{"196367":{"id":"196367","parent":"0","time":"1634055040","url":"https:\/\/reseauinternational.net\/correspondance-mussolini-churchill-avant-et-durant-la-guerre\/","category":"Histoire","title":"Correspondance Mussolini - Churchill avant et durant la guerre","image":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_150040.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"correspondance-mussolini-churchill-avant-et-durant-la-guerre","admin":"newsnet","views":"18","priority":"2","length":"40478","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_150040.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes contacts entre Mussolini et les autorit\u00e9s britanniques n'\u00e9tonneront que ceux qui croient encore \u00e0 l'histoire officielle de la deuxi\u00e8me guerre mondiale. Ces contacts sont d'autant moins surprenantes que l'on sait, depuis \u003Ca href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/world\/2009\/oct\/13\/benito-mussolini-recruited-mi5-italy\"\u003Eles r\u00e9v\u00e9lations du Guardian, il y a une douzaine d'ann\u00e9es\u003C\/a\u003E, que Mussolini \u00e9tait un agent du service de renseignement britannique, le MI5, avec un salaire de \u00a3100 (6400 € d'aujourd'hui) par semaine ~ \u003Cb\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/reseauinternational.net\"\u003ERI\u003C\/a\u003E \u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E*\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EVoil\u00e0 qui a de quoi faire sursauter, Winston Churchill entretenant une correspondance personnelle avec son \u00ab ennemi jur\u00e9 \u00bb, Benito Mussolini, non seulement avant, mais aussi pendant la guerre, et le plus fort, c'est ce que contenaient ces lettres.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003Epar \u003Cb\u003EMarc Roland.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EObjet de multiples controverses en Italie et, bien que dans une moindre mesure, en Angleterre et en Am\u00e9rique, la correspondance personnelle entretenue par Winston Churchill avec Benito Mussolini - avant et pendant la guerre - reste pour ainsi dire compl\u00e8tement ignor\u00e9e du reste du monde. L'existence d'une telle communication entre deux hommes d'\u00c9tat d'envergure internationale qui, au moins pour le public, s'affichaient en ennemis jur\u00e9s, pourrait au fond n'avoir qu'un int\u00e9r\u00eat assez marginal, voire ne pas appara\u00eetre si exceptionnelle, n'\u00e9tait-ce le contenu sensationnel et potentiellement d'une port\u00e9e incalculable qu'on pr\u00eate \u00e0 ces \u00e9changes.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EC'est ainsi que les lettres auraient pu r\u00e9v\u00e9ler qu'en mai 1940, alors qu'il venait d'\u00eatre nomm\u00e9 Premier ministre, Churchill aurait essay\u00e9 de s'allier l'Italie, de la retourner contre Hitler, en lui proposant des territoires d'autres nations, dont certaines - comme la France et la Gr\u00e8ce - \u00e9taient alli\u00e9es \u00e0 la Grande-Bretagne. Au cours du mois d'octobre qui a suivi, Churchill aurait demand\u00e9 la protection personnelle de Mussolini envers les dirigeants de l'Axe au cas o\u00f9 l'Angleterre devrait se rendre.\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg style=\" width:369px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_3e7569.jpg\" \/\u003E\u003Cfigcaption\u003EEn 1952 Luigi Carissimi-Priori a re\u00e7u une offre de 100 000 livres de la part de contacts Anglais pour des photocopies de la correspondance entre Mussolini (\u00e0 gauche) et Churchill (\u00e0 droite)\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EAvant que l'ann\u00e9e ne s'ach\u00e8ve, Churchill, dans une nouvelle lettre au Duce, aurait propos\u00e9 un armistice entre l'Angleterre et l'Italie en Afrique du Nord, pour ensuite partir ensemble de Finlande envahir l'Union Sovi\u00e9tique.\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg style=\" width:272px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_683b9b.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:272px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_683b9b.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cfigcaption\u003EJunio Valerio Borghese, le prince noir, chef de la Decima\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EDe toutes les all\u00e9gations faites au sujet du courrier de Mussolini, la suggestion de Churchill de conclure la paix sp\u00e9cifiquement dans le but d'une invasion conjointe de l'Union sovi\u00e9tique est \u00e0 la fois la plus renversante et la plus recoup\u00e9e. On la retrouve chez un certain nombre d'observateurs et d'acteurs, entre autres, Sergio Nesi, un officier de la Decima Flottiglia, une unit\u00e9 d'\u00e9lite, Valerio Borghese, le sup\u00e9rieur du pr\u00e9c\u00e9dent, dit le \u00ab prince noir \u00bb ou Pietro Carradori, l'ordonnance du Duce, tous autant de t\u00e9moins cr\u00e9dibles.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETous les trois ont attest\u00e9 de la tenue, le 16 novembre 1944 \u00e0 Montefano, si\u00e8ge de la base de la Decima sur les rives superbes du lac d'Iseo en Lombardie, non loin de Bergame, de la plus secr\u00e8te et de la plus extraordinaire conf\u00e9rence de toute la guerre qui soit.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EBenito Mussolini (1883-1945) \u00e9tait le fondateur d'un nouveau mouvement politique, le fascisme. En 1932 il r\u00e9digeait une entr\u00e9e pour l'encyclop\u00e9die Italienne pour d\u00e9finir ce qu'\u00e9tait le fascisme :\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u00ab \u003Ci\u003ELe fasciste accepte la vie et il l'aime. Il voit la vie comme un devoir, un combat et une conqu\u00eate, mais avant tout pour les autres - les proches ou les plus \u00e9loign\u00e9s, les contemporains et les descendants. Le fascisme est tout le contraire du socialisme marxiste, le fascisme maintenant et pour toujours croit en la saintet\u00e9 et en l'h\u00e9ro\u00efsme, en des actions d\u00e9pourvues de motivation \u00e9conomique, et surtout, le fascisme rejette l'id\u00e9e que la lutte des classes soit la force pr\u00e9pond\u00e9rante des changements de la soci\u00e9t\u00e9. Mais comme le socialisme, il combat et r\u00e9pudie le syst\u00e8me d\u00e9mocratique\u003C\/i\u003E \u00bb.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:344px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_e4bf0f.