
© Capture d'écran compte X @EmmanuelMacron
Emmanuel Macron, lors de ses vœux pour l'année 2026.
Dans une allocution concise de moins de dix minutes, Emmanuel Macron a esquissé une année 2026 placée sous le signe de l'«action utile», tout en évoquant sa fin de mandat et les défis internationaux. Mais ces promesses sonnent creux face à un bilan contesté et une impopularité record, laissant planer un doute sur sa capacité à mobiliser.
Emmanuel Macron a livré, ce 31 décembre 2025, des vœux qui paraissent marquer le crépuscule de son second quinquennat. Promettant une année « utile » malgré l'instabilité politique, il a réaffirmé son engagement jusqu'à la « dernière seconde ». Marteant « ne renonçons» le chef de l'Etat a insisté en alertant sur les « ingérences étrangères » pour la présidentielle de 2027.
Une année d'action ou d'illusions
Le président français a insisté sur trois chantiers prioritaires pour 2026 : le service national volontaire pour renforcer le lien entre armées et nation, la protection des jeunes contre les réseaux sociaux, et l'achèvement de la loi sur la fin de vie, un engagement datant de 2022. « Cette année doit être et sera une année utile », a-t-il déclaré, appelant gouvernement et Parlement à bâtir des accords pour un budget stable. Pourtant, ces annonces rappellent celles de l'an passé, comme les référendums promis mais jamais organisés, soulignant une parole présidentielle qui peine à se concrétiser dans un contexte de confiance au plus bas, seulement 25 % selon les sondages.
Sur le plan international, Macron a évoqué le « retour des empires » et la nécessité d'accélérer l'Europe de la défense. Il a annoncé une réunion le 6 janvier à Paris pour des engagements concrets « en faveur de l'Ukraine », visant une « paix juste et durable » dans un jeu international dans lequel le chef d'Etat français apparaît tout à fait isolé.