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Édouard Geffray, ministre français de l'Éducation nationale
Partisan d'une orthographe irréprochable au baccalauréat, Édouard Geffray s'est retrouvé soumis à un test en direct sur le plateau de "C à vous". Entre hésitations, erreurs et sauvetage de dernière minute, le ministre de l'Éducation nationale a surtout rappelé une règle simple : mieux vaut toujours se relire.
Le ministre français de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, voulait défendre l'intransigeance en matière d'orthographe. Il a finalement offert, en direct, une démonstration assez claire de la difficulté de l'exercice. Invité sur le plateau de "C à vous", le ministre s'est soumis à un test d'orthographe présenté sur un ton léger. L'épreuve n'avait rien d'un concours savant, mais elle a suffi à faire vaciller celui qui entend rappeler aux candidats du baccalauréat l'importance de la rigueur.
Les premiers instants se sont révélés délicats. Face au mot "accueil", une erreur a obligé le ministre à effacer puis à recommencer sa réponse sur l'ardoise. Quelques minutes plus tard, c'est le terme "dilemme" qui lui a joué un mauvais tour. Convaincu que le mot pouvait s'écrire avec un "n" final, il a finalement dû reconnaître son erreur après la correction des chroniqueurs. Pour un ministre chargé de l'Éducation nationale, la scène avait de quoi faire sourire.
Il a ensuite réussi à écrire correctement "rhododendron", ce qui lui a permis de sauver une partie de l'exercice. Mais face à "coccyx", le doute a rapidement refait surface. La journaliste et animatrice française, Anne-Elisabeth Lemoine, s'est alors proposée comme "assistante IA" de secours, une aide bienvenue pour le ministre qui venait pourtant de réaffirmer son opposition à toute assistance par intelligence artificielle pendant les examens.
Le verbe "proscrire", à la première personne de l'imparfait du subjonctif, a également semé le trouble sur le plateau. Il a fallu attendre qu'un chroniqueur prononce "que je proscrivisse" pour sortir tout le monde de l'embarras.
Plus solide sur les règles concernant les majuscules dans l'expression "ministre de l'Éducation nationale", Édouard Geffray a pu reprendre un peu de terrain. Il a rappelé que "ministre" ne prend pas de majuscule.
Au terme de ce petit examen, les chroniqueurs lui ont attribué un 15 sur 20, avec une appréciation peu flatteuse : "début laborieux, peut mieux faire". Le ministre a alors tenté de reprendre la main en transformant son embarras en conseil pédagogique : l'essentiel, a-t-il expliqué, reste de se relire. Une conclusion prudente, mais efficace : quand on vient de trébucher sur "dilemme", mieux vaut en effet recommander la relecture plutôt que l'intransigeance.