19/05/2026 reseauinternational.net  11min #314347

La Terre verdit mais Philippe Verdier (météo, France Télévisions) a été « mis au vert »

par Philippe Bergerac

Juxtaposition des zones prétendument menacées par le changement climatique (selon des rapports UNEP anciens ou adaptés) avec des données réelles de verdissement planétaire issues des satellites
En haut : les prédictions alarmistes d'il y a 15-20 ans (désertification du Sahel, sécheresses massives, etc.).
En bas : la réalité observée par satellite (verdissement massif, surtout dans les zones semi-arides).

Synthèse globale : climat, verdissement, géo-ingénierie, coût carbone et gouvernance technologique

Cette carte juxtapose les zones théoriquement "menacées" par le changement climatique (côtes exposées, ouragans, désertification, Arctique) avec le verdissement observé (greening).

Elle révèle un paradoxe empirique : une planète qui se réchauffe tout en verdissant significativement grâce au CO₂ et à l'action humaine. Cette analyse s'appuie sur données satellitaires, ordres de grandeur, réalités géopolitiques et tendances technologiques, en distinguant faits, interprétations et spéculations.

1. La planète verdit : un fait massif et sous-estimé

Les satellites NASA (MODIS) confirment une augmentation de la végétation mondiale de 5 à 14% depuis les années 1980, avec l'effet fertilisant du CO₂ représentant souvent ~70% du signal. Chine et Inde contribuent massivement via des plantations et de l'agriculture intensive. Ce verdissement améliore la productivité agricole (Sahel inclus) et crée un puits de carbone supplémentaire.

2. Réchauffement réel, prédictions catastrophistes des années 1990-2000 souvent non réalisées

Le réchauffement atteint +1,2 °C depuis l'ère préindustrielle, avec recul de la banquise arctique et hausse des mers d'environ 20-25 cm depuis 1900, soit un rythme d'environ 4,5 mm/an. Bref, l'horreur absolue ! (sic)

Pourtant, de nombreuses annonces des années 1990-2000 n'ont pas tenu :

Banquise arctique : Al Gore et d'autres prédisaient un Arctique "sans glace estivale" dès 2013-2014 ou 2018. En 2026, elle persiste, bien que réduite même si pas de manière globale.

Montée des mers et catastrophes : Projections de montées dramatiques rapides ou effondrements agricoles massifs ne se sont pas matérialisées dans les délais et amplitudes annoncés.

Autres exemples : disparition imminente d'îles ou explosion uniforme d'extrêmes non observée à l'échelle prédite.

Ces écarts soulignent un alarmisme médiatique parfois excessif, sans nier les tendances mesurables.

"Partout la terre se réchauffe... plus vite qu'ailleurs !"

3. Aspect dictatorial et confusion "météo /climat" : l'affaire Philippe Verdier

En 2015, Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, est licencié après la publication de Climat Investigation, livre critiquant le narratif dominant. Motif officiel : "manquement au devoir de réserve".

Cet épisode révèle une pression institutionnelle forte : les rubriques "Météo-Climat" sur France 2 et ailleurs mélangent délibérément prévisions à court terme (météo) et tendances longues (climat) pour ancrer l'urgence dans le quotidien. Licencier un professionnel pour divergence d'opinion illustre la dimension répressive du débat public.

4. Impact marginal de la France et coût pour les classes moyennes

France : environ 0,7% des émissions mondiales

Chine : 30-33%,

USA : 12-13%,

Inde : 7-8%.

Une suppression totale des émissions de CO2 en France aurait un effet de 0,001 à 0,01 °C d'ici 2100.

L'Europe réduit ses émissions pendant que les émergents industrialisent.

Taxes carbone, rénovations et normes ESG pèsent sur les classes moyennes occidentales (> 1'500€ par an par foyer fiscal jusqu'en 2050), créant un transfert vers les gros émetteurs non taxés.

5. Géo-ingénierie : du local au potentiel

On est passé d'opérations locales et ponctuelles (comme l'ensemencement des nuages ou l'Opération Popeye destinée à l'époque de la guerre du Vietnam à prolonger la mousson) à des recherches scientifiques très avancées sur la SRM (Solar Radiation Management - Gestion du Rayonnement Solaire)

Ces techniques existent, sont étudiées et testées officiellement à petite échelle. C'est le passage "du local au potentiel" qui pose question : jusqu'où ces technologies pourraient-elles être poussées, et à quelles fins ?

6. Gouvernance technologique, Smart Cities et techno-féodalisme

On le dit et on le répète au fil de nos articles : les crises (climatiques, naturelles, géopolitiques) servent de prétexte à des Smart Cities ultra-numérisées : ID digital, IA, traçabilité et scoring.

6.1- Project Sunrise (Gaza) - rappel : Publié par le Washington Post en août/septembre 2025, GREAT Trust, porté par Jared Kushner et ses alliés - washingtonpost.com t onpost.com/documents/f86dd56a-de7f-4943-af4a-84819111b727.pdf

Projet de 6-8 villes intelligentes high-tech : complexes touristiques, infrastructures ferroviaires, centres de données, tokenisation foncière, mise sous tutelle et relocalisation. Laboratoire de gouvernance numérique post-crise (couvert aussi par le Wall Street Journal fin 2025). Les Palestiniens survivants ? Ils seront exclus des bénéfices de ce nouvel "Eldorado".

6.2- Autres exemples :

  • Antakya (Turquie, séisme de 2023)
  • Christchurch (Nouvelle-Zélande, séisme de 2011)
  • New Orleans (États-Unis, post-ouragan Katrina en 2005)
  • Maui (Hawaï, incendies de Lahaina en 2023)
  • Los Angeles (incendies de 2025)
  • Valence / València (Espagne, inondations catastrophiques de 2024)
  • Kingston (et bien d'autres cas similaires)...

Dans tous ces événements, on observe le même schéma :

  • une destruction massive (séismes, ouragans, incendies, inondations) suivie d'une
  • reconstruction rapide selon le modèle décrit plus haut : complexes touristiques, infrastructures ferroviaires high-tech, data centers, tokenisation foncière, mise sous tutelle (trusteeship) des terres et relocalisation forcée ou incitée des populations.

Ces exemples illustrent le passage "du local au potentiel" : on ne parle plus seulement d'ensemencement des nuages ou d'opérations militaires ponctuelles comme l'Opération Popeye.

On est face à des catastrophes qui, qu'elles soient naturelles, aggravées ou suspectées d'être assistées par des technologies de modification météo ou géo-ingénierie, servent de prétexte pour accélérer la centralisation du capital et la mise en œuvre de la nouvelle économie de la valorisation totale.

La destruction créatrice devient alors l'outil parfait : on rase l'ancien (villes, terres agricoles, modes de vie traditionnels) pour reconstruire un nouvel ordre algorithmique et contrôlé.

La tabula rasa post-catastrophe permet d'implanter des infrastructures de contrôle.

6.3- Rôle des entreprises privées

Palantir (Gotham pour surveillance), Oracle, Google, Amazon, Microsoft fournissent l'ossature algorithmique des États via contrats massifs.

Ces "lumières sombres" - courant téchno-féodal initié par Curtis YARVIN - des élites tech (Peter Thiel, Larry Ellison, Jeff Bezos, etc.) construisent des fiefs numériques où les États deviennent clients et les citoyens des serfs via l'évaluation personnelle et la traçabilité totale. On appelle cela le crédit social.

Le "climat" justifie cette intrusion.

6.4- Techno-féodalisme : un phénomène normal dans la tendance baissière du taux de profit ?

Oui, cela s'inscrit dans la dynamique de la tendance à la baisse du taux de profit (TRPF). L'augmentation de la composition organique du capital (plus de machines / capital constant, moins de travail vivant / capital variable) réduit le taux de profit, car seul le travail vivant crée de la plus-value.

L'automatisation explose la productivité mais dilue la source de profit (le travail humain), poussant le capital vers la rente, les monopoles, la valorisation des communs (eau, air, CO2, fonds marins,... et l'extraction de données et des comportements personnels. Voir notre article : "L'abondance est déjà là mais on nous la vole" :  reseauinternational.net

Explication :

L'augmentation de la composition organique du capital (COC), c'est quand on met de plus en plus d'argent dans les machines, les robots et les infrastructures (capital constant) et de moins en moins dans le travail humain et les salaires (capital variable).

Et l'augmentation de la composition organique du capital (COC) entraîne la baisse tendancielle du taux de profit. Pourquoi ? Parce que seul le travail vivant (les salariés) crée de la plus-value (le profit). Quand on remplace de plus en plus d'ouvriers par des machines, des data centers, des robots ou des infrastructures (= le capital constant C), forcément, le capital variable V (= les salaires) diminue. Le profit est donc calculé sur une base de plus en plus petite par rapport au capital total investi. Résultat : même si la production augmente, le taux de profit baisse.

Exemple concret 1970s vs 2026 :

• Années 1970 - General Motors (GM) : Leader mondial, employait environ 800 000 à 1 million de personnes (pic) pour ~35-65 milliards $ de revenus annuels. Profit reposait massivement sur le travail humain : chaînes d'assemblage, main-d'œuvre intensive. La part du travail (capital variable) était élevée ; le profit provenait directement de la plus-value extraite de milliers d'ouvriers produisant des voitures physiques. Même avec des machines, l'humain restait central.

