16/03/2026 francais.rt.com  3min #307890

Municipales : Rn et Lfi poursuivent leur ascension électorale

© Compte X @JLMelenchon

Jean-Luc Mélenchon votant le 15 mars 2026.

Au premier tour des municipales 2026, le Rassemblement national et La France insoumise confirment leur progression. Le RN remporte plusieurs réélections dès le premier tour dans ses bastions historiques, tandis que LFI s'impose en position clé dans de nombreuses grandes villes, obligeant le Parti socialiste à revoir sa stratégie d'alliances.

Les résultats élevés des Insoumis et du RN soulignent une dynamique forte pour ces deux formations, qui dictent désormais le rythme des négociations locales et mettent à l'épreuve les équilibres traditionnels de la gauche et de la droite.

Le RN consolide ses bastions

Le Rassemblement national poursuit son ancrage local. Louis Aliot est réélu dès le premier tour à Perpignan, Steeve Briois conserve Hénin-Beaumont avec plus de 78 %, David Rachline, qui a pris ses distances avec le parti qui l'a récemment lâché, garde Fréjus, et Nelson Chaudon est reconduit à Beaucaire. À Toulon, Laure Lavalette arrive largement en tête.

À Marseille, Franck Allisio talonne le maire sortant Benoît Payan avec 35,02 % des voix, créant un duel tendu. Jordan Bardella a salué ces scores et "tendu la main aux listes de droite sincères" pour le second tour, marquant un virage stratégique et s'émancipant de la ligne "ni droite ni gauche".

Le peuple toulonnais s'est exprimé. Il a choisi l'avenir pour Toulon à 42%.

J'appelle tous les électeurs de droite et du centre, de Michel Bonnus, a faire barrage à la candidate de la gauche unie.

Pour vous.
Pour Toulon. ☀️  pic.twitter.com/fovDpB57Vw

- Laure Lavalette (@LaureLavalette)  March 15, 2026

LFI s'impose comme arbitre à gauche

De son côté, La France insoumise réalise une percée inattendue. À Roubaix, David Guiraud obtient 46,64 % et n'aura pas besoin de fusion. À Saint-Denis, Bally Bagayoko est élu dès le premier tour.

À Toulouse, François Piquemal devance le candidat socialiste. À Lille, Lahouaria Addouche talonne le maire PS. À Limoges, Damien Maudet se place juste derrière la droite. Même dans les trois plus grandes villes, les candidats LFI dépassent 10 % : Sophia Chikirou à Paris, Sébastien Delogu à Marseille et Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon.

Sur X, Jean-Luc Mélenchon s'est félicité d'une "magnifique percée" et a défendu une stratégie et un projet qui "ont correspondu à un état du pays et de ses attentes populaires".

Une stratégie et un projet ont correspondu à un état du pays et de ses attentes populaires. Ils ont permis à la France Insoumise d'effectuer une magnifique percée dans les élections municipales. Tous les types de villes sont concernés. Les insoumis peuvent l'emporter à Lille,...

- Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon)  March 15, 2026

Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a souligné que les listes LFI ont "doublé, triplé ou quadruplé" leurs scores de 2020. "Nous tendons la main pour un front unique contre la droite", a-t-il ajouté.

Le Parti socialiste, malgré plusieurs centaines de maires réélus, se retrouve dépendant de ces bons résultats insoumis dans de nombreux fiefs.

À Nantes, Lille ou Marseille, les alliances locales s'annoncent décisives. Les dépôts de listes fusionnées doivent intervenir avant mardi à 18 heures. La semaine qui commence va sceller l'avenir de plusieurs métropoles.

Le RN comme LFI n'engrangeront pas plus d'une vingtaine de villes chacun, mais se positionnent résolument pour obtenir des sièges au Sénat dès le mois de septembre 2026 et s'installer dans les conseils municipaux.

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