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00c0 l'int\u00e9rieur de l'immeuble du QG, s\u00e9v\u00e8rement gard\u00e9 par des marins lourdement arm\u00e9s des unit\u00e9s de la Decima, le commandant Borghese pr\u00e9sidait une rencontre \u00e0 laquelle participaient des repr\u00e9sentants de la R\u00e9publique Sociale Italienne (RSi) : Francesco Maria Barracu pour le gouvernement, le g\u00e9n\u00e9ral Giuseppe Violante pour l'arm\u00e9e et le capitaine Fausto Sestini, ministre de la Marine. \u00c0 leurs c\u00f4t\u00e9s se trouvaient l'ambassadeur d'Allemagne en Italie, Rudolf Rahn et l'Obergruppenfuehrer SS Karl Wolff, commandant en chef des forces allemandes en Italie et proche confident de Hitler.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDe l'autre c\u00f4t\u00e9 de la table, on trouvait les envoy\u00e9s pl\u00e9nipotentiaires de Franklin D. Roosevelt et du chef du corps exp\u00e9ditionnaire Alli\u00e9, le g\u00e9n\u00e9ral Dwight David Eisenhower. Ils \u00e9taient en compagnie d'officiers britanniques de haut rang repr\u00e9sentant du mar\u00e9chal Bernard Montgomery et du premier ministre Winston S. Churchill qui avait convoqu\u00e9 cette r\u00e9union ultra-secr\u00e8te pour discuter de sa proposition en quatre points :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cul\u003E\u003Cli\u003EReconnaissance officielle Anglo-Am\u00e9ricaine de la RSi et cessation imm\u00e9diate des hostilit\u00e9s entre toutes les puissances de l'Axe et les \u00c9tats Alli\u00e9s.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EEngagement de la Cinqui\u00e8me arm\u00e9e am\u00e9ricaine et de la Huiti\u00e8me arm\u00e9e britannique sur le front de l'Est contre l'Union sovi\u00e9tique.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ECoop\u00e9ration des troupes de la Wehrmacht en Italie pour le transfert des forces Alli\u00e9es sur le th\u00e9\u00e2tre d'op\u00e9ration russe.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EEngagement des divisions italiennes Littorio, Monterose, San Marco et Italia, ainsi que de la Decima MAS, dans la campagne en Russie.\u003C\/li\u003E\u003C\/ul\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EO\u00f9 se trouvait Mussolini au moment de la conf\u00e9rence secr\u00e8te du lac d'ISEO ? Comme Churchill, Mussolini se tenait \u00e0 l'\u00e9cart pour permettre aux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de discuter de la possibilit\u00e9 d'un armistice et d'une coop\u00e9ration militaire sans la pression de l'une ou l'autre des personnalit\u00e9s. Le Duce et le Premier ministre n'auraient \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s qu'au cas o\u00f9 les \u00e9missaires Italiens, Allemands, Anglais et Am\u00e9ricains seraient parvenus \u00e0 un projet d'accord.\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EApr\u00e8s avoir attentivement \u00e9cout\u00e9 la traduction de ces propositions, le commandant Borghese demandait aux repr\u00e9sentants Alli\u00e9s pourquoi le gouvernement d'Italie du sud, combattant du c\u00f4t\u00e9 des Alli\u00e9s, avait \u00e9t\u00e9 tenu \u00e0 l'\u00e9cart de la conf\u00e9rence. Parce que, disaient les Britanniques, le cabinet post-Badoglio \u00e9tait lui-m\u00eame en grande partie compos\u00e9 de communistes ou d'intrigants peu recommandables, plus int\u00e9ress\u00e9s par le pillage et les vendettas sanglantes que par le retour \u00e0 la paix civile. Les quatre repr\u00e9sentants de la RSi ont \u00e9t\u00e9 unanimes \u00e0 accueillir cette proposition pour une d\u00e9fense commune de la civilisation Occidentale, tout comme les Allemands qui ont promis qu'ils pousseraient le F\u00fchrer \u00e0 examiner soigneusement le plan mis sur la table par le premier ministre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu contraire, les Am\u00e9ricains refusaient de seulement prendre en consid\u00e9ration les suggestions de Churchill, un rejet sans appel qui coupait court \u00e0 toute discussion en vue d'une alliance Anglo-Am\u00e9ricaine avec les puissances de l'Axe contre l'URSS, mettant un terme imm\u00e9diat \u00e0 la conf\u00e9rence.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EN\u00e9anmoins, Churchill faisait une deuxi\u00e8me tentative en organisant une r\u00e9union presque identique, avec toutefois des pl\u00e9nipotentiaires Am\u00e9ricains qu'il esp\u00e9rait moins coriaces, cette fois \u00e0 Porto Ceresio, une petite commune sur lac Lugano, frontalier de la Suisse. L'issue fut la m\u00eame et en resta d\u00e9finitivement l\u00e0, plus aucune tentative de retournement d'alliance contre Staline n'eut lieu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPlus tard au t\u00e9l\u00e9phone, Hitler demandait \u00e0 Mussolini :\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00ab \u003Ci\u003EMais les Anglais n'ont-ils pas conscience du colosse Russe ?\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E- Si bien s\u00fbr, r\u00e9pondit Mussolini. Cela fait des ann\u00e9es que Churchill a senti le danger, mais vous le savez d\u00e9j\u00e0 F\u00fchrer\u003C\/i\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ci\u003E- H\u00e9las oui, je sais r\u00e9pondit Hitler d\u00e9sabus\u00e9, je connais les d\u00e9tails\u003C\/i\u003E \u00bb \u003Csup\u003E2\u003C\/sup\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEt quels \u00e9taient-ils ces \u00ab d\u00e9tails \u00bb de la conf\u00e9rence d'ISEO qui n'avait d\u00e9bouch\u00e9 sur rien six jours plus t\u00f4t, avant cette conversation t\u00e9l\u00e9phonique du 22 novembre ?\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn sait en tout cas que le 9 janvier 1945, Mussolini a fait une allusion directe aux propositions de Churchill aux Alli\u00e9s et aux puissances de l'Axe au mar\u00e9chal Graziani. \u00ab \u003Ci\u003EIl est grand temps et de la plus haute importance que ces documents soient plac\u00e9s en lieu s\u00fbr\u003C\/i\u003E \u00bb, se r\u00e9f\u00e9rant plus particuli\u00e8rement \u00e0 sa correspondance au plus haut niveau, il ajoutait \u003Ci\u003E\u00ab \u00e0 commencer par les \u00e9changes de courrier et les arrangements avec Churchill\u003C\/i\u003E \u00bb \u003Csup\u003E3\u003C\/sup\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe c\u00e9l\u00e8bre historien Am\u00e9ricain, Peter Tompkins, qui durant la guerre \u00e9tait un agent du Strategic Services \u00e0 Rome, se demandait : \u00ab \u003Ci\u003EEn quoi ce qui avait \u00e9t\u00e9 convenu entre Churchill et Mussolini \u00e0 Porto Ceresio et au lac d'Iseo devait \u00e0 ce point \u00eatre effac\u00e9 que cela n\u00e9cessitait quelque chose d'aussi radical que l'\u00e9limination physique de Mussolini et de Claretta Petacci ? Il en allait sans doute de la r\u00e9putation de Churchill qui aurait risqu\u00e9 d'\u00eatre s\u00e9rieusement \u00e9corn\u00e9e s'il s'\u00e9tait su qu'il complotait avec le Duce et quelques g\u00e9n\u00e9raux nazis en Italie pour obtenir que les forces italiennes et allemandes se joignent aux Alli\u00e9s pour s'en prendre \u00e0 l'URSS...