choses, y compris les endroits o\u00f9 les gens sont emmen\u00e9s et restitu\u00e9s... et c'\u00e9tait le cas dans l'affaire Binyam.\"\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EClive Stafford-Smith affirme que WikiLeaks et les personnes associ\u00e9es pourraient faire l'objet de sanctions am\u00e9ricaines dans le cadre du nouveau r\u00e9gime de sanctions de la CPI en raison du r\u00f4le que WikiLeaks a jou\u00e9 dans les efforts de responsabilisation des fonctionnaires am\u00e9ricains impliqu\u00e9s dans des crimes de guerre.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Menacer et imposer des sanctions est ill\u00e9gal, et ce que vous faites ici aujourd'hui pourrait justifier une sanction selon les termes du d\u00e9cret\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EToute personne qui cherche \u00e0 aider dans une enqu\u00eate qui pourrait mener \u00e0 une enqu\u00eate de la CPI, ce que fait Wikileaks, peut \u00eatre sanctionn\u00e9e, ce qui est couvert par le r\u00e9gime de sanctions am\u00e9ricain\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELe contre-interrogatoire de l'accusation induit en erreur sur les accusations\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe procureur am\u00e9ricain James Lewis a tent\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises de faire admettre \u00e0 Stafford-Smith qu'aucun des c\u00e2bles de WikiLeaks mentionn\u00e9s dans sa d\u00e9claration de t\u00e9moin ne fait l'objet d'accusations. Lewis tente d'\u00e9tablir que l'acte d'accusation d'Assange ne porte que sur des c\u00e2bles qui citent des noms pr\u00e9cis d'informateurs. Mais la d\u00e9fense souligne que l'accusation affirme \u00e0 tort qu'il n'y a aucune r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la publication - Assange est en fait accus\u00e9 d'avoir\"communiqu\u00e9\"et\"obtenu\"des informations classifi\u00e9es, et ces accusations portent sur tous les documents, pas seulement sur les c\u00e2bles sp\u00e9cifiques mentionn\u00e9s dans les chefs d'accusation de publication pure.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn outre, Stafford-Smith a expliqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises au procureur que Lewis ne comprend pas comment les \u00c9tats-Unis poursuivent ces affaires - ce n'est pas parce qu'elles ne figurent pas dans l'acte d'accusation qu'elles seront utilis\u00e9es contre lui. Lewis n'a pas cess\u00e9 de dire qu'il n'est accus\u00e9 que de citer des noms et que les autres c\u00e2bles diffus\u00e9s sont donc sans importance.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFatigu\u00e9 de ce va-et-vient, Assange lui-m\u00eame s'est exprim\u00e9 depuis le quai pour dire :\"C'est un non-sens\", la pr\u00e9tention des \u00c9tats-Unis qu'il n'est pas accus\u00e9 de publier des informations classifi\u00e9es, mais seulement de citer des noms, est\"un non-sens\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Apparemment, mon r\u00f4le est de m'asseoir ici et de l\u00e9gitimer ce qui est ill\u00e9gitime par procuration\", a d\u00e9clar\u00e9 M. Assange.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe juge a interrompu Assange pour le r\u00e9primander d'avoir parl\u00e9 sans y \u00eatre autoris\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Je comprends bien s\u00fbr que vous entendrez probablement beaucoup de choses que vous n'aimez pas et que vous voudriez intervenir, mais ce n'est pas votre r\u00f4le.\u003Cp\u003E\"Votre maintien au tribunal est une chose que le tribunal souhaiterait. Mais le tribunal pourrait proc\u00e9der sans vous.