{"185938":{"id":"185938","parent":"0","time":"1614006540","url":"http:\/\/www.revuemethode.org\/m022123.html","category":"documentaires","title":"Le pi\u00e8ge du lien transatlantique : comment sortir de ce pi\u00e8ge ?","image":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_185938_07fe12.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"le-piege-du-lien-transatlantique-comment-sortir-de-ce-piege","admin":"newsnet","views":"36","priority":"3","length":"30940","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EL'OTAN subordonne l'UE aux États-Unis\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'OTAN n'est pas une organisation respectueuse des sp\u00e9cificit\u00e9s de ses membres, mais un instrument \u00e0 la main des États-Unis, imposant leurs normes dans tous les domaines et incitant leurs partenaires \u00e0 s'\u00e9quiper, pour beaucoup, de mat\u00e9riel am\u00e9ricain de premier rang, en contradiction avec un partenariat industriel et commercial qui pourrait profiter \u00e0 notre pays ou aux autres États europ\u00e9ens. Il serait parfaitement l\u00e9gitim\u00e9 par les fondements de la « construction europ\u00e9enne ». L'OTAN facilite la domination des États-Unis sur l'ensemble des pays occidentaux qui en sont membres et apporte une justification aux interventions militaires d\u00e9cid\u00e9es par Washington.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_da9cdb.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EDans les 14 pays de l'est europ\u00e9en et des Balkans, l'\u00e9quipement en mat\u00e9riels venu des usines d'outre-Atlantique est privil\u00e9gi\u00e9 pour le remplacement de mat\u00e9riels anciens le plus souvent d'origine sovi\u00e9tique. Les choix de la Pologne, dont le budget de d\u00e9fense est le plus important parmi ces pays, ont soulign\u00e9, notamment dans le domaine a\u00e9ronautique, le lien très fort entre appartenance \u00e0 l'OTAN et \u00e9quipement en mat\u00e9riel am\u00e9ricain. Acheter un mat\u00e9riel majeur d'armement \u00e0 l'\u00e9tranger est un choix très lourd engageant l'avenir pour des d\u00e9cennies, notamment au travers de la formation des personnels, et du soutien mat\u00e9riel et intellectuel.\u003Cbr \/\u003E\nLes proc\u00e9dures FMS1, d'appuis \u00e0 l'exportation de mat\u00e9riels militaires, permettent aux pays qui les utilisent de se reposer sur la logistique des forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines. Elles constituent un moyen efficace de contrôler l'usage que font les pays b\u00e9n\u00e9ficiaires de leurs mat\u00e9riels. Autant dire que les d\u00e9cisions d'aujourd'hui hypothèquent l'avenir.\u003Cbr \/\u003E\nToute occasion peut être bonne pour transformer l'incitation \u00e0 acheter am\u00e9ricain en obligation.\u003Cbr \/\u003E\nAinsi l'obligation faite \u00e0 la Belgique d'acheter un escadron de JSF 35 et \u00e0 l'Allemagne de 45 F 18 Super Hornet et 15 E 18 Growler pour être admis, par Saceur, comme porteur pouvant d\u00e9livrer la Bombe B 6, s'apparente \u00e0 de la vente forc\u00e9e. En effet :\u003Cbr \/\u003E\n- le raid nucl\u00e9aire OTAN ne relèverait, dans sa d\u00e9cision et dans son plan de frappe, que du seul Saceur, aux ordres du pr\u00e9sident des États-Unis,\u003Cbr \/\u003E\n- les chasseurs-bombardiers des 6 arm\u00e9es de l'air impliqu\u00e9es ne seraient que des « mules » - pour reprendre l'appellation des porteurs de drogue - charg\u00e9es d'une bombe - B 61 - sur ordre du seul pr\u00e9sident des États-Unis. Constatons que cette arme a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e partout du service par l'USAF sauf en Europe - en particulier pour son infime probabilit\u00e9 de p\u00e9n\u00e9tration des d\u00e9fenses sol-air d'aujourd'hui et de demain.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_07fe12.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n. Curtis Scaparrotti, Jens Stoltenberg (Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l'Otan) et G\u00e9n. Philip Breedlove - © SSgt Stefan Hass - SSgt Dan Bardsley, British Army\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECela \u00e9tant, il ne faut donc pas s'\u00e9tonner que l'industrie militaire française et europ\u00e9enne, ne puisse \u00e9quiper pleinement les arm\u00e9es des pays membres.\u003Cbr \/\u003E\nPire, sur la d\u00e9cennie, la balance commerciale armements avec les États-Unis se trouve dans un rapport de 1 \u00e0 11 :\u003Cbr \/\u003E\n- ventes de l'Europe aux États-Unis : environ 7 milliards $,\u003Cbr \/\u003E\n- ventes des États-Unis \u00e0 l'Europe : environ 77 milliards $.