
© Altaf Qadri Source: AP
Un avion JF-17 Thunder de l'armée de l'air pakistanaise est exposé au Salon aéronautique de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 19 novembre 2025.
Le Pakistan est sur le point de conclure un accord militaire estimé à 1,5 milliard de dollars avec le Soudan pour la fourniture d'avions de combat légers, de drones et de systèmes de défense aérienne. Une transaction majeure qui pourrait renforcer l'armée soudanaise contre les RSF, sur fond d'incertitudes quant au financement de l'opération.
Selon Reuters, citant plusieurs sources proches du dossier le 9 janvier, Islamabad est entré dans la phase finale de négociation d'un vaste contrat d'armement avec Khartoum. L'accord porterait notamment sur la fourniture de dix avions d'attaque légère Karakoram-8, de plus de 200 drones, destinés à des missions de reconnaissance et d'attaques kamikazes, ainsi que de systèmes de défense aérienne avancés.
Le contrat inclurait également des avions d'entraînement Super Mushshak et pourrait s'étendre, selon certaines sources, à des chasseurs JF-17, développés conjointement par le Pakistan et la Chine. Aucun calendrier de livraison ni volume précis n'a toutefois été communiqué à ce stade.
Ni le ministère pakistanais de la Défense ni l'armée soudanaise n'ont officiellement commenté ces informations. De son côté, Khartoum accuse les RSF d'être soutenues militairement par les Émirats arabes unis, ce que ces derniers ont toujours démenti.
Un financement incertain, sur fond de rivalités régionales
Si le contenu de l'accord se précise, son financement demeure flou. Selon un ancien haut responsable de l'armée de l'air pakistanaise, l'Arabie saoudite pourrait jouer un rôle indirect, soit comme facilitateur, soit comme soutien financier potentiel. D'autres sources évoquent un rôle de médiation de Riyad, sans confirmation d'un financement effectif.
Cette hypothèse s'inscrit dans un contexte plus large de discussions entre Islamabad et Riyad autour d'un accord de défense bilatéral estimé entre 2 et 4 milliards de dollars. Les livraisons d'armes au Soudan pourraient, selon certaines analyses, être intégrées à ce cadre, sans que cela n'ait été officiellement confirmé.