• 2026 - Alphabet (Google) ou Palantir : Alphabet emploie ~180-200 000 personnes pour ~350-400 milliards $ de revenus. Palantir atteint ~1,5 million $ de revenus par employé. Explosion d'automatisation (serveurs, IA, algorithmes) : machines et code génèrent une productivité phénoménale, mais avec très peu de travail vivant par unité de capital. La part de l'humain dans la création de valeur est très diminuée. Malgré (ou à cause de) cette automatisation, le profit ne vient plus principalement de la production physique mais de rentes : publicité ciblée, cloud, données, contrats gouvernementaux et plateformes monopolistiques. L'automatisation "ne rapporte rien" en elle-même (elle ne crée pas de nouvelle plus-value proportionnelle au capital investi), d'où la quête de rente techno-féodale pour compenser la baisse tendancielle du taux de profit.

Cette mutation transforme les entreprises : des usines humaines des années 70, on passe à de véritables empires algorithmiques qui captent les flux informationnels et les comportements des individus. L'État et les citoyens paient pour utiliser ces outils ; le "climat" et les crises accélèrent cette centralisation du capital.

Mais au final, c'est le monde entier qui est broyé et soumis à cette tyrannie de la valorisation de tout et n'importe quoi, via cette destruction créatrice du surplus - hommes, animaux et matériel - orchestrée par les guerres, les crises et divers prétextes.

La destruction créatrice est un concept popularisé par l'économiste Joseph Schumpeter (1942). En résumé : le capitalisme ne progresse pas en douceur, mais en détruisant en permanence ce qui est ancien pour faire naître ce qui est nouveau et plus rentable.

  • On détruit des usines obsolètes, des métiers entiers, des entreprises, des savoir-faire, des modes de vie...
  • Pour les remplacer par des technologies plus productives, des nouveaux marchés, des nouveaux modèles d'affaires (ici : data centers, tokenisation foncière, empires algorithmiques, etc.).

Dans le contexte actuel : ce n'est plus seulement une destruction "créatrice" d'innovation. C'est devenu une destruction systématique du surplus pour relancer le taux de profit qui baisse à cause de l'augmentation massive de la composition organique du capital.

Le système a besoin de détruire régulièrement :

  • du capital suraccumulé (usines, infrastructures obsolètes),
  • du travail vivant en trop (chômage, précarité),
  • des ressources, des animaux, et même des hommes (via guerres, crises, pandémies ou prétextes écologiques).

Tout cela permet de "nettoyer" le capital, de faire baisser la COC temporairement, et de repartir sur un nouveau cycle de valorisation (complexes touristiques, rail, data centers, tokenisation foncière, mise sous tutelle...).

C'est cette double face - créatrice pour le capital, destructive pour le monde - qui broie les sociétés, les écosystèmes et les populations sous couvert de "transition", de "climat" ou de "progrès technologique".

Conclusion : lucidité face aux dynamiques

Climat : Réchauffement observable + verdissement bénéfique + prédictions excessives passées + répression de la contestation (Philippe Verdier).

Politiques : Coûts sociaux en Occident, impact climatique marginal global.

Technologie : Accélération techno-féodale via Big Tech et Smart Cities (Sunrise en tête).

Le vrai enjeu dépasse le climat : efficacité, justice géopolitique, coût humain et équilibre entre adaptation pragmatique (innovation énergétique, nucléaire, agriculture résiliente) et préservation des libertés face à cette nouvelle féodalité algorithmique.

La Terre verdit ; l'humanité doit choisir entre centralisation peureuse et une prise de pouvoir réelle et consciente.

La vérité empirique et la souveraineté démocratique restent les meilleurs guides.

 reseauinternational.net

Commentaire

newsnet 2026-05-19 #15528
L'automatisation "ne rapporte rien" en elle-même (elle ne crée pas de nouvelle plus-value proportionnelle au capital investi)
Mais au final, c'est le monde entier qui est broyé et soumis à cette tyrannie de la valorisation de tout et n'importe quoi, via cette destruction créatrice du surplus - hommes, animaux et matériel - orchestrée par les guerres, les crises et divers prétextes.
La destruction créatrice est un concept popularisé par l'économiste Joseph Schumpeter (1942). En résumé : le capitalisme ne progresse pas en douceur, mais en détruisant en permanence ce qui est ancien pour faire naître ce qui est nouveau et plus rentable.

On détruit des usines obsolètes, des métiers entiers, des entreprises, des savoir-faire, des modes de vie...
Pour les remplacer par des technologies plus productives, des nouveaux marchés, des nouveaux modèles d'affaires (ici : data centers, tokenisation foncière, empires algorithmiques, etc.).

Dans le contexte actuel : ce n'est plus seulement une destruction "créatrice" d'innovation. C'est devenu une destruction systématique du surplus pour relancer le taux de profit qui baisse à cause de l'augmentation massive de la composition organique du capital.

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