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour faire bonne mesure, ce 10 octobre 2020, la Finlande, pays de l'UE depuis le 1er janvier 1995, et les États-Unis officialisent la n\u00e9gociation d'un achat, au plus tôt, de 74 F18 Super Hornet et E 18 Grawler ou 60 JSF 35, avec toute leur dotation en munitions air-air et air-sol, pour un total de 13 Milliards $. Tous mat\u00e9riels et \u00e9quipements produits dans des standards identiques par nos entreprises europ\u00e9ennes.\u003Cbr \/\u003E\nLa totalit\u00e9 des États europ\u00e9ens, membres de l'OTAN, se soumet \u00e0 la volont\u00e9 des États-Unis.\u003Cbr \/\u003E\nCertains cherchent \u00e0 se positionner comme de bons disciples et \u00e0 relayer la volont\u00e9 de Washington. Au sein de l'Alliance, sans contrarier Washington, ils poursuivent leur propre int\u00e9rêt.\u003Cbr \/\u003E\nUn pays, comme l'Allemagne, d\u00e9voile son ambition, au sein de l'OTAN, mais aussi en Europe, d'être le relais fidèle des États-Unis. « Prouver » son « rôle central » dans l'alliance militaire transatlantique est affirm\u00e9 comme un « int\u00e9rêt essentiel » pour l'Allemagne. Il est certain que son tropisme historique vers la Mittel-Europa la pousse aussi \u00e0 agir dans ce sens.\u003Cbr \/\u003E\nAinsi, voyait-elle, dans l'exercice Defender 2020, perturb\u00e9 \u00e0 cause de la crise de la Covid-19, une occasion de garantir la capacit\u00e9 op\u00e9rationnelle du Commandement de soutien interarm\u00e9es (JSEC)2 allemand, lui permettant de se rapprocher de sa pr\u00e9tention \u00e0 devenir la première puissance militaire d'Europe.\u003Cbr \/\u003E\nElle se situe donc r\u00e9solument au-del\u00e0 des problèmes de maintien en condition du mat\u00e9riel et d'entraînement que connaît actuellement la Bundeswehr.\u003Cbr \/\u003E\nDans la revue InfoBrief Heer publi\u00e9e par le Förderkreis deutsches Heer (FKH), un groupe de r\u00e9flexion d\u00e9fendant les int\u00e9rêts de l'arm\u00e9e allemande, il est \u00e9crit que « l'implication du JSEC dans cet exercice otanien, sert \u00e0 la « pr\u00e9paration » du commandement en vue d'une « coop\u00e9ration op\u00e9rationnelle complète ».\u003Cbr \/\u003E\nSelon le FKH, « l'intention \u00e0 long terme » est la « cr\u00e9ation d'un r\u00e9seau de forces arm\u00e9es multinationales » sous la direction du JSEC, en tant que « noyau d'une int\u00e9gration militaire encore plus \u00e9troite en Europe ». De cette manière l'Allemagne «respecterait les aspirations politiques \u00e9nonc\u00e9es dans le Livre Blanc de 2016, d'assumer sa responsabilit\u00e9 de direction».\u003Cbr \/\u003E\nL'affichage d'une telle volont\u00e9, montre, \u00e0 l'envi, non seulement un d\u00e9sir d'influence, voire de direction des autres arm\u00e9es europ\u00e9ennes, mais surtout le souhait d'une plus grande int\u00e9gration otanienne sous la tutelle des États-Unis. Cette d\u00e9termination est, \u00e9videmment \u00e0 mettre en perspective avec l'ambition, non dissimul\u00e9e, d'affaiblir la position militaire et g\u00e9opolitique française, fragilis\u00e9e par la naïvet\u00e9 ou l'id\u00e9alisme de ses responsables, en « mutualisant » la dissuasion nucl\u00e9aire et en acc\u00e9dant, d'une manière ou d'une autre, au siège permanent de la France au conseil de s\u00e9curit\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\nCette attitude est confort\u00e9e par la pr\u00e9\u00e9minence \u00e9conomique actuelle de l'Allemagne sur la France obtenue grâce \u00e0 la maîtrise financière de l'euro et des mesures structurelles s\u00e9vères.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_1bf3b7.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E« Lors de la 27ème Conf\u00e9rence des Arm\u00e9es Europ\u00e9ennes, organis\u00e9e \u00e0 Wiesbaden le 24 octobre 2019, au quartier G\u00e9n\u00e9ral de l'US Army en Europe, le chef d'État-Major de l'arm\u00e9e de Terre (deutsches Heer) et son homologue am\u00e9ricain ont sign\u00e9 un accord bilat\u00e9ral de \"vision strat\u00e9gique\" dont l'objectif est de porter leur interop\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 un niveau in\u00e9gal\u00e9 \u00e0 ce jour ».\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECet accord devrait permettre d'ici \u00e0 2027 \u00e0 un r\u00e9giment allemand d'op\u00e9rer sous le contrôle d'une brigade de l'US Army, \u00e0 l'\u00e9gal d'une unit\u00e9 nord-am\u00e9ricaine ; de même une division pourrait connaître un identique positionnement. Cela au pr\u00e9texte qu'une plus grande interop\u00e9rabilit\u00e9 entre l'arm\u00e9e allemande et celle des États-Unis est essentielle, pour faire face aux multiples menaces auxquelles l'OTAN est confront\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_6b0fdc.