\"\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'accusation a cl\u00f4tur\u00e9 son contre-interrogatoire en citant le livre de David Leigh en r\u00e9f\u00e9rence aux commentaires d'Assange sur les informateurs. Elle demande si Stafford-Smith est d'accord avec le point de vue de Leigh ou d'Assange sur les informateurs. Stafford-Smith dit qu'il ne jugerait personne en se basant sur un livre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EFeldstein donne le contexte historique du journalisme de WikiLeaks\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe professeur de journalisme Mark Feldstein a pris la barre pour poursuivre son t\u00e9moignage commenc\u00e9 hier, reprenant l\u00e0 o\u00f9 il s'\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 sur la longue histoire des journalistes utilisant des informations classifi\u00e9es dans leurs reportages.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a confirm\u00e9 que la sollicitation d'informations est un \"comportement journalistique standard\". Lorsqu'il enseigne le journalisme, Feldstein parle de demander des preuves aux sources, de rechercher activement des informations, de travailler avec elles pour trouver des documents qui m\u00e9ritent d'\u00eatre publi\u00e9s dans les journaux et de les orienter sur ce qu'il faut d\u00e9couvrir. \"Tout cela est de la routine\", dit-il.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes efforts pour dissimuler l'identit\u00e9 des sources sont \u00e9galement courants. \"Essayer de prot\u00e9ger votre source est une obligation journalistique\", a d\u00e9clar\u00e9 M. Feldstein, ajoutant : \"Nous utilisons toutes sortes de techniques pour les prot\u00e9ger, y compris les cabines t\u00e9l\u00e9phoniques, l'anonymat, le cryptage, la suppression des empreintes digitales des documents, les reporters font cela tout le temps\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPar la suite, l'accusation a tent\u00e9 d'\u00e9tablir des diff\u00e9rences substantielles entre le New York Times et WikiLeaks, en sugg\u00e9rant que les journalistes ne volent pas ou n'obtiennent pas d'informations ill\u00e9galement. Tout en admettant que les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi, Feldstein affirme qu'il s'agit d'une \"pente glissante\" quant \u00e0 ce qui constitue une \"sollicitation\" d'informations.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Nous, les journalistes, ne sommes pas des st\u00e9nographes passifs\", a-t-il d\u00e9clar\u00e9. \"Recevoir anonymement par courrier, c'est ce qu'il ne faut surtout pas faire\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELorsqu'on lui a demand\u00e9 s'il avait lui-m\u00eame publi\u00e9 ce type d'informations, il a r\u00e9pondu : \"Oui, je n'ai pas publi\u00e9 beaucoup de documents classifi\u00e9s, mais toute ma carri\u00e8re a pratiquement consist\u00e9 \u00e0 solliciter et \u00e0 publier des informations secr\u00e8tes\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESur la question des all\u00e9gations selon lesquelles la publication de noms cause n\u00e9cessairement un pr\u00e9judice, M. Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 qu'il est facile pour le gouvernement de revendiquer un \u00e9ventuel pr\u00e9judice car il est impossible \u00e0 prouver. \"Peu de preuves que la s\u00e9curit\u00e9 nationale est mise \u00e0 mal\" par les divulgations, a-t-il dit, et \"la s\u00e9curit\u00e9 nationale est souvent utilis\u00e9e comme un bouclier pour cacher\" des actions embarrassantes ou ill\u00e9gales.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein a utilis\u00e9 les documents du Pentagone comme exemple, o\u00f9 les procureurs du gouvernement de l'\u00e9poque sont all\u00e9s au tribunal en all\u00e9guant que ces documents exposaient des plans de guerre, identifiaient des responsables de la CIA, et pouvaient m\u00eame prolonger la guerre. Les procureurs ont d\u00e9clar\u00e9 au tribunal que cela causerait \"un pr\u00e9judice imm\u00e9diat et irr\u00e9parable\", et ce n'est que des ann\u00e9es plus tard qu'un de ces procureurs a admis qu'il ne voyait pas de pr\u00e9judice dans ces documents. Mais pourquoi mentir \u00e0 ce moment-l\u00e0 ? Nous savons maintenant que le pr\u00e9sident Nixon lui-m\u00eame a donn\u00e9 instruction \u00e0 son procureur g\u00e9n\u00e9ral de salir le \u003Ci\u003ENew York Times\u003C\/i\u003E comme \u00e9tant \"d\u00e9loyal\", de toutes les mani\u00e8res possibles.