07/06/2026 ssofidelis.substack.com  7min #316280

Ces femmes peu portées sur les fourneaux

Par  Hans Vogel, le 2 juin 2026

Vous souvenez-vous de Margaret Thatcher ? Et d'Indira Gandhi ? Avez-vous déjà entendu parler de Golda Meir ? Toutes trois étaient des "dames de fer" qui, en leur qualité de dirigeantes de leur pays et ardentes défenseuses de l'intérêt national, ont véritablement marqué l'histoire. On peut être d'accord ou non avec leurs philosophies et opinions politiques, mais on ne peut nier que ces femmes ont été de véritables figures politiques de premier plan, surpassant même la plupart de leurs homologues masculins.

Aujourd'hui, vingt-sept pays sont dirigés par des femmes, en tant que chef d'État ou Premier ministre. Parmi ces pays figurent l'Inde, le Japon, le Danemark, l'Italie, le Mexique, l'Ukraine, la République démocratique du Congo et l'Irlande. L'Islande compte une femme à la présidence et au poste de Premier ministre, et au ministère de la Défense. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, bien qu'usurpatrice et escroc non élue, pourrait également figurer sur cette liste.

Parmi les femmes politiques actuelles, seule Giorgia Meloni, en Italie, est peut-être de la même trempe que ses illustres aînées Thatcher, Meir et Mme Gandhi. Son envergure réelle aurait pu être comparable si son pays avait exercé plus de poids sur la scène politique mondiale. Une influence comparable à celle de l'Allemagne, jusqu'à imposer des politiques économiques suicidaires en 2022. Angela Merkel, qui a présidé aux destinées de l'Allemagne pendant plus de seize ans, a déjà fait de son mieux pour détruire la structure sociale de son pays. En d'autres termes, bien que "Mutti Merkel" puisse, en raison de son long règne et de son emprise sur la politique allemande, être considérée comme l'égale de Thatcher, Gandhi et Meir, elle a royalement renoncé à ses devoirs. Même si elle n'est pas le véritable bourreau de l'Allemagne, Merkel a préparé son pays à l'abattoir. Le maître boucher qui préside actuellement au massacre de l'Allemagne est le chrétien-démocrate Friedrich Merz, un homme.

Bien sûr, pour être ministre, il n'est pas nécessaire d'avoir une connaissance approfondie de toutes les questions relevant de son ministère, mais quelques notions et des capacités intellectuelles de base sont tout de même les bienvenues, ne serait-ce que pour inspirer confiance au public. L'effroyable absence de compétence de la plupart des ministres actuels montre que, dans les gouvernements modernes, les ministres ne sont guère plus que des pantins. Des têtes interchangeables qui n'ont qu'à apposer leur signature sur des lignes pointillées, sourire aux photographes, répondre aux questions simples préparées à l'avance, et voyager un peu pour donner l'impression de faire réellement quelque chose. C'est précisément pour cette raison que tant d'ignorants (des deux sexes confondus) sont nommés à des postes haut placés au sein du gouvernement. Ce ne sont pas eux qui prennent les vraies décisions.

Celles-ci sont prises par de hauts fonctionnaires, grandes entreprises, banques, ONG, organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé et le Forum économique mondial, ainsi que par des organismes non élus tels que la Commission européenne, en d'autres termes par l'élite mondialiste. La plupart de ces entités sont dirigées par des hommes et seules certaines d'entre elles présentent une parité hommes-femmes au sein de leurs conseils d'administration et organes exécutifs. C'est précisément pour cette raison que l'on nomme si souvent des femmes au poste de ministre : cela ne change rien à la façon dont les affaires sont menées, mais cela fait bonne impression aux yeux d'un public naïf.

Pour ceux qui réclament l'égalité des chances pour les femmes (allant jusqu'à la parité numérique dans les emplois prestigieux et bien rémunérés, mais jamais pour les équipes de ramassage d'ordures) la politique est un domaine de prédilection pour la réalisation de leurs objectifs. Comme la compétence et les connaissances d'un ministre n'ont guère d'importance, les postes vacants à ce niveau peuvent facilement être pourvus par des copains (h/f) et des marionnettes (h/f). D'une manière générale, on peut affirmer que, dans l'ensemble, les politiciens sont moins compétents que leurs homologues hors sphères gouvernementales. C'est particulièrement évident dans les domaines où l'expertise importe vraiment, où des intérêts majeurs sont en jeu et où sont réalisés d'énormes profits.

Actuellement, à la différence d'il y a seulement quelques années, les hommes sont généralement plus nombreux que les femmes au sein de la Commission européenne et de la plupart des gouvernements nationaux. Nous pouvons affirmer avec certitude que les féministes militantes et les zélotes de l'égalité des droits verront d'un très mauvais œil cet état de fait.

