Des attaques contre le port iranien de Bandar Abbas, dans le sud du pays, ont endommagé 760 navires de pêche et de commerce, faisant 12 morts et 7 blessés parmi les pêcheurs, a déclaré lundi un responsable du pouvoir judiciaire iranien.
En visite, ce lundi, au quai de Posht-e Shahr, dans la ville de Bandar Abbas, dans la province du Hormozgan, le porte-parole du pouvoir judiciaire, Ali Kazemi, a précisé que les dégâts concernaient 420 bateaux de pêche (environ 70 boutres traditionnels et 350 embarcations plus petites) ainsi que 340 navires de commerce. "12 pêcheurs d'Hormozgan sont tombés en martyrs et sept autres ont été blessés", a-t-il déclaré.
Soulignant que certains pêcheurs ne possèdent qu'un seul bateau, il a précisé que les attaques avaient visé leur unique moyen de subsistance.
"Ces pêcheurs sont actuellement confrontés à de nombreux problèmes que les autorités locales et nationales s'efforcent de résoudre", a déclaré M. Kazemi.
Il a ajouté que les autorités judiciaires d'Hormozgan avaient pris les mesures nécessaires pour enregistrer et traiter les plaintes correspondantes et que les évaluations requises avaient été effectuées.
Il a exprimé l'espoir que la procédure aboutisse rapidement, que les préjudices matériels et moraux subis par les pêcheurs soient indemnisés et que les responsables de ces actes soient sanctionnés.
Les États-Unis et Israël ont lancé une nouvelle vague d'agressions contre l'Iran le 28 février, quelque huit mois après avoir mené des attaques non provoquées contre le pays.
L'Iran a rapidement riposté en lançant des salves de missiles et de drones contre les territoires occupés par Israël ainsi que contre des bases et des intérêts américains dans la région.
Les États-Unis ont commis de nombreuses violations à l'encontre du territoire iranien depuis le 7 avril, date à laquelle le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral dans le cadre de la dernière phase de l'agression américano-israélienne visant la République islamique d'Iran.
Ces violations se sont poursuivies même après la signature, en juin, d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran sous l'égide du Pakistan, dont la première clause exigeait clairement la cessation des hostilités sur tous les fronts.
La reprise des frappes américaines a une fois de plus déclenché des représailles iraniennes.
