Jacques-François Bonaldi
Le jour même où plus de cinq millions de Cubains, dont plus de 500 000 à La Havane devant l'ambassade étasunienne, défilent d'un bout à l'autre de l'île à l'occasion du 1er mai, qui est ici, à la différence d'autres pays, non l'occasion de revendications syndicales des travailleurs, mais une manifestation d'appui à la Révolution et de réaffirmation anti-impérialiste face à l'ennemi biséculaire, le jour même où l'on apprend que 6 230 973 Cubains ont appuyé par leur signature la Déclaration du Gouvernement révolutionnaire : "Playa Girón, c'est maintenant et c'est pour toujours" (que j'ai reproduite dans mon dernier article), face à la politique criminelle de l'Empire, le chef en exercice de celui-ci appose une fois de plus la sienne au bas d'un nouveau décret exécutif qui ajoute de nouvelles sanctions à celles déjà adoptées dans celui du 29 janvier (entre autres, un "encerclement énergétique"), sous prétexte que Cuba constitue "une menace inhabituelle et extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis.