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Mobilisation contre la vie chère : une pétition de syndicats étudiants recueille plus de 93 000 signatures

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À l'approche du deuxième acte de la mobilisation contre la vie chère, les organisations syndicales lycéennes et étudiantes se montrent "intransigeantes" sur leurs revendications et réaffirment leur détermination à poursuivre la mobilisation. Structurées autour de dix revendications, celles-ci portent sur la précarité grandissante de la jeunesse, les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur, la crise du logement étudiant, la dégradation des conditions d'études et les violences policières.

"Nous serons intransigeants [...]. Soit on obtient gain de cause sur nos revendications, soit on continue la mobilisation", a déclaré le vice-président de l'Union syndicale lycéenne (USL), Marius Mesnil, ce vendredi 23 octobre, en amont de la réunion entre les organisations lycéennes et le président français, Emmanuel Macron ce même jour.

Lancée le 5 octobre sur la plateforme Change.org à l'initiative de l'Union étudiante, leur pétition avait déjà recueilli plus de 93 000 signatures. Intitulée autour des urgences de la jeunesse, elle est également soutenue par plusieurs organisations syndicales, dont la Fage, l'Union syndicale lycéenne (USL), l'Union nationale des étudiants de France (Unef) et Solidaires étudiant-e-s.

Dans un premier temps, l'état du bâti scolaire inquiète les organisations syndicales. Elles exigent donc au gouvernement "d'entreprendre un plan d'urgence" pour adapter les établissements aux changements climatiques : mise en place de climatisation pour faire face aux canicules et de chauffage pour affronter les vagues de froid. Ils exigent également des recrutements d'enseignants "pour qu'il y ait un enseignant devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements".

Les organisations signataires demandent par ailleurs une révision des rythmes scolaires et universitaires, en s'appuyant notamment sur les conclusions de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant. Elles souhaitent que le bien-être et les besoins des élèves et des étudiants soient davantage pris en compte.

Autre revendication centrale est la fin de la sélection par Parcoursup. Les syndicats dénoncent une procédure qu'ils estiment source de stress et d'inégalités. Ils demandent que les lycéens puissent accéder aux formations de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique et que les étudiants souhaitant poursuivre en master puissent le faire sans se heurter à des mécanismes de sélection.

Les syndicats veulent aussi des mesures pour lutter contre la précarité étudiante. Les syndicats somment le gouvernement à "donner les moyens nécessaires au Crous" de répondre à la forte demande dans les restaurants universitaires. Face aux difficultés croissantes d'accès au logement, les syndicats réclament le retour aux loyers des résidences Crous pratiqués en 2023 et leur gel. Ils exigent également la rénovation des résidences insalubres et la construction de 15 000 logements Crous dès 2027, dénonçant les conditions de logement auxquels sont confrontés de nombreux étudiants.

Également dans le viseur des syndicats, les frais d'inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Selon eux, ils "mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l'Enseignement supérieur".

Concrètement, la mise en application des droits différenciés c'est faire que la majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne s'acquittent de droits d'inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd'hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. En bref, que les étudiants étrangers ne payent pas le même montant que les Français. Dans le même élan, les syndicats exigent aussi la suppression de la Contribution vie étudiante et de campus (CVEC), qu'ils apparentent à une "taxe".

Enfin, les organisations syndicales exigent la fin de la répression et des violences policières visant les mouvements lycéens et étudiants. Cette revendication intervient dans un contexte marqué par la répression des manifestants lors des dernières mobilisations lycéennes.

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