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELes \"poursuites pour motifs politiques\" de l'administration Trump\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe minist\u00e8re public a fait des efforts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s pour qualifier l'enqu\u00eate sur WikiLeaks de 2010 \u00e0 2020 comme une affaire en cours, qui s'est finalement sold\u00e9e par des accusations avec le pr\u00e9sident Trump au pouvoir. Mais Feldstein a t\u00e9moign\u00e9 de son opinion que l'administration Obama a explicitement d\u00e9cid\u00e9 de ne pas poursuivre Assange, citant cet article de 2013 sur la d\u00e9cision de l'administration Obama de ne pas poursuivre, alors que \"tout a chang\u00e9\" sous l'administration Trump.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'article de 2013 commence ainsi : \"Le minist\u00e8re de la Justice (de l'administration Obama) a pratiquement conclu qu'il ne portera pas plainte contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, pour avoir publi\u00e9 des documents classifi\u00e9s, car les avocats du gouvernement ont d\u00e9clar\u00e9 qu'ils ne pouvaient pas le faire sans poursuivre \u00e9galement les organisations de presse et les journalistes am\u00e9ricains\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn 2017, en revanche, le FBI voulait une \"t\u00eate sur une pique\", le pr\u00e9sident Trump voulait des journalistes en prison, le directeur de la CIA de l'\u00e9poque, Mike Pompeo, a qualifi\u00e9 WikiLeaks d'\"agence de renseignement hostile non \u00e9tatique\", et le procureur g\u00e9n\u00e9ral de l'\u00e9poque, Jeff Sessions, a fait de l'arrestation d'Assange une \"priorit\u00e9\".\u003Cbr \/\u003E\nM\u00eame dans cette administration, la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 controvers\u00e9e. Cet article du 2019 Post nomme explicitement James Trump et Daniel Grooms comme procureurs f\u00e9d\u00e9raux qui n'\u00e9taient pas d'accord avec la poursuite d'Assange en vertu de la loi sur l'espionnage, parce qu'elle \u00e9tait \"tr\u00e8s susceptible de faire l'objet du premier amendement et d'autres contestations juridiques et factuelles compliqu\u00e9es\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'accusation a tent\u00e9 de montrer que WikiLeaks, Assange et ses avocats pensaient que des accusations allaient encore \u00eatre port\u00e9es, mais Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 que si les avocats d\u00e9fendraient bien-s\u00fbr leur client et que WikiLeaks pouvait toujours craindre des accusations, le fait est que l'administration Obama n'a pas port\u00e9 d'accusations et que Trump, lui, l'a fait, sans qu'aucune nouvelle preuve ne soit apport\u00e9e entre-temps.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn r\u00e9pondant aux questions finales, Feldstein a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clair sur les raisons pour lesquelles il pensait que la poursuite d'Assange \u00e9tait politiquement motiv\u00e9e, citant plusieurs raisons : l'ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent de ces accusations, le fait qu'une poursuite ait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par l'administration Obama, l'\u00e9laboration de l'acte d'accusation rempla\u00e7ant, et le \"vitriol connu du pr\u00e9sident Trump envers la presse\". Enfin, il a d\u00e9clar\u00e9 que les seules tentatives de poursuite de journalistes dans le pass\u00e9 \u00e9taient \"\u00e9videmment tr\u00e8s politiques\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'accusation a laiss\u00e9 entendre que Feldstein sp\u00e9culait et est revenue \u00e0 l'id\u00e9e que les noms publi\u00e9s dans les documents causeraient un pr\u00e9judice et qu'un grand jury objectif pourrait le constater. Feldstein