{"190067":{"id":"190067","parent":"188328","time":"1621954499","url":"http:\/\/www.investigaction.net\/fr\/les-etats-unis-se-retirent-dafghanistan-pas-vraiment\/","category":"USA","title":"Les \u00c9tats-Unis se retirent d'Afghanistan ? Pas vraiment","image":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_190067_f37ffa.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"les-etats-unis-se-retirent-d-afghanistan-pas-vraiment","admin":"newsnet","views":"189","priority":"3","length":"11829","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_190067_f37ffa.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cbig\u003ELes \u00c9tats-Unis ont annonc\u00e9 commencer officiellement le retrait de leurs derniers soldats d'Afghanistan. Noam Chomsky et Vijay Prashad analysent la manœuvre et en profitent pour dresser un bilan de cette guerre engag\u00e9e par Washington il y a pr\u00e8s de vingt ans. Une guerre qui, au-del\u00e0 des effets d'annonce, est loin d'\u00eatre termin\u00e9e... (IGA)\u003C\/big\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'invasion de l'Afghanistan par les \u00c9tats-Unis en octobre 2001 a \u00e9t\u00e9 criminelle en raison de l'immense force utilis\u00e9e pour d\u00e9molir l'infrastructure physique de ce pays et pour briser ses liens sociaux. Le 11 octobre 2001, le journaliste Anatol Lieven a interview\u00e9 le dirigeant afghan Abdul Haq \u00e0 Peshawar, au Pakistan. Haq, qui avait dirig\u00e9 une partie de la r\u00e9sistance contre les Talibans, se pr\u00e9parait \u00e0 rentrer en Afghanistan sous le couvert des bombardements a\u00e9riens \u00e9tasuniens. Il \u00e9tait cependant m\u00e9content de la mani\u00e8re dont les \u00c9tats-Unis avaient d\u00e9cid\u00e9 de mener la guerre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\"L'action militaire en elle-m\u00eame dans les circonstances actuelles ne fait que compliquer les choses-surtout si cette guerre dure longtemps et si beaucoup de civils sont tu\u00e9s,\" a d\u00e9clar\u00e9 Abdul Haq \u00e0 Lieven. Cette guerre allait durer 20 ans et co\u00fbter la vie \u00e0 au moins 71 344 civils.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAbdul Haq a affirm\u00e9 \u00e0 Lieven que \"le mieux serait que les \u00c9tats-Unis œuvrent \u00e0 une solution d'union politique impliquant tous les groupes afghans. Sinon, cela encouragera de profondes divisions entre diff\u00e9rents groupes soutenus par diff\u00e9rents pays avec de graves r\u00e9percussions dans toute la r\u00e9gion.\" Ces paroles \u00e9taient pr\u00e9monitoires, mais Haq savait que personne ne l'\u00e9couterait. \"Il est probable,\" a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Lieven, \"que les \u00c9tats-Unis aient d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9 de ce qu'ils vont faire et que toutes mes recommandations arriveront trop tard.\"\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu terme de 20 ans de destructions incroyables provoqu\u00e9es par cette guerre et apr\u00e8s avoir enflamm\u00e9 l'animosit\u00e9 entre \"tous les groupes afghans,\" les \u00c9tats-Unis sont revenus tr\u00e8s exactement \u00e0 la politique que pr\u00e9conisait Abdul Haq : le dialogue politique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAbdul Haq est retourn\u00e9 en Afghanistan et a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par les Talibans le 26 octobre 2001. Ses conseils ont fait long feu. En septembre 2001, les divers protagonistes - y compris les Talibans - \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 discuter. Cela s'expliquait en partie parce qu'ils craignaient que les avions de guerre \u00e9tasuniens n'ouvrent sous peu les portes de l'enfer pour l'Afghanistan.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAujourd'hui, 20 ans plus tard, le foss\u00e9 entre les Talibans et les autres s'est \u00e9largi. L'envie de n\u00e9gocier n'existe tout simplement plus.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EVers une guerre civile ?