{"179070":{"id":"179070","parent":"0","time":"1599727575","url":"http:\/\/lesakerfrancophone.fr\/le-cauchemar-americain","category":"R\u00e9seau social","title":"Le « Cauchemar am\u00e9ricain »","lead_image_url":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_179070_365234.png","hub":"newsnet","url-explicit":"le-laquo-cauchemar-americain-raquo","admin":"newsnet","views":"17","priority":"3","length":"5017","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00c0 New-York dans l'arrondissement du Queens, des habitants affam\u00e9s font une queue de 400 m pour de la nourriture gratuite\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPar Melanie Gray − Le 22 ao\u00fbt 2020 − Source \u003Ca href=\"https:\/\/nypost.com\/2020\/08\/22\/hungry-new-yorkers-line-up-around-the-block-for-free-food\"\u003ENew York Post\u003C\/a\u003E\u003Cbr \/\u003E\nGeorgett Robert\u003Cbr \/\u003E\nJ.C. Rice\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ESamedi, \u00e0 peine le soleil lev\u00e9, une queue de 400 m\u00e8tres s'\u00e9tendait, serpentant dans les coins comme celles que l'on voyait lors de la distribution de pain pendant les ann\u00e9es 30. Mais les affam\u00e9s du Queens sont aujourd'hui des New-Yorkais, priv\u00e9s d'emploi \u003Ci\u003E[\u00e0 cause du protocole pseudo-sanitaire contre la pand\u00e9mie imaginaire, NdT]\u003C\/i\u003E du coronavirus.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_179070_365234.png\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/nypost.com\/2020\/08\/22\/hungry-new-yorkers-line-up-around-the-block-for-free-food\"\u003EVoir la vid\u00e9o\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJusqu'\u00e0 ce que la \u003Ci\u003E\u00abpand\u00e9mie\u00bb\u003C\/i\u003E frappe la ville, le centre d'aide alimentaire \u003Ci\u003ELa Jornada\u003C\/i\u003E distribuait des produits \u00e0 environ 1 000 familles par semaine. Maintenant, leur nombre d\u00e9passe les 10 000. Les b\u00e9n\u00e9voles servent le d\u00e9jeuner tous les jours \u00e0 1 000 personnes, dont beaucoup d'enfants \u00e0 l'estomac vide. Dans les cinq arrondissements, le nombre de personnes qui ont faim se chiffre en centaines de milliers, selon la \u003Ci\u003EFood Bank of New York [Banque alimentaire de New-York].\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00abCela me rappelle une image de la Grande D\u00e9pression o\u00f9 un homme en costume-cravate donne \u00e0 un autre homme en costume-cravate une pomme. C'est tout ce qu'il avait\u00bb,\u003C\/i\u003E a racont\u00e9 Pedro Rodriguez de \u003Ci\u003ELa Jornada\u003C\/i\u003E au \u003Ci\u003ENew York Post\u003C\/i\u003E. \u003Ci\u003E\u00abNous donnons tout ce que nous avons, mais \u00e7a ne suffit pas.\u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes vieux, les mamans et les enfants, les c\u00e9libataires - de nombreux immigrants de Chine et du Mexique - attendent des heures. Ils se retrouvent en masse partout et \u00e0 tout moment o\u00f9 le camion d'aide alimentaire fait son apparition.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00abNous nous sentons submerg\u00e9s par un tsunami de gens\u00bb\u003C\/i\u003E, a dit Rodriguez, b\u00e9n\u00e9vole qui tient lieu de directeur ex\u00e9cutif du centre d'aide alimentaire, au \u003Ci\u003ENew York Post\u003C\/i\u003E. \u003Ci\u003E\u00abCe n'est pas une petite affaire. Les chiffres sont incroyables.\u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESamedi, en moins d'une heure, Rodriguez et son arm\u00e9e de volontaires - pr\u00e8s de 400 r\u00e9partis dans le Queens - ont coch\u00e9 pr\u00e8s de 250 noms sur leurs listes de rendez-vous.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe protocole \u00e9tait \u003Ci\u003E\u00abpremier arriv\u00e9, premier servi\u00bb\u003C\/i\u003E, jusqu'\u00e0 ce que les n\u00e9cessiteux ne commencent \u00e0 se pr\u00e9senter avant l'aube craignant que \u003Ci\u003ELa Jornada\u003C\/i\u003E ne manque de nourriture. Une fois, fin mars, la queue s'est allong\u00e9e sur 28 p\u00e2t\u00e9s de maisons.