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003ECet accord suppose que les unit\u00e9s allemandes et am\u00e9ricaines aient des systèmes d'information compatibles et des proc\u00e9dures communes. Il est aussi question d'initiatives partag\u00e9es en matière de combat collaboratif et de munitions.\u003Cbr \/\u003E\nSelon le g\u00e9n\u00e9ral Ben Hodges, ex-Commandant en chef de l'US Army, cet accord devrait permettre de d\u00e9boucher sur un statut analogue \u00e0 celui de l'Alliance des Services de Renseignements am\u00e9ricain, australien, britannique, canadien et n\u00e9o-z\u00e9landais, les FVEY (Happy few Five Eyes)3 : « la cl\u00e9 r\u00e9side dans les changements politiques et technologiques n\u00e9cessaires ».\u003Cbr \/\u003E\nAlors que toutes les forces engag\u00e9es dans l'OTAN sont, par nature interop\u00e9rables, et toutes aussi rompues « au combat collaboratif et \u00e0 la standardisation des munitions », que l'arm\u00e9e allemande choisisse l'int\u00e9gration complète de grandes unit\u00e9s dans les forces am\u00e9ricaines, d\u00e9montre une volont\u00e9 pr\u00e9occupante de subordination et de d\u00e9marquage par rapport aux autres membres de l'alliance.\u003Cbr \/\u003E\nIl est certain que les États-Unis voient dans cet accord la pr\u00e9figuration de ce qui devrait se r\u00e9aliser avec les autres arm\u00e9es europ\u00e9ennes.\u003Cbr \/\u003E\nCertains pourraient dire que cet alignement allemand procède d'un sentiment de culpabilit\u00e9 r\u00e9manent pour avoir provoqu\u00e9 le second conflit mondial et laiss\u00e9 une image douloureuse, d'autres, au contraire, d'un d\u00e9sir de r\u00e9affirmation... En tout \u00e9tat de cause, il prive la France, sur ce sujet majeur, de son partenaire initial.\u003Cbr \/\u003E\nCette politique est sans doute circonstancielle. Elle ne doit pas nuire \u00e0 l'avenir d'une indispensable coop\u00e9ration entre les deux pays. D'autant plus que la France, depuis longtemps, dispose, elle aussi, de forces pouvant être associ\u00e9es avec les forces am\u00e9ricaines.\u003Cbr \/\u003E\nMais face au concret des situations, il serait risqu\u00e9 de compter sur une ind\u00e9fectible solidarit\u00e9 de l'Allemagne avec la France.\u003Cbr \/\u003E\nLa France, dans la crise opposant la Grèce \u00e0 la Turquie, membre de l'OTAN, s'est trouv\u00e9e initialement seule pour soutenir la Grèce, \u00e0 la fois membre de l'UE et de l'OTAN. Pire, l'Allemagne au lieu de se ranger du côt\u00e9 de ces deux pays membres de l'UE, a voulu s'\u00e9riger en arbitre.\u003Cbr \/\u003E\nIl faut malheureusement constater que l'Allemagne est, quelque part, l'otage de sa forte minorit\u00e9 turque et que les États-Unis, maîtres de l'OTAN, demeurent tributaires de la Turquie, partenaire otanien, face \u00e0 la Russie. Avec cinq millions de Turcs sur son territoire, plus de 20 milliards de commerce avec Ankara chaque ann\u00e9e et un besoin imp\u00e9rieux de gaz pour assurer sa sortie du charbon et du nucl\u00e9aire, l'Allemagne n'a pas vraiment les moyens de s'attirer l'hostilit\u00e9 d'Ankara.\u003Cbr \/\u003E\nElle ne soutient pas la Grèce, la France et d\u00e9sormais l'Italie, dans leur opposition aux ambitions turques sur l'extension des eaux territoriales de la Turquie au d\u00e9triment de la Grèce, sur fond de recherche p\u00e9trolière. Cette situation est pourtant \u00e9minemment p\u00e9rilleuse. Elle a d\u00e9j\u00e0 vu un incident entre la fr\u00e9gate française Courbet et la fr\u00e9gate turque Oruçreis le 10 juin 2020, quand bien même il \u00e9tait officiellement li\u00e9 au non-respect de l'embargo des Nations Unies sur la Libye par la Turquie.\u003Cbr \/\u003E\nL'Allemagne provoque ainsi la cr\u00e9ation d'une fracture au sein de l'UE et de l'OTAN.\u003Cbr \/\u003E\nQuant aux États-Unis, ils ne d\u00e9jugent pas l'Allemagne, leur principal alli\u00e9, d'autant plus que la Turquie, autre alli\u00e9, leur est indispensable sur le flanc sud de la Russie mais aussi, pour des raisons d'approvisionnement p\u00e9trolier. Au total l'OTAN brille par son mutisme !\u003Cbr \/\u003E\nCette crise fait craindre un attentisme pr\u00e9occupant, tant de l'OTAN que de l'UE, et laisse mettre en doute la solidit\u00e9 de ces deux organisations dans la d\u00e9fense et la s\u00e9curit\u00e9 de l'un ou l'autre de leurs membres.