{"179080":{"id":"179080","parent":"0","time":"1599728257","url":"http:\/\/www.les-crises.fr\/?p=252230","category":"R\u00e9seau social","title":"[Russeuropen-Exil] Les contradictions dans la relation employeur \/ salari\u00e9 et les accords d'entreprise, par Jacques Sapir","image":"","hub":"newsnet","url-explicit":"russeuropen-exil-les-contradictions-dans-la-relation-employeur-salarie-et-les-accords-d-entreprise-par-jacques-sapir","admin":"newsnet","views":"8","priority":"2","length":"45727","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EUn mod\u00e8le simple des interactions\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDepuis maintenant plusieurs ann\u00e9es s'affirme en France une tendance \u00e0 privil\u00e9gier l'accord d'entreprise sur l'accord de branche ou l'accord national, bref sur ce que l'on appelle les \u00ab conventions collectives \u00bb. L'id\u00e9e dominante est que le niveau de l'entreprise serait le plus pertinent. Cette id\u00e9e a pour elle une apparente logique (qui ne conna\u00eet mieux les probl\u00e8mes locaux que les acteurs locaux) et une apparente simplicit\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais, cette id\u00e9e simple n'est-elle pas une id\u00e9e re\u00e7ue ? Dit d'une autre fa\u00e7on, limiter le cadre de la n\u00e9gociation \u00e0 la seule entreprise suffit-il \u00e0 cr\u00e9er les conditions de stabilit\u00e9 qui doivent \u00eatre requises pour qu'une n\u00e9gociation puisse aboutir ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe but de ce texte est donc de pr\u00e9senter une exploration du probl\u00e8me de la coh\u00e9rence de la n\u00e9gociation en entreprise par la th\u00e9orie des jeux, mais aussi de montrer comment un instrument formel peut aboutir \u00e0 des r\u00e9sultats diff\u00e9rents de ceux suppos\u00e9s par la th\u00e9orie standard suivant la nature des hypoth\u00e8ses utilis\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn se propose ici de tester les choix possibles entre un entrepreneur et un salari\u00e9, et l'impact de ces choix sur des r\u00e8gles de fonctionnement interne de l'entreprise. On commencera par construire un mod\u00e8le simple de th\u00e9orie des jeux, puis on complexifiera progressivement le jeu, en rel\u00e2chant progressivement les hypoth\u00e8ses standards de sym\u00e9trie d'information puis de rationalit\u00e9, pour tester la capacit\u00e9 de l'entreprise capitaliste, avec son asym\u00e9trie de pouvoir, \u00e0 susciter en son sein les comportements assurant la compatibilit\u00e9 entre r\u00e8gles internes et contraintes externes en face \u00e0 une variation de la situation \u00e9conomique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003E0\/ Le contexte : un tournant en faveur de l'accord d'entreprise ?\u003C\/u\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDepuis maintenant plus de quinze ans, on constate une tendance continue \u00e0 privil\u00e9gier les accords d'entreprises au d\u00e9triment des accords de branche, renversant ainsi la logique pr\u00e9valant dans le Code du Travail depuis 1945.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe premier coup \u00e0 l'articulation traditionnelle entre les accords de branche et les accords d'entreprise a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par la loi du 4 mai 2004, vot\u00e9e sous le gouvernement Raffarin et sous la Pr\u00e9sidence de Jacques Chirac, sur la proposition du Ministre de l'\u00e9ducation nationale de l'\u00e9poque Fran\u00e7ois Fillon \u003Ca href=\"#nb1\" name=\"nh1\"\u003E1\u003C\/a\u003E. Cette loi a permis aux accords d'entreprise de d\u00e9roger, y compris et il faut l signaler, dans un sens moins favorable aux salari\u00e9s, aux accords de branche, sauf clauses expresses contraires de ces derniers (ce que l'on appelle les clauses d'imp\u00e9rativit\u00e9 ou de verrouillage). Le caract\u00e8re imp\u00e9ratif de l'accord de branche, sa pr\u00e9valence sur l'accord de branche, n'\u00e9tait alors pr\u00e9serv\u00e9 que dans quatre domaines : salaires minima, classifications, garanties collectives en mati\u00e8re de protection sociale compl\u00e9mentaire et mutualisation des fonds de la formation professionnelle. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, une nouvelle \u00e9tape fut franchie. Ainsi, la loi n\u00b0 2008-789 du 20 ao\u00fbt 2008 \u003Ca href=\"#nb2\" name=\"nh2\"\u003E2\u003C\/a\u003E, prise sous le gouvernement de Fran\u00e7ois Fillon, modifia l'article L. 3122-2 du Code du travail pour instaurer, en mati\u00e8re d'am\u00e9nagement du temps de travail, la primaut\u00e9 de la convention ou de l'accord d'entreprise d'\u00e9tablissement par rapport \u00e0 la convention ou l'accord de branche. Ces dispositions \u00e9taient inclues au sein d'une loi cens\u00e9e \u00ab \u003Cb\u003Eporter r\u00e9novation de la d\u00e9mocratie sociale et r\u00e9forme du temps de travail \u00bb.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais, ces mesures n'ont pas \u00e9t\u00e9 seulement le fait de gouvernement ou de Pr\u00e9sident de droite.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa loi \u00ab Travail \u00bb, dite encore \u00ab loi El Khomri \u00bb, du 8 ao\u00fbt 2016 \u003Ca href=\"#nb3\" name=\"nh3\"\u003E3\u003C\/a\u003E, prise sous le quinquennat d'un Pr\u00e9sident socialiste, Fran\u00e7ois Hollande, est venue compl\u00e9ter la liste des mati\u00e8res dans lesquelles l'accord de branche pr\u00e9vaut (en y ajoutant la pr\u00e9vention de la p\u00e9nibilit\u00e9 et l'\u00e9galit\u00e9 professionnelle entre les femmes et les hommes). On rappellera que cette loi fut vot\u00e9e avec l'aide de l'application de l'article 49-3 de la Constitution, au terme d'un parcours l\u00e9gislatif marqu\u00e9 par d'importants mouvements sociaux. Cette loi a surtout consacr\u00e9 la primaut\u00e9 de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en mati\u00e8re de temps de travail, de repos et de cong\u00e9s. De mani\u00e8re significative, cette loi fut pr\u00e9sent\u00e9e par la Ministre du travail, Mme el Khomri, comme devant apporter \u00ab(...) \u003Ci\u003Eplus de dialogue social, plus de souplesse et de visibilit\u00e9 pour les entreprises, plus de protections pour les actifs et en particulier ceux en situation de pr\u00e9carit\u00e9. Avec un objectif : construire un monde du travail, en phase avec les parcours professionnels actuels et cr\u00e9ateur d'emplois durables\u003C\/i\u003E \u00bb \u003Ca href=\"#nb4\" name=\"nh4\"\u003E4\u003C\/a\u003E. Cette loi, on le rappelle, fut contest\u00e9e par certaines organisations syndicales \u003Ca href=\"#nb5\" name=\"nh5\"\u003E5\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette loi conduit, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 un renversement de la hi\u00e9rarchie des normes dans le Code du Travail \u003Ca href=\"#nb6\" name=\"nh6\"\u003E6\u003C\/a\u003E. Les nouvelles normes sont entr\u00e9es progressivement en vigueur : leur mise en œuvre a d\u00e9pendu, en effet, de 127 d\u00e9crets d'application \u003Ca href=\"#nb7\" name=\"nh7\"\u003E7\u003C\/a\u003E. La loi g\u00e9n\u00e9ralise donc progressivement les accords majoritaires en trois \u00e9tapes en fonction du domaine concern\u00e9 par l'accord, pour une pleine effectivit\u00e9 au 1\u003Csup\u003Eer\u003C\/sup\u003E janvier 2019 \u003Ca href=\"#nb8\" name=\"nh8\"\u003E8\u003C\/a\u003E. Elle institutionnalise, aussi, le r\u00e9f\u00e9rendum d'entreprise.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECette loi fut renforc\u00e9e par l'ordonnance prises par le gouvernement d'Edouard Philippe, quelques semaines apr\u00e8s l'\u00e9lection \u00e0 la Pr\u00e9sidence d'Emmanuel Macron. Cette ordonnance \u003Ca href=\"#nb9\" name=\"nh9\"\u003E9\u003C\/a\u003E, qui paradoxalement porte le titre de \u00ab \u003Cb\u003E\u003Ci\u003EOrdonnance n\u00b0 2017-1385 du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la n\u00e9gociation collective\u003C\/i\u003E \u00bb,\u003C\/b\u003E est une nouvelle r\u00e9forme qui semble porter le coup de gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9\u00e9minence des accords de branches en \u00e9tendant tr\u00e8s largement le champ de la primaut\u00e9 de l'accord d'entreprise. Ce champ va d\u00e9sormais bien au-del\u00e0 de la dur\u00e9e du travail et des cong\u00e9s, tout en m\u00e9nageant un \u00ab domaine prioritaire \u00bb \u00e0 la branche lui aussi \u00e9largi (mais dans une moindre mesure).