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Dans une vidéo diffusée sur Instagram par l'association Futur, Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris, a déclaré espérer faire adopter une loi afin de modifier le vocabulaire employé autour de la viande pour, selon elle, mieux refléter la réalité de la consommation animale.
"J'aimerais bien un jour réussir à faire passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c'est-à-dire des cadavres d'animaux". Dans une vidéo diffusée par l'association Futur le 19 mai sur Instagram, et largement relayée sur les réseaux sociaux, la députée écologiste Sandrine Rousseau s'est livrée à une nouvelle charge contre certaines formulations qui, selon elle, atténueraient la réalité de la consommation animale.
"Les menus des restaurants auraient beaucoup plus d'allure s'il y avait"cadavre de vache"plutôt qu'"entrecôte"", a ajouté la députée de Paris sur un ton moqueur, après avoir regretté l'interdiction faite en octobre par le Parlement européen d'employer des termes tels que "steak" pour qualifier des produits alimentaires sans viande.
🚨🥩ALERTE INFO - La députée Sandrine Rousseau veut faire passer une loi pour renommer les steaks "cadavres d'animaux" pic.twitter.com/O1rRQA98Gj- Tony Pittaro (@TonyPittaro) May 20, 2026
Interrogée sur la chaîne YouTube Legend au printemps 2023 sur le fait que préparer "une côte de bœuf au barbecue " serait plus de gauche ou de droite, cette adepte du buzz avait répondu : "d'ultra-droite".
Le barbecue, "un symbole de virilité"
Quelques mois plus tôt, lors des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts à Grenoble, Sandrine Rousseau avait appelé à un "changement de mentalité" afin que "manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité". Une sortie qui avait déclenché une vive polémique dans la classe politique et médiatique française.
À la suite de ce "barbecue gate", la députée de Paris avait confié dans une interview au Média avoir "reçu des photos de barbecue de la terre entière" dans ce qu'elle avait qualifié de "torrent de merde".
"Comme j'ai des super collabs [parlementaires, ndlr.] qui sont végétariens et végétariennes, quand ils ouvraient les réseaux sociaux et qu'ils voyaient cette viande sanguinolente à huit heures du matin - je rappelle, la viande est quand même un cadavre d'animal sanguinolent - au bout d'un moment, il y en a qui m'ont dit :"Moi, je ne veux plus ouvrir tes réseaux"", a-t-elle relaté à ce média proche de La France insoumise.