\u003Cbr \/\u003E\nQuant aux États de l'ancienne Europe de l'est, ils sont reconnaissants aux États-Unis de les avoir d\u00e9livr\u00e9s de la tutelle sovi\u00e9tique et considèrent que seule une forte alliance avec eux peut les prot\u00e9ger d'une \u00e9ventuelle menace russe.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003ELes faits nous amènent \u00e0 relever l'\u00e9troite subordination de l'UE \u00e0 l'OTAN\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvant même l'institution de l'UE, \u00e0 Maastricht, en 1992, c'est l'OTAN qui arrêta, lors du sommet de Rome, un certain nombre de critères auxquels devraient se conformer les premiers candidats \u00e0 l'adh\u00e9sion. Sortant de son rôle militaire et de d\u00e9fense, elle se comporta en r\u00e9f\u00e9rence morale et fixa ce qu'elle entendait par « bonne conduite » en matière d'\u00e9conomie, de r\u00e9gimes politiques, de droits de l'homme, ou encore de contrôle d\u00e9mocratique des forces arm\u00e9es4.\u003Cbr \/\u003E\nL'UE, en construction, reprit fidèlement tous ces critères.\u003Cbr \/\u003E\nIl est remarquable de noter que dans la très grande majorit\u00e9 des adh\u00e9sions, la chronologie montre que, soit l'OTAN pr\u00e9cède l'UE, soit qu'existe une quasi-synchronisation. De facto, pour les pays candidats, leur acceptation par l'OTAN garantit leur entr\u00e9e dans l'UE : pour preuve les calendriers respectifs d'adh\u00e9sion : Hongrie, Pologne, R\u00e9publique Tchèque admises dans l'OTAN en 1999, et dans l'UE en 2004 ; Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slov\u00e9nie dans l'UE et l'OTAN, simultan\u00e9ment, en 2004. Proc\u00e9d\u00e9 \u00e9videmment contraire aux accords Reagan-Gorbatchev, de ne pas attirer dans l'OTAN les pays de l'est ! Une erreur ou provocation diplomatique entraînant une d\u00e9fiance compr\u00e9hensible et durable de la Russie envers l'« Ouest » et le d\u00e9sir de se faire respecter.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_e41263.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EUne forte osmose entre les deux organisations est ind\u00e9niable et, h\u00e9las, in\u00e9vitable. Elle est notoire dans l'attitude \u00e0 l'\u00e9gard de la Russie où l'UE s'aligne sur la politique de pression, de sanctions et de marginalisation voulue par les États-Unis relay\u00e9es par l'OTAN. L'UE se trouve ainsi associ\u00e9e aux politiques interventionnistes am\u00e9ricaines en Europe comme hors de l'Europe.\u003Cbr \/\u003E\nL'UE, semble avoir d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 la conduite de sa politique ext\u00e9rieure \u00e0 l'OTAN et, par voie de cons\u00e9quence, aux États-Unis.\u003Cbr \/\u003E\nOutre le risque de voir les peuples europ\u00e9ens entraîn\u00e9s dans un conflit contraire \u00e0 leurs int\u00e9rêts, l'OTAN, porte en elle-même, une s\u00e9vère menace.\u003Cbr \/\u003E\nLa Turquie, laisse peser sur l'Europe une grave hypothèque face au risque migratoire. Ayant rejet\u00e9 son organisation laïque, ce pays s'est rapproch\u00e9 des fondamentalistes musulmans, agents du terrorisme islamiste. Il exerce un chantage vis-\u00e0-vis de l'UE, menaçant de ne plus retenir une \u00e9migration musulmane de masse.\u003Cbr \/\u003E\nCe chantage lui a rapport\u00e9 quelques milliards d'euros de contrepartie. De plus l'UE vient de lui accorder une « rallonge de 485 M€ » pour retenir les migrants. Notons aussi que sur les 300 imams \u00e9trangers prêchant en France, 150 sont turcs.\u003Cbr \/\u003E\nOr la Turquie demeure, selon les textes, un alli\u00e9, qui plus est candidat \u00e0 l'int\u00e9gration dans l'UE dont elle obtient toutes sortes d'aides pour le maintien d'un statu quo. L'UE laisse ainsi la Grèce, seule, pour prot\u00e9ger militairement les limites de l'Union en mer Ég\u00e9e. Nous sommes confront\u00e9s \u00e0 une dangereuse incoh\u00e9rence.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003ELa philosophie politique am\u00e9ricaine en arrière-plan des attitudes au sein de l'UE\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa philosophie des États-Unis d'Am\u00e9rique d'abolir, ailleurs, les États-nations, est en fait d\u00e9terminante dans leur relation avec l'Europe.\u003Cbr \/\u003E\nElle est exprim\u00e9e par le transnationalisme de quelques notables ou institutions qui, au nom d'une pseudo-obsolescence de ses structures historiques, souhaitent une organisation globalisante dirig\u00e9e par les banques et les g\u00e9ants \u00e9conomiques. Elle serait, in\u00e9vitablement et solidement, f\u00e9d\u00e9r\u00e9e par Washington. Cette philosophie, imp\u00e9rialiste, lourde d'hypocrisie, est une constante de la politique am\u00e9ricaine.