{"196606":{"id":"196606","parent":"195653","time":"1634495846","url":"https:\/\/www.legrandsoir.info\/julian-assange-wanted-dead-or-alive.html","category":"documentaires","title":"Julian Assange : Wanted, dead or alive","image":"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196606_ykvb-nwJ_9w.jpg","hub":"newsnet","url-explicit":"julian-assange-wanted-dead-or-alive","admin":"newsnet","views":"129","priority":"3","length":"17475","lang":"","content":"\u003Cp\u003E\u003Cimg style=\" width:271px;\" src=\"http:\/\/newsnet.fr\/img\/newsnet_196606_0bf70d.jpg\" \/\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELuk VERVAET\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EUS Poster : Assange parmi les terroristes \u003Ca href=\"https:\/\/www.prweb.com\/\"\u003Eprweb.com\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EImaginez-vous la scène, digne du dernier James Bond. Des voitures blind\u00e9es en route vers le centre de Londres. À leur bord, des hommes cagoul\u00e9s et arm\u00e9s jusqu'aux dents. Les voitures s'arrêtent brusquement, les hommes en descendent et p\u00e9nètrent l'ambassade \u00e9quatorienne. La porte de l'ambassade est par hasard ouverte et, par hasard aussi bien sûr, la police anglaise regarde dans l'autre direction. Les robocops se jettent sur Julian Assange, le trainent dans une voiture et foncent vers l'a\u00e9roport de Londres où un avion de la CIA les attend pour le transporter aux États-Unis. Au cas où ce plan \u00e9chouerait, il y a aussi le plan B : il faudra l'abattre ou l'empoisonner.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ECe sc\u00e9nario ne sort par des studios hollywoodiens. Il a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 de bout en bout par Mike Pompeo, en repr\u00e9sailles \u00e0 la publication de Vault 7 par Wikileaks en 2017 (1), la plus grande fuite de documents de la CIA de son histoire. Mike Pompeo est le directeur de la CIA de l'\u00e9poque et le ministre des Affaires \u00e9trangères jusqu'au d\u00e9but de cette ann\u00e9e. C'est lui qui avait d\u00e9sign\u00e9 WikiLeaks comme « non-state hostile intelligence service » (service de renseignement ennemi non \u00e9tatique). C'est aussi lui qui avait plaid\u00e9 pour que Snowden soit jug\u00e9, avec une condamnation qui aurait pu le condamner \u00e0 la peine de mort. Le plan du kidnapping d'Assange a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9 aux « \u003Ci\u003Eplus hauts niveaux\u003C\/i\u003E » de l'administration am\u00e9ricaine (2). Son existence a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par trente fonctionnaires et ex-agents des services secrets, dont huit ont d\u00e9crit en d\u00e9tail l'op\u00e9ration de la CIA. Après que le plan a \u00e9t\u00e9 rendu public, en septembre 2021 par Yahoo News, Pompeo n'a nullement \u00e9t\u00e9 inqui\u00e9t\u00e9. Dans une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, il a tranquillement d\u00e9clar\u00e9 que chacune de ces trente personnes devait être poursuivie par la justice « \u003Ci\u003Epour divulgation de mat\u00e9riel classifi\u00e9 au sein de la CIA\u003C\/i\u003E » (3).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ESi vous pensez qu'avec Joe Biden \u00e0 la pr\u00e9sidence, toutes ces pratiques et tous ces propos sont derrière nous, d\u00e9trompez-vous. Au procès d'Abu Zubaydah d\u00e9but octobre 2021 devant la Supreme Court (la plus haute cour au niveau f\u00e9d\u00e9ral), l'administration Biden a refus\u00e9 la comparution des psychologues James Mitchell et Bruce Jessen, les architectes du programme de la torture de la CIA. Biden s'appuie en cela sur les propos de Pompeo selon lesquels cette affaire est un « \u003Ci\u003Esecret d'État\u003C\/i\u003E », et que la rendre publique « \u003Ci\u003Eporterait atteinte \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale\u003C\/i\u003E ». L'administration Biden s'est aussi oppos\u00e9e \u00e0 ce qu'on entende le t\u00e9moignage d'Abu Zubabaydah lui-même, parce que, disait-elle, « \u003Ci\u003Eil est en d\u00e9tention incommunicado \u00e0 Guantanamo\u003C\/i\u003E ».