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn constate donc que, depuis 2004, la place prise par les accords d'entreprise n'a cess\u00e9 de s'accro\u00eetre. L'argument principal, qui semble aujourd'hui \u00eatre repris tant par la gauche que par la droite, est que ces accords - parce qu'ils seraient plus et mieux ins\u00e9r\u00e9s dans la r\u00e9alit\u00e9 de l'entreprise - permettraient plus de souplesse, ou de flexibilit\u00e9, dans la n\u00e9gociation. Ils seraient donc intrins\u00e8quement plus efficients. On retrouve donc l'argument \u00ab localiste \u00bb qui veut qu'une d\u00e9cision prise au niveau local, quand elle concerne ce niveau, soit n\u00e9cessairement sup\u00e9rieure \u00e0 une d\u00e9cision prise \u00e0 un niveau plus \u00e9lev\u00e9, celui de la branche ou celui des accords nationaux.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais, cet argument, si on y r\u00e9fl\u00e9chit bien, n'est pas aussi convaincant qu'il y para\u00eet. La psychologie et l'\u00e9conomie exp\u00e9rimentale ont mis en avant l'importance d\u00e9terminante de ce que l'on appelle \u00ab l'effet de contexte \u00bb et \u00ab effet de dotation \u00bb sur les comportements individuels \u003Ca href=\"#nb10\" name=\"nh10\"\u003E10\u003C\/a\u003E. Il convient donc d'examiner dans un cadre formel les logiques que peuvent prendre les relations entre entrepreneur et salari\u00e9s afin d'en constater les coh\u00e9rences comme les incoh\u00e9rences. Des travaux d\u00e9j\u00e0 anciens ont montr\u00e9 l'impact que pouvait avoir l'asym\u00e9trie d'information sur les comportements entre entrepreneur et salari\u00e9s \u003Ca href=\"#nb11\" name=\"nh11\"\u003E11\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003EA\/ La construction du \u00ab jeu \u00bb entrepreneur - salari\u00e9.\u003C\/u\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn suppose qu'un entrepreneur r\u00e9alise une valeur ajout\u00e9e de 20 par salari\u00e9, auquel il paye un salaire de 10. Son profit net est de 10 par salari\u00e9; il est un r\u00e9sidu par rapport \u00e0 la valeur ajout\u00e9e, une fois d\u00e9falqu\u00e9 le salaire. La situation du march\u00e9 sur lequel l'entreprise intervient est marqu\u00e9e par une concurrence forte qui oblige chaque entreprise \u00e0 investir ou \u00e0 perdre de la comp\u00e9titivit\u00e9 avec un risque, plus ou moins important de ne pouvoir vendre ses produits \u00e0 terme. On consid\u00e8re ici un jeu sur deux p\u00e9riodes (T et T+1) pour analyser en dynamique les strat\u00e9gies possibles pour l'entrepreneur et le salari\u00e9. L'investissement doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 T pour donner un effet \u00e0 T+1 et il est imp\u00e9ratif pour que l'entreprise conserve son march\u00e9. Les acteurs sont suppos\u00e9s prendre en compte le cumul des r\u00e9sultats des deux p\u00e9riodes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'entrepreneur a le choix entre deux strat\u00e9gies, l'une passive (A) et l'autre active (B). En (A) il ne r\u00e9alise aucun investissement; L'entreprise conna\u00eet alors une probabilit\u00e9 de 50% de ne pouvoir vendre ses produits en T+1. Le revenu en T+1 est affect\u00e9 de ce risque tant pour l'entrepreneur que pour le salari\u00e9. En (B), l'entrepreneur d\u00e9cide de pr\u00e9lever un montant de 6 (30% de la valeur ajout\u00e9e par salari\u00e9) pour l'investir. Dans ce cas, la probabilit\u00e9 que le revenu soit le m\u00eame en T+1 qu'en T est de 100%.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'entrepreneur propose au salari\u00e9, qui subit le m\u00eame risque que lui, de partager la charge d'investissement, en acceptant de perdre 3 sur son salaire, tandis que l'entrepreneur pr\u00e9l\u00e8vera le m\u00eame montant sur son profit. Cependant, le pr\u00e9l\u00e8vement se fait sur le salaire en T. Le salari\u00e9 ne pouvant v\u00e9rifier l'usage fait par l'entrepreneur du pr\u00e9l\u00e8vement, et en particulier si l'investissement a bien eu lieu, la proposition de l'entrepreneur r\u00e9v\u00e8le donc une \u003Ci\u003Easym\u00e9trie de connaissance\u003C\/i\u003E ou encore \u003Ci\u003Ed'information \u003Ca href=\"#nb12\" name=\"nh12\"\u003E12\u003C\/a\u003E\u003C\/i\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe salari\u00e9 a d\u00e8s lors le choix entre deux strat\u00e9gies. Il peut opter pour une strat\u00e9gie (X) o\u00f9 il refuse de prendre le risque, laissant \u00e0 l'entrepreneur le choix d'investir sur son profit ou de ne pas investir, avec le risque que l'entreprise perde sa comp\u00e9titivit\u00e9 en T+1. Il peut aussi opter pour une strat\u00e9gie (Y) ou il accepte le pr\u00e9l\u00e8vement en T+1, mais sans garantie quant \u00e0 son usage par l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EI\u00e8re \u00e9tape.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Strat\u00e9gies du\u003Cp\u003Esalari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EStrat\u00e9gies de l'entrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEntrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003Cp\u003E5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E5\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003EGains combin\u00e9s sur T et T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEntrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003Cp\u003E15\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 17\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E17\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans ce jeu, la meilleure solution potentielle en mati\u00e8re de combinaison des strat\u00e9gies de l'entrepreneur et du salari\u00e9 (B, Y) est instable. Pour le salari\u00e9, la strat\u00e9gie (X) est sup\u00e9rieure \u00e0 la strat\u00e9gie (Y) quelle que soit le choix de l'entrepreneur. Pour l'entrepreneur, s'il suppose son salari\u00e9 rationnel, au sens standard du terme, il en d\u00e9duira que celui-ci choisira (X) auquel cas la solution (A) est la meilleure pour l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa combinaison de l'hypoth\u00e8se standard de rationalit\u00e9 et d'une asym\u00e9trie d'information engendr\u00e9e par la structure de pouvoir sp\u00e9cifique \u00e0 l'entreprise capitaliste conduit donc \u00e0 l'adoption syst\u00e9matique de la plus mauvaise des combinaisons de strat\u00e9gies soit l'\u00e9quilibre non-coop\u00e9ratif (A, X). Ceci est un r\u00e9sultat classique dans le cadre du \u00ab dilemme du prisonnier \u00bb \u003Ca href=\"#nb13\" name=\"nh13\"\u003E13\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ENotons que si l'entrepreneur avait pu cr\u00e9er un contexte local inspirant au salari\u00e9 une confiance dans son comportement \u003Ca href=\"#nb14\" name=\"nh14\"\u003E14\u003C\/a\u003E, et en particulier le fait que s'il propose de r\u00e9aliser un pr\u00e9l\u00e8vement sur le salaire c'est bien dans une perspective de d\u00e9veloppement de l'entreprise, alors le choix du salari\u00e9 ne se modifie pas. Il vaut encore mieux pour le salari\u00e9 laisser l'entrepreneur supporter la totalit\u00e9 du co\u00fbt d'investissement (B, X). A ce niveau, et avec les hypoth\u00e8ses simples ici mobilis\u00e9es, le salari\u00e9 appara\u00eet comme toujours susceptible de chercher \u00e0 profiter de l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne solution apparente consiste donc \u00e0 ne pas demander son avis au salari\u00e9, et \u00e0 lui imposer d'embl\u00e9e un pr\u00e9l\u00e8vement de -3 sur son salaire. Telle est d'ailleurs la logique du \u00ab gouvernement d'entreprise \u00bb dans nos soci\u00e9t\u00e9s et de l'asym\u00e9trie de pouvoir entre entrepreneur et salari\u00e9 qu'il organise. Cette asym\u00e9trie semble, \u00e0 cette seconde \u00e9tape, justifi\u00e9e par le r\u00e9sultat insatisfaisant obtenu dans la premi\u00e8re \u00e9tape.