\u003Cbr \/\u003E\nAinsi, lors de l'affaire du Rwanda, les États-Unis, agissant en sous-main, souhaitaient l'\u00e9clatement des pays de l'Afrique des Grands lacs au profit d'un ensemble nouveau dirig\u00e9 \u00e0 partir de Kampala, de langue anglo-saxonne, et aux ordres de Washington. De même leurs interventions au Proche-Orient visaient \u00e0 cr\u00e9er un chaos pr\u00e9alable \u00e0 leur domination. De cette situation ils esp\u00e9raient tirer profit en restructurant, dans une unit\u00e9 singulière, selon leur volont\u00e9, les États issus des accords Sykes-Picot de 1916.\u003Cbr \/\u003E\nS'agissant de l'« Europe » il est d\u00e9sormais patent que les initiateurs de son organisation \u00e9taient directement influenc\u00e9s par les États-Unis.\u003Cbr \/\u003E\nEnfin le système ultra-lib\u00e9ral, très largement d'inspiration anglo-saxonne, a conduit les gouvernants français, au m\u00e9pris de toute prudence, \u00e0 conc\u00e9der \u00e0 l'\u00e9tranger, hors UE, des pans importants de notre souverainet\u00e9 et de notre autonomie. Au nom d'une mondialisation, mal comprise, et d'une utopie europ\u00e9iste et pacifiste, c'est notre libert\u00e9 et la dimension de la France qui ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es.\u003Cbr \/\u003E\nPar voie de cons\u00e9quence l'ind\u00e9pendance militaire, voire notre capacit\u00e9 \u00e0 appliquer notre doctrine de dissuasion sont, sinon empêch\u00e9es, du moins fortement contrari\u00e9es.\u003Cbr \/\u003E\nQuant \u00e0 la crise de la covid-19, elle a d\u00e9montr\u00e9 les \u00e9normes failles dans la s\u00e9curit\u00e9 sanitaire du pays. Cela a fait comprendre que d'autres piliers de notre s\u00e9curit\u00e9 d\u00e9pendaient d\u00e9sormais de d\u00e9cisions \u00e9trangères.\u003Cbr \/\u003E\nÀ titre d'exemple, si un système d'armes, contient au moins un composant am\u00e9ricain, il tombe sous le r\u00e9gime de la r\u00e9glementation ITAR5. Les États-Unis s'arrogent, alors, le pouvoir d'en interdire la vente \u00e0 l'export \u00e0 un pays tiers qui ne leur convient pas. Or beaucoup de soci\u00e9t\u00e9s françaises intègrent des composants en provenance de ce pays, notamment \u00e9lectroniques, dans de nombreux mat\u00e9riels a\u00e9ronautiques et spatiaux. Cette proc\u00e9dure leur donne la possibilit\u00e9 de contrôler nos exportations si elles sont en concurrence avec les leurs - ou en divergence avec leur politique ext\u00e9rieure.\u003Cbr \/\u003E\nCette politique est parente de l'application de l' «International Emergency Economic Powers Act», loi f\u00e9d\u00e9rale am\u00e9ricaine de 1977, qui sanctionne financièrement toute soci\u00e9t\u00e9 traitant avec des pays dont l'attitude ne convient pas \u00e0 Washington. Ainsi, en 2014, la BNP subit une p\u00e9nalit\u00e9 de 9 Md$ pour le financement d'usines Peugeot en IRAN.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_5a0ac0.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EUn autre exemple r\u00e9cent de cette d\u00e9pendance peut être trouv\u00e9 dans l'interdiction faite par l'Allemagne \u00e0 l'exportation du missile air-air longue port\u00e9e METEOR de MBDA vers l'Arabie saoudite, au pr\u00e9texte qu'elle participe au système de propulsion et la charge militaire.\u003Cbr \/\u003E\nAjoutons la totale d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de l'\u00e9tranger pour l'approvisionnement de toutes nos arm\u00e9es en munitions, bonnes de guerre, de petits calibres. Nous pouvons imaginer les cons\u00e9quences, si la France, pour ses besoins propres, dans une politique internationale ou int\u00e9rieure ind\u00e9pendante, ne convenant pas \u00e0 ses alli\u00e9s, avait un besoin imp\u00e9ratif de ces armements.\u003Cbr \/\u003E\nAjoutons enfin que l'all\u00e9geance \u00e0 l'OTAN nous a amen\u00e9 \u00e0 ne pas d\u00e9velopper certaines branches de notre d\u00e9fense qui aujourd'hui nous rendent d\u00e9pendants des États-Unis ou d'autres pays, dans nos interventions outre-mer.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003EComment sortir de ce piège ?