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Vladimir Poutine lors d'une visioconférence le 18 septembre 2026.
Pour Vladimir Poutine, attribuer à Moscou les récentes manifestations européennes revient à détourner l'attention des difficultés internes du continent. Le président russe reproche à certains dirigeants de chercher un responsable étranger plutôt que d'examiner les revendications de leurs populations et les causes de la contestation dans leurs pays.
Le président russe Vladimir Poutine a estimé, ce 25 octobre, que les accusations selon lesquelles Moscou serait à l'origine des récentes manifestations et violences dans plusieurs pays européens allaient trop loin. Interrogé par le journaliste Pavel Zaroubine, il a exprimé sa surprise face à ces mises en cause, estimant que leur caractère excessif était évident pour les citoyens européens eux-mêmes.
Poutine met en cause la responsabilité des dirigeants européens
Pour Vladimir Poutine, les accusations contre Moscou s'inscrivent dans une pratique récurrente consistant à désigner la Russie comme responsable de différentes crises. "Il n'y a rien de surprenant. Comme chacun sait, la Russie a toujours été accusée de tous les péchés capitaux", a-t-il déclaré.
Le président russe a souligné que les premières accusations avaient visé les États-Unis. Certains avaient initialement attribué les troubles à l'administration américaine et à son soutien aux partis et mouvements de droite. Le président russe s'est étonné que des pays européens mettent ainsi en cause Washington, leur principal allié et soutien militaire, avant de tourner leurs accusations vers Moscou.
Il voit dans cette succession de mises en cause le signe de "la faiblesse et l'incapacité de certains dirigeants européens à assumer la responsabilité de ce qui se passe". Selon lui, plutôt que d'analyser les raisons des manifestations et les revendications exprimées par leurs propres populations, ces responsables préfèrent chercher des coupables à l'extérieur.
Moscou dénonce des accusations formulées sans preuves publiques
Cette question s'est notamment posée après l'incendie de locaux de l'entreprise de défense Milrem Robotics en Estonie, en août. Tallinn a mis en cause les services russes sans rendre publics les éléments permettant de vérifier cette attribution. Moscou a catégoriquement rejeté toute implication, dénonçant des accusations sans fondement.