\u003C\/i\u003E \u00bb. Churchill devait pr\u00e9server ses chances de r\u00e9\u00e9lection en 1951.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMussolini aurait \u00e9galement conserv\u00e9 de la correspondance avec le pr\u00e9d\u00e9cesseur de Churchill, Neville Chamberlain, dont on pense qu'il a d\u00fb y exprimer le m\u00eame genre de propos que ceux qu'il avait tenus aupr\u00e8s de l'ambassadeur Am\u00e9ricain en Grande-Bretagne, Joseph P. Kennedy, d\u00e9but 1941, comme quoi jamais l'Angleterre ne se serait embarqu\u00e9e dans une guerre avec l'Allemagne \u00ab \u003Ci\u003Esans les pressions de William C. Bullitt\u003C\/i\u003E \u00bb l'envoy\u00e9 sp\u00e9cial en Europe de Franklin D. Roosevelt juste avant la guerre \u00ab \u003Ci\u003Eet sans la pression des juifs d'Am\u00e9rique\u003C\/i\u003E \u00bb. De fait, ces remarques de Chamberlain ont \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es dans ses m\u00e9moires par James Forrestal, le secr\u00e9taire Am\u00e9ricain \u00e0 la marine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl y aurait \u00e9galement eu deux ou trois lettres de Roosevelt lui-m\u00eame dans lesquelles le pr\u00e9sident aurait formul\u00e9 le vœu de voir l'Empire britannique en Afrique remplac\u00e9 \u00ab \u003Ci\u003Epar une forme plus humaine d'imp\u00e9rialisme comme celle de l'Italie\u003C\/i\u003E \u00bb. Parmi les autres sujets abord\u00e9s dans la correspondance de Mussolini, principalement avec Churchill, on trouvait la crise de Munich en 1938, l'entr\u00e9e en guerre de l'Italie et son invasion de la Gr\u00e8ce ne 1940 - autant de sujets trait\u00e9s dans un langage diam\u00e9tralement oppos\u00e9 \u00e0 celui officiellement affich\u00e9 en public par les Alli\u00e9s.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes lettres auraient \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9v\u00e9lations qui, dans l'esprit de Mussolini, \u00e9taient potentiellement encore plus dommageables. \u00ab \u003Ci\u003EChurchill sait que j'ai des munitions\u003C\/i\u003E \u00bb disait-il ainsi en f\u00e9vrier 1945 \u00e0 son chef d'\u00c9tat-Major, le g\u00e9n\u00e9ral Rudolfo Graziani, il prenait en exemple une lettre du Premier ministre d'octobre 1940 \u00ab \u003Ci\u003Ecomme l'une de celles qu'il pourrait regretter\u003C\/i\u003E \u00bb. Elle \u00e9tait accompagn\u00e9e de documents explosifs \u00e9manant de chefs d'\u00c9tat sur des sujets particuli\u00e8rement sensibles. Deux mois plus tard, il d\u00e9clarait que \u00ab \u003Ci\u003Eces documents valent plus que si nous avions gagn\u00e9 la guerre\u003C\/i\u003E \u00bb. S'il en est ainsi, il ne s'agirait plus de simples petites indiscr\u00e9tions politiques de la part de Churchill.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_7bcdfb.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_7bcdfb.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\u003Ci\u003ELa\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/jeune-nation.com\/kultur\/histoire\/emilio-bianchi-22-octobre-1912-20-aout-2015\"\u003EDecima Flottiglia MAS\u003C\/a\u003E\u003Ci\u003E. La Decima Flottiglia Mezzi d'Assalto, ou X\u00aa MAS est une unit\u00e9 navale d'\u00e9lite tr\u00e8s en avance sur son temps. Comparable aux Navy Seals, elle \u00e9tait \u00e9quip\u00e9e de mini sous-marins de poche conduits par des hommes-grenouilles. Elle compte \u00e0 son actif nombre de succ\u00e8s extraordinaires contre les Alli\u00e9s en M\u00e9diterran\u00e9e, de Suez \u00e0 Gibraltar. Entre 1940 et 1945, ses hommes ont r\u00e9ussi \u00e0 couler des navires de guerre et une vingtaine de navires marchands pour un tonnage total de 130 000 tonnes. Leur plus haut fait d'armes s'est d\u00e9roul\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 1941 dans le port d'Alexandrie, au QG de la Navy, o\u00f9 ils ont r\u00e9ussi \u00e0 couler les croiseurs HMS Valiant et HMS Queen Elizabeth, plus un p\u00e9trolier Norv\u00e9gien, le Sagona (le destroyer HMS Jervis a aussi \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement endommag\u00e9). En septembre 1943, apr\u00e8s\u003C\/i\u003E \u003Ca href=\"https:\/\/jeune-nation.com\/kultur\/histoire\/12-septembre-1943-delivrance-du-duce-par-otto-skorzeny\"\u003Ela lib\u00e9ration de Mussolini par Skorzeny\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003Eet la cr\u00e9ation de la Repubblica Sociale Italiana, la plupart des v\u00e9t\u00e9rans de la Mas l'ont suivi dans le nord o\u00f9 ils ont lutt\u00e9 sans merci contre les communistes jusqu'\u00e0 la fin de la guerre. Les rares membres de la X\u00aa MAS qui s'\u00e9tait rang\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 du gouvernement fantoche du Sud (Governo Italiano Cobelligerante ; ICBG) de Pietro Badoglio ont \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9s dans une unit\u00e9 d'assaut de la marine, la Mariassalto, ils ont fait d\u00e9fection quand on leur a demand\u00e9 d'appuyer Tito dans sa conqu\u00eate des possessions italiennes en Yougoslavie. En photo, un submersible deux places en service dans la Decima Flottiglia pour l'attaque des navires Alli\u00e9s.\u003C\/i\u003E\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECes lettres et documents devaient contenir quelque chose de plus explosif, et Mussolini a bel et bien \u00e9voqu\u00e9 aupr\u00e8s de ses plus proches confidents qu'il s'y trouvait des \u00ab accords \u00bb qu'il avait conclus avec les Alli\u00e9s, lesquels, s'ils \u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9s au monde, ne manqueraient pas de provoquer une sensation retentissante. Leur contenu n'a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, il n'y a eu que des conjectures, sur des bases d'ailleurs tr\u00e8s t\u00e9nues, tout au plus de rares allusions de Mussolini et de quelques autres sources. Qui plus est, aucune des lettres que Mussolini aurait pu avoir \u00e9crit dans le cadre de cette correspondance ne subsiste, on ne sait donc pas ce qu'il a bien pu r\u00e9pondre aux pr\u00e9tendues lettres de Churchill, de Chamberlain et de Roosevelt.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ES'agissait-il simplement de bluff de la part du Duce dans le but de maintenir \u00e0 flot le moral de ses fid\u00e8les dans les derniers jours de la RSI ? Ou \u00e9tait-il r\u00e9ellement en possession de preuves incriminantes d'une port\u00e9e incalculable pour le monde d'apr\u00e8s-guerre ? Les historiens autoris\u00e9s affirment que Churchill n'a \u00e9crit \u00e0 Mussolini qu'une seule fois, dans un t\u00e9l\u00e9gramme public par lequel il lui demandait, juste avant le d\u00e9but des hostilit\u00e9s, de renoncer \u00e0 la guerre. Pour prix de ce retournement d'alliance, d'apr\u00e8s les soi-disant documents secrets de Mussolini, Churchill \u00e9tait pr\u00eat non seulement \u00e0 abandonner Malte et Gibraltar, mais aussi \u00e0 mettre dans la balance des territoires \u00e9trangers, y compris ceux de ses propres alli\u00e9s, sans leur assentiment, comme la Savoie, la Tunisie et Nice pour la France ainsi que des parties de la Yougoslavie et de la Gr\u00e8ce.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans les m\u00e9moires m\u00eame de Churchill, on ne trouve pas trace d'une correspondance amicale avec le dictateur Italien, il y est au contraire d\u00e9peint sous les traits de l'ant\u00e9christ, comme un sinistre personnage qu'aucun homme tant soit peu civilis\u00e9 ne saurait d\u00e9cemment approcher. Pourtant, d\u00e8s 1922 et l'arriv\u00e9e au pouvoir des fascistes par leur \u00ab marche sur Rome \u00bb, Churchill ne cachait pas son admiration pour ce soi-disant monstre. Sa petite phrase dans laquelle il disait que \u00ab \u003Ci\u003ESi j'\u00e9tais un Italien, je serais fier de porter une chemise noire, vive le fascisme en Italie\u003C\/i\u003E \u00bb a \u00e9t\u00e9 reprise par tous les grands journaux en Angleterre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans le droit-fil de cette d\u00e9claration, il avait pr\u00e9par\u00e9 16 extraits de son histoire de la Premi\u00e8re Guerre mondiale qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1927 dans le propre organe de presse de Mussolini, \u003Ci\u003EIl Popolo di Italia\u003C\/i\u003E. M\u00eame apr\u00e8s la guerre d'\u00c9thiopie, Churchill continuait de parler en public de Mussolini comme d'un g\u00e9nie Romain.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl ne fait aucun doute que la correspondance entre les deux hommes s'est effectivement poursuivie durant toute la guerre. Selon un rapport allemand du 25 septembre 1943, les agents de la Gestapo auraient intercept\u00e9 des messages de Churchill \u00e0 Mussolini litt\u00e9ralement par dizaines, m\u00eame longtemps apr\u00e8s que la guerre eut d\u00e9marr\u00e9, tous exprimant de l'admiration pour le fascisme italien et l'espoir d'une coop\u00e9ration avec l'Empire britannique. L'existence de ces courriers ne fait pas non plus l'ombre d'un doute, parce que Mussolini les montrait \u00e0 pratiquement tous ceux de son premier cercle - des centaines de personnes - dont son \u00e9pouse, Rachele. R\u00e9pondant \u00e0 un entretien avec David Irving, le sulfureux et talentueux historien britannique, elle disait qu'elle avait vu le classeur qui contenait les lettres, mais a refus\u00e9 d'en dire plus sur leur contenu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour son livre paru en 1994 sur la controvers\u00e9e \u003Ci\u003ECareggio segreto\u003C\/i\u003E, \u003Ci\u003Ela Correspondance secr\u00e8te\u003C\/i\u003E, le chercheur Fabio Andriola a retrouv\u00e9 30 personnes qui ont personnellement vu les messages de Churchill, dont certains dataient de l'hiver 1944-45, soit, pour ainsi dire, de la fin de la guerre.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EOn trouvait notamment parmi les t\u00e9moins le ministre de l'\u00c9ducation de la R\u00e9publique de Salo, C.A. Biggin et le g\u00e9n\u00e9ral Graziani ; les deux ont attest\u00e9 apr\u00e8s-guerre de l'existence des documents. Dans son enqu\u00eate, Adriola avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par un certain nombre d'historiens Italiens de premier plan comme Giorgio Cavalleri, dont l'ouvrage \u00ab \u003Ci\u003EOmbre sul Lago\u003C\/i\u003E \u00bb, \u003Ci\u003ELes ombres du lac\u003C\/i\u003E, donnait la reproduction de l'imprim\u00e9 sur lequel figurait l'ordre de Mussolini au directeur du service cin\u00e9matographique de la R\u00e9publique de photographier en priorit\u00e9 certaines lettres.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans cet ordre, Mussolini demandait en outre au cin\u00e9aste si quelqu'un dans son \u00e9quipe parlait couramment l'anglais. En r\u00e9alit\u00e9, il lui fallait plus qu'un traducteur, il lui fallait quelqu'un qui avait ses entr\u00e9es aupr\u00e8s du gouvernement britannique.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:367px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_ff5247.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn janvier 1945, il convoquait en secret John Amery \u00e0 son QG de Milan. John Amery avait alors 33 ans et une vie d\u00e9j\u00e0 bien remplie, c'est lui qui a organis\u00e9 le \u003Ci\u003EBritish Free Corps\u003C\/i\u003E, une unit\u00e9 de Waffen-SS compos\u00e9e des recrues Anglaises, des volontaires qu'il allait chercher dans les camps de prisonniers de guerre en Allemagne pour aller combattre sur le front de l'Est. Auparavant, Amery avait r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie d'\u00e9missions sur \u003Ci\u003ERadio Berlin\u003C\/i\u003E condamnant les Alli\u00e9s occidentaux pour leur soutien \u00e0 la Russie sovi\u00e9tique. Il avait aussi combattu dans la guerre d'Espagne aux c\u00f4t\u00e9s des nationalistes, ce qui lui a valu une m\u00e9daille d'honneur de la part des Italiens.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais ce qui importait le plus aux yeux de Mussolini \u00e0 ce moment-l\u00e0, c'est que John \u00e9tait le fils de L\u00e9opold Charles Maurice Stennett Amery, un poids lourd du cabinet de Churchill et de la politique en Angleterre. Le p\u00e8re et le fils n'\u00e9taient pas en froid en d\u00e9pit de leurs trajectoires et de leurs id\u00e9ologies diam\u00e9tralement oppos\u00e9es. C'est par l'interm\u00e9diaire du fils que Mussolini esp\u00e9rait pouvoir entrer en contact avec L\u00e9opold et le gouvernement britannique, soit pour faire valoir ses \u00ab documents explosifs \u00bb, soit pour avoir la garantie d'un proc\u00e8s public.