\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe 14 avril 2021, le Pr\u00e9sident du parlement afghan - Mir Rahman Rahmani - a averti que son pays \u00e9tait au bord de la \"guerre civile.\" Les milieux politiques de Kaboul bruissent de conversations sur une guerre civile qui \u00e9claterait lors du retrait des \u00c9tats-Unis le 11 septembre. C'est la raison pour laquelle le 15 avril, lors d'une conf\u00e9rence de presse tenue \u00e0 l'ambassade \u00e9tasunienne \u00e0 Kaboul, Sharif Amiry de TOLOnews a interrog\u00e9 le Secr\u00e9taire d'\u00c9tat \u00e9tasunien Antony Blinken sur la possibilit\u00e9 d'une guerre civile. Blinken a r\u00e9pondu: \"Je ne crois pas qu'il soit dans l'int\u00e9r\u00eat de quiconque, c'est le moins que l'on puisse dire, que l'Afghanistan plonge dans une guerre civile, une guerre de longue dur\u00e9e. Et m\u00eame les Talibans, \u00e0 ce qu'on dit, ont d\u00e9clar\u00e9 qu'ils n'en voulaient pas.\".\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn r\u00e9alit\u00e9, l'Afghanistan et en guerre civile depuis un demi-si\u00e8cle, au moins depuis la cr\u00e9ation des moudjahidines - dont faisait partie Abdul Haq - pour combattre le gouvernement du Parti d\u00e9mocratique du peuple de l'Afghanistan (1978-1992). Cette guerre civile a \u00e9t\u00e9 attis\u00e9e par l'aide apport\u00e9e par les \u00c9tats-Unis aux \u00e9l\u00e9ments les plus conservateurs et extr\u00e9mistes de droite, des groupes qui allaient se fondre ensuite dans Al-Qaida, les Talibans et d'autres fractions islamistes. Pas une seule fois les \u00c9tats-Unis n'ont propos\u00e9 un chemin vers la paix au cours de cette p\u00e9riode ; ils se sont au contraire toujours efforc\u00e9s d'utiliser leur immense force pour contr\u00f4ler la situation \u00e0 Kaboul.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EVous avez dit retrait ?\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM\u00eame ce retrait, qui a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 \u00e0 la fin avril 2021 et qui a commenc\u00e9 le 1\u003Csup\u003Eer\u003C\/sup\u003E mai, n'est pas aussi clair qu'il n'y para\u00eet. \"Il est temps que les troupes am\u00e9ricaines rentrent \u00e0 la maison\", a annonc\u00e9 le Pr\u00e9sident \u00e9tasunien Joe Biden le 14 avril 2021. Le m\u00eame jour, le D\u00e9partement de la d\u00e9fense des \u00c9tats-Unis a pr\u00e9cis\u00e9 que 2 500 soldats quitteraient l'Afghanistan d'ici le 11 septembre. Dans un article du 14 mars, le New York Times avait relev\u00e9 entretemps que les \u00c9tats-Unis comptaient 3 500 militaires en Afghanistan, m\u00eame s'il \u00e9tait affirm\u00e9 \"publiquement qu'il n'y en avait que 2 500 dans ce pays.\" Cette sous-estimation de la part du Pentagone frise l'obscurantisme. Un rapport publi\u00e9 par le Bureau du Sous-secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense en charge de la logistique a relev\u00e9 que les \u00c9tats-Unis disposaient d'environ 16 000 mercenaires sur le terrain en Afghanistan. Ils assurent une vari\u00e9t\u00e9 de services, qui rel\u00e8vent tr\u00e8s probablement surtout de l'appui militaire. Il n'est pr\u00e9vu de retirer aucun de ces mercenaires - ni des 1 000 militaires \u00e9tasuniens suppl\u00e9mentaires non d\u00e9clar\u00e9s -, pas plus que de cesser les bombardements a\u00e9riens - y compris au moyen de drones - ni les missions des forces sp\u00e9ciales d'ailleurs.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe 21 avril, Blinken a indiqu\u00e9 que les \u00c9tats-Unis verseraient environ 300 millions de dollars au gouvernement afghan d'Ashraf Ghani, qui comme son pr\u00e9d\u00e9cesseur Hamid Karzai, donne souvent l'impression d'\u00eatre davantage le maire de Kaboul que le pr\u00e9sident de l'Afghanistan, et est d\u00e9bord\u00e9 par ses rivaux. Les rumeurs concernant les gouvernements d'apr\u00e8s le retrait vont bon train \u00e0 Kaboul, notamment au sujet de la proposition du dirigeant du Hezb-e-Islami, Gulbuddin Hekmatyar, de former sous sa direction un gouvernement qui n'inclurait pas les Talibans. Pour leur part, les \u00c9tats-Unis ont accept\u00e9 l'id\u00e9e que les Talibans devaient avoir un r\u00f4le \u00e0 jouer dans le gouvernement. On dit m\u00eame ouvertement d\u00e9sormais que l'administration Biden estime que les Talibans \"gouverneraient de mani\u00e8re moins brutale qu'ils ne l'ont fait entre 1996 et 2001.