\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes enseignements que nous pouvons tirer de ces faits sont d\u00e9terminants pour d\u00e9finir une politique de d\u00e9fense de la France qui pourrait inspirer quelques pays europ\u00e9ens, \u00e0 condition qu'ils veuillent bien accepter l'id\u00e9e de cette n\u00e9cessaire \u00e9volution de leurs rapports entre eux et avec les États-Unis :\u003Cbr \/\u003E\n- soit nous abandonnons la trajectoire de l'histoire de France en acceptant un alignement complet sur Washington et en admettant que l'Allemagne, sur le continent europ\u00e9en, en devienne le pilote et l'alli\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9 des États-Unis. Certes, l'Allemagne a l'avantage de sa position g\u00e9ographique centrale en Europe, de ses performances \u00e9conomiques et d'une population nombreuse - 83 millions d'habitants au 31 d\u00e9cembre 2019 - mais vieillissante, malgr\u00e9 un apport sur l'ann\u00e9e de 300 000 migrants \u00e0 l'origine d'un l\u00e9ger rebond de la natalit\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\n- soit nous mettons tout en œuvre pour recouvrer l'essentiel de notre souverainet\u00e9 et la maîtrise de notre s\u00e9curit\u00e9. La France, avec son poids historique sur l'Europe, son universalisme reconnu, sa dimension internationale et en particulier militaire qui fait d'elle la seule puissance nucl\u00e9aire europ\u00e9enne - et du meilleur niveau- peut pr\u00e9tendre \u00e0 une primaut\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans cette dernière hypothèse il est bien \u00e9vident qu'elle devra exercer une forte pression sur ses partenaires et sur l'UE dont une des armes pourrait être la menace d'une s\u00e9paration. Cela n'implique en aucune façon un isolationnisme, un divorce d'avec l'OTAN, mais l'\u00e9tablissement de relations harmonieuses et sans subordination au sein de l'Alliance.\u003Cbr \/\u003E\nCependant comment la France peut-elle se faire entendre ?\u003Cbr \/\u003E\nLa communaut\u00e9 nationale se r\u00e9vèle vuln\u00e9rable \u00e0 toutes sortes de violences, sans traitement militaire, et l'appareil d'État est affaibli, sa marge de manœuvre r\u00e9duite par une crise \u00e9conomique et sociale extrêmement difficile \u00e0 maîtriser, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la pand\u00e9mie de la covid-19. De plus son horizon politique est subi. Il est en effet domin\u00e9 par l'\u00e9tablissement d'une Europe aux contours mal d\u00e9finis, contrainte par la tutelle des États-Unis et le retour d'une influence grandissante de la Russie sur la scène internationale.\u003Cbr \/\u003E\nLa position de la France n'est pourtant pas d\u00e9savantageuse, même si elle a bien du mal \u00e0 conserver sa libert\u00e9 d'action. C'est plutôt la faiblesse de l'Europe qui est pr\u00e9occupante.\u003Cbr \/\u003E\nDans l'hypothèse d'une fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la voie historique, il faut être conscient des obstacles pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9s et des contraintes internes.\u003Cbr \/\u003E\nIl sera très difficile de convaincre nos voisins de la justesse de cette orientation.\u003Cbr \/\u003E\nL'Allemagne suit sa propre ambition de puissance et s'aligne d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment sur les États-Unis.\u003Cbr \/\u003E\nLe Royaume-Uni, ayant quitt\u00e9 une UE trop pesante et trop germanique, li\u00e9e \u00e0 Washington, ne s'opposera jamais aux États-Unis avec lesquels il partage bien des aspects culturels, linguistiques, \u00e9conomiques et politiques.\u003Cbr \/\u003E\nNotons toutefois que la France et le Royaume-Uni se sont entendus en octobre 1995 pour une dissuasion concert\u00e9e. Les autres pays de l'UE n'ont aucune vell\u00e9it\u00e9 de s'affranchir des chaînes otaniennes. Le dispositif actuel leur convient.\u003Cbr \/\u003E\nSeule la France a des raisons de mener une politique de d\u00e9fense autonome. Sans remonter le cours de l'histoire, il est \u00e9vident qu'elle demeure une grande puissance avec ses sp\u00e9cificit\u00e9s et une l\u00e9gitimit\u00e9 pour rayonner et d\u00e9fendre ses int\u00e9rêts dans le monde. Elle dispose de la première arm\u00e9e d'Europe, d'un des premiers budgets de d\u00e9fense, mais au-del\u00e0 du budget, il faut surtout voir la r\u00e9alit\u00e9 des capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles. Constatons que son arm\u00e9e est la seule \u00e0 laquelle les États-Unis confient le commandement d'une «task force» int\u00e9grant l'US Navy, l'US Army et l'USAF; qu'elle est la seule puissance nucl\u00e9aire cr\u00e9dible et l\u00e9gale en Europe, et enfin que la France est membre permanent du Conseil de S\u00e9curit\u00e9 de l'ONU.\u003C\/p\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/\/img\/newsnet_185938_dde843.