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESeulement, devant ce pr\u00e9l\u00e8vement arbitraire, le salari\u00e9 a le choix de faire confiance en l'entrepreneur, et d'opter pour la strat\u00e9gie (Y) d\u00e9crite plus haut, ou de ne pas lui faire confiance. Dans ce cas, il peut baisser sa productivit\u00e9 de 10% entra\u00eenant une chute de la valeur ajout\u00e9e de 20 \u00e0 18 et ce m\u00eame dans le cas d'une strat\u00e9gie (B) d'investissement de la part de l'entrepreneur. On appellera ici cette nouvelle strat\u00e9gie (X').\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour l'entrepreneur, une fois d\u00e9cid\u00e9 le pr\u00e9l\u00e8vement en T sur le revenu du salari\u00e9, il peut d\u00e9cider de l'investir r\u00e9ellement (B), ou de se l'approprier (A'). Comme le salaire est contractuel, si la valeur ajout\u00e9e tombe \u00e0 18 du fait de l'adoption de la strat\u00e9gie (X') par le salari\u00e9, l'entrepreneur doit quand m\u00eame payer 10 en T+1 au salari\u00e9 et son profit en est diminu\u00e9 d'autant.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EII\u00e8me \u00e9tape.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEntrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEntrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003Cp\u003E5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E5\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003EGains combin\u00e9s sur T et T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (X')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (Y)\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEntrepreneur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (A')\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E (B)\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E15\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 17\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E17\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour le salari\u00e9, la strat\u00e9gie (Y) est toujours pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 (X'). Par contre, pour l'entrepreneur la strat\u00e9gie (A') est toujours pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 (B), et ce quel que soit le choix du salari\u00e9. La capacit\u00e9 de l'entrepreneur d'imposer une nouvelle r\u00e8gle interne de r\u00e9partition de la valeur ajout\u00e9e, au nom de la survie de l'entreprise, le pousse alors \u00e0 adopter une strat\u00e9gie de pr\u00e9f\u00e9rence pour le court terme. La solution (A', Y) est une solution de non-coop\u00e9ration asym\u00e9trique, o\u00f9 cette fois c'est l'entrepreneur qui fait d\u00e9fection. Si le jeu pouvait \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 l'infini, le salari\u00e9 pourrait punir l'entrepreneur en choisissant (X'); mais, la perte pour l'entrepreneur n'est pas suffisante pour le faire changer de strat\u00e9gie. On reviendrait alors, de mani\u00e8re stable, \u00e0 la combinaison des strat\u00e9gies non-coop\u00e9ratives (A', X'). Par ailleurs, m\u00eame si le salari\u00e9 pouvait \u00ab punir \u00bb l'entrepreneur de mani\u00e8re plus significative que dans l'\u00e9valuation des gains que l'on a faite ici, ceci est loin d'\u00eatre prouv\u00e9. Si l'entrepreneur adopte une strat\u00e9gie de d\u00e9fection, la survie de l'entreprise est par nature compromise, et la possibilit\u00e9 de voir le jeu se r\u00e9p\u00e9ter dans le temps s'amenuise alors fortement. Il suffit, d\u00e8s lors, de supposer que la baisse d'intensit\u00e9 du travail procure une utilit\u00e9 suppl\u00e9mentaire au salari\u00e9 pour montrer que l'on va converger vers une double d\u00e9fection (A', X'). \u003Ci\u003E\u003Cu\u003ELa d\u00e9fection de l'entrepreneur peut prendre rapidement la dimension d'une proph\u00e9tie auto-r\u00e9alisatrice\u003C\/u\u003E\u003C\/i\u003E. Ce fait est aussi pris en compte par un travailleur \u00ab rationnel \u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn constate \u00e0 travers ces deux exemples que le fonctionnement de l'entreprise, dans le cadre des hypoth\u00e8ses standard, aboutit \u00e0 des choix syst\u00e9matiquement inf\u00e9rieurs aux meilleurs choix possibles. Si on regarde les gains non plus du point de vue de la r\u00e9partition entre joueur mais de celui de la valeur ajout\u00e9e (salaire + profit), les solutions adopt\u00e9es sont toujours inf\u00e9rieures \u00e0 celles donnant la valeur ajout\u00e9e, autrement dit la contribution \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, la plus forte. Les solutions optimales du point de vue individuel ne sont pas celles qui correspondent \u00e0 l'optimum social. Autrement dit, \u003Cu\u003Esi l'on suppose la pr\u00e9sence des hypoth\u00e8ses \u00ab standards \u00bb de rationalit\u00e9 des acteurs \u003Ca href=\"#nb15\" name=\"nh15\"\u003E15\u003C\/a\u003E, il est impossible - contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9tend la th\u00e9orie n\u00e9oclassique - de d\u00e9duire un optimum collectif d'optimums individuels\u003C\/u\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'adoption de solutions coop\u00e9ratives assurant une continuit\u00e9 de l'entreprise suppose ici que l'on abandonne les hypoth\u00e8ses habituelles quant aux comportements individuels \u003Ca href=\"#nb16\" name=\"nh16\"\u003E16\u003C\/a\u003E et\/ou que l'on introduise des m\u00e9canismes de confiance et de v\u00e9rification. En d'autres termes, pour retrouver le r\u00e9sultat factuel d'une survie des entreprises dans des situations difficiles, on doit introduire plus de r\u00e9alisme dans les hypoth\u00e8ses initiales.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003EB\/ La complexification de la relation, et ses cons\u00e9quences\u003C\/u\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn suppose ici, \u00e0 partir des sp\u00e9cifications initiales, des modes de fonctionnement un peu diff\u00e9rents de ceux test\u00e9s plus haut, et en particulier on fait appara\u00eetre une possible distinction entre les risques r\u00e9els associ\u00e9s \u00e0 chaque strat\u00e9gie et leur repr\u00e9sentation pour les acteurs \u003Ca href=\"#nb17\" name=\"nh17\"\u003E17\u003C\/a\u003E. On suppose ainsi que des acteurs peuvent ne pas avoir un acc\u00e8s direct \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Ceci implique que l'entrepreneur comme le salari\u00e9 ont le choix d\u00e9sormais entre 3 strat\u00e9gies, face \u00e0 un accroissement de la concurrence.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'entrepreneur peut donc choisir entre:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003E(A): Il ne fait rien, et prend un risque de 60% de voir l'entreprise incapable de r\u00e9aliser la moindre valeur ajout\u00e9e en T+1.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003E(B): Il d\u00e9cide de ne rien faire, supposant l'inanit\u00e9 de tout effort, mais pr\u00e9tend agir, et pr\u00e9l\u00e8ve d\u00e8s la p\u00e9riode T une somme de 3 sur le salaire de 10 du salari\u00e9 pour se l'attribuer. Le risque reste bien sur \u00e0 60%. Il s'agit d'une strat\u00e9gie de pure d\u00e9fection.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003E(C): Il cherche \u00e0 sauver l'entreprise, et pr\u00e9l\u00e8ve sym\u00e9triquement une somme de 3 sur le salari\u00e9 et sur son profit par salari\u00e9 en T. Pour susciter un effort suppl\u00e9mentaire du salari\u00e9, il s'engage \u00e0 accro\u00eetre le salaire de 10% (de 10 \u00e0 11) en T+1. Le risque tombe \u00e0 20%. Il s'agit d'une strat\u00e9gie d'engagement dans le futur.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe salari\u00e9 ne conna\u00eet pas la nature exacte des probl\u00e8mes de l'entreprise. Il n'est inform\u00e9 que par le signal repr\u00e9sent\u00e9 par la baisse de son salaire en T, ainsi que par le signal repr\u00e9sent\u00e9 par l'annonce d'une hausse en T+1 (dans le cas d'une strat\u00e9gie C de l'entrepreneur). Il confronte ces signaux aux repr\u00e9sentations qui sont les siennes tant de l'entrepreneur (peut-on lui faire confiance ?) que du m\u00e9ta-contexte \u00e9conomique (une strat\u00e9gie d'investissement pourra-t-elle sauver l'entreprise?). Il r\u00e9agit donc comme un \u00ab joueur en second \u00bb (\u003Ci\u003Esecond mover\u003C\/i\u003E) aux strat\u00e9gies (B) et (C) en choisissant entre les trois strat\u00e9gies suivantes:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003E(W): Il ne fait pas confiance en l'entrepreneur, r\u00e9duit sa productivit\u00e9 entra\u00eenant au meilleur des cas une r\u00e9duction de la valeur ajout\u00e9e de 20 \u00e0 18 en T+1, et un accroissement du risque de faillite \u00e0 100% pour la strat\u00e9gie (B) et \u00e0 50% pour la strat\u00e9gie (C).\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003E(X): Le salari\u00e9 est indiff\u00e9rent aux signaux.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003E(Y): Le salari\u00e9 r\u00e9agit aux strat\u00e9gies (B) et (C) en d\u00e9cidant de faire cause commune avec l'entrepreneur et d'accro\u00eetre son effort, accentuant cet accroissement en cas d'accroissement de la r\u00e9mun\u00e9ration. La valeur ajout\u00e9e passe \u00e0 T+1 de 20 \u00e0 22 face \u00e0 une strat\u00e9gie (B) et de 20 \u00e0 24 en r\u00e9ponse \u00e0 une strat\u00e9gie de type (C), et le risque tombe \u00e0 50% dans le cas de la strat\u00e9gie (B), et \u00e0 0% pour la strat\u00e9gie (C). N\u00e9anmoins, l'effort suppl\u00e9mentaire correspond pour le salari\u00e9 \u00e0 l'\u00e9quivalent d'une perte de -2.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa combinaison des strat\u00e9gies des deux joueurs se traduit par une \u00e9volution de la valeur ajout\u00e9e par salari\u00e9 en T+1. Si le salari\u00e9 par hypoth\u00e8se ne r\u00e9agit pas tant que l'entrepreneur ne lui signifie pas un changement de situation par la baisse de salaire (strat\u00e9gie d'indiff\u00e9rence \u00ab A \u00bb pour l'entrepreneur), la valeur ajout\u00e9e est significativement affect\u00e9e par les choix de strat\u00e9gies (W) ou (Y) en r\u00e9ponse \u00e0 des strat\u00e9gies actives (B ou C) de l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des valeurs ajout\u00e9es \u00e0 T+1\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 22\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 24\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003ECompte tenu des r\u00e8gles de r\u00e9partition, avec soit maintien du salaire \u00e0 10 (strat\u00e9gies A et B), soit accroissement \u00e0 11 (C), mais aussi compte tenu de l'effort suppl\u00e9mentaire consenti par le salari\u00e9 qui \u00e9quivaut \u00e0 une perte de -2, la matrice des revenus \u00e0 T+1 s'\u00e9crit alors:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation potentielle (risque nul) \u00e0 T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E8\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 9\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes trois strat\u00e9gies repr\u00e9sentent pour chaque acteur l'\u00e9ventail possible entre la coop\u00e9ration, l'indiff\u00e9rence et la d\u00e9fection. Elles affectent, bien entendu, le r\u00e9sultat de l'entreprise face \u00e0 la concurrence. On obtient alors une matrice objective des risques d'interruption de l'activit\u00e9 en T+1 en fonction des strat\u00e9gies r\u00e9ciproques qui a les caract\u00e9ristiques suivantes:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques de fermeture de l'entreprise \u00e0 T+1\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003ECette matrice a des implications quant aux revenus \u00e0 T+1 qui devront \u00eatre affect\u00e9 du risque. On obtient alors, \u00e0 cette premi\u00e8re \u00e9tape, une combinaison de revenus \u00e0 T et T+1, ces \u00e9tant derniers affect\u00e9s du pourcentage de risque, qui d\u00e9termine les gains des deux joueurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EI\u00e9re \u00e9tape\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E3\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 3,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E5,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E8,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation cumul\u00e9e T et T+1\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 17\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 19\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E15,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E16\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour l'entrepreneur, (C) n'est une strat\u00e9gie optimale \u003Cb\u003Eque\u003C\/b\u003E si le salari\u00e9 a choisi (Y); Si le salari\u00e9 a choisi (X), alors la strat\u00e9gie (B) est sup\u00e9rieure \u00e0 (C) pour l'entrepreneur. Quant au salari\u00e9, confront\u00e9 au signal que repr\u00e9sente pour lui une baisse de salaire, il n'a int\u00e9r\u00eat \u00e0 choisir (Y) \u003Cb\u003Eque\u003C\/b\u003E s'il a la certitude que l'entrepreneur a lui aussi choisi la strat\u00e9gie coop\u00e9rative, soit (C). S'il pense que l'entrepreneur peut avoir choisi la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (B), alors la strat\u00e9gie (X) est un meilleur choix que (Y) du point de vue du salari\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa combinaison (B, X), dont la valeur ajout\u00e9e totale est significativement inf\u00e9rieure \u00e0 la solution coop\u00e9rative pure (C, Y), mais aussi \u00e0 des solutions asym\u00e9triques comme (B, Y) et (C, X), n'en est pas moins dans ces conditions une solution stable. Seule une certitude r\u00e9ciproque sur l'engagement de l'autre acteur vers une strat\u00e9gie coop\u00e9rative peut entra\u00eener un d\u00e9placement vers la meilleure des solutions. On retrouve donc un r\u00e9sultat d\u00e9j\u00e0 obtenu dans la forme la plus simple du jeu, soit que la maximisation des int\u00e9r\u00eats individuels ne produit pas n\u00e9cessairement une solution collectivement efficiente.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne deuxi\u00e8me \u00e9tape dans l'introduction d'\u00e9l\u00e9ments r\u00e9alistes peut alors consister \u00e0 supposer que la vision de la r\u00e9alit\u00e9 de l'entrepreneur et du salari\u00e9 sont diff\u00e9rentes. En fait, le salari\u00e9 est bien plus pessimiste que l'entrepreneur quant \u00e0 la survie de l'entreprise, ainsi que quant \u00e0 la capacit\u00e9 de l'entrepreneur \u00e0 influer r\u00e9ellement sur le r\u00e9sultat final. Cette diff\u00e9rence peut traduire l'effet d'un m\u00e9ta-contexte d\u00e9pressif sur les salari\u00e9s, ou de l'asym\u00e9trie de leur dotation dans le cadre d'une entreprise capitaliste. Elle mat\u00e9rialise le sentiment, r\u00e9el mais diffus, que le salari\u00e9 est profond\u00e9ment expropri\u00e9 de son droit au contr\u00f4le sur les r\u00e9sultats de son travail dans le cadre de la relation salariale. On obtient alors deux matrices subjectives des risques, qui vont caract\u00e9riser les comportements de chaque joueur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EII\u00e8me \u00e9tape\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques de fermeture de l'entreprise \u00e0 T+1, selon l'entrepreneur.