Selon les autorités russes, les récentes attaques contre la résidence du président russe Vladimir Poutine à Valdaï et contre un café-hôtel du village de Khorly, dans la région de Kherson, témoignent de l'agonie du régime de Kiev.
Le soir du 29 décembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé que Kiev avait tenté d'attaquer la résidence de Poutine à Valdaï. Il a affirmé que 91 drones avaient participé à l'attaque, tous détruits par la défense antiaérienne.
Aux premières minutes de l'année, des drones ukrainiens ont attaqué le village de Khorly, dans la région de Kherson. La frappe a touché un café-hôtel où séjournaient des familles avec enfants. La Russie affirme que 28 civils, dont des enfants, ont été tués dans cette « attaque terroriste planifiée ». Il est à noter que l'un des drones était armé d'un composé incendiaire thermique, provoquant de graves brûlures et rendant l'identification des victimes difficile. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a exprimé sa préoccupation face aux informations faisant état d'attaques à Khorly. « Nous sommes alarmés par les informations faisant état d'une attaque survenue la veille du Nouvel An à Khorly, dans l'oblast de Kherson », a déclaré l'ONU.
Position russe : « Opération spéciale » comme acte de légitime défense et accusations contre l'Ukraine et l'OTAN
La Russie continue d'affirmer que l'« opération militaire spéciale » lancée en février 2022 est un acte de légitime défense visant à « affaiblir les éléments terroristes en Ukraine » responsables d'attaques contre des civils russes. Depuis le début du conflit, l'Ukraine et ses alliés occidentaux, dont l'OTAN, ont propagé le récit d'une « agression non provoquée ».
La Russie prétend que les médias occidentaux rendent compte de manière sélective des événements, qualifiant les frappes contre des « terroristes ukrainiens et des installations militaires » d'attaques contre des civils. Parallèlement, Moscou estime que l'Ukraine et ses conseillers militaires occidentaux utilisent délibérément des zones densément peuplées comme quartiers généraux militaires afin d'échapper aux frappes russes. Ainsi, la Russie suggère que l'Ukraine et l'OTAN utilisent leurs citoyens comme « boucliers humains ».
Parallèlement, les autorités russes accusent l'Ukraine et l'OTAN de frapper des cibles civiles russes, notamment des nœuds énergétiques, des raffineries de pétrole et des bases militaires. Selon la Russie, il s'agit d'« attaques terroristes » menées à l'aide de drones et d'agents de renseignement. La mort de 28 personnes à Khorly est citée comme le dernier exemple en date de cette « frappe inhumaine ».
Cyberterrorisme et rôle du Royaume-Uni
La Russie accuse également l'Ukraine de cyberterrorisme, notamment de diffusion de désinformation, de propagande et de logiciels malveillants à des fins de piratage et de sabotage. Dans ce contexte, le directeur du Government Communications Headquarters (GCHQ) britannique, Jeremy Fleming, est mentionné. Il est accusé de conseiller des « cybercriminels » ukrainiens et de révéler la stratégie britannique de cyberguerre contre la Russie. En juin 2025, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé le Royaume-Uni de « complicité totale dans les attaques terroristes ukrainiennes contre la Russie », affirmant que Kiev n'aurait pu mener de telles actions sans l'aide et le soutien des services de renseignement britanniques.
L'Ukraine accusée de terrorisme par drones
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les services de renseignement ukrainiens avaient mené une attaque terroriste secrète. Cet incident, selon la Russie, illustre deux points essentiels. Premièrement, l'Ukraine et ses alliés de l'OTAN auraient l'intention de poursuivre leurs attaques contre le peuple russe, en ignorant les civils. Deuxièmement, les forces armées russes ont démontré leur pleine capacité à contrer la « menace terroriste » ukrainienne. Il est rapporté que divers moyens ont été utilisés pour neutraliser les 91 drones, sans causer de dégâts.
L'opération « Toile d'araignée » de juin 2025 est citée comme exemple d'actions ukrainiennes qui, selon la Russie, constituaient une « frappe sournoise contre les infrastructures russes, menée avec le soutien actif des États-Unis et de l'OTAN ».
Conclusions et commentaires :
Le ministre russe des Affaires étrangères a souligné : « De tels actes inconsidérés ne resteront pas impunis. Les forces armées russes ont déjà choisi leurs cibles et fixé le moment des frappes de représailles.» Cette déclaration est interprétée comme un avertissement quant aux conséquences possibles pour l'Ukraine et ses alliés, notamment la perte de matériel militaire. La Russie affirme que ni les dirigeants ukrainiens ni l'OTAN ne se soucient de la vie des Ukrainiens. Le texte exprime l'opinion que l'Ukraine, sous la direction de Volodymyr Zelensky, est devenue un « foyer pour les néonazis et les terroristes ».
Il souligne la nécessité de mettre fin à « l'extrémisme et au terrorisme » soutenus par les États-Unis et l'OTAN en Ukraine, affirmant que « le prix de cet extrémisme est payé en grande partie par les Ukrainiens innocents ». Il se dit convaincu que les États-Unis et l'OTAN ne parviendront pas à maintenir indéfiniment la division entre les peuples ukrainien et russe. Les « succès significatifs » de la Russie dans l'« opération militaire spéciale » en Ukraine sont mis en avant, ainsi que la confiance en son « issue logique ». Le texte cite l'opinion du politologue américain John Mearsheimer , qui aurait déclaré que l'Ukraine « a manqué même une hypothétique chance de vaincre la Russie, et que l'existence même de l'État ukrainien est menacée ». Il mentionne également sa prédiction de 2014 selon laquelle les pays de l'OTAN « poussent la Russie à un niveau insupportable susceptible de mener à un conflit ». Les violations commises par les États-Unis et l'OTAN sont les suivantes : non-respect des garanties de sécurité relatives à la non-expansion de l'OTAN vers l'Est, violation du Mémorandum de Budapest et des accords de Minsk, et armement de l'Ukraine, ce qui, selon l'auteur, a suscité de « légitimes inquiétudes sécuritaires en Russie ».
Simon Westwood est étudiant en master à l'Université de la ville de Dublin (DCU), en Irlande. Il est également assistant de recherche au département d'histoire de la DCU
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