par Pepe Escobar
Ça ne vaut rien si ça n'a pas ce petit quelque chose, ce "swing" brésilien. L'enjeu était crucial : une question de vie ou de mort.
Ils ont réussi rien de moins qu'à dompter la "mère de toutes les guerres hybrides" et à vaincre, ne serait-ce que momentanément, une coalition puissante et toxique. Celle-ci comprenait l'administration américaine, fidèle à la "doctrine Monroe" ; le techno-féodalisme de la Silicon Valley, incarné notamment par Meta ; Wall Street et la "déesse du Marché" ; les multiples tentacules du "sionisme institutionnel" ; les vieilles élites réactionnaires - ainsi que leurs médias ; les nouvelles élites ostentatoires ; la démence évangélique ; et, enfin, une dynastie néo-fasciste médiocre, déterminée à transformer le Brésil en une néo-colonie extractiviste au service du "maître" (ou, pour reprendre l'expression, de la "voix de son maître").