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⚔️ 21/09/2026 reseauinternational.net  4min ⁑️ 6 #327383

Irak : À la veille du retrait de la Coalition, un réveil suspect de Daech

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par Faqar Fadel

À mesure qu'approche l'échéance liée au départ des forces de la Coalition internationale d'Irak, les cellules de l'organisation Daech reprennent leurs activités après un long sommeil, d'une manière qui suggère désormais un lien de cause à effet entre les deux événements.

Avec l'approche du 30 septembre, date supposée de la fin de la mission de la Coalition en Irak, les cellules de l'organisation ont recommencé à mener des attaques sporadiques.

La dernière en date a visé des pylônes électriques sur la route reliant les villes de Beiji et Haditha, au nord de Bagdad, et a été suivie d'affrontements avec les forces irakiennes ainsi que d'opérations de rissage dans la région.

Ces mouvements interviennent alors que des sources sécuritaires font état d'une activité accrue des cellules du groupe dans des zones désertiques et frontalières, notamment le long de la frontière irako-syrienne.

Jusqu'à présent, ces attaques ne semblent pas indiquer un retour de Daech à son ancien mode de contrôle des villes.

Elles révèlent plutôt sa capacité continue à agir par l'intermédiaire de petites cellules tirant parti des étendues désertiques et des terrains accidentés pour frapper des cibles précises.

Cependant, le calendrier de ces troubles leur donne une dimension politique et sécuritaire, d'autant plus qu'il coïncide avec le passage imminent de l'Irak vers une nouvelle phase où prend fin - en théorie - la mission de la Coalition internationale, formée à l'origine pour combattre l'organisation après 2014.

Selon des sources sécuritaires s'exprimant auprès d'Al-Akhbar, des informations disponibles auprès des services spécialisés font état de mouvements de cellules liées au groupe près de la frontière irako-syrienne, parallèlement à la poursuite des tentatives d'infiltration et de transfert d'individus de part et d'autre de la frontière.

Cette situation pousse les forces irakiennes à relever le niveau de surveillance et de ratissage dans les zones vulnérables.

D'après ces mêmes sources, Daech cherche à exploiter les failles sécuritaires pour exécuter des opérations à faible coût et à fort impact, visant en particulier les pylônes électriques, les points de contrôle et les infrastructures vitales.

Un mode opératoire qui lui permet de provoquer des perturbations sécuritaires et économiques sans avoir besoin de disposer d'une force militaire majeure. Cela survient au moment où le gouvernement irakien a déclaré qu'il poursuivait le processus visant à mettre fin à la mission militaire de la Coalition internationale - selon le calendrier convenu -, pour passer ensuite à un cadre de coopération bilatérale.

Le gouvernement a également lié cette démarche à un projet de désarmement de la Résistance, élaboré sous une forte pression américaine accompagnée de menaces de sanctions contre l'Irak si cela n'était pas réalisé.

Or, il semble que le gouvernement d'Ali Al-Zaidi ne sera pas en mesure de tenir ses promesses concernant ce dossier, d'autant plus que la Résistance refuse de rendre ses armes et reste sceptique quant à la sincérité des forces américaines concernant le retrait.

Washington a toujours recouru à la stratégie de la peur face au retour des attaques de Daech pour contourner les échéances de retrait.

En contrepartie, le défi pour Bagdad consiste à maintenir le niveau de reconnaissance, de renseignement et de capacités aériennes après la fin de la mission de la Coalition, et à éviter que toute lacune dans ces domaines ne se transforme en opportunité exploitée par les cellules du groupe.

Chercheur spécialisé dans les questions de sécurité, Ali Al-Khafaji explique au quotidien Al-Akhbar que "la reprise d'activité des cellules de Daech, même de manière temporaire, demeure une menace pour la sécurité irakienne, en particulier dans un contexte d'instabilité politique et sécuritaire en Irak et dans la région".

Il souligne que "l'organisation tente d'exploiter ces failles ; par conséquent, les forces irakiennes doivent intensifier les opérations de ratissage dans les zones désertiques et vulnérables, et renforcer le renseignement ainsi que la reconnaissance aérienne, d'autant plus qu'il existe des tentatives d'infiltration venant de l'extérieur des frontières, plus précisément du côté syrien".

source :  Al-Manar

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