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003EElle risque toutefois d'en perdre lentement les caract\u00e9ristiques en continuant \u00e0 s'aligner sur une politique europ\u00e9enne qui lui \u00e9chappe. Son influence n'a cess\u00e9 de d\u00e9croître. Elle ne joue plus un rôle moteur. Le seul exemple de la progressive substitution de la langue anglo-saxonne au français, langue d'origine de l'Europe, est la preuve magistrale de ce d\u00e9clin. Ainsi madame Ursula von der Leyen, ancienne ministre de la D\u00e9fense allemande et, depuis juillet 2019, pr\u00e9sidente de la commission europ\u00e9enne, utilise presque syst\u00e9matiquement la langue anglaise dans ses interventions, alors qu'elle est aussi francophone.\u003Cbr \/\u003E\nBien sûr, certains de nos dirigeants ont une part de responsabilit\u00e9, en ayant acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 tous les abandons culturels, par patriotisme assoupi, am\u00e9ricano-tropisme ou myopie g\u00e9opolitique. Il n'empêche que le symbole est fort.\u003Cbr \/\u003E\nLes atouts de la France sont pourtant consid\u00e9rables, mais aujourd'hui, par facilit\u00e9 ou adh\u00e9sion de certains politiques \u00e0 cette vision mondialiste \u00e9voqu\u00e9e, ils ne sont que très peu mis en valeur, voire pas du tout. Certaines \u00e9vidences doivent être soulign\u00e9es.\u003Cbr \/\u003E\nL'Europe, orientation principale et naturelle de notre pays, n'est cependant pas son seul horizon.\u003Cbr \/\u003E\nLa Russie n'est pas notre ennemie. Elle est probablement, dans l'histoire europ\u00e9enne, le pays contre lequel la France s'est le moins battue. Son \u00e9lite, traditionnellement, longtemps francophone est demeur\u00e9e francophile. De plus la France, en tant que nation, a des int\u00e9rêts qui ne sont pas ceux de ses alli\u00e9s.\u003Cbr \/\u003E\nRien, même au sein de l'OTAN, n'interdit une politique propre ; sauf \u00e0 nous d\u00e9montrer une incompatibilit\u00e9 avec des règles accept\u00e9es.\u003Cbr \/\u003E\nLe rapport Harmel au Conseil de l'Alliance Atlantique des 13 et 14 d\u00e9cembre 1967, l'exprimait. Il laissait aux États une totale libert\u00e9 d'action en d\u00e9finissant les futures tâches de l'Alliance. Ainsi sa recommandation n°8 stipule que « En tant qu'États souverains, les Alli\u00e9s ne sont pas tenus de subordonner leur politique \u00e0 une d\u00e9cision collective.\u003Cbr \/\u003E\nL'Alliance fournit un forum et un centre efficace pour les \u00e9changes d'informations et de vues ; ainsi, chacun des Alli\u00e9s peut-il arrêter sa politique \u00e0 la lumière d'une connaissance approfondie des problèmes et des objectifs de tous les autres ».\u003Cbr \/\u003E\nLes faits ne traduisent pourtant pas ces affirmations.\u003Cbr \/\u003E\nLa mont\u00e9e en puissance de la Chine est inexorable ; et sans doute demain l'Inde suivra. La qualit\u00e9 de sa dissuasion, l'importance donn\u00e9e \u00e0 sa Marine en sont des signes avant-coureurs. Les États-Unis en sont conscients, et redoutent un monde multipolaire :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E« les systèmes multipolaires sont intrinsèquement sujets \u00e0 la comp\u00e9tition, la confrontation, l'instabilit\u00e9 et \u00e0 des guerres entre États...Nous entrons dans cet avenir multipolaire, le conflit entre les États-nations est pratiquement certain \u00e0 plus ou moins long terme». (Gal M Milley US JCofS).\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn cela il est rejoint par nos propres Chefs d'État-major des trois arm\u00e9es qui pr\u00e9disent aux \u00e9lèves officiers, comme par exemple le Chef d'État-major de la Marine, «que leur g\u00e9n\u00e9ration aura sans doute \u00e0 livrer bataille sur mer» - Amiral P. Vandier - École Navale-Septembre 2020.\u003Cbr \/\u003E\nPour les États-Unis, le maintien de leur position dominante, d'abord sur le monde occidental puis face \u00e0 la Chine, ne peut se poursuivre qu'avec tout le potentiel d'une Europe soud\u00e9e \u00e0 eux dans une OTAN aux ordres.\u003Cbr \/\u003E\nCela implique dès aujourd'hui de recr\u00e9er aux frontières de l'Est l'ennemi russe, r\u00e9incarnation du vieil \u00e9pouvantait sovi\u00e9tique, capable d'inqui\u00e9ter les Europ\u00e9ens. Les exercices de l'OTAN depuis 2017 permettent de mettre en exergue une menace guerrière et de cr\u00e9er une psychose.