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Un yacht à Marseille en juillet 2018.
Selon le rapport Global Wealth 2026 de la banque UBS, la France a vu sa population de millionnaires (en dollars) progresser de 34 600 personnes en un an, soit la plus forte hausse en valeur absolue au sein de l'Union européenne. Un dynamisme porté par l'immobilier et les marchés financiers.
La France confirme son statut de terre d'enrichissement en Europe. Malgré une croissance économique modérée, le pays a enregistré une progression notable de ses grandes fortunes en 2025, selon les données publiées par la banque suisse UBS.
Le rapport UBS place la France en tête des pays européens pour la création de nouveaux millionnaires en 2025, devant l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne. Avec désormais environ 2,39 millions de personnes disposant d'un patrimoine supérieur à un million de dollars, Paris se hisse au sixième rang mondial. "La France a gagné plus de 34 600 nouveaux millionnaires en un an", soulignent les experts d'UBS, soit un nouveau millionnaire toutes les quatre minutes environ. Une tendance que l'on a aussi pu retrouver au sein des récents gouvernements.
Cette hausse s'explique principalement par la valorisation des biens immobiliers et une épargne abondante, souvent détenue par les "seniors".
🚨🇫🇷 35 000 nouveaux millionnaires ont été créés en France en 2025, pour une croissance économique de seulement 0,9 %.Le pays compte désormais environ 2,39 millions de personnes dont le patrimoine net dépasse le million de dollars, selon le Global Wealth Report d'UBS.
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Ce dynamisme français contraste avec d'autres pays. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la création de richesse repose davantage sur la Bourse et les investissements financiers, portés par des secteurs dynamiques comme les technologies.
En France, l'immobilier reste le principal moteur pour les patrimoines compris entre 1 et 5 millions de dollars, ce qui pose un problème d'accès à la propriété pour les classes moyennes et freine la mobilité professionnelle. L'épargne, concentrée chez les "boomers", contribue également à cette hausse mais participe peu à la consommation et à la croissance réelle, transformant progressivement le pays en "nation de rentiers". La hausse devrait ainsi se poursuivre avec le vieillissement de la population comme c'est le cas depuis 2018.
À l'inverse, des pays comme la Lituanie, la Lettonie ou la Turquie voient émerger une classe moyenne supérieure plus dynamique, rappelant les Trente Glorieuses françaises.
Sur les réseaux, les réactions fusent, ravivant le conflit de générations.
Un internaute note ainsi sur X : "Voilà un autre vrai problème moral avec notre système de pension. Il permet l'accumulation massive, dans l'inactivité parfois la plus totale et dans l'inaptitude chronique à un certain âge".
Voilà un autre vrai problème moral avec notre système de pension. Il permet l'accumulation massive, dans l'inactivité parfois la plus totale et dans l'inaptitude chronique à un certain âge, de sommes considérables selon son espérance de vie. Pas selon ses efforts...- Cédric Labrousse (@CdricLabrousse) June 28, 2026
Malgré ces créations de fortunes, la France se distingue par une répartition plus égalitaire qu'ailleurs. Son patrimoine médian reste supérieur à celui des États-Unis ou de l'Allemagne, du fait du modèle social redistributif qui favorise les plus modestes et les inactifs, même s'il pèse sur les finances publiques. Le rapport UBS met en lumière un paradoxe national : une machine à fabriquer des millionnaires qui s'appuie sur des rigidités structurelles (immobilier cher, épargne défensive), tout en maintenant un niveau d'égalité relatif enviable. Une réalité qui nourrit autant les débats sur la taxation des riches que les tensions sociales dans un pays marqué par l'épisode des Gilets jaunes.