a r\u00e9pondu que si telle \u00e9tait la v\u00e9ritable intention, les \u00c9tats-Unis auraient pu inculper Assange en vertu de l'\u003Ci\u003EIntelligence Identities Protection Act\u003C\/i\u003E de 1982, beaucoup plus \u00e9troite, qui criminalise la divulgation de certaines figures du renseignement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ED\u00e9veloppant les dangers de cette large port\u00e9e dans l'acte d'accusation, Feldstein a d\u00e9clar\u00e9 : \"le recrutement et la conspiration sont des termes effrayants, utilis\u00e9s pour les terroristes\". En revanche, les journalistes dirigent les sources, disent ce dont ils ont besoin, relancent pour obtenir plus d'informations. \"Donc si cela devient un crime, si cela devient une conspiration, alors la plupart de ce que font les journalistes d'investigation serait criminel.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/defend.wikileaks.org\/extradition-hearing\"\u003Edefend.wikileaks.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Cbig\u003EPremier jour\u003C\/big\u003E\u003Cp\u003E7 septembre 2020\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBriefing de presse : \u003Ca href=\"https:\/\/defend.wikileaks.org\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/Assange_Hearing.pdf\" target=\"_blank\"\u003EAudience d'extradition d'Assange septembre 2020\u003C\/a\u003E\u003Cbr \/\u003E\nKevin Gosztola : \u003Ca href=\"https:\/\/dissenter.substack.com\/p\/julian-assanges-extradition-case\"\u003EPr\u00e9vision des t\u00e9moins pr\u00e9vus pour t\u00e9moigner\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAssange a \u00e9t\u00e9 remis en \u00e9tat d'arrestation, le pr\u00e9c\u00e9dent mandat d'extradition a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 et le nouveau mandat a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ER\u00e9vocation de l'acc\u00e8s des ONG \u00e0 l'audition d'Assange\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa juge Vanessa Baraitser a ensuite annonc\u00e9 qu'une quarantaine de personnes avaient \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 retirer (par erreur) l'acc\u00e8s (vid\u00e9o) \u00e0 la proc\u00e9dure, et que cet acc\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9voqu\u00e9. \u003Ci\u003ECourage\u003C\/i\u003E a appris que parmi les personnes dont l'acc\u00e8s a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 figurent des repr\u00e9sentants d'Amnesty International et de PEN Norv\u00e8ge.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Je sais que d'autres personnes assistent \u00e0 cette audience \u00e0 distance et dans une salle d'audience adjacente. J'autorise cette situation pour des raisons d'\u00e9loignement social et la technologie nous permet d'assister \u00e0 cette audience \u00e0 distance. Ceux qui assistent \u00e0 distance sont toujours tenus de respecter les r\u00e8gles habituelles relatives aux audiences du tribunal. Je vous rappelle que l'enregistrement ou la diffusion de toute partie de cette audience, y compris les captures d'\u00e9cran sur tout appareil, constitue une infraction p\u00e9nale. Comme vous le savez, je sais qu'une photographie de M. Assange a \u00e9t\u00e9 prise \u00e0 l'int\u00e9rieur du tribunal et diffus\u00e9e sur les m\u00e9dias sociaux en violation de ces r\u00e8gles.\u003Cp\u003EJ'ai re\u00e7u une liste de 40 personnes qui souhaitent assister \u00e0 cette conf\u00e9rence \u00e0 distance par le biais du cloud. C'est une possibilit\u00e9 que je peux envisager, mais seulement apr\u00e8s avoir re\u00e7u une demande. J'ai accord\u00e9 un certain nombre d'acc\u00e8s \u00e0 distance \u00e0 des avocats et \u00e0 un petit nombre de personnes, y compris des avocats qui ont repr\u00e9sent\u00e9 M. Assange dans des proc\u00e9dures \u00e9troitement li\u00e9es. Par erreur, le tribunal a envoy\u00e9 \u00e0 d'autres personnes qui avaient demand\u00e9 l'acc\u00e8s. Au cours de cette