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes \u00c9tats-Unis semblent dispos\u00e9s \u00e0 permettre le retour des Talibans au pouvoir \u00e0 deux conditions : d'abord que la pr\u00e9sence \u00e9tasunienne soit maintenue et ensuite que les principaux rivaux des \u00c9tats-Unis que sont la Russie et la Chine ne jouent aucun r\u00f4le \u00e0 Kaboul. En 2011, la Secr\u00e9taire d'\u00c9tat Hillary Clinton a pris la parole \u00e0 Chennai, en Inde, pour proposer la cr\u00e9ation d'une Initiative pour une nouvelle route de la soie reliant l'Asie centrale \u00e0 des ports indiens en passant par l'Afghanistan. Il s'agissait de couper les liens de la Russie avec l'Asie centrale et d'emp\u00eacher la r\u00e9alisation du projet chinois de route de la soie, qui a d\u00e9sormais atteint la Turquie.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa stabilit\u00e9 ne fait pas partie du sort promis \u00e0 l' Afghanistan. En janvier, Vladimir Norov, ancien ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res de l'Ouzb\u00e9kistan et actuel Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l'Organisation de coop\u00e9ration de Shanghai (OCS), s'est exprim\u00e9 dans le cadre d'un webinaire organis\u00e9 par l'Institut de recherches politiques d'Islamabad. Il a d\u00e9clar\u00e9 que Daech (ou l'Etat islamique) avait d\u00e9plac\u00e9 ses combattants de la Syrie au nord de l'Afghanistan. Ce mouvement de combattants extr\u00e9mistes est une source de pr\u00e9occupation non seulement pour l'Afghanistan mais aussi pour l'Asie centrale et la Chine. En 2020, le Washington Post a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l'arm\u00e9e \u00e9tasunienne avait apport\u00e9 un soutien a\u00e9rien aux Talibans en train de prendre l'avantage sur les combattants de Daech. M\u00eame s'il existe un accord de paix avec les Talibans, Daech s'emploiera \u00e0 le d\u00e9stabiliser.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EDes possibilit\u00e9s oubli\u00e9es\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn a oubli\u00e9 tout ce qui avait \u00e9t\u00e9 dit \u00e0 propos des femmes afghanes et qui avait servi de justification \u00e0 l'invasion \u00e9tasunienne en octobre 2001.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ERasil Basu, fonctionnaire des Nations Unies, a servi de conseill\u00e8re principale du gouvernement afghan en mati\u00e8re d'am\u00e9lioration de la condition f\u00e9minine de 1986 \u00e0 1988. La Constitution afghane de 1987 a donn\u00e9 aux femmes les m\u00eames droits qu'aux hommes, ce qui a permis \u00e0 des groupes de femmes de lutter contre les normes patriarcales et pour l'\u00e9galit\u00e9 au travail et dans le foyer. En raison du nombre \u00e9lev\u00e9 d'hommes morts \u00e0 la guerre, nous a expliqu\u00e9 Basu, les femmes ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9es \u00e0 occuper des emplois divers. Cela leur a permis d'am\u00e9liorer sensiblement leurs droits et leur taux d'alphab\u00e9tisation. Tout cela a \u00e9t\u00e9 en grande partie annihil\u00e9 par deux d\u00e9cennies de guerre \u00e9tasunienne.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EM\u00eame avant que l'URSS se retire d'Afghanistan en 1988-89, les hommes qui se disputent actuellement le pouvoir - comme Gulbuddin Hekmatyar - promettaient d'an\u00e9antir ces progr\u00e8s. Basu se souvient des \u003Ci\u003Eshabanamas\u003C\/i\u003E, des avertissements qui circulaient pour intimer aux femmes de se soumettre aux normes patriarcales (elle a propos\u00e9 un article d'opinion au New York Times, au Washington Post et \u00e0 Ms. Magazine, qui l'ont tous refus\u00e9.).