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Des personnes trinquant avec du vin effervescent. [Photo d'illustration]
Près d'un quart des Français (23 %) prévoient de s'abstenir d'alcool tout au long du mois de janvier 2026, selon un sondage exclusif YouGov pour Le HuffPost. Ce défi, popularisé depuis 2020, attire particulièrement les 25-34 ans, avec 47 % d'intentions de participation.
Le mouvement de sobriété temporaire « Dry January » gagne du terrain en France, où près de 23 % des adultes interrogés déclarent vouloir relever le « défi de janvier ». Des institutions comme l'URPS Chirurgiens-dentistes Nouvelle-Aquitaine en font la promotion. Ce mois sans alcool, initié au Royaume-Uni, a été adopté en France par des associations, des collectivités et de nombreux usagers.
Les raisons invoquées par les participants sont variées, mais centrées sur le bien-être. Améliorer sa santé arrive en tête (41 %), suivie de l'envie de réduire sa consommation d'alcool (32 %), plus marquée chez les hommes (42 %) que chez les femmes (16 %).
D'autres citent les économies d'argent (28 %), la perte de poids (25 %) ou la volonté de tester leur rapport à l'alcool (23 %). Chez les 25-34 ans, cette réduction est la priorité pour 49 %, signe d'une génération qui ancre le Dry January dans ses habitudes annuelles, dans un contexte où « les Français fument moins mais boivent trop », selon une étude de Santé publique France révélée en décembre.
Le sondage révèle aussi des tendances de consommation : 34 % des 18-24 ans ne boivent jamais d'alcool, contre 23 % en moyenne. Les femmes consomment moins fréquemment que les hommes, avec 13 % buvant plusieurs fois par semaine contre 24 %. Pourtant, les hommes sont plus nombreux à participer (28 % contre 18 %). Les bénéfices sur la santé sont documentés : meilleur sommeil, humeur améliorée, concentration accrue et parfois perte de poids.
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- URPS CD NA (@URPSCDNA) January 2, 2026
Une étude de Santé Publique France de 2020 confirme que cette pause augmente la capacité à diminuer sa consommation durablement, 58 % des participants maintenant une réduction neuf mois après.
La démarche gagne des collectivités, mais peine à atteindre les élus et le sommet de l'État, alors que le secteur des vins et spiritueux est sous la menace de contrecoups de la taxe Gafam et des turpitudes du commerce international.
Ainsi, l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire relaie une campagne encourageant la pause, avec des événements au CHU de Nantes, tandis que le marché des boissons sans alcool connaît une forte croissance, illustrée par des salons dédiés, comme celui organisé à Nantes les 10-11 janvier.