18/03/2026 essentiel.news  6min #308068

Meha lance l'alerte sur l'identité numérique au Parlement européen

Depuis l'introduction des passes sanitaires, le sujet de l'E-ID est apparu comme l'élément central de l'agenda mondial de contrôle des populations, par ceux qui se sont opposés aux mesures sanitaires Covid.

Essentiel News a déjà exploré les enjeux de cet  'objectif de développement durable' dans plusieurs articles, notamment  à l'occasion de la votation du 28 septembre 2025 en Suisse, mais rien ne semble freiner son avancée.

Mercredi 4 mars 2026, l'association Make Europe Healthy Again a organisé une conférence sur les risques liés à la mise en place de l'identité numérique au Parlement européen.

MEHA est une association internationale qui rassemble des parlementaires européens et des experts de la santé de tous pays et qui a été  lancée le 25 octobre dernier à Bruxelles. Inspiré par les efforts de Robert Kennedy Junior et de son entourage pour réformer le secteur de la santé aux États-Unis, le mouvement vise à rendre la santé et la souveraineté aux Européens.

Pour la France, l'association est représentée par des personnalités telles que le Dr Louis Fouché en tant que membre du comité directeur et le professeur Christian Perronne en tant que directeur scientifique. Pour la Suisse, l'avocat Philipp Kruse est membre du comité directeur. Et pour la Belgique, le professeur Mattias Desmet et la journaliste Senta Depuydt figurent tous deux au comité consultatif international.

Identité numérique, alerte sur tous les fronts

L'évènement était parrainé par Mme Christine Anderson, la députée allemande que l'on a déjà remarquée à de nombreuses reprises durant la période Covid et plus récemment lors d'un exposé sur les  Pfizer Papers par la journaliste Naomi Wolf. Les interventions des conférenciers européens et américains qui ont été retransmises en direct sur la  chaîne youtube de MEHA ont mis en lumière quelques aspects encore trop peu compris du grand public et de la classe politique.

Richard Werner, un économiste américain influent en matière de politique monétaire internationale, a expliqué comment il voyait que l'identité numérique participe à édifier une véritable prison numérique lorsqu'elle est associée aux monnaies numériques de banque centrale.

Il est important que le public comprenne qu'en soi ce n'est pas l'aspect numérique de la monnaie qui pose réellement problème, puisque la monnaie existe déjà sous forme numérique depuis près de 50 ans. C'est le fait d'y attacher les données personnelles qui permettront de surveiller et de définir le comportement des personnes, en définissant systématiquement des conditions d'accès à l'argent et aux services.

Il ajoute que la centralisation des données qui est opérée sous couvert de progrès économique et de confort, n'est pas une nécessité qui émerge de contraintes techniques ou d'impératifs économiques, car en réalité les systèmes décentralisés sont plus efficaces et moins coûteux. De toute évidence, il s'agit ici d'une volonté de retirer le pouvoir d'autonomie des populations et des institutions qui forment l'architecture des démocraties.

Un projet qui passe encore trop souvent inaperçu est celui qui consiste à " tokeniser" tous les éléments de la vie en société, ainsi que l'ensemble des ressources naturelles. Cette manœuvre permet à la fois de créer des nouvelles classes d'actifs qui pourront ensuite être monétisés, tout en donnant aux pouvoirs organisateurs l'opportunité d'en règlementer et d'en limiter l'accès. Richard Werner attire l'attention sur le fait que la constitution de tels registres est déjà en cours.

Tom Lausen, un analyste allemand que l'on avait déjà pu écouter lors du scandale des fichiers de pharmacovigilance de l'Institut Robert Koch, a détaillé la mise en place de ce projet en Europe. Plusieurs pays membres imposent désormais d'utiliser des applications qui permettent de croiser différents types de données et de constituer des profils individuels extrêmement précis. Lausen rappelle que par le passé, le fichage des individus et de leurs ressources personnelles a toujours été utilisé à mauvais escient.

Comme l'ont souligné plusieurs orateurs, l'actualité des dernières années le démontre. Par exemple, lors de la répression de la grève des camionneurs au Canada, l'ancien 1er ministre Trudeau avait gelé tous leurs avoirs. Et les sanctions politiques prises récemment contre  des figures comme le colonel  Jacques Baud ont reproduit ce dangereux précédent.

Chacun des autres participants ont développé l'une ou l'autre manière dont ce sinistre agenda se met en place, proposant quelques pistes pour y faire face.

Reggie Littlejohn, fondatrice de l'organisation 'anti-globalist international' a abordé le lien avec la mise en place des "smart cities" ou "villes 15 minutes" et le système de crédit social inspiré de la Chine.

Le professeur Martin Haditsch est revenu sur la manière dont l'E-ID est étroitement liée au passeport vaccinal et aux dossiers de santé, et a esquissé la manière dont la liberté médicale est ainsi totalement oblitérée.

La juriste néerlandaise Mike Terhorst a abordé la notion du double numérique qui fait partie de ce projet autour de l'E-ID et a relevé le fait que l'Europe n'a pas de véritable base juridique pour imposer un tel système, ceci dépassant les pouvoirs qui lui sont attribués.

Et le britannique Montgomery Toms a expliqué comment il tentait d'éveiller les jeunes à l'importance de la question.

Que faire ? Communiquer par tous les moyens, réhabiliter des idées fondamentales comme la décentralisation et le principe de subsidiarité, qui consistent à laisser les personnes et les entités s'autogérer chaque fois que cela est possible. Et in fine refuser d'obéir.

Vous pouvez visionner  la rediffusion intégrale de cet évènement sur le site du parlement européen, en anglais.

Essentiel News diffusera prochainement un entretien avec le professeur Perronne enregistré lors de cet évènement à Bruxelles. Il sera suivi d'un autre échange avec la Dr Maria Hubmer-Mogg.

Senta Depuydt est une journaliste indépendante, titulaire d'un diplôme en communication de l'Université Catholique de Louvain, en Belgique. Elle s'intéresse au domaine de la santé et s'engage pour la protection de l'enfance et la défense des libertés fondamentales. Vous pouvez aussi la suivre sur  Lettre de Senta sur Substack.

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