pand\u00e9mie, des changements sont intervenus dans la mani\u00e8re dont les gens peuvent acc\u00e9der aux proc\u00e9dures. Je reste pr\u00e9occup\u00e9 par ma capacit\u00e9 \u00e0 maintenir l'int\u00e9grit\u00e9 du tribunal s'ils peuvent y assister \u00e0 distance. Normalement, je peux voir ce qui se passe dans la salle d'audience pour garantir l'int\u00e9grit\u00e9 de la salle d'audience. Une fois que la retransmission en direct a lieu, le tribunal ne peut pas g\u00e9rer cette violation, encore moins lorsque la personne se trouve en dehors de la juridiction. Je tiens \u00e0 pr\u00e9ciser que l'int\u00e9r\u00eat du public et le fait d'autoriser l'acc\u00e8s \u00e0 distance ont peu de chances de r\u00e9pondre aux crit\u00e8res de l'int\u00e9r\u00eat de la justice. De nombreuses juridictions autorisent les d\u00e9placements au Royaume-Uni pendant le COVID, ce qui r\u00e9duit les restrictions de d\u00e9placement. Pour ceux qui estiment ne pas encore se rendre au Royaume-Uni pour assister \u00e0 l'audience, ils doivent alors faire une nouvelle demande et je l'examinerai.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJ'ai refus\u00e9 \u00e0 regret les demandes d'acc\u00e8s au \u003Ci\u003Ecloud\u003C\/i\u003E qui sont encore en cours\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe r\u00e9dacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnnson, \u003Ca onclick=\"SaveJ('popup_app__3_twit_call_1302912455383941121_tweet');\" class=\"txtx\"\u003E\u003Cspan class=\"philum ic-tw\" style=\"font-size:16px;\"\u003E\u003C\/span\u003E explique\u003C\/a\u003E que les parlementaires se sont \u00e9galement vu refuser l'acc\u00e8s au site.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ED\u00e9bat sur la question de savoir si les d\u00e9clarations des t\u00e9moins seront lues au tribunal\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa d\u00e9fense a demand\u00e9 que les t\u00e9moins puissent \u00eatre entendus dans leurs d\u00e9positions afin que le tribunal, Assange et le public puissent entendre l'int\u00e9gralit\u00e9 des preuves avant le d\u00e9but du contre-interrogatoire. \"Plonger dans le contre-interrogatoire ne vous aiderait pas, ni le public, ni M. Assange, et ne serait pas juste\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe procureur James Lewis QC s'y oppose, en disant que cela est contraire \u00e0 la jurisprudence de la Cour divisionnaire et que cela permettrait aux t\u00e9moins de faire des d\u00e9positions suppl\u00e9mentaires en plus de leurs d\u00e9clarations \u00e9crites et n\u00e9cessiterait des ajournements constants pour permettre \u00e0 l'accusation d'examiner les preuves donn\u00e9es \u00e0 la barre avant que le contre-interrogatoire ne puisse commencer.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe juge d\u00e9cide,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Chacune des d\u00e9clarations des t\u00e9moins sera rendue publique. M. Assange a re\u00e7u une copie de ces d\u00e9clarations de t\u00e9moins. \u00c0 mon avis, il n'y a aucun avantage \u00e0 permettre aux t\u00e9moins de faire leur d\u00e9position en chef. Je laisserai aux t\u00e9moins le temps de s'installer et de s'orienter et ne leur accorderai pas plus de 30 minutes\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELe remplacement de l'acte d'accusation intervient bien apr\u00e8s le d\u00e9but de la proc\u00e9dure\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESix mois apr\u00e8s l'ouverture des soumissions, 18 mois avant le d\u00e9but de cette audience et quelques semaines avant que l'affaire ne soit boucl\u00e9e, les \u00c9tats-Unis ont annonc\u00e9 un nouvel acte d'accusation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESelon l'avocat de la d\u00e9fense Mark Summers QC,\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"C'est une curiosit\u00e9 que les \u00c9tats-Unis aient, lors des pr\u00e9c\u00e9dentes audiences, \u00e9t\u00e9 satisfaits que les audiences se d\u00e9roulent en f\u00e9vrier et en mai, sans doute en sachant que cela allait arriver\".