(4)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EMort ou vivant, par tous les moyens\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAussi choquant et invraisemblable que puisse paraître le sc\u00e9nario d'un kidnapping et d'un assassinat \u00e9ventuel d'Assange, il est dans la ligne droite de la guerre am\u00e9ricaine contre tous ceux qui touchent aux int\u00e9rêts imp\u00e9rialistes des États-Unis.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EIl suffit de se souvenir du plan pour assassiner Daniel Ellsberg, après la publication des \u003Ci\u003EPentagon-papers\u003C\/i\u003E pendant la guerre du Vietnam. (5) Il suffit de rappeler la pratique presque courante du kidnapping de suspects dans d'autres pays et leur transfert ill\u00e9gal vers les États-Unis par les services secrets am\u00e9ricains. Cette pratique date de bien avant 2001, sous des pr\u00e9sidents comme Reagan et Clinton. Il s'agissait l\u00e0 d'un nombre très limit\u00e9 de cas et la CIA devait obtenir l'approbation du pr\u00e9sident pour enlever quelqu'un. Ce n'est qu'\u00e0 partir du lancement de la guerre mondiale contre le terrorisme en 2001 que ces pratiques ont pris une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent. À ce moment-l\u00e0, le pr\u00e9sident Bush a sign\u00e9 une autorisation officielle pour que la CIA passe \u00e0 des \"\u003Ci\u003Eextraordinary renditions\u003C\/i\u003E\" (des transferts ill\u00e9gaux de personnes kidnapp\u00e9es) sans avoir besoin d'une approbation de la Maison Blanche ou du Ministère de la justice. Ainsi, dès 2005, la CIA avait d\u00e9j\u00e0 enlev\u00e9 entre cent et cent cinquante suspects et les avait transf\u00e9r\u00e9s ill\u00e9galement vers des pays tiers, le plus souvent connus pour leur torture des d\u00e9tenus, avant leur transfert tout aussi ill\u00e9gal aux États-Unis ou \u00e0 Guantanamo.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPrenons le cas d'Abu Omar (Mustafa Osama Nasr) qui est une des affaires les mieux connues et document\u00e9es de la restitution extraordinaire de la CIA (en collaboration avec le Service italien de renseignement et de s\u00e9curit\u00e9 militaires- SISMI). Abu Omar avait reçu l'asile politique en Italie en 2001. Le 17 f\u00e9vrier 2003, il est enlev\u00e9 \u00e0 Milan par des agents de la CIA et du SISMI et transport\u00e9 \u00e0 la base a\u00e9rienne am\u00e9ricaine d'Aviano. De l\u00e0, il est transf\u00e9r\u00e9 dans l'Égypte de Moubarak, où il est emprisonn\u00e9 pendant quatre ans sans inculpation, isol\u00e9, interrog\u00e9 et brutalement tortur\u00e9 et viol\u00e9.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EEn 2009, vingt-trois agents am\u00e9ricains impliqu\u00e9s dans ce kidnapping ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s par contumace par les tribunaux italiens (6). Vingt-et-un agents ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 cinq ans de prison, et le chef de la base de la CIA \u00e0 Milan, Robert Seldon Lady, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 huit ans de prison. Tous ces condamn\u00e9s ont refus\u00e9 de se pr\u00e9senter au tribunal. C'est encore Wikileaks qui a d\u00e9voil\u00e9 les pressions am\u00e9ricaines sur l'Italie pour qu'elle retire sa demande d'extradition de ces agents vers l'Italie. Les agents sont d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9s comme des fugitifs en droit italien. (7)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EPour