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ETout en s'effor\u00e7ant d'entrer en contact des autorit\u00e9s britanniques au nez et \u00e0 la barbe des SS, John Amery continuait de faire des discours \u00e0 la radio en faveur du Duce jusqu'\u00e0 la fin de la guerre. Dans quelle mesure ces d\u00e9marches souterraines de Mussolini ont pu progresser, nous ne le savons gu\u00e8re, mais on peut s'en faire une petite id\u00e9e en regardant le sort r\u00e9serv\u00e9 au jeune \u00e9quilibriste. Apr\u00e8s l'effondrement de la RSi, John Amery a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par la r\u00e9sistance communiste et remis aux Anglais. Inculp\u00e9 pour trahison, il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 mort en un temps-record - huit minutes apr\u00e8s s'\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 dans le box : on aurait voulu faire taire d\u00e9finitivement un t\u00e9moin potentiellement g\u00eanant pour le pouvoir en place, qu'on ne s'y serait pas pris autrement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEt John Amery n'\u00e9tait pas la seule personne au courant des documents de Mussolini \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 promptement r\u00e9duit au silence. \u003Ca href=\"https:\/\/www.c-span.org\/video\/?184297-1\/mussolini-secrets-death\"\u003ERobert L. Miller\u003C\/a\u003E dans sa pr\u00e9face du \u00ab \u003Ci\u003EMussolini, The Secrets of His Death\u003C\/i\u003E \u00bb [de Luciano Garibaldi], \u00e9crivait ainsi que plus de 500 Italiens du nord susceptibles d'y avoir eu plus ou moins acc\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 \u00e0 la fin de la guerre dans des conditions diverses \u003Csup\u003E13\u003C\/sup\u003E. Parmi les victimes, on compte Claretta Petacci elle-m\u00eame, froidement abattue, selon Bruno Giovanni Lonati, le chef local de la r\u00e9sistance charg\u00e9 de la garder, elle et Mussolini, apr\u00e8s leur arrestation, par un agent britannique.\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg style=\" width:368px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_6dedb5.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:368px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_6dedb5.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cfigcaption\u003EChurchill a-t-il ordonn\u00e9 l'ex\u00e9cution de Mussolini ?\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EEn avril 1945, Mussolini a fait venir un menuisier pour qu'il lui fasse trois caissons \u00e9tanches pour y conserver les photocopies des lettres de Churchill et d'autres documents qu'il consid\u00e9rait pr\u00e9cieux. Un jeu de document a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 son \u00e9pouse, Rachele, et un autre a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9 en Suisse o\u00f9 un fonctionnaire britannique de sa connaissance en attendait livraison pr\u00e8s de B\u00e2le. Il conservait le dernier jeu avec lui ainsi que les originaux. En plus de ces caissons, Mussolini avait charg\u00e9 dans un camion Alfa Romeo de son petit convoi en partance pour la fronti\u00e8re suisse, de grands sacs de cuir bourr\u00e9s de documents connexes \u00e0 la correspondance de Churchill.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_09267c.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EFerrare et Mod\u00e8ne. Les rouges y ont tu\u00e9 21 religieux dont un jeune s\u00e9minariste de 16 ans, Rolando Rivi, enlev\u00e9 et abattu le 13 avril 1945 simplement parce qu'il portait une soutane. L'adolescent a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de creuser sa propre tombe et a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 d'une balle dans la nuque par Giuseppe Corghi, le commissaire politique de l'unit\u00e9. On peut aussi citer les meurtres horrifiants de Don Ernesto Tale et de sa servante, de Don Giuseppe Tarozzi, et de Don Luigi Lenzini, \u00e2g\u00e9 de 60 ans et dont le cr\u00e2ne a \u00e9t\u00e9 fracass\u00e9 \u00e0 coup de crosse dans la nuit du 25 juillet 1945, ou enfin celui de Don Francesco Venturelli, assassin\u00e9 dans la nuit du 15 janvier 1946\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPlut\u00f4t que de livrer avec panache un dernier combat pour le fascisme, Mussolini pr\u00e9f\u00e9rait se placer sur le tapis vert d'un proc\u00e8s spectacle dans lequel il aurait pu d\u00e9voiler au grand jour la correspondance de Churchill. Les officiers de la SS battant en retraite avaient beau l'avertir qu'il n'atteindrait jamais la Suisse parce que le nord de l'Italie \u00e9tait infest\u00e9 de partisans communistes. Comme il s'obstinait dans son projet, les SS lui ont quand m\u00eame accord\u00e9 une petite escorte. Avant de se mettre en route, il fit une derni\u00e8re accolade \u00e0 Franz Spogeler, un capitaine SS et un ami personnel, en lui confiant une derni\u00e8re lettre pour Churchill, dat\u00e9e du 23 avril, demandant au capitaine : \u00ab \u003Ci\u003EEst-ce que je peux compter sur vous pour lui faire suivre \u00e7a ?\u003C\/i\u003E \u00bb\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00ab \u003Ci\u003ETout ce que je peux promettre, c'est d'essayer\u003C\/i\u003E \u00bb, lui r\u00e9pondit Spogeler avant de partir se rendre aux forces britanniques d'occupation dans le sud de l'Allemagne, muni de la missive confidentielle. Mussolini y demandait qu'on lui accorde de se d\u00e9fendre devant une cour internationale \u00e0 laquelle il acceptait par avance de confier son sort, il terminait en faisant une r\u00e9f\u00e9rence appuy\u00e9e mais g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 des \u00ab \u003Ci\u003Edocuments que vous trouverez sans doute int\u00e9ressants et utiles\u003C\/i\u003E \u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn 1944, ayant appris que les Alli\u00e9s \u00e9taient r\u00e9solus \u00e0 faire passer les dirigeants de l'Axe devant les tribunaux pour \u00ab crimes contre l'humanit\u00e9 \u00bb, il avait publiquement d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab \u003Ci\u003Emoi et moi seul suis responsable moralement et historiquement de tout ce qui est arriv\u00e9. Si le fascisme a \u00e9t\u00e9 une organisation criminelle, c'est \u00e0 moi qu'en incombe la responsabilit\u00e9\u003C\/i\u003E \u00bb. La lettre adress\u00e9e \u00e0 Churchill, m\u00eame si elle n'employait pas exactement les m\u00eames mots, \u00e9tait dans le m\u00eame esprit.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EQuoi qu'il en soit, si Spogeler a bien \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 peu apr\u00e8s avoir franchi la fronti\u00e8re bavaroise, les autorit\u00e9s britanniques ont rapidement confisqu\u00e9 et fait dispara\u00eetre la lettre. Le jeu de documents qui avait \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en \u00e9claireur au contact britannique en Suisse a subi le m\u00eame sort. De qui s'agissait-il pr\u00e9cis\u00e9ment, on ne le sait pas, mais c'\u00e9tait quelqu'un en qui Mussolini devait avoir suffisamment confiance pour lui confier la pr\u00e9cieuse correspondance. Il pensait manifestement qu'au vu de l'importance capitale des documents, le fonctionnaire serait pr\u00eat \u00e0 mettre sa vie en jeu, mais il semble que, pr\u00e9cis\u00e9ment en raison de leur caract\u00e8re explosif, les Britanniques \u00e9taient fermement r\u00e9solus \u00e0 ne les laisser faire surface \u00e0 aucun prix.