La composition actuelle d'un gouvernement est encore à mille lieues de celle de l'Organisation mondiale de la santé qui prétend veiller à la santé de l'ensemble de la population mondiale. L'OMS, telle une divinité, semble parfaitement à l'aise avec la grave discrimination dont elle fait preuve à l'égard des femmes. Au sein de son Conseil exécutif, les hommes sont plus de quatre fois plus nombreux que les femmes. Cependant, on n'a entendu jusqu'à présent que peu de plaintes à ce sujet.

En réalité, bon nombre des entités les plus puissantes et les plus influentes au monde ne cherchent pas à atteindre une représentation paritaire hommes-femmes au sein de leurs conseils d'administration. Outre le fait qu'elles ne sont que très rarement dirigées par des femmes, c'est l'inégalité entre les sexes qui les différencie des gouvernements les plus "évolués" d'Europe.

Dans l'ensemble, le monde de la finance - qui englobe le secteur bancaire, celui de l'assurance, la gestion d'actifs et d'autres services financiers - ne pratique pas l'égalité des sexes aux plus hauts échelons. Il en va de même pour les entreprises pharmaceutiques et de haute technologie. Parmi les entreprises exemplaires en matière d'égalité dans ces secteurs, on peut citer Allianz et Zurich (toutes deux dans le domaine de l'assurance), Microsoft et Pfizer. Ces entreprises peuvent se targuer d'avoir des conseils d'administration composés pour moitié d'hommes et pour moitié de femmes.

D'autres géants de ces secteurs affichent une représentation hommes/femmes aux plus hauts niveaux variant entre 4:1 et 2:1. Blackrock, première société mondiale de gestion d'actifs, affiche un rapport de 4:1 au sein de son comité exécutif mondial et de 10:6 au conseil d'administration. Son dauphin, Vanguard (conseil d'administration), affiche un rapport de 3:1 au sein de son conseil d'administration, et Charles Schwab, de 2:1.

Il en va de même pour le Forum économique mondial. Profitant de chaque occasion pour nous déranger avec ses projets mal conçus et ses élucubrations insensées, il est dominé par les hommes à l'instar de l'essentiel du monde financier qui constitue d'ailleurs son cœur de métier.

Peut-être qu'au sein d'organisations où prime la froide réalité des chiffres, il est impossible d'appliquer les normes d'égalité actuelles. C'est sans doute pour cette raison que la Banque des règlements internationaux à Bâle, la banque centrale des banques centrales et entité financière la plus puissante au monde, compte moins de 6 % de femmes au sein de son conseil d'administration, soit une femme sur dix-huit. Que l'argent l'emporte finalement sur la parité hommes-femmes suffit à expliquer l'absence de tollé général face à la sous-représentation des femmes dans le monde de la finance, du pouvoir réel et de l'influence.

À cet égard, il peut être utile de citer la chercheuse féministe française Evelyne Sullerot (1924-2017), qui a formulé une "loi" stipulant que lorsque les femmes deviennent majoritaires dans une profession, le prestige et le salaire y sont inférieurs à ceux de l'époque où les hommes prédominaient.

Comme le sait toute personne dotée d'un minimum de bon sens, les femmes peuvent accomplir tout ce dont les hommes sont capables, et certaines même mieux. L'histoire regorge de femmes et d'hommes talentueux et extrêmement compétents. Il en va de même pour les "minorités", qu'elles soient raciales ou issues de folles théories sur le genre. Cependant, exiger, voire imposer, l'"égalité" par le biais d'une législation spéciale relève de la folie la plus totale. Cette mesure ne ferait que propulser les mauvaises personnes à des postes hautement rémunérés et dans les hautes sphères du gouvernement.

Des femmes incompétentes, comme la commissaire européenne Kaja Kallas par exemple, semble avoir à cœur de se laisser aller à des remarques et des déclarations particulièrement stupides et incohérentes. Je suis certain qu'Indira Gandhi n'aurait jamais tenu de tels propos. Mais apparemment, Kaia Kallas est incapable de comprendre l'impact de ses politiques, pas plus qu'elle n'assume les conséquences de ses actes, à supposer qu'elle en ait conscience.

Quelqu'un devrait rappeler à Kaja Kallas que "si elle ne supporte pas la chaleur, qu'elle sorte de la cuisine !"

Mais en réalité, elle serait sans doute nettement moins nuisible aux fourneaux, en s'adonnant à des tâches constructives et utiles comme préparer un repas pour sa famille, ou aider à la distribution de repas aux sans-abri - une aide à laquelle tant de ses concitoyens de l'UE sont contraints de recourir sous les effets délétères de sa russophobie maladive.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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