\u003Cp\u003ECe qui avait chang\u00e9 n'\u00e9tait pas imm\u00e9diatement \u00e9vident. Bien s\u00fbr, la conduite qui y est d\u00e9crite, mais en ce qui concerne les accusations qui y sont formul\u00e9es, il \u00e9tait difficile de discerner ce qui se passait...\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Il est apparu clairement \u00e0 tout le monde le 21 ao\u00fbt, il y a un peu plus de deux semaines, si nous avions raison ou non de penser que les accusations avaient chang\u00e9. Il \u00e9tait express\u00e9ment indiqu\u00e9 maintenant que les documents n'\u00e9taient pas seulement des documents de r\u00e9f\u00e9rence mais qu'ils vous \u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9s comme une base potentielle autonome de criminalit\u00e9, c'est-\u00e0-dire que m\u00eame si la cour am\u00e9ricaine rejette enti\u00e8rement les all\u00e9gations existantes de M. Manning, M. Assange peut \u00eatre extrad\u00e9 et potentiellement condamn\u00e9 pour ce comportement \u00e0 lui seul, ce qui constitue un d\u00e9veloppement nouveau et retentissant dans cette affaire. La raison pour laquelle je suis sur pied est bien s\u00fbr le moment de cette \u00e9volution\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa d\u00e9fense a \u00e9galement mis en avant les diverses autres all\u00e9gations criminelles d\u00e9sormais incluses dans le nouvel acte d'accusation - y compris l'assistance \u00e0 un lanceur d'alerte pour \u00e9chapper \u00e0 l'arrestation (Snowden).\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Il serait extraordinaire que ce tribunal entame une audience d'extradition concernant des all\u00e9gations de ce type dans les semaines suivant leur annonce sans avertissement et encore plus extraordinaire de le faire dans des circonstances o\u00f9 le d\u00e9fendeur est en d\u00e9tention.\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EPour rem\u00e9dier \u00e0 ce probl\u00e8me, la d\u00e9fense propose au tribunal d'exciser la nouvelle conduite all\u00e9gu\u00e9e dans le dernier acte d'accusation. \"Il est impossible pour l'\u00e9quipe de la d\u00e9fense de traiter les all\u00e9gations qui lui sont faites et en ce qui concerne le mat\u00e9riel pour lequel aucune explication ne vous a \u00e9t\u00e9 fournie quant \u00e0 leur arriv\u00e9e tardive\".\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Il est fondamentalement injuste d'introduire des all\u00e9gations p\u00e9nales distinctes, sans pr\u00e9avis, sans temps pour pr\u00e9parer les preuves, lorsque la d\u00e9fense ne peut pas traiter correctement les nouveaux aspects de l'affaire\".\u003Cp\u003E\"Ce qui se passe ici est anormal, injuste et susceptible de cr\u00e9er une r\u00e9elle injustice si on le laisse se poursuivre\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Il convient que le tribunal exerce son pouvoir d'exlure les nouvelles all\u00e9gations\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EUn juge refuse d'exclure les nouvelles all\u00e9gations du nouvel acte d'accusation\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESelon le juge Baraitser, la d\u00e9fense aurait d\u00fb demander plus de temps, bien qu'Assange soit toujours en d\u00e9tention. Si les all\u00e9gations doivent \u00eatre exclues, dit-elle, elles doivent l'\u00eatre dans le contexte d'une interdiction l\u00e9gale ou d'un argument d'abus de proc\u00e9dure. Le juge refuse la proposition de la d\u00e9fense d'exlure toute nouvelle all\u00e9gation li\u00e9e au nouvel acte d'accusation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELa d\u00e9fense demande l'ajournement\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECompte tenu du refus du juge, la d\u00e9fense demande au tribunal un ajournement jusqu'en janvier.