18/05/2026 euro-synergies.hautetfort.com  3min #314213

30 millions pour une autopromotion éhontée: l'Ue et le mensonge sur la liberté de la presse

30 millions pour une autopromotion éhontée: l'UE et le mensonge sur la liberté de la presse

Bruxelles. C'est vraiment se moquer du monde: avec une campagne d'affichage qui a coûté 30 millions d'euros, l'UE célèbre, à l'occasion de la "Journée internationale de la liberté de la presse", le 3 mai, la liberté des médias comme un refuge pour une presse libre. "Presse libre - protégez ce qui nous tient à cœur", proclame-t-on à côté du symbole de l'UE sur des affiches en grand format à Berlin et dans d'autres villes allemandes. Mais la réalité est toute autre: l'Union se transforme, sous nos yeux, en une sorte d'autorité imposant la censure, une autorité qui a déjà gelé les comptes de dizaines de journalistes critiques, sans parler des interdictions de diffusion et des licences retirées à des médias indésirables.

La Commission européenne réaffirme son "soutien inébranlable à la liberté des médias", indique le texte de la campagne, car la presse est "la colonne vertébrale de la démocratie". "Les journalistes doivent pouvoir faire leur travail sans crainte ni ingérence". Mais c'est la Commission elle-même qui décide ce qu'elle considère comme de la "désinformation". Ceux qui suivent ses directives peuvent espérer des subventions du programme "AgoraEU" d'une valeur de 3,2 milliards d'euros. En revanche, ceux qui critiquent trop - par exemple sur des sujets comme le Covid, l'immigration ou l'Ukraine - sont rudement réduits au silence.

À ce jour, 17 organisations et 69 personnes physiques ont été inscrites sur la liste des sanctions de l'UE contre la Russie - sans accusation formelle et, pour la plupart d'entre elles, sans preuves crédibles. Parmi eux, le journaliste berlinois Hüseyin Doğru, ancien propriétaire de "Red.Media". Ses comptes sont gelés depuis un an. La caisse d'assurance-maladie l'a résilié, il ne peut signer aucun contrat, ni faire des achats ni recevoir des dons. Sa femme et ses trois jeunes enfants sont également touchés. L'UE l'accuse de soutenir certaines "activités déstabilisatrices de la Russie", parce qu'il aurait rapporté des faits de manière favorable à la Palestine. Elle n'a pas fourni de preuves de prétendues connexions avec Moscou - à la place, des captures d'écran de ses publications critiques sur X.

Un autre cas bien connu est celui de l'ancien officier suisse et employé de l'ONU, Jacques Baud, qui n'est même pas citoyen de l'UE. Lui aussi est accusé d'être "une voix de la propagande prorusse". Ses avoirs dans l'UE ont été gelés, et il lui a été interdit d'entrer dans l'espace Schengen.

Doğru a publié une photo devant l'une de ces affiches avec ces mots: "Incroyable ! Aujourd'hui, c'est la Journée mondiale de la liberté de la presse, et ces affiches sont accrochées devant ma porte: 'Liberté de la presse. Protégez ce qui nous tient à cœur.' (...) C'est pourquoi j'ai effectivement été puni". La "liberté de la presse à la bruxelloise" consiste à dire: "Ceux qui sont conformes à la ligne sont soutenus - ceux qui dérangent sont sanctionnés".

Mais la Commission n'en a pas encore fini avec ses fantasmes de contrôlite et de surveillance: elle prévoit actuellement une vérification obligatoire de l'âge et de l'identité pour les services en ligne, afin d'éliminer toute forme d'anonymat sur Internet. Une hypocrisie difficile à égaler (mü).

Source: Zu erst, mai 2026.

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