les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines, la guerre actuelle contre le terrorisme doit in\u00e9vitablement aboutir \u00e0 la capture, mort ou vif, de Julian Assange. D\u00e9j\u00e0 en 2014, dans une vid\u00e9o-compilation publi\u00e9e sur YouTube (8) par FreeJAnow, elles le traitaient de « \u003Ci\u003Etraitre\u003C\/i\u003E », « \u003Ci\u003Ehightech terrorist\u003C\/i\u003E », « \u003Ci\u003Ecyber terrorist\u003C\/i\u003E », « \u003Ci\u003Eenemy combatant\u003C\/i\u003E » et Wikileaks d'« \u003Ci\u003Eorganisation terroriste et d'agence de presse travaillant pour l'ennemi\u003C\/i\u003E ». Les propos cit\u00e9s dans cette petite vid\u00e9o proviennent de hauts responsables du gouvernement am\u00e9ricain, dont Hillary Clinton, Joe Biden et de commentateurs politiques. Certains y r\u00e9clament ouvertement la pendaison ou l'ex\u00e9cution extrajudiciaire d'Assange.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu dix-septième jour du procès d'Assange en 2020, l'existence des plans pour l'assassiner a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par deux t\u00e9moins sous serment. Devant le tribunal, ils ont d\u00e9clar\u00e9 que « \u003Ci\u003Eles États-Unis voulaient sortir Assange coûte que coûte de l'ambassade de l'Équateur et qu'ils voulaient des mesures plus extrêmes pour y arriver. Ainsi, ils envisageaient de kidnapper Assange en laissant une porte d'entr\u00e9e ouverte. Ils concevaient même son empoisonnement.\u003C\/i\u003E » (9)\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa Maison Blanche s'est oppos\u00e9e \u00e0 l'ex\u00e9cution du plan de la CIA pour une seule et unique raison : le ministère de la Justice \u00e9tait en retard, il n'avait pas encore publiquement inculp\u00e9 Assange d'un crime. Ce qui posait la question : si on le kidnappe, on l'amène où ? On ne peut pas l'enfermer quelque part sans qu'il y ait eu une mise en accusation officielle. La police anglaise aussi s'\u00e9tait oppos\u00e9e \u00e0 l'ex\u00e9cution du plan de Pompeo sur son sol. Il fallait r\u00e9gler le problème Assange autrement. Et la machine s'est mise en marche.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe 6 mars 2018, le Grand Jury f\u00e9d\u00e9ral de Virginie inculpe formellement Assange dans un « \u003Ci\u003Esealed indictment\u003C\/i\u003E », un document interne \u00e0 la justice où il n'est question que de fraude informatique sur base du Computer Fraud and Abuse Act de 1986. Parallèlement, sous pression am\u00e9ricaine, l'Équateur d\u00e9clare Assange persona non grata \u00e0 l'ambassade et le d\u00e9choit de sa nationalit\u00e9 \u00e9quatorienne dans la foul\u00e9e.\u003Cbr \/\u003E\nLe 11 avril 2019, l'inculpation d'Assange est rendue publique, ce qui permettra \u00e0 la police anglaise, le jour même et en toute l\u00e9galit\u00e9, d'arrêter et de sortir de force Assange de l'ambassade qui ne veut plus de lui. Assange sera incarc\u00e9r\u00e9 dans la prison de haute s\u00e9curit\u00e9 de Belmarsh où il se trouve encore \u00e0 ce jour. Ce n'est qu'un mois plus tard, en mai 2019, qu'Assange sera aussi inculp\u00e9 pour espionnage sur base de l'Espionage Act de 1917.(10) S'il est extrad\u00e9 et condamn\u00e9, il risque la prison \u00e0 vie, c'est-\u00e0-dire la mort par enfermement.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAinsi le plan diabolique des autorit\u00e9s am\u00e9ricaines est presque boucl\u00e9. Les 27 et 28 octobre 2021, une Cour d'appel britannique devra se prononcer sur son extradition. Des « garanties am\u00e9ricaines d'un traitement humain d'Assange » y seront pr\u00e9sent\u00e9es, par ceux-l\u00e0 mêmes qui ont discut\u00e9 et planifi\u00e9 son kidnapping et son assassinat.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003EAssange paie le prix de notre capitulation face \u00e0 la guerre imp\u00e9rialiste\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELes r\u00e9v\u00e9lations de Yahoo News nous ramènent aux vrais enjeux de l'affaire. Les publications d'Assange ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme des actes de journalisme ou sous l'angle de la « libert\u00e9 de la presse », mais comme des actes de guerre, des actes hostiles aux États-Unis, en alliance avec l'ennemi que nous combattons dans la guerre contre le terrorisme.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELe 25 juillet 2010, Wikileaks a d\u00e9fi\u00e9 la machine de guerre en publiant les documents secrets sur la guerre en Afghanistan (the Afghan War Logs). Trois mois plus tard, en octobre 2010, il publie près de 400 000 rapports de l'arm\u00e9e sur la guerre en Irak (the Iraq War Logs). Le 25 avril 2011, Wikileaks rend publics les documents secrets sur les 779 d\u00e9tenus \u00e0 Guantanamo (the Gitmo Files).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu moment où toute opposition \u00e0 la guerre en Afghanistan et en Irak \u00e9tait au point mort, Assange et Wikileaks ont ainsi expos\u00e9 de manière on ne peut plus d\u00e9taill\u00e9e les op\u00e9rations de l'arm\u00e9e imp\u00e9rialiste la plus forte au monde. Mais ces publications n'ont pas provoqu\u00e9 l'indignation et la solidarit\u00e9 avec Wikileaks qu'on \u00e9tait en droit d'attendre et dont Wikileaks avait tant besoin.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDix ans après le d\u00e9but de la guerre, les pancartes et les banderoles des manifestations sont rest\u00e9es rang\u00e9es dans les caves, le slogan « \u003Ci\u003ENot in our name\u003C\/i\u003E » \u00e9tait r\u00e9duit au silence. Un climat d'indiff\u00e9rence s'\u00e9tait install\u00e9, l'horreur devenue la routine, avec la peur g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e d'être accus\u00e9 de sympathies ou de complicit\u00e9s terroristes. Pour la gauche am\u00e9ricaine et europ\u00e9enne, la guerre est devenue \u00e0 la fois une normalit\u00e9 et une banalit\u00e9. Fini la comparaison avec le mouvement contre la guerre au Vietnam qui avait contribu\u00e9 \u00e0 la fin de cette guerre et \u00e0 ce que la vie de David Ellsberg soit sauv\u00e9e.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003E\"Enemy combatant\"\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003ELa même indiff\u00e9rence a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e par rapport aux « dommages collat\u00e9raux » de la guerre sans fin. Un de ces dommages a \u00e9t\u00e9 l'invention du statut de « \u003Ci\u003EUnlawful enemy combatant\u003C\/i\u003E »,, un titre dor\u00e9navant r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Julian Assange, qui efface tout statut l\u00e9gal du prisonnier.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAvant 2001, les Conventions de Genève conclues après la d\u00e9faite nazie en 1945 devaient assurer une protection des droits des prisonniers. C'\u00e9taient des documents contraignants pour tous les États, les atteintes \u00e0 ces accords constituant une violation grave du droit international et \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9es comme des crimes de guerre. Deux conventions prot\u00e9geaient aussi bien les droits des prisonniers de guerre (la Troisième convention) que les prisonniers civils, de droit commun, appel\u00e9s « \u003Ci\u003Epersonnes prot\u00e9g\u00e9es\u003C\/i\u003E » (la Quatrième convention). Les deux cat\u00e9gories devaient jouir d'un traitement digne, tout traitement inhumain ou d\u00e9gradant \u00e9tait interdit en toutes circonstances (l'article 3, commun aux deux conventions).