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EWalter Barrera est arriv\u00e9 comme d'habitude \u00e0 6 heure du matin pour recevoir les provisions de la semaine pour sa famille - riz, pommes de terre, bo\u00eetes de soupe, m\u00eame des fruits et l\u00e9gumes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EBarrera, 50 ans, apr\u00e8s avoir perdu il y a quatre mois son emploi dans la construction, vient au centre d'aide alimentaire tous les samedis. Il ne trouve pas de travail et ses deux fils a\u00een\u00e9s de 19 et 17 ans non plus. Son plus jeune fils a 11 ans.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESon budget est si serr\u00e9 que des amis et des proches l'aident lui versant $2 300 par mois pour qu'il puisse payer le loyer de son appartement de trois pi\u00e8ces \u00e0 \u003Ci\u003EFlushing [quartier du Queens, NdT]\u003C\/i\u003E, o\u00f9 il vit avec sa femme et leurs trois fils.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00abQu'est-ce que je dis \u00e0 mes enfants au ventre vide lorsqu'ils me regardent, en particulier mon fils de 11 ans ?\u00bb\u003C\/i\u003E a d\u00e9clar\u00e9 Barrera, venu d'Am\u00e9rique du Sud il y a deux d\u00e9cennies. \u003Ci\u003E\u00ab\u00c7a me brise le cœur. Je suis leur p\u00e8re. Je suis cens\u00e9 les nourrir.\u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EJulio Moncayo, 40 ans, a une femme et une fille de 7 ans \u00e0 charge. Ouvrier du b\u00e2timent, il travaille maintenant deux ou trois jours par semaine. Son salaire ne suffit pas pour couvrir les $1 500 de loyer pour l'appartement de deux pi\u00e8ces qu'il habite avec sa famille \u00e0 \u003Ci\u003EFlushing\u003C\/i\u003E et pour payer leur nourriture.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00abJe ne peux pas \u00eatre fier. Je dois venir ici pour nourrir ma famille\u00bb\u003C\/i\u003E, a d\u00e9clar\u00e9 Moncayo au \u003Ci\u003ENew York Post\u003C\/i\u003E. \u003Ci\u003E\u00abC'est dur. Qu'est-ce que je dois faire ?\u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe dimanche, le camion de \u003Ci\u003ELa Jornada\u003C\/i\u003E s'installe au quartier de \u003Ci\u003EWoodside\u003C\/i\u003E. Le mercredi, Rodriguez fait deux arr\u00eats dans le quartier de \u003Ci\u003ECorona\u003C\/i\u003E. Les jeudis sont r\u00e9serv\u00e9s aux quelques 900 personnes qui vivent dans le lotissement public o\u00f9 se trouve le centre d'aide alimentaire. Les vieux et les personnes handicap\u00e9es viennent le vendredi. Les samedis sont pour tous ceux qui ont besoin d'une main tendue.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ED\u00e8s que Rodriguez termine la distribution du samedi, il part pour r\u00e9approvisionner le camion pour le lendemain. Il obtient de la nourriture de partout o\u00f9 il le peut - \u003Ci\u003EUnited Way [\u00abOrganisation d'entraide\u00bb, NdT]\u003C\/i\u003E, \u00e9glises, supermarch\u00e9s, la Banque alimentaire de New York, les plus chanceux.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u00abNous n'avons jamais \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 cela\u00bb\u003C\/i\u003E, a-t-il d\u00e9clar\u00e9, \u003Ci\u003E\u00abmais nous nous sommes adapt\u00e9s.\u00bb\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMelanie Gray, Georgett Robert et J.C. Rice\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETraduit par \u003Ca href=\"http:\/\/dossiersdubip.wordpress.com\"\u003EAlexandre Moumbaris\u003C\/a\u003E, relu par Marie-Jos\u00e9 Moumbaris pour le Saker Francophone\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/lesakerfrancophone.fr\/le-cauchemar-americain\"\u003Elesakerfrancophone.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}