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELors de l'arrestation de Mussolini \u00e0 Dongo, les quatre sacs pleins de la correspondance et le camion Alfa Romeo qui contenait des documents connexes ont \u00e9t\u00e9 saisi par la r\u00e9sistance. Le contenu du v\u00e9hicule a \u00e9t\u00e9 vendu au Foreign Office \u00e0 l'exception des sacs en cuir. La vente a fait l'objet d'une note publique du Foreign Office \u00e0 Londres, elle reconnaissait ouvertement que les lettres de Neville Chamberlain et de Franklin Roosevelt avaient \u00e9t\u00e9 mises de c\u00f4t\u00e9, c'est-\u00e0-dire d\u00e9truites sur l'ordre de la direction du Foreign Office.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUrbano Lazaro, le r\u00e9sistant qui avait arr\u00eat\u00e9 Mussolini, a mis les quatre sacs en lieu s\u00fbr dans le coffre d'une banque locale \u00e0 Da Maso. Il se souvient qu'un certain \u00ab Renzo \u00bb, de son nom de code dans la r\u00e9sistance, a fouill\u00e9 le troisi\u00e8me sac dans lequel il a trouv\u00e9 une s\u00e9rie de classeurs portant l'\u00e9tiquette \u00ab Churchill \u00bb. Apr\u00e8s le passage de Dante Goreri le chef du Parti communiste qui a ordonn\u00e9 l'ex\u00e9cution de Mussolini, il a photocopi\u00e9 le contenu des quatre sacs. Les documents originaux ont \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 deux agents Britanniques du Field Security Service et ont depuis disparu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes photocopies ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9es \u00e0 un autre membre de la r\u00e9sistance, nom de code \u00ab Cavalieri \u00bb, lequel a exig\u00e9 que les documents soient tenus secrets durant un certain d\u00e9lai apr\u00e8s sa mort. Au moment de la r\u00e9daction de cet article, Cavalieri est toujours en vie, mais sa famille a d\u00e9j\u00e0 fait part de sa r\u00e9ticence \u00e0 jamais rendre public les documents.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EQu'il ait ou non lu la lettre du Duce du 23 avril, Churchill n'a jamais eu l'intention d'accorder \u00e0 Mussolini une tribune publique devant un tribunal, il caressait au contraire l'id\u00e9e, comme il le dira lui-m\u00eame au pr\u00e9sident Roosevelt lors de leur rencontre \u00e0 la conf\u00e9rence de Casablanca en 1943, de le voir pendu haut et court sur le Forum de Rome aussit\u00f4t captur\u00e9. Ceci a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par le plus fameux historien d'apr\u00e8s-guerre de l'Italie, Renzo de Felice, dans son livre paru en 1995 au sujet de la derni\u00e8re ann\u00e9e de la guerre, \u00ab \u003Ci\u003ELes Rouges et les Noirs\u003C\/i\u003E \u00bb.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EFelice a pu retrouver la trace d'une officine gouvernementale britannique, le Special Operations Executive (SOE), dirig\u00e9 par Max Salvadore, charg\u00e9 de tirer \u00e0 vue sur le Duce. Un ordre secret en violation des termes de l'armistice sign\u00e9 pour l'Italie par Badoglio en Sicile le 3 septembre 1943, lesquels stipulaient que Mussolini devait \u00eatre pris vivant et remis \u00e0 la XVe arm\u00e9e am\u00e9ricaine du g\u00e9n\u00e9ral Mark Clark.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMais le temps que Salvadore retrouve la trace du fondateur du fascisme, Mussolini \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 aux mains de la r\u00e9sistance qui le d\u00e9tenait dans l'attente de l'arriv\u00e9e du chef local, Goreri. Jugeant politiquement plus opportun que l'ex\u00e9cution soit l'œuvre d'Italiens plut\u00f4t que le fait d'envahisseurs \u00e9trangers, Salvadore n'est retourn\u00e9 au SOE qu'apr\u00e8s avoir vu le cadavre mutil\u00e9 pendu par les pieds dans un square de Milan. La reconstitution de De Felice se basait sur le t\u00e9moignage de v\u00e9t\u00e9rans de la r\u00e9sistance qui avaient assist\u00e9 aux derniers jours de Mussolini. \u00ab \u003Ci\u003ELes documents en ma possession m'am\u00e8nent \u00e0 une seule conclusion possible\u003C\/i\u003E \u00bb, disait-il.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00ab \u003Ci\u003EMussolini a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par des r\u00e9sistants de Milan \u00e0 la demande des services secrets britanniques... leur int\u00e9r\u00eat national \u00e9tait mis en jeu par les arrangements explosifs qu'auraient envisag\u00e9s le premier ministre britannique et Mussolini dans leur correspondance avant et durant la guerre\u003C\/i\u003E \u00bb \u003Csup\u003E17\u003C\/sup\u003E.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour 1945, Churchill s'\u00e9tait apparemment fix\u00e9 un programme en trois volets : gagner la guerre, obtenir sa r\u00e9\u00e9lection, et retrouver le moindre petit bout de sa correspondance compromettante avec le d\u00e9funt Duce. La victoire en Europe ne se solda pas par un succ\u00e8s \u00e9lectoral, en juillet, les Britanniques sautaient sur la premi\u00e8re occasion qui leur \u00e9tait offerte pour mettre Churchill \u00e0 la porte.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ED\u00e9pit\u00e9, en proie \u00e0 la d\u00e9pression, il partait en voyage sur les rives du lac de C\u00f4me dans le nord de l'Italie, en apparence pour s'adonner \u00e0 la peinture et soigner ses blessures. Cela a toujours \u00e9t\u00e9 un de ses stratag\u00e8mes favoris, se cacher \u00e0 la vue de tous, masquer ses intentions r\u00e9elles derri\u00e8re une diversion de fa\u00e7ade. Tandis que les actualit\u00e9s le montraient en train de barbouiller paisiblement sur les bords du lac, du 1er au 17 septembre, il \u00e9cumait la r\u00e9gion sur les traces de l'ancien dictateur dans ses derniers jours.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl a recherch\u00e9 et rencontr\u00e9 le menuisier \u00e0 qui Mussolini avait pass\u00e9 la commande des trois caissons pour les photocopies des lettres et documents. Le menuisier lui dit qu'il ne savait rien des documents eux-m\u00eames ni de ce qu'il en \u00e9tait advenu.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEnsuite, Churchill a \u00ab pris le th\u00e9 \u00bb avec Romano Tebezi, le directeur de la banque Da Maso, dans l'agence m\u00eame dans laquelle Urbano Lazaro et \u00ab Renzo \u00bb avaient d\u00e9pos\u00e9 les quatre sacs de correspondance qu'ils avaient confisqu\u00e9s \u00e0 Mussolini au moment de son arrestation et dont l'un contenait les classeurs marqu\u00e9s \u00ab Churchill \u00bb. Durant son s\u00e9jour, Churchill r\u00e9sidait au QG des services secrets britanniques, dans l'ancienne villa de Guido Donegan, autrefois un grand nom de l'industrie et un ami proche du Duce.