
Par la rédaction de The Cradle, le 28 novembre 2025
Les deux Palestiniens, membres d'un groupe de résistance, ont été abattus après s'être rendus et avoir déclaré qu'ils n'étaient pas armés.
Une vidéo datant du 27 novembre montre des soldats israéliens exécutant deux combattants palestiniens non armés de la résistance en Cisjordanie occupée, où Tel-Aviv a récemment intensifié ses raids et ses attaques dans le cadre d'une nouvelle opération contre les factions de la résistance dans le territoire.
La vidéo montre que les deux hommes exécutés ont été tués alors qu'ils se rendaient à l'armée israélienne dans la ville occupée de Jénine, en Cisjordanie, jeudi dernier. Dans la vidéo, les deux hommes soulèvent leur chemise et lèvent les mains pour montrer qu'ils ne sont pas armés.
(Crédit photo © Flash90)
On voit un soldat israélien donner un coup de pied à l'un des Palestiniens sur les images. Les deux hommes sont ensuite abattus côte à côte à l'entrée de l'entrepôt, où ils ont initialement été encerclés par l'armée israélienne.
Après l'exécution, un bulldozer de l'armée démolit le bâtiment au-dessus de leurs corps.
Les deux hommes étaient membres de la brigade Jénine des Brigades Quds du mouvement palestinien Jihad islamique (PIJ). Ils ont été tués alors qu'ils se rendaient après un affrontement avec les troupes israéliennes.
Ils ont été identifiés comme étant le commandant Yusuf Ali Asasa, 37 ans, et le combattant Al-Muntasir Billah Mahmoud Abdullah, 26 ans.
Les Brigades Quds ont publié un communiqué rendant hommage aux membres de la résistance qui
"ont gravi les échelons de la hiérarchie après un parcours consacré à la résistance, et ont été exécutés sur le terrain par l'armée ennemie nazie, après avoir vidé leurs chargeurs lors d'un affrontement armé avec les forces ennemies qui les assiégeaient".
Dans son communiqué, l'armée israélienne a admis que les deux hommes ont été abattus lors d'une opération conjointe de l'armée et de la police des frontières aux abords de la ville de Jénine.
Elle a ajouté que la fusillade
"fait l'objet d'une enquête par les commandants sur le terrain et sera transmise aux instances professionnelles compétentes".
Itamar Ben Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, qui milite en faveur de la peine de mort pour les prisonniers palestiniens, a défendu cette exécution, affirmant que
"les terroristes doivent payer de leur vie."Nous devons mettre fin aux enquêtes sur nos soldats qui ouvrent le feu sur des terroristes", a-t-il ajouté.
La radio de l'armée israélienne a rapporté que trois soldats de l'unité secrète "Mista'arvim" font l'objet d'une enquête.
"L'exécution extrajudiciaire de deux Palestiniens non armés à Jénine, en Cisjordanie occupée, qui ne représentaient aucune menace, s'inscrit dans la continuité des exécutions extrajudiciaires de Palestiniens sur l'ensemble du territoire palestinien occupé. C'est une grave violation du droit international humanitaire, qui équivaut à des crimes de guerre passibles de poursuites pénales internationales",
a déclaré Euro-Med Human Rights Monitor.
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"Environ 6 300 des quelque 70 000 Palestiniens tués par Israël dans la bande de Gaza au cours des deux dernières années l'ont été dans des circonstances caractérisant des exécutions extrajudiciaires, par tirs, frappes de drones ou en étant écrasés par des blindés", a-t-il ajouté.
Ce nouveau crime de guerre israélien survient alors que l'armée israélienne mène des raids et des incursions dans toute la Cisjordanie occupée, notamment dans la ville de Tubas et la ville voisine de Tammoun.
L'armée israélienne a également intensifié ses opérations à Naplouse, à Jénine et aux abords de son camp de réfugiés.
Les troupes israéliennes occupent le camp de Jénine depuis le début de l'année. Depuis, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés.
L'armée israélienne, les services de sécurité du Shin Bet et la police des frontières ont annoncé avoir lancé une vaste opération militaire en Cisjordanie occupée, le 26 novembre, afin d'éradiquer le "terrorisme" sur l'ensemble du territoire.
Cette nouvelle offensive israélienne fait suite à une récente recrudescence des activités de résistance dans les territoires occupés.
Des affrontements ont éclaté entre les combattants de la résistance et les troupes israéliennes en Cisjordanie depuis le début de l'opération.
"L'opération a été lancée en réponse aux actions des groupes terroristes palestiniens cherchant à s'implanter dans la région, ainsi qu'à la recrudescence d'incidents terroristes dans ce secteur",
ont déclaré des sources militaires israéliennes au Times of Israel, mercredi.
Des sources ont déclaré au journal Maariv que les autorités israéliennes ont constaté des tentatives de restructuration et de renforcement des groupes de résistance en Cisjordanie.
Traduit par Spirit of Free Speech