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques de fermeture de l'entreprise \u00e0 T+1, selon le salari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003ESalari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003Cb\u003EEmployeur\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003EDans une telle situation, les acteurs se d\u00e9terminent par rapport \u00e0 des matrices des gains, pour eux-m\u00eames et pour l'autre joueur, qui deviennent distinctes. Si la matrice des gains, telle qu'elle est per\u00e7ue par l'employeur ne change pas par rapport \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tape, celle per\u00e7ue par le salari\u00e9 devient alors:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T selon la perception du salari\u00e9 (G4)\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2,4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0,2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation cumul\u00e9e T et T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15,4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 9\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 9,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7,2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour le salari\u00e9, sauf dans le cas o\u00f9 il suppose que l'employeur a choisi l'indiff\u00e9rence (strat\u00e9gie A), la strat\u00e9gie (X) est sup\u00e9rieure aux deux autres. Dans sa perception, la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (B) est la plus logique pou l'employeur. C'est donc celle qu'il va anticiper. M\u00eame si on prolonge le jeu sur plusieurs p\u00e9riodes, toutes affect\u00e9es du risque d'interruption d'activit\u00e9, il devient difficile de convaincre le salari\u00e9 d'avoir une attitude positive car il est persuad\u00e9 que l'effet de la strat\u00e9gie de l'entrepreneur sera de provoquer une interruption rapide de l'activit\u00e9 et du \u00ab jeu \u00bb. On a ici un effet de l'asym\u00e9trie d\u00e9cisionnelle qui est fondamentale dans la relation entrepreneur\/salari\u00e9. On retrouve alors le r\u00e9sultat de la premi\u00e8re \u00e9tape, mais avec un \u00e9l\u00e9ment suppl\u00e9mentaire dont il convient de mesure l'importance :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003E\u003Cu\u003EM\u00eame si l'employeur donnait une garantie au salari\u00e9 qu'il va adopter une strat\u00e9gie de coop\u00e9ration (C), compte tenu de la perception des risques qui est celle du salari\u00e9, ce dernier n'a pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 basculer \u00e0 son tour vers une strat\u00e9gie coop\u00e9rative (Y).\u003C\/u\u003E\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe risque d'un \u00e9quilibre \u00ab perdant-perdant \u00bb provient ici d'un comportement induit logiquement par \u003Cb\u003E\u003Ci\u003Ela repr\u00e9sentation de sa propre vuln\u00e9rabilit\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E par le salari\u00e9 (\u003Ci\u003Eendowment effect\u003C\/i\u003E ou effet de dotation \u003Ca href=\"#nb18\" name=\"nh18\"\u003E18\u003C\/a\u003E). L'employeur est ici, quant \u00e0 lui, pi\u00e9g\u00e9 par la relation m\u00eame qui lui profite. S'il ne donne pas des gages structurels, il ne peut sortir du dilemme. \u003Cb\u003ELa cr\u00e9dibilit\u00e9 d'une action ne d\u00e9pend pas de la r\u00e9putation de l'acteur mais du contexte dans lequel cette action prend place\u003C\/b\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EIII\u00e8me \u00e9tape\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn suppose maintenant que le salari\u00e9 est sensiblement plus optimiste que l'entrepreneur quant \u00e0 la situation de l'entreprise, ce qui se traduit par une nouvelle asym\u00e9trie des matrices de risque.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques \u00e0 T+1, selon l'entrepreneur.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques \u00e0 T+1, selon le salari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 40%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 40%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 40%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 40%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 40%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003ESi la matrice des gains per\u00e7ue par l'employeur ne change toujours pas, par rapport \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tape, celle per\u00e7ue par le salari\u00e9 devient alors:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 6\u003Cp\u003E6\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E6\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E6\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 1,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4,8\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E6\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation cumul\u00e9e T et T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 16\u003Cp\u003E16\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 16\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E16\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 16\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E16\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 17\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11,8\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E13\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 17\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E17\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E16\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans ce cadre, pour le salari\u00e9, si le choix entre (X) et (Y) est \u00e9quivalent face \u00e0 une strat\u00e9gie d'indiff\u00e9rence de l'entrepreneur, la d\u00e9fection (X) est sup\u00e9rieure si l'entrepreneur est coop\u00e9ratif (B), et la coop\u00e9ration (Y) s'il choisit la d\u00e9fection (B). L'entrepreneur, du point de vue de la perception du salari\u00e9, a int\u00e9r\u00eat \u00e0 choisir la d\u00e9fection (B), s'il suppose que le salari\u00e9 choisira l'indiff\u00e9rence (X) ou la coop\u00e9ration (Y). S'il suppose que le salari\u00e9 choisira la d\u00e9fection (W), alors il vaut mieux pour lui choisir l'indiff\u00e9rence (A). Or, si l'employeur choisit l'indiff\u00e9rence, le salari\u00e9 automatiquement choisit l'indiff\u00e9rence, car il n'est pas averti par un signal de la situation de l'entreprise. Le choix se circonscrit alors entre coop\u00e9ration et indiff\u00e9rence, et la strat\u00e9gie coop\u00e9rative \u00e9tant ici sup\u00e9rieure, c'est elle qui doit \u00eatre adopt\u00e9e. Comme la matrice des gains est la m\u00eame pour l'entrepreneur qu'\u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tape, on sait qu'il choisira la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (B). On obtient donc une solution (B, Y), qui est asym\u00e9trique, mais sensiblement meilleure que celle des deux autres \u00e9tapes. Ainsi, un optimisme relatif du salari\u00e9 par rapport \u00e0 la perception de l'employeur am\u00e9liore le choix des strat\u00e9gies. Le risque de faillite baisse, et la valeur ajout\u00e9e globale produite augmente. Notons que si l'entrepreneur pouvait percevoir l'optimisme relatif du salari\u00e9, et se convaincre que ce dernier va adopter une attitude coop\u00e9rative, alors il aurait aussi int\u00e9r\u00eat \u00e0 choisir une strat\u00e9gie coop\u00e9rative. mais cette situation est asym\u00e9trique. Dans la situation d\u00e9crite, si le salari\u00e9 apprend \u00e0 son tour que l'entrepreneur a choisi une strat\u00e9gie coop\u00e9rative, ceci le poussera normalement \u00e0 adopter une strat\u00e9gie indiff\u00e9rente (X).