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEmprisonn\u00e9 juste apr\u00e8s la guerre, Donegan s'est entretenu avec un compagnon de cellule, un ancien haut responsable du Parti fasciste, de la correspondance de Churchill. \u00c0 leur insu, leur conversation \u00e9tait espionn\u00e9e et Donegan a \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9 de sa prison, en jeep, par deux soldats britanniques. \u00c0 sa grande stup\u00e9faction, il s'est retrouv\u00e9 nez \u00e0 nez avec Churchill qui l'interrogeait \u00e0 propos du \u00ab courrier disparu \u00bb. Puis, Donegan a \u00e9t\u00e9 maintenu isol\u00e9 en prison jusqu'\u00e0 sa mort dans des conditions assez myst\u00e9rieuses l'ann\u00e9e suivante.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMalgr\u00e9 toutes ses pr\u00e9cautions, l'\u00e9trange comportement de Churchill a fini par attirer l'attention des journalistes Suisses et \u00e0 susciter quelques articles. Le grand quotidien de B\u00e2le, \u003Ci\u003Ela Voix ouvri\u00e8re\u003C\/i\u003E, titrait ainsi en une du 18 septembre 1945 : \u00ab \u003Ci\u003ELes documents de Mussolini disparaissent et M. Churchill appara\u00eet\u003C\/i\u003E \u00bb. L\u00e9on Nicole, l'\u00e9ditorialiste, \u00e9crivait que Churchill avait \u00e9t\u00e9 vu par ses reporters en train de mettre le feu \u00e0 des piles de ce qui semblait \u00eatre des documents officiels \u00e0 l'arri\u00e8re de la villa Donegan.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ED\u00e9but avril 1945, Mussolini avait confi\u00e9 \u00e0 un ami d'enfance, Tomasso David, chef des renseignements de la RSi et des \u003Ci\u003ERenards d'argent\u003C\/i\u003E, une \u00e9quipe de saboteurs professionnels, un jeu de photocopies. Dans l'apr\u00e8s-guerre, David s'est retrouv\u00e9 dans l'impossibilit\u00e9 de trouver un emploi en raison de son implication au sein du Parti national fasciste, puis dans la R\u00e9publique de Salo. Il fut arr\u00eat\u00e9 en 1951 pour avoir essay\u00e9 de changer ill\u00e9galement d'identit\u00e9 et, du fait de ses ant\u00e9c\u00e9dents politiques, condamn\u00e9 \u00e0 une longue peine de prison. Durant son incarc\u00e9ration, David a contact\u00e9 le Premier ministre, lui offrant de troquer les documents de Mussolini contre une lib\u00e9ration anticip\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EMoins de deux ans plus tard, Churchill \u00e9tait \u00e0 New York, pour une visite hautement m\u00e9diatis\u00e9e sur le lieu de naissance de sa maman, Jenny Jerome, 462 Henry Street. Comme le s\u00e9jour sur le lac C\u00f4me de septembre 1945, son apparition en Am\u00e9rique n'\u00e9tait pas d\u00e9pourvue d'une arri\u00e8re-pens\u00e9e. En mars 1953, il \u00e9tait h\u00e9berg\u00e9 par le maire, Vincent Impalleteri, qui avait des liens \u00e9troits avec le gouvernement italien, dont le premier ministre De Gasperi, par qui il avait re\u00e7u la collection de documents de Tomasso David.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUne fois que les documents ont \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 Churchill et que celui-ci se soit bien assur\u00e9 de leur authenticit\u00e9, David n'a pas seulement \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 et lib\u00e9r\u00e9, mais a re\u00e7u la plus haute distinction militaire d'Italie, la m\u00e9daille d'or de la R\u00e9publique, qui lui donnait droit \u00e0 une pension \u00e0 vie. \u00c9tant donn\u00e9 le climat violemment antifasciste qui r\u00e9gnait dans l'Italie d'apr\u00e8s-guerre, qu'un ancien chef ennemi, proche confident du Duce et condamn\u00e9 par la justice ait pu conna\u00eetre un renversement de fortune aussi spectaculaire ne peut pas s'expliquer autrement que par la possession par ce dernier d'une solide monnaie d'\u00e9change.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00c0 l'\u00e9poque, le Duce ne tentait pas seulement d'arriver en Suisse avec des documents sensationnels, il avait aussi emport\u00e9 avec lui quelque chose qui avait des chances d'int\u00e9resser les Suisses : 65 kilos en lingot d'or. Le tr\u00e9sor repr\u00e9sentait tout ce qui avait \u00e9t\u00e9 soutir\u00e9 aux juifs Italiens ou \u00e9trangers avant leur d\u00e9part pour les camps de concentration en Allemagne jusqu'en 1945. Lorsque les r\u00e9sistants ont arr\u00eat\u00e9 Mussolini en avril, ils ont tout remis \u00e0 leurs sup\u00e9rieurs du Parti communiste qui ont utilis\u00e9 le pactole pour arriver au pouvoir. Rien du \u00ab tr\u00e9sor de Dongo \u00bb, comme on l'appelle commun\u00e9ment, n'est jamais revenu aux propri\u00e9taires d'origine.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn m\u00eame temps que les lingots, le Parti communiste aurait \u00e9galement re\u00e7u les documents de Mussolini, un partisan connu sous le nom de \u00ab Gugliemo \u00bb en aurait pris livraison et les aurait scrupuleusement remis \u00e0 ses sup\u00e9rieurs. Comme ceux-ci savaient que Staline avait l'intention, comme il l'avait fait partout ailleurs, de purger le PCi, pour s'attirer les bonnes gr\u00e2ces de l'Ouest, les dirigeants communistes n'ont \u00e9t\u00e9 que trop heureux de remettre les documents compromettants \u00e0 Churchill. Ayant ainsi obtenu \u00e0 moindres frais les originaux, Churchill s'est mis en chasse des facsimiles. Sachant cela, les agents du Foreign Office lui ont adress\u00e9 une note pour l'avertir de ce qu'en 1954, des copies de sa correspondance de guerre avec Mussolini \u00e9taient toujours en circulation en Italie.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl griffonna sur le rapport, \u00ab \u003Ci\u003Ece ne sont que des falsifications\u003C\/i\u003E \u00bb, et le renvoya au Foreign Office. Le choix des mots est r\u00e9v\u00e9lateur.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u00ab Falsification \u00bb signifie copies truqu\u00e9es d'originaux authentiques. S'il s'agissait d'invention de toutes pi\u00e8ces, il aurait peut-\u00eatre parl\u00e9 de documents frauduleux. Quoi qu'il en soit, il semble qu'au milieu des ann\u00e9es cinquante, Churchill s'\u00e9tait minutieusement assur\u00e9 d'avoir retrouv\u00e9 et d\u00e9truit toutes les lettres incriminantes. Les seuls exemplaires qui pourraient encore subsister sont ceux \u00e9ventuellement en possession de la famille Cavalieri, laquelle s'oppose \u00e0 leur divulgation.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EChurchill a sans aucun doute entretenu une correspondance avec son ennemi jur\u00e9 bien avant et m\u00eame apr\u00e8s le d\u00e9but de la guerre. C'est son contenu qui fait d\u00e9bat. Mussolini fait allusion \u00e0 divers \u00ab accords \u00bb conclus entre les deux hommes d'\u00c9tat. Il devait s\u00fbrement s'agir de quelque chose de plus grave que de simples indiscr\u00e9tions politiques pour que le Duce soit \u00e0 ce point convaincu de d\u00e9tenir des pi\u00e8ces capables de changer son sort personnel et celui du monde d'apr\u00e8s-guerre et pour que Churchill se lance dans une longue traque personnelle pour retrouver et effacer toute trace de leur existence.