\u003Cbr \/\u003E\nCette supposition aventureuse va jusqu'\u00e0 envisager un \u00e9change de frappes nucl\u00e9aires tactiques sur le sol europ\u00e9en dont la pr\u00e9sence effective de missiles « upgraded », et la doctrine d'emploi affich\u00e9e, renforcent la cr\u00e9dibilit\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EDANS LE PROCHAIN NUMÉRO DE « MÉTHODE » : LA FRANCE POSSIBLE CREUSET DE L'AUTONOMIE EUROPÉENNE GRÂCE À SES ATOUTS\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour le Cercle de R\u00e9flexions Interarm\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Henri Roure\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Jean-Serge Schneider\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIng\u00e9nieur G\u00e9n\u00e9ral de l'Armement (2S) Louis A. Roche\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Marc Allamand\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Jean Claude Allard\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECapitaine de Vaisseau (ER) Alexis Beresnikoff\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Gr\u00e9goire Diamantidis\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMonsieur Marcel Edouard Jayr\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EContre-Amiral (2S) François Jourdier\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Christian Renault\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Jean-Claude Rodriguez\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) Jean-Pierre Soyard\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EG\u00e9n\u00e9ral (2S) François Torres\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ENOTES ET RÉFÉRENCES\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E1. Foreign Military Sales: FMS; vise \u00e0 faciliter les ventes d'armement d'État \u00e0 État (du moins, ceux qui sont autoris\u00e9s par le d\u00e9partement d'État), via la Defense Security Cooperation Agency (DSCA) du Pentagone. Les FMS «font progresser les objectifs de s\u00e9curit\u00e9 nationale et de politique \u00e9trangère car elles renforcent les relations bilat\u00e9rales dans le domaine de la d\u00e9fense, soutiennent la constitution de coalition et augmentent l'interop\u00e9rabilit\u00e9 entre les forces am\u00e9ricaines et alli\u00e9es». Chaque transaction est, au pr\u00e9alable, soumise \u00e0 une demande d'autorisation du Congrès\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E2. Joint Support and Enabling Command: La cr\u00e9ation du Commandement interarm\u00e9es du soutien et de la facilitation (JSEC) et celle de son QG jumeau, le Commandement de forces interarm\u00e9es (JFC) de Norfolk, a \u00e9t\u00e9 ent\u00e9rin\u00e9e par les ministres de la D\u00e9fense des pays de l'OTAN en f\u00e9vrier 2018. Le JFC de Norfolk contribue \u00e0 garantir que les voies maritimes entre l'Am\u00e9rique du Nord et l'Europe restent sûres, le JSEC couvre ce que l'on appelle la « zone arrière » en Europe.. Le JSEC fait partie de la structure de forces de l'OTAN et relève du commandement op\u00e9rationnel du Commandant suprême des forces alli\u00e9es en Europe (SACEUR)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E3. Système « Échelon ». FVEY (Five Eyes) d\u00e9signe l'alliance des services de renseignement de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Z\u00e9lande, du Royaume-Uni et des États-Unis, reli\u00e9s entre eux par l'accord UKUSA qui pr\u00e9voit la coop\u00e9ration entre les diff\u00e9rents services assurant la collecte de renseignements \u00e9lectromagn\u00e9tiques.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E4. « Élargissement de l'OTAN. Pour pouvoir adh\u00e9rer \u00e0 l'Alliance, les pays doivent respecter les valeurs \u00e9nonc\u00e9es dans le Trait\u00e9 de l'Atlantique Nord, et satisfaire \u00e0 un certain nombre de critères politiques, \u00e9conomiques et militaires Il leur est demand\u00e9 d'avoir un système politique d\u00e9mocratique fonctionnant bien et reposant sur une \u00e9conomie de march\u00e9 ; de traiter les communaut\u00e9s minoritaires de manière \u00e9quitable ; de s'engager \u00e0 r\u00e9gler les conflits de manière pacifique ; d'être capables et d\u00e9sireux d'apporter une contribution militaire aux op\u00e9rations de l'OTAN ; et d'être attach\u00e9s au caractère d\u00e9mocratique des relations entre civils et militaires et des institutions»\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E5. Internatiional Traffic of Arms Reglementation: R\u00e9glementation am\u00e9ricaine sur le trafic d'armes au niveau international ITAR d\u00e9signe un ensemble de règlements du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain servant \u00e0 contrôler les importations et exportations des objets et services li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9fense nationale, tels que recens\u00e9s sur la « Liste des mat\u00e9riels de guerre et assimil\u00e9s am\u00e9ricains » (United States Munitions List, USML)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.revuemethode.org\/m022123.html\"\u003Erevuemethode.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}