\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EDans la pratique, les États europ\u00e9ens ont r\u00e9serv\u00e9 ces conventions \u00e0 leur usage interne et ne les ont pas appliqu\u00e9es dans leurs colonies où le non-droit, la torture et les traitements inhumains restaient de mise aussi bien pour les r\u00e9sistants que pour la population civile. Ce sont ces conceptions et pratiques coloniales qui font leur retour \u00e0 travers la guerre contre le terrorisme.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EAu d\u00e9but de la guerre, un nouveau statut a \u00e9t\u00e9 conçu pour les prisonniers captur\u00e9s. Celui de « \u003Ci\u003Ecombattant ennemi\u003C\/i\u003E », ce qui signifie que ces prisonniers ne sont ni des prisonniers de guerre ni des prisonniers de droit commun. Ainsi, ils ne peuvent pas être prot\u00e9g\u00e9s par les Conventions de Genève. Ils ne peuvent pas se pr\u00e9valoir de l'habeas corpus - le droit de comparaître devant le tribunal et d'exiger que les autorit\u00e9s justifient leur d\u00e9tention. Leur procès, s'il y en a un, ne se d\u00e9roule pas devant un tribunal f\u00e9d\u00e9ral, ni devant un tribunal militaire, mais devant une commission militaire. Ils peuvent être maintenus en d\u00e9tention sans charge, sans procès et de manière illimit\u00e9e. Tout au long de ces vingt dernières ann\u00e9es, seuls les d\u00e9tenus concern\u00e9s, quelques avocats courageux et quelques ONG se sont battus pour le retrait de ces mesures. Toute cette \u00e9volution fascisante s'est d\u00e9roul\u00e9e sous nos yeux, sans r\u00e9action digne de ce nom.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EC'est Julian Assange qui en paie le prix aujourd'hui.\u003Cbr \/\u003E\nIl n'est jamais trop tard pour se reprendre et dire stop.\u003Cbr \/\u003E\nFaisons-le maintenant et empêchons l'extradition de Julian Assange.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Cb\u003ELuk VERVAET\u003C\/b\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E»» \u003Ca href=\"https:\/\/lukvervaet.blogspot.com\/2021\/10\/julian-assange-wanted-dead-or-alive.html\"\u003Elukvervaet.blogspot.com\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(1) \u003Ca href=\"https:\/\/wikileaks.org\/vault7\"\u003Ewikileaks.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(2) Zach Dorfman, Sean D. Naylor and Michael Isikoff de Yahoo News : \"Kidnapping, Assassination and a London Shoot-Out : Inside the CIA's Secret War Plans Against WikiLeaks\", \u003Ca href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/kidnapping-assassinat-et-fusillade-a-londres-les-plans-de-guerre-secrets-de-la-cia-contre-wikileaks-yahoo-news.html\"\u003Elegrandsoir.info\u003C\/a\u003E et \u003Ca href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/les-erreurs-de-l-article-de-yahoo-sur-assange-consortium-news.html\"\u003Elegrandsoir.info\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(3) \u003Ca href=\"https:\/\/www.devilmaycaremedia.com\"\u003Edevilmaycaremedia.com\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(4) Abu Zubaydah a \u00e9t\u00e9 arrêt\u00e9 au Pakistan en 2002 et enferm\u00e9 dans une prison secrète de la CIA en Pologne jusqu'\u00e0 son transfert \u00e0 Guantanamo où il se trouve toujours. Les tortures qu'il a subies des mains de la CIA et de ses sous-traitants, ont \u00e9t\u00e9 rendues publiques par ses avocats et ont \u00e9t\u00e9 partiellement cit\u00e9es dans le rapport de 2014 de la commission du s\u00e9nat am\u00e9ricain sur la torture de la CIA : « \u003Ci\u003EÀ 83 occasions au cours d'un seul mois de 2002, Abu Zubaydah a \u00e9t\u00e9 attach\u00e9 \u00e0 une planche inclin\u00e9e avec la tête plus basse que les pieds pendant que des sous-traitants de la CIA lui versaient de l'eau dans le nez et dans la gorge, simulant sa noyade. Menott\u00e9 et claqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises contre les murs, il a \u00e9t\u00e9 suspendu nu \u00e0 des crochets au plafond pendant des heures. Il a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de rester \u00e9veill\u00e9 pendant onze jours cons\u00e9cutifs, asperg\u00e9 encore et encore d'eau froide lorsqu'il s'est effondr\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 de force dans une boîte de la taille d'un cercueil et entass\u00e9 dans une autre boîte qui tiendrait presque sous une chaise, où il a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 pendant des heures. Il a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une humiliation particulièrement grave de la part de la CIA par la « r\u00e9hydratation rectale\u003C\/i\u003E ». Selon le rapport du S\u00e9nat am\u00e9ricain la CIA a admis par la suite que Abu Zubaydah n'\u00e9tait pas un membre d'Al Qaeda.\u003Cbr \/\u003E\n\u003Ca href=\"https:\/\/truthout.org\/articles\/biden-tells-supreme-court-that-publicly-documented-torture-is-a-state-secret\"\u003Etruthout.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(5) Kissinger appelait Ellsberg« l'homme le plus dangereux aux États-Unis », Nixon faisait cambrioler le bureau de son ancien psychanalyste et avait engag\u00e9 12 mercenaires cubains pour « le mettre hors d'\u00e9tat de nuire ». \u003Ca href=\"https:\/\/www.democracynow.org\/2021\/6\/14\/pentagon_papers_leak_50th_anniversary\"\u003Edemocracynow.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(6) \u003Ca href=\"https:\/\/www.justiceinitiative.org\/publications\/globalizing-torture-cia-secret-detention-and-extraordinary-rendition\"\u003Ejusticeinitiative.org\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003EL'Italie est le seul pays où un tribunal a condamn\u00e9 p\u00e9nalement des fonctionnaires pour leur implication dans des op\u00e9rations de restitution extraordinaire. Le Canada est le seul pays \u00e0 pr\u00e9senter des excuses \u00e0 une victime de restitution extraordinaire, Maher Arar, qui a \u00e9t\u00e9 extraordinairement renvoy\u00e9 et tortur\u00e9 en Syrie. Seuls trois pays en plus du Canada - la Suède, l'Australie et le Royaume-Uni - ont accord\u00e9 une indemnisation aux victimes de restitutions extraordinaires, ces deux derniers dans le cadre de règlements confidentiels visant \u00e0 \u00e9viter les litiges li\u00e9s aux violations des droits humains associ\u00e9es.\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(7) \u003Ca href=\"https:\/\/www.therenditionproject.org.uk\/prisoners\/abu-omar.html\"\u003Etherenditionproject.org.uk\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(8) US demands to assassinate Assange \u003Ca href=\"http:\/\/youtube.com\/watch?v=ykvb-nwJ_9w\" target=\"_blank\"\u003E\u003Cspan class=\"philum ic-chain\"\u003E\u003C\/span\u003E 1\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(9) \u003Ca href=\"https:\/\/consortiumnews.com\/2020\/09\/30\/live-updates-assange-hearing-day-seventeen-us-intel-spying-on-assange-detailed-in-court-including-plan-to-kidnap-or-poison-him\"\u003Econsortiumnews.com\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E(10) The Espionage Act of 1917 interdit d'obtenir des informations, d'enregistrer des images ou de copier des descriptions de toute information relative \u00e0 la d\u00e9fense nationale avec l'intention ou la raison de croire que l'information peut être utilis\u00e9e pour le pr\u00e9judice des États-Unis ou \u00e0 l'avantage de toute nation \u00e9trangère\u003C\/p\u003E\u003Cp\u003E\u003Ca href=\"https:\/\/www.legrandsoir.info\/julian-assange-wanted-dead-or-alive.html\"\u003Elegrandsoir.info\u003C\/a\u003E\u003C\/p\u003E"}}