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'\u00e9nigme des pi\u00e8ces de Mussolini se r\u00e9sume en fin de compte \u00e0 l'alternative suivante : soit elles n'ont jamais exist\u00e9, du moins pas au sens o\u00f9 elles auraient pu renverser les paradigmes de l'histoire de la guerre, soit Churchill a r\u00e9ussi \u00e0 pratiquement toutes les retrouver, les originaux comme les copies, et \u00e0 les d\u00e9truire.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EQue le Duce ait \u00e9t\u00e9 en possession d'au moins certains documents qu'il consid\u00e9rait d'une importance capitale est hors de doute. Leur contenu ne pourra toutefois jamais \u00eatre \u00e9tabli avec certitude tant qu'on n'aura pas mis la main sur des reproductions authentiques ou sur les documents eux-m\u00eames. En attendant, le courrier \u00e9chang\u00e9 entre les deux hommes restera une des questions sans r\u00e9ponse de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_375341.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_375341.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg style=\" width:325px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_e32287.jpg\" \/\u003E\u003Cfigcaption\u003EUne affiche caricaturant Hitler et Mussolini cherchant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment \u00e0 raccommoder un figure en morceaux symbolisant l'\u00e9tat de l'Axe\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cfigure\u003E\u003Cimg style=\" width:326px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_471f4e.jpg\" \/\u003E\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:326px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196367_471f4e.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cfigcaption\u003EApr\u00e8s leur capture par les communistes, Benito Mussolini et sa ma\u00eetresse Clara Petacci ont tous deux \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 l'issu un proc\u00e8s exp\u00e9ditif devant une cour martiale. On dit que \u00abClaretta\u00bb aurait tent\u00e9 de son corps de prot\u00e9ger Mussolini des balles. Le lendemain, les d\u00e9pouilles \u00e9taient amen\u00e9es \u00e0 Milan, livr\u00e9es \u00e0 la foule et pendues par les pieds. Mussolini n'aura donc jamais eu son proc\u00e8s en bonne et due forme durant lequel il comptait s'expliquer sur ses motivations pour son entr\u00e9e en guerre aux c\u00f4t\u00e9s de l'Allemagne. Photo prise le 28 avril 1945\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E\u003Cp\u003EArticle bas\u00e9 sur un extrait du livre, \u00ab  \u003Ca href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=ycn33iBYq74C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false\"\u003EMussolini's War\u003C\/a\u003E \u003Ci\u003E\u00bb,\u003C\/i\u003E Helion Publishing, Ltd., UK, 2010\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003Esource : The Barnes Review A JOURNAL OF NATIONALIST THOUGHT & HISTORY VOLUME XVI NUMBER 5 SEPTEMBER\/OCTOBER 2010 BARNESREVIEW.CO\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003Etraduit par Francis Goumain\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003Evia \u003Ca href=\"http:\/\/jeune-nation.com\/kultur\/histoire\/correspondance-mussolini-churchill-avant-et-durant-la-guerre\"\u003Ejeune-nation.com\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Col\u003E\u003Cli\u003E\u00ab History shall be kind to me, because I intend to write it \u00bb, Winston Churchill. Langworth, Richard (editor), \u00ab Churchill by Himself : The Definitive Collection of Quotations \u00bb, U.S. (TN) : PublicAffairs, 2008.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ECoraja, Santi, translated by R.L. Miller, Hitler and Mussolini, Enigma Books, NY, 1985. 3. Mastrorocco, Allessandro, \u00ab  \u003Ca href=\"http:\/\/ww2history.suite101.com\/article.cfm\/the_mysterious_murder_of_benito_mussolini\"\u003EThe Mysterious Murder of Benito Mussolini\u003C\/a\u003E \u00bb. Documents from U.S. Strengthen the British Theory and Churchill's Role.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ETompkins, Peter, \u00ab  \u003Ca href=\"http:\/\/www.cduniverse.com\/productinfo.asp?pid=7376880\"\u003EMussolini, the Final Truth\u003C\/a\u003E \u00bb\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EForrestal, James V., \u00ab The Forrestal Diaries \u00bb, Walter Millis, The Viking Press, NY, 1951.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EIrving, David, \u00ab Churchill's War Volume II : Triumph in Adversity \u00bb, Focal Point Publications, Australia, 2001.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EGaribaldi, Luciano, Mussolini, \u00ab The Secrets of His Death \u00bb, Enigma Books, NY, 2005.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EIbid.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EIbid.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ECavalleri, Giorgio, \u00ab Ombre sul Lago \u00bb, Rienzi Editoriale, Rome, 1989.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EAndriola, Fabio, \u00ab Carreggio segreto \u00bb, Piemme, Milan, 1991.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ECavalleri, Giorgio, \u00ab Ombre sul Lago \u00bb, Rienzi Editoriale, Rome, 1989.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EGaribaldi, Luciano, Mussolini, \u00ab The Secrets of His Death \u00bb, Enigma Books, NY, 2005.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EPopham, Peter, \u00ab  \u003Ca href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/europe\/churchill-ordered-killing-of-mussolini558130.html\"\u003EChurchill \"ordered killing of Mussolini\"\u003C\/a\u003E \u00bb, The Independent\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EMussolini, Benito, \u00ab Mussolini Memoirs \u00bb, 1942-1943, Phoenix Press, London, 2000.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EDe Felice, Renzo, \u00ab Red and Black \u00bb, Chessman Publishers, Ltd., London, 1995.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EIbid.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ETompkins, Peter, \u00ab  \u003Ca href=\"http:\/\/www.cduniverse.com\/productinfo.asp?pid=7376880\"\u003EMussolini, the Final Truth\u003C\/a\u003E \u00bb\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003EDe Felice, Renzo, \u00ab Red and Black \u00bb, Chessman Publishers, Ltd., London, 1995.\u003C\/li\u003E\u003Cli\u003ECavalleri, Giorgio, \u00ab Ombre sul Lago \u00bb, Rienzi Editoriale, Rome, 1989.\u003C\/li\u003E\u003C\/ol\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/reseauinternational.net\/correspondance-mussolini-churchill-avant-et-durant-la-guerre\/\"\u003Ereseauinternational.net\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}