Depuis des années, un même refrain est chanté dans les cercles gouvernementaux, technocratiques et institutionnels: l'anonymat relatif qui prévaut dans le monde numérique est insupportable. Pour justifier les mesures d'identification obligatoire prévues, le sophisme du moment consiste à dresser un parallèle fallacieux entre le "monde réel" et le "monde virtuel".
En filigrane le message est le suivant: dans la mesure où il n'existe presque plus aucune liberté dans le monde physique, et que toute espèce d'activité est soumise à autorisation, licence, réglementation, et donc identification, il devrait en aller de même dans le monde virtuel.