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe dernier chef de gouvernement communiste de l'Afghanistan - Mohammed Najibullah (1987-1992) - avait propos\u00e9 une politique de r\u00e9conciliation nationale dans laquelle les droits des femmes \u00e9taient prioritaires. Elle a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par les islamistes soutenus par les \u00c9tats-Unis, qui pour nombre d'entre eux ont conserv\u00e9 leur position d'autorit\u00e9 aujourd'hui encore. Aucune le\u00e7on n'a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e de cette histoire. Les \u00c9tats-Unis vont \"se retirer\", mais ils vont laisser sur place leurs \"ressources\" charg\u00e9es de faire \u00e9chec \u00e0 la Chine et \u00e0 la Russie. Ces consid\u00e9rations g\u00e9opolitiques \u00e9clipsent toute pr\u00e9occupation concernant le sort du peuple afghan.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003ENoam Chomsky est un c\u00e9l\u00e8bre linguiste, philosophe et activiste politique. Il est professeur de linguistique \u00e0 l'Universit\u00e9 d'Arizona. Son ouvrage le plus r\u00e9cent est intitul\u00e9\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/-and-the-global-green-new-deal\/hp112r\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003EClimate Crisis and the Global Green New Deal: The Political Economy of Saving the Planet\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E(La crise climatique et le New deal vert mondial; l'\u00e9conomie politique pour sauver la plan\u00e8te). Vijay Prashad est un historien, \u00e9diteur et journaliste indien. Il est r\u00e9dacteur et correspondant en chef de Globetrotter. Il est r\u00e9dacteur en chef de\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/2021-01-05\/hp112t\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003ELeftWord Books\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003Eet directeur du\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/2021-01-05\/hp112w\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003ETricontinental: Institute for Social Research\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E. Il est chercheur principal non r\u00e9sident au\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/y2hdjcpo\/hp112y\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003EChongyang Institute for Financial Studies\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E, \u00e0 l'Universit\u00e9 Renmin de Chine. Il est l'auteur de plus de 20 livres, parmi lesquels\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/1595583424--tag-alternorg08-20\/hp1131\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003EThe Darker Nations\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003Eand\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/1781681589--tag-alternorg08-20\/hp1133\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003EThe Poorer Nations\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E. Son dernier ouvrage, intitul\u00e9\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/catalog-product-view-id-21820\/hp1135\/756016054?h=IlBJQ9A7kZwNM391DZPnqD3YqNB8gbJuKrnaBVI_BaY\"\u003EWashington Bullets\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E, est pr\u00e9fac\u00e9 par Evo Morales Ayma.\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESource: \u003Ca href=\"https:\/\/go.ind.media\/e\/546932\/2021-05-07\/jwn678\/833646559?h=9gxgKz1GQOvQJZaW2wMM9sdfZOBj3PHc0YyIlrK9mhc\"\u003EGlobetrotter\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETraduit de l'anglais par P.S. pour \u003Ca href=\"https:\/\/www.investigaction.net\/fr\/les-etats-unis-se-retirent-dafghanistan-pas-vraiment\"\u003EInvestig'Action\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"http:\/\/www.investigaction.net\/fr\/les-etats-unis-se-retirent-dafghanistan-pas-vraiment\/\"\u003Einvestigaction.net\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}