🇵🇸 21/09/2026 palestine-solidarite.fr  3min ⁑️ 8 #327337

 Rentrée scolaire en Cisjordanie : un parcours du « combattant »

L'entrée scolaire à Gaza

700px/400px - 43.12 Koreduce by 50%del
Par Rami Abou Reida

𝘼𝙪 𝙡𝙞𝙚𝙪 𝙙'𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙡'𝙚́𝙘𝙤𝙡𝙚, 𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚́𝙚 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙖 𝙩𝙤𝙢𝙗𝙚, 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙨𝙤𝙣 𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 𝙘𝙖𝙧𝙩𝙖𝙗𝙡𝙚...

Cette petite fille a passé sa dernière nuit heureuse, avec ses nouveaux vêtements et son petit cartable à ses côtés, parce qu'elle attendait un matin différent ; un matin où elle allait mettre ses nouveaux habits, prendre son cartable et aller à l'école pour la première fois de sa vie.

Elle rêvait de l'école...

Elle rêvait d'apprendre, de dessiner, de jouer et de rencontrer de nouvelles amies.

Elle rêvait de sa place en classe, de ses cahiers, de ses crayons et de cette enseignante qui allait prononcer son prénom pour la première fois.

Elle rêvait du chemin de l'école... ce chemin si simple que parcourent chaque matin les enfants du monde entier, leurs cartables sur le dos et leurs petits rêves dans le cœur.

Mais elle ne savait pas que son matin n'arriverait jamais.

Elle ne savait pas que les balles de la guerre atteindraient sa tente, dans la région d'Al-Mawasi, à Khan Younès, et que la mort l'arracherait à sa famille, faisant d'elle une martyre, emportant pour toujours sa joie et ses petits rêves.

Son nouveau cartable, qui devait être le compagnon de son premier chemin vers l'école, est devenu le témoin silencieux d'une tragédie bouleversante.

Et l'attente de sa mère, qui devait la voir revenir de sa première journée d'école, s'est transformée en une attente impossible... en un adieu pour l'éternité.

Au lieu de lui dire au revoir le matin avec un baiser, un sourire et un regard rempli d'amour, en lui disant : "Bye ma chérie... reviens vite", sa mère s'est retrouvée à lui faire ses adieux dans les larmes, les cris et la douleur, en regardant sa petite fille enveloppée dans un linceul.

Quel chagrin sommes-nous en train de vivre ?

Quelle détresse nous est imposée ?

À Gaza, même la joie de la rentrée scolaire n'est plus à l'abri.

Même un nouveau cartable, qui devrait être une promesse d'école et d'avenir, peut devenir le témoin de la perte d'un enfant.

Même les rêves les plus simples des enfants - un crayon, un cahier, une amie, une cour de récréation - sont désormais menacés par la mort.

Cette scène douloureuse se répète à Gaza... encore et encore.

Des enfants qui devraient être dans les écoles, à apprendre, à dessiner et à jouer, se retrouvent sous les décombres, dans les tentes, ou portant une mémoire bien trop lourde pour leur âge.

𝗢 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲... 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲𝘇-𝗻𝗼𝘂𝘀.

𝗣𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗚𝗮𝘇𝗮.

Laissez-leur ce droit si simple : vivre, apprendre, rêver, et rentrer de l'école dans les bras de leurs mères.

Les enfants ne connaissent pas la guerre, et ils ne la font pas...

Tout ce qu'ils savent, c'est qu'ils veulent grandir.

Et cette petite fille voulait simplement aller à l'école.

 Rami Abou Reida

𝗠𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗿𝗶𝘁𝘀... 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗺𝗮 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲...

𝗔𝗹-𝗠𝗮𝘄𝗮𝘀𝗶, 𝗞𝗵𝗮𝗻 𝗬𝗼𝘂𝗻𝗲̀𝘀

Source : la page FB de l'auteur
 facebook.com

Le sommaire de  Rami Abou Reida
Notre dossier  Palestine

 palestine-solidarite.fr

💬️
Admin Ndlr 2026-09-21 #15743 🇫🇷

note : les articles de cet auteur doivent être nettoyés des faux-caractères