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn aboutit alors, \u00e0 ce stade du raisonnement, \u00e0 un r\u00e9sultat important sur lequel il convient d'insister. \u003Ci\u003E\u003Cu\u003ELes divergences des repr\u00e9sentations du futur affectent de mani\u00e8re importante les choix de strat\u00e9gies des acteurs, et ce m\u00eame sans toucher aux hypoth\u00e8ses standards de rationalit\u00e9. Le r\u00e9sultat de choix individuels isol\u00e9s et non concert\u00e9s dans cette situation est toujours inefficace non seulement du point de vue social mais aussi de celui des individus\u003C\/u\u003E\u003C\/i\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl est clair qu'une modification des hypoth\u00e8ses de rationalit\u00e9 et de comportement allant dans le sens d'un plus grand r\u00e9alisme ne peut que renforcer ce r\u00e9sultat. Compte tenu des effets de contexte et des effets de dotation, on peut supposer que, dans un contexte macro\u00e9conomique d\u00e9pressif les salari\u00e9s seront en moyenne plus pessimistes que les entrepreneurs. Inversement, si la conjoncture est expansive depuis suffisamment de temps pour produire un effet de contexte, l'optimisme relatif des salari\u00e9s peut avoir des cons\u00e9quences tr\u00e8s positives, dans la mesure o\u00f9 ils restent dans l'ignorance de la strat\u00e9gie r\u00e9elle (B ou C) de l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003EOn aboutit alors au r\u00e9sultat que l'adoption de strat\u00e9gies par les joueurs ne d\u00e9pend plus de leur seule interaction mais devient d\u00e9termin\u00e9e par un cadre de niveau sup\u00e9rieur sur lequel ils n'ont pas de moyens d'agir directement\u003C\/u\u003E.\u003C\/b\u003E\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'hypoth\u00e8se d'une d\u00e9termination contextuelle \u003Ca href=\"#nb19\" name=\"nh19\"\u003E19\u003C\/a\u003E est ainsi bien v\u00e9rifi\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003EC. Les conditions de stabilisation d'une solution gagnante\u003C\/u\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESi la d\u00e9termination contextuelle des strat\u00e9gies individuelles est ainsi v\u00e9rifi\u00e9e se pose alors la question de savoir \u00e0 quelles conditions, et sous quelles contraintes, on pourrait orienter ces strat\u00e9gies vers une solution \u00ab gagnante \u00bb, en ceci qu'elle p\u00e9renniserait l'entreprise et donc l'emploi des salari\u00e9s. Dans le dilemme \u00e9tudi\u00e9, \u00e0 la diff\u00e9rence d'un Dilemme du Prisonnier classique \u003Ca href=\"#nb20\" name=\"nh20\"\u003E20\u003C\/a\u003E, la r\u00e9p\u00e9tition du \u00ab jeu \u00bb n'est pas une piste possible. Il convient donc maintenant de d\u00e9finir les conditions et possibilit\u00e9s de stabilit\u00e9 d'une solution coop\u00e9rative \u003Ca href=\"#nb21\" name=\"nh21\"\u003E21\u003C\/a\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EIV\u00e8me \u00e9tape\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn suppose maintenant, dans cette quatri\u00e8me \u00e9tape, que le salari\u00e9 se repr\u00e9sente la gravit\u00e9 de la situation de l'entreprise avant m\u00eame que l'entrepreneur ne le lui ait communiqu\u00e9 par un signal. Sa perception est ici celle, pessimiste, de la deuxi\u00e8me \u00e9tape. Il peut appliquer une strat\u00e9gie de d\u00e9fection d\u00e8s la p\u00e9riode T. Il en retire un avantage de moindre effort estim\u00e9 \u00e0 2,5. La baisse de la valeur ajout\u00e9e se manifeste aux yeux de l'entrepreneur comme la confirmation de ses analyses quant aux difficult\u00e9s pr\u00e9sentes et futures. Son revenu (le profit) est un r\u00e9sidu \u00e0 partir de la valeur ajout\u00e9e diminu\u00e9e du salaire. Il n'est pas conscient du gain d'utilit\u00e9 qu'entra\u00eene pour le salari\u00e9 la mise en place de la strat\u00e9gie (W). Ainsi on introduit un second facteur de divergence des repr\u00e9sentations.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des valeurs ajout\u00e9es \u00e0 T et T+1\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 22\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 22\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 24\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003ELes r\u00e8gles de r\u00e9mun\u00e9ration du salari\u00e9, suivant les strat\u00e9gies de l'entrepreneur sont d\u00e9sormais, de:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10 \u00e0 T comme \u00e0 T+1 en strat\u00e9gie (A)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7 \u00e0 T comme \u00e0 T+1 en strat\u00e9gie (B)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7 \u00e0 T et 11 \u00e0 T+1 en strat\u00e9gie (C).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes matrices de risque sont celles, divergentes, de la deuxi\u00e8me \u00e9tape, avec un pessimisme relatif du salari\u00e9 par rapport \u00e0 l'entrepreneur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques \u00e0 T+1, selon l'entrepreneur.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 60%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 50%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 20%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMatrice des risques \u00e0 T+1, selon le salari\u00e9\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 100%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 80%\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003Cp\u003ECompte tenu des hypoth\u00e8ses faites \u00e0 cette quatri\u00e8me \u00e9tape du raisonnement, les matrices des gains par p\u00e9riode et cumul\u00e9s s'\u00e9tablissent comme:\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8\u003Cp\u003E12,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 1,6\u003Cp\u003E2,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2,4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E1,4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 3\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E1,4\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 1,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2,2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 2,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2,2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation cumul\u00e9e T et T+1 selon la perception du salari\u00e9\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 9,6\u003Cp\u003E15\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14,4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E8,4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E8,4\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,2\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13,6\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,2\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour le salari\u00e9, suivant ces nouvelles hypoth\u00e8ses, la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (W) est toujours sup\u00e9rieure. Il consid\u00e8rera qu'il en va de m\u00eame pour l'entrepreneur. Le salari\u00e9 s'attend donc \u00e0 une situation sym\u00e9trique de double d\u00e9fection (B, W) et ne peut faire raisonnablement confiance dans un engagement de la part de son employeur. Ce point est extr\u00eamement important. Il montre l'impossibilit\u00e9 de fonder sur une relation purement bilat\u00e9rale une dynamique de confiance r\u00e9ciproque. On aboutit alors \u00e0 une situation ou des comportements individuels rationnels conduisent \u00e0 une situation sociale sub-optimale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn peut consid\u00e9rer alors comme d\u00e9montr\u00e9 que :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003ELa rationalit\u00e9 sociale n'est donc pas le produit de l'addition des rationalit\u00e9s individuelles\u003C\/u\u003E.\u003C\/b\u003E\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T selon la perception de l'entrepreneur\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 10\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 12\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 15\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation \u00e0 T+1 selon la perception de l'entrepreneur\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 3,2\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 4,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 0\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E0\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 5,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E3,5\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 3,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E5,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 7,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E8,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 13\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E11\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ESituation cumul\u00e9e T et T+1 selon la perception de l'entrepreneur\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Ctable\u003E\u003Ctbody\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E Salari\u00e9\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(W)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(X)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(Y)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(A)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11,2\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 16,8\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E14\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003EEmployeur\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(B)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 11\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E7\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 18,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E9,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 22,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E10,5\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003Ctr\u003E\u003Ctd\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E \u003Cb\u003E(C)\u003C\/b\u003E\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 8,5\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E12,5\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 14,2\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E15,8\u003C\/td\u003E\u003Ctd\u003E 24\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E18\u003C\/td\u003E\u003C\/tr\u003E\u003C\/tbody\u003E\u003C\/table\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour l'entrepreneur, la strat\u00e9gie de coop\u00e9ration (C) n'est valide que si le salari\u00e9 a, lui aussi, opt\u00e9 pour une strat\u00e9gie de coop\u00e9ration (Y). Si le salari\u00e9 est indiff\u00e9rent (X), la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (B) est la meilleure. Par contre, si le salari\u00e9 fait d\u00e9fection (W), la strat\u00e9gie d'indiff\u00e9rence (A) est la meilleure. Le choix de l'entrepreneur est li\u00e9 \u00e0 l'hypoth\u00e8se qu'il doit faire quant au comportement du salari\u00e9. S'il compare pour chaque choix, ses gains potentiels par rapport aux strat\u00e9gies domin\u00e9es \u00e0 sa perte face \u00e0 une strat\u00e9gie dominante, le choix de la strat\u00e9gie de d\u00e9fection appara\u00eet comme le plus logique. Mais, s'il estime le choix probable du salari\u00e9, il consid\u00e8rera que ce dernier aurait avantage \u00e0 choisir une strat\u00e9gie de coop\u00e9ration (Y). Si l'on suit la logique de la th\u00e9orie des jeux, il faut admettre que l'on est ici dans une solution \u00ab gagnant\/gagnant \u00bb et, pour l'entrepreneur qui suppose rationnel son salari\u00e9, le choix d'une strat\u00e9gie de coop\u00e9ration s'impose alors.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe probl\u00e8me est que l'employeur et le salari\u00e9 n'ont pas la m\u00eame perception et des risques, et de leurs gains. Dans le cours de la p\u00e9riode T, l'entrepreneur va constater que les r\u00e9sultats partiels de l'activit\u00e9 ne confirment pas son hypoth\u00e8se quant \u00e0 la strat\u00e9gie du salari\u00e9. Devant cette \u00ab surprise \u00bb il choisit la strat\u00e9gie qui minimise ses pertes potentielles dans l'incertitude devant le comportement du salari\u00e9, soit la strat\u00e9gie de d\u00e9fection (B). On aboutit alors \u00e0 une seconde d\u00e9monstration au fort contenu normatif :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003ELes solutions de type \u00ab gagnant\/gagnant \u00bb supposent en r\u00e9alit\u00e9 une absence d'incertitude et de surprise quant au comportement de l'autre joueur. Cette absence d'incertitude est clairement une hypoth\u00e8se irr\u00e9aliste et ne peut donc servir de base \u00e0 la conception de politiques dans le monde r\u00e9el.\u003C\/u\u003E \u003C\/b\u003E\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ENotons que si l'entrepreneur avait pu conna\u00eetre ex-ante la matrice des risques et des gains du salari\u00e9, il aurait aboutit \u00e0 la conclusion que la solution de d\u00e9fection \u00e9tait la seule possible. Il aurait alors choisi la strat\u00e9gie d'indiff\u00e9rence (A). Dans cette \u00e9tape, on aboutit alors \u00e0 la plus mauvaise des solutions, la combinaison des deux strat\u00e9gies de d\u00e9fection. La sortie de cette impasse implique des conditions plus ambitieuses m\u00eame que lors de la troisi\u00e8me \u00e9tape. Il faut tout d'abord que la situation r\u00e9elle soit communiqu\u00e9e au salari\u00e9, en supposant que la matrice des risques de l'entrepreneur repr\u00e9sente bien celle-ci. Au minimum, il faut sortir le salari\u00e9 de son pessimisme relatif, et pour cela le convaincre qu'une strat\u00e9gie active de la part de l'entrepreneur a des chances de r\u00e9ussir. Il faut, ensuite, que l'entrepreneur puisse mesurer les engagements du salari\u00e9. On doit souligner \u00e0 cet \u00e9gard que si, \u00e0 la place d'un jeu sur 2 p\u00e9riodes, on avait suppos\u00e9 un nombre plus \u00e9lev\u00e9 de p\u00e9riodes soumises au risque, avec un effet cumulatif des strat\u00e9gies de coop\u00e9ration sur la probabilit\u00e9 de survie de l'entreprise, et donc de garantie des revenus, ces strat\u00e9gies deviendraient dominantes sur le cumul des p\u00e9riodes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn aboutit alors \u00e0 un troisi\u00e8me r\u00e9sultat normatif :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003ELa garantie de p\u00e9rennit\u00e9 de l'activit\u00e9 (un nombre \u00e9lev\u00e9 de p\u00e9riodes) et des garanties ext\u00e9rieures venant cr\u00e9dibiliser la strat\u00e9gie de l'entrepreneur sont n\u00e9cessaires pour sortir de la logique \u00ab perdant\/perdant \u00bb. La politique macro\u00e9conomique, et en particulier les instruments permettant un contr\u00f4le du niveau d'activit\u00e9 et de la limitation du degr\u00e9 de concurrence (politique mon\u00e9taire et protectionnisme) sont ici indispensables au fonctionnement de strat\u00e9gies coop\u00e9ratives au sein de l'entreprise. La coh\u00e9rence dans l'entreprise (coh\u00e9rence m\u00e9so-\u00e9conomique) est tributaire de l'existence d'une coh\u00e9rence macro-\u00e9conomique passant par des instruments de politique \u00e9conomique active\u003C\/u\u003E.\u003C\/b\u003E\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EC'est donc par un r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un m\u00e9ta-contexte, autrement dit \u00e0 des mesures de politique \u00e9conomique, mais aussi \u00e0 des mesures r\u00e9glementaires, mesures qui traditionnellement sont d\u00e9cri\u00e9es par les entrepreneurs locaux, que peuvent se mettre en place des strat\u00e9gies coop\u00e9ratives au niveau local.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Cu\u003ED. Conclusion\u003C\/u\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn mesure alors les limites intrins\u00e8ques de tout raisonnement \u00ab localiste \u00bb en particulier quand il est appliqu\u00e9 au domaine de l'entreprise. Non que le cadre local n'ait pas son importance. La critique du \u00ab localisme \u00bb ici ne porte que sur la pr\u00e9tention \u00e0 faire engendrer des r\u00e8gles optimales uniquement \u00e0 partir du ressenti et des perceptions locales. Le recours \u00e0 la th\u00e9orie des jeux, en adoptant un jeu d'hypoth\u00e8ses plus r\u00e9alistes que celles qui sont normalement retenues dans le cadre canonique, permet de montrer que tout jeu uniquement fond\u00e9 sur des comportements qui seraient engendr\u00e9s \u00ab localement \u00bb au niveau de l'entreprise est instable. Des institutions, des accords contraignants \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur, mais aussi des r\u00e8gles \u00e9conomiques assurant une bonne gouvernance macro\u00e9conomique, sont n\u00e9cessaires \u00e0 cette instabilit\u00e9 et peuvent seuls permettre d'\u00e9chapper \u00e0 la tendance \u00e0 la d\u00e9fection r\u00e9ciproque.