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C'est quoi ce gouvernement qui pond une loi ultra-sécuritaire pour finalement tout lâcher (y compris #Darmanin) à la première pétoche de manifestation ? Nos #policiers n'ont pas besoin de l'#article24, mais d'une fermeté sans faille ! On en est loin...
Loi Sécurité globale : Castaner annonce une «réécriture complète» de l'article 24
L'article 24 du projet de loi Sécurité globale va finalement faire l'objet d'une « réécriture » a annoncé Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée, ce lundi lors d'une conférence de presse. Cet article, qui prévoyait de pénaliser la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre, a cristallisé les tensions.« Cette proposition de loi est le fruit de deux années de travail. [...]. Les incompréhensions suscitées par l'article 24 nécessitent de prendre le temps d'aborder une nouvelle fois cela avec vous. Cet article poursuit deux objectifs : mieux protéger les forces de l'ordre. [...] Et le second, de préserver sans aucune réserve la liberté de la presse, qu'ils s'agissent de professionnels ou de citoyens qui diffusent des images d'intervention », a assuré l'ancien ministre de l'Intérieur. « Nous considérons aujourd'hui nécessaire de clarifier le dispositif adopté en première lecture. Nous allons proposer une nouvelle écriture complète de l'article 24. [...] Trop de questions subsistent », a-t-il concédé devant les caméras.Dès « cet après-midi », les parlementaires se mettront au travail, promet Christophe Castaner. Cette réécriture « sera conduite dans le cadre d'un travail collectif aux trois groupes de la majorité » (LREM, Agir et MoDem), a-t-il ajouté. Le texte pourrait changer de « véhicule législatif », et s'intégrer dans le le projet de loi contre le séparatisme.Depuis plusieurs jours, le chef de l'Etat tentait de déminer une crise politique qui s'est invitée entre le gouvernement et la majorité autour de la proposition de loi sécurité globale et son article 24. Dans un premier temps, le gouvernement avait confié à une commission dédiée le soin de réécriture le texte. Une initiative qui avait ulcéré les parlementaires, jusqu'au sein des rangs de la majorité.Un raté sur lequel est revenu ce lundi soir Gérald Darmanin lors de son audition en Commission des lois à l'Assemblée. « Je ne sais pas pourquoi (...) cet article 24 fait débat, répète-t-il. II me semble que si le Parlement a mal pris la création d'une commission, il prendrait encore plus mal que le gouvernement retire, modifie, renforce un article qui est, désormais, dans la navette parlementaire. »« Le président était très agacé, même énervé »Pour évoquer cette situation explosive, comme le révélait Le Parisien ce lundi, Emmanuel Macron a reçu ce midi le Premier ministre, Jean Castex, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, ou encore les présidents des groupes de la majorité à l'Assemblée, Christophe Castaner (LREM), Patrick Mignola (MoDem), Olivier Becht (Agir).Lors de cette réunion, le président a fait part de sa colère. « Le président était très agacé, même énervé », confie une source gouvernementale évoquant « une tonalité glaciale et martiale ».Newsletter Nos analyses et indiscrétions sur le pouvoirPolitiqueS'inscrire à la newsletterToutes les newslettersVotée en première lecture à l'Assemblée nationale, mardi, elle a été percutée par plusieurs affaires de violences policières présumées, précisément révélées par des vidéos, qui ont suscité l'émoi et ont multiplié soudainement les rangs de ses opposants.130 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, 500 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans une centaine de villes de France contre le texte de loi « sécurité globale » et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris.
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