\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"C'est une demande que nous ne faisons pas \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re car M. Assange en supportera les cons\u00e9quences. \u00c0 la lumi\u00e8re de votre d\u00e9cision, nous demandons un ajournement pour nous permettre de rassembler les preuves dont nous avons besoin pour r\u00e9pondre aux nouvelles all\u00e9gations\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ENous n'avons pas \u00e9t\u00e9 en mesure de r\u00e9pondre aux all\u00e9gations qui n'ont \u00e9t\u00e9 faites que ces derni\u00e8res semaines. La situation s'est aggrav\u00e9e en raison des conditions dans lesquelles nous devons tous travailler.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"Je peux dire sans crainte d'\u00eatre contredit que personne dans cette affaire n'a \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans une affaire de cette ampleur traitant de la collecte de preuves \u00e0 ce stade avanc\u00e9 du processus.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa d\u00e9fense a expliqu\u00e9 pourquoi elle n'a pas fait cette demande avant l'audience d'aujourd'hui :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Premi\u00e8rement, pendant toute cette p\u00e9riode, M. Assange n'avait pas vu la nouvel acte d'accusation. J'ai mentionn\u00e9 plus d'une fois que la seule fa\u00e7on pour lui de voir les documents est d'envoyer des documents \u00e0 Belmarsh. Nous n'avons pas eu l'occasion de le rencontrer et de le consulter. Il n'a toujours pas re\u00e7u, par exemple, la note d'ouverture r\u00e9vis\u00e9e et les documents qui l'accompagnaient et c'est ce document qui indiquait clairement que nous avions affaire \u00e0 des all\u00e9gations qui n'\u00e9taient qu'une narrative comme nous l'avions pens\u00e9 mais qui constituaient une criminalit\u00e9 autonome capable de soutenir une condamnation si elles \u00e9taient accept\u00e9es en tant que telles. Les instructions prises aupr\u00e8s de M. Assange sur cette base n'auraient pu commencer que le 21 ao\u00fbt, c'est-\u00e0-dire la semaine derni\u00e8re, et nous avons estim\u00e9 que nous avions la possibilit\u00e9 de demander en premier lieu l'exclusion de ce mat\u00e9riel. Nous avons reconnu que la solution, s'il y en a une, est l'ajournement.\u003Cp\u003EJe pourrais bien s\u00fbr vous donner plus de d\u00e9tails sur les difficult\u00e9s que l'\u00e9quipe de d\u00e9fense a rencontr\u00e9es au cours des derniers mois\".\u003C\/blockquote\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EReconnaissant qu'ils n'ont pas vu leur client en personne, le juge demande si la d\u00e9fense a pu parler \u00e0 Assange par t\u00e9l\u00e9phone. Ils r\u00e9pondent par l'affirmative, mais seulement deux fois au cours de tr\u00e8s courtes conversations :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Ce n'est pas facile ni m\u00eame coh\u00e9rent au t\u00e9l\u00e9phone. Je ne veux pas insister sur les difficult\u00e9s que nous avons eues \u00e0 communiquer avec notre client au cours de la semaine pass\u00e9e, mais elles ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s importantes pendant la p\u00e9riode qui vous int\u00e9resse. Il \u00e9tait, en substance, sur ce support insatisfaisant, il devait recevoir des informations de notre part sur des documents complexes - de n'importe quel point de vue - et le mettre au courant des probl\u00e8mes et prendre une d\u00e9cision \u00e0 leur sujet\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ELa d\u00e9fense a expliqu\u00e9 qu'il n'y a pas de liaison vid\u00e9o, mais seulement ces courtes et difficiles conversations t\u00e9l\u00e9phoniques. Le juge a ajourn\u00e9 pendant 10 minutes pour examiner la demande de la d\u00e9fense.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELe juge rejette la demande d'ajournement de la d\u00e9fense\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe juge dit que la d\u00e9fense a eu le temps de demander un ajournement pr\u00e9alable et qu'elle ne l'a pas fait. Rejetant le raisonnement de la d\u00e9fense pour le demander maintenant, elle dit qu'elle a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas exclure les nouvelles all\u00e9gations, mais cela ne peut \u00eatre une surprise et la d\u00e9fense qui aurait d\u00fb agir comme si nous allions poursuivre. Le juge rejette la demande d'ajournement de la d\u00e9fense.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EUn professeur de journalisme commence son t\u00e9moignage\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMark Feldstein, historien du journalisme et professeur \u00e0 l'universit\u00e9 du Maryland, t\u00e9moigne. Voir sa d\u00e9claration de t\u00e9moin ici pour sa d\u00e9termination que ce qu'Assange et WikiLeaks pratiquent est du journalisme : T\u00e9moignage de Mark Feldstein\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein t\u00e9moigne de l'omnipr\u00e9sence des fuites d'informations classifi\u00e9es :\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Il y en a tellement - des milliers et des milliers - c'est la routine ; toutes les \u00e9tudes de ces 60 derni\u00e8res ann\u00e9es ont dit que les fuites d'informations classifi\u00e9es informent le public sur les d\u00e9cisions du gouvernement mais elles prouvent aussi la malhonn\u00eatet\u00e9 du gouvernement... et elles remontent \u00e0 la pr\u00e9sidence de George Washington\".\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003ECertains journalistes en font une carri\u00e8re ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFeldstein d\u00e9clare : \"Oui, les laur\u00e9ats du prix Pulitzer et certains des journalistes les plus respect\u00e9s de la nation\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EVous attendez-vous \u00e0 ce que les \u00e9diteurs soient poursuivis pour ce comportement criminel ?\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Eh bien non... parce que le premier amendement prot\u00e8ge une presse libre et qu'il est essentiel que la presse d\u00e9nonce les actes r\u00e9pr\u00e9hensibles... non pas parce que les journalistes sont en quelque sorte privil\u00e9gi\u00e9s, mais parce que le public a le droit d'\u00eatre inform\u00e9.\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EY a-t-il d\u00e9j\u00e0 eu un pr\u00e9c\u00e9dent de poursuite d'un \u00e9diteur ?\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Il y a toujours eu une division, la division source-distributeur....ils ont accus\u00e9 des lanceurs d'alerte ou des sources, mais n'ont jamais accus\u00e9 un \u00e9diteur, un journaliste ou un autre organe de presse.\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EIl y a eu d'autres tentatives de poursuivre des journalistes auparavant ?\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"Des efforts extraordinaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour punir les ennemis de la pr\u00e9sidence...\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003EDes pr\u00e9sidents s'en prennent \u00e0 des journalistes mais jamais au point qu'un grand jury rende des comptes ?\u003C\/p\u003E\u003Cblockquote\u003E\"C'est exact\"\u003C\/blockquote\u003E\u003Cp\u003E\u00c0 ce stade, la cour a eu des probl\u00e8mes techniques avec la liaison vid\u00e9o du professeur Feldstein, et a ajourn\u00e9 pour la journ\u00e9e. Le tribunal reprend ses travaux demain, \u00e0 10 heures, heure de Londres.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/defend.wikileaks.org\/extradition-hearing\"\u003Edefend.wikileaks.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Chr \/\u003E\u003Ci\u003ETraduction \"tout ce que les m\u00e9dias ne vous raconteront pas\" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles\u003C\/i\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.legrandsoir.info\/etats-unis-contre-julian-assange-comptes-rendus-des-audiences.html\"\u003Elegrandsoir.info\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}