🗺️ 24/10/2026 french.presstv.ir  2min 5 #330999

 Gilets Jaunes - 17 octobre : le programme

Violence policière en France : la Ldh demande à l'Onu d'envoyer une mission d'observation

1000px/555px - 64.83 Koreduce by 50%del

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a saisi le Comité des droits de l'enfant de l'ONU et appelé le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme à effectuer une mission d'observation des manifestations en France, selon un communiqué publié le 22 octobre.

Selon la LDH, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé le déploiement, le 24 octobre, de 500 militaires de l'opération "Sentinelle", ainsi que de membres de la BRI, du Raid et du GIGN. L'organisation souligne que ces unités ne sont pas formées au maintien de l'ordre dans le cadre de manifestations. Elle affirme que l'utilisation d'armes dites "sublétales" a déjà provoqué des mutilations et estime que le gouvernement n'a apporté aucune réponse aux revendications des lycéens, des étudiants et des mouvements sociaux.

Elle l'appelle à apporter des réponses "de nature politique", afin notamment de favoriser la désescalade. "Il ne peut pas employer l'armée contre sa population", écrit-elle.

De son côté, Reporters sans frontières (RSF) a recensé une trentaine de journalistes victimes de violences ou empêchés d'exercer leur métier depuis le début de la dernière vague de manifestations en France. Plus de la moitié de ces cas ont été signalés le 17 octobre, notamment à Nantes, Grenoble, Paris, Lyon et Marseille. Selon l'ONG, ces faits impliquent des membres des forces de l'ordre, des manifestants et d'autres individus.

L'organisation fait état de tirs de lanceurs de balles en caoutchouc, de grenades de désencerclement, de coups et de menaces, ainsi que de matériel endommagé ou confisqué.

RSF estime que ces faits illustrent la persistance de pratiques policières contraires au Schéma national du maintien de l'ordre (SNMO), qu'elle avait déjà dénoncées, ainsi qu'une hostilité croissante à l'égard des médias.

RSF appelle les autorités à enquêter sur ces incidents et à garantir la sécurité des journalistes sur le terrain.

"Les journalistes ne sont pas des cibles. Ni la défiance ni la colère ne peuvent justifier la violence ou les tentatives d'entraver leur travail", a déclaré Laure Chauvel, responsable du bureau France de RSF. Elle a appelé à l'ouverture d'enquêtes afin d'identifier et de sanctionner les responsables, ainsi qu'à des mesures garantissant la sécurité des reporters sur le terrain.

La LDH a par ailleurs exprimé son soutien aux mobilisations lycéennes et étudiantes, ainsi qu'aux syndicats qui appellent à la grève le 5 novembre.

 french.presstv.ir