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECela n'est pas sans cons\u00e9quences quand on cherche \u00e0 appr\u00e9cier le tournant des divers gouvernements, depuis 2004, en direction d'une pr\u00e9f\u00e9rence pour des accords d'entreprise et au d\u00e9triment des conventions collectives de branches, voire des accords nationaux. D'une mani\u00e8re paradoxale, pour un raisonnement lib\u00e9ral et individualiste dont on rappelle qu'il sous-tend la th\u00e9orie des jeux, cette derni\u00e8re permet de montrer que l'adoption d'une bonne politique macro\u00e9conomique n'est pas la r\u00e9sultante de bonnes d\u00e9cisions prises au niveau local, au niveau de l'entreprise mais que, au contraire, ces bonnes d\u00e9cisions d\u00e9pendent largement de la pr\u00e9-existance de cette bonne politique macro\u00e9conomique et de ces institutions.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ENotes\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb1\" name=\"nh1\"\u003E1\u003C\/a\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000613810&categorieLien=id\"\u003Elegifrance.gouv.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb2\" name=\"nh2\"\u003E2\u003C\/a\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019347122\"\u003Elegifrance.gouv.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb3\" name=\"nh3\"\u003E3\u003C\/a\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032983213&categorieLien=id\"\u003Elegifrance.gouv.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb4\" name=\"nh4\"\u003E4\u003C\/a\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/travail-emploi.gouv.fr\/archives\/archives-courantes\/loi-travail-2016\"\u003Etravail-emploi.gouv.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb5\" name=\"nh5\"\u003E5\u003C\/a\u003E Essentiellement La CGT, FO, la FSU et Solidaires.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb6\" name=\"nh6\"\u003E6\u003C\/a\u003E Voir, Loi El Khomri, dossier in \u003Ci\u003ERevue Droit social\u003C\/i\u003E, novembre 2016.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb7\" name=\"nh7\"\u003E7\u003C\/a\u003E \u00ab Loi Travail. Au cœur des projets de d\u00e9crets \u00bb, in Semaine sociale Lamy, 12 d\u00e9cembre 2016, n\u00b01748\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb8\" name=\"nh8\"\u003E8\u003C\/a\u003E Ces r\u00e8gles s'appliquent \u00e0 partir du 9 ao\u00fbt 2016 - date de la publication de la loi - pour les accords de pr\u00e9servation ou du d\u00e9veloppement de l'emploi, du 1er janvier 2017 pour ce qui concerne les accords collectifs portant sur la dur\u00e9e du travail, les repos et les cong\u00e9s et du 1er septembre 2019 pour les autres accords collectifs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb9\" name=\"nh9\"\u003E9\u003C\/a\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035607311&categorieLien=id\"\u003Elegifrance.gouv.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb10\" name=\"nh10\"\u003E10\u003C\/a\u003E Sapir J., \u003Ci\u003EQuelle \u00e9conomie pour le XXI\u00e8 si\u00e8cle\u003C\/i\u003E \u00bb, Paris, Odile Jacob, 2005, chap. 1.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb11\" name=\"nh11\"\u003E11\u003C\/a\u003E Hayes, B., \u00ab Unions and Strikes with Asymmetric Information \u00bb in Journal of Labor Economics, vol. 2, 1984, n\u00b01, pp. 57-83.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb12\" name=\"nh12\"\u003E12\u003C\/a\u003E Fearon, James D., \u00ab Rationalist Explanations for War \u00bb in International Organization, vol. 49, 1995, (3) pp. 379-414. Voir aussi, Saxton, G. D. et A. E. Anker. \u00ab The Aggregate Effects of Decentralized Knowledge Production: Financial Bloggers and Information Asymmetries in the Stock Market. \u00bb \u003Ci\u003EJournal of Communication\u003C\/i\u003E vol. 63, 2013, n\u00b06, pp. 1054-1069\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb13\" name=\"nh13\"\u003E13\u003C\/a\u003E Voir A. Rapoport, \u00ab Prisoner's dilemma \u00bb in J Eatwell et alii. (edits.) \u003Ci\u003EThe New Palgrave\u003C\/i\u003E, volume 3, Macmillan, Londres, 1987, pp. 973-976.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb14\" name=\"nh14\"\u003E14\u003C\/a\u003E Sur le r\u00f4le du contexte, voir J. Sapir, \u003Ci\u003EQuelle \u00e9conomie pour le XXI\u00e8 si\u00e8cle\u003C\/i\u003E, Odile Jacob, Paris, 2005, chap. 1.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb15\" name=\"nh15\"\u003E15\u003C\/a\u003E Pour un \u00e9tat du d\u00e9bat, avant remise en cause des conjectures primaires sur les pr\u00e9f\u00e9rences et la rationalit\u00e9, voir L-A. G\u00e9rard-Varet et J-C. Passeron, \u003Ci\u003ELe Mod\u00e8le et l'Enqu\u00eate\u003C\/i\u003E, \u00c9ditions de l'EHESS, Paris, 1995.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb16\" name=\"nh16\"\u003E16\u003C\/a\u003E Voir, D. Kahneman, \u00ab New Challenges to the Rationality Assumption \u00bb in K.J. Arrow, E. Colombatto, M. Perlman et C. Schmidt (edits.), \u003Ci\u003EThe Rational Foundations of Economic Behaviour\u003C\/i\u003E, St. Martin's Press, New York, 1996, pp. 203-219 et A. Tversky et D. Kahneman, \u00ab Rational Choice and the Framing of Decisions \u00bb in \u003Ci\u003EJournal of Business\u003C\/i\u003E, vol. 59, n\u00b04\/1986, part-2, pp. 251-278. Idem, \u00ab Loss Aversion in Riskless Choice: a Reference Dependant Model \u00bb, in \u003Ci\u003EQuarterly Journal of Economics\u003C\/i\u003E, vol. 107, n\u00b04\/1991, pp. 1039-1061.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb17\" name=\"nh17\"\u003E17\u003C\/a\u003E Hypoth\u00e8se subjectiviste, que l'on retrouve tant chez Hayek que chez Keynes : Butos W. N. et Koppl R. G., \u00ab The Varieties of Subjectivism: Keynes and Hayek on Expectations \u00bb in \u003Ci\u003EHistory of Political Economy\u003C\/i\u003E, Vol. 29 (2), 1997, pp. : 327-359.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb18\" name=\"nh18\"\u003E18\u003C\/a\u003E Kahneman D., J. Knetsch et R. Thaler, \u00ab The Endowment Effect, Loss Aversion and StatuQuo Bias \u00bb in \u003Ci\u003EJournal of Economic Perspectives\u003C\/i\u003E, vol. 5\/1991, n\u00b01, pp. 193-206. Voir aussi, Khaneman D., J. Knetsch et R. Thaler, \u00ab Experimental Tests of the Endowment Effect and the Coase Theorem \u00bb in \u003Ci\u003EJournal of Political Economy\u003C\/i\u003E, vol. 98, 1990, pp. 1325-1348.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb19\" name=\"nh19\"\u003E19\u003C\/a\u003E Tversky A. et D. Kahneman, \u00ab Rational Choice and the Framing of Decisions \u00bb in \u003Ci\u003EJournal of Business\u003C\/i\u003E, vol. 59, n\u00b04\/1986, part-2, pp. 251-278.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb20\" name=\"nh20\"\u003E20\u003C\/a\u003E Axelrod, R. \u00ab The emergence of cooperation among egoists \u00bb, in \u003Ci\u003EAmerican political science review\u003C\/i\u003E Vol. 75, 1981, n\u00b0(2), pp. 306-318.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"#nb21\" name=\"nh21\"\u003E21\u003C\/a\u003E Voir, Riolo, R. L., Michael, D. C. & Axelrod, R. \u00ab Evolution of cooperation without reciprocity \u00bb in \u003Ci\u003ENature\u003C\/i\u003E, vol. 414(6862), 2001 ; Hagel, K. et al., \u00ab Which risk scenarios can drive the emergence of costly cooperation? \u00bb in \u003Ci\u003EScientific reports\u003C\/i\u003E, vol.6, 2016 ; Pereira, L. M. & Lenaerts, T., \u00ab Avoiding or restricting defectors in public goods games? \u00bb in \u003Ci\u003EJournal of the Royal Society Interface\u003C\/i\u003E vol. 12, 2015, n\u00b0103.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.les-crises.fr\/?p=252230\"\u003Eles-crises.fr\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}