
par Philippe Bergerac
En été 1870, il faisait 45 degrés : elle ne brulait pas en masse ; Idem en 1911 ou 1947,
Derrière l'hypocrisie climatique (la mythologie du GIEC créée sous Thatcher et Reagan) se cache la destruction délibérée de la sève historique française.
Le vrai mensonge, ici, consiste à présenter le climat comme la cause principale et à en faire le prétexte idéologique d'une destruction délibérée de la sève historique européenne (agriculture, forêts, industries, enracinement) au service de la survie du système économique actuel qui est en crise (1).
Le "mensonge climatique" n'est pas seulement une erreur scientifique.
Il sert de couverture idéologique à une opération bien plus profonde : la mise en friche systématique de l'Europe, et particulièrement de la France.
Concrètement, cela passe par :
- L'abandon de l'entretien des forêts et des espaces ruraux : disparition de l'économie pastorale et des communaux ;
- L'arrachement progressif de la vigne, qui était un formidable pare-feu naturel et un élément central de la relation sensuelle à la terre ;
- La destruction de l'agriculture et de l'industrie françaises au profit de "l'usine globale" et de la mégapole ;
- Le soutien massif aux organisations écologistes subventionnées, qui bloquent le débroussaillage et les pratiques traditionnelles sous prétexte de protection d'espèces.
[Note : on n'a pas vu de camion ou d'organisation écolo subventionnée venir au secours des habitants.
La préfète, fraîchement nommée, qui n'a eu aucun mot bienveillant pour les agriculteurs et bénévoles venus au secours des habitants sinistrés, vient même d'accorder le permis de construction d'une ferme de saumon. Consommation d'eau par jour : 3 piscines olympiques ! ! (1)
Les habitants et le territoire sont laissés sans secours réel, tandis que les projets qui détruisent encore plus les ressources locales sont validés].
Cette destruction n'est pas accidentelle.
Elle vise la sève historique de la France : cette longue formation charnelle (moines, communautés paysannes, façonnage érotique du paysage, relation sensuelle à la terre) qui a fait de la France le cœur et le cerveau révolutionnaire du monde.
En détruisant cette sève, on ne détruit pas seulement des arbres ou des vignes : on détruit le terreau matériel et culturel qui a permis l'émergence des luttes et de la conscience du devenir.
On transforme le village européen historique en espace affaissé, prêt à être remplacé par le village oriental subventionné.
Le discours réchauffiste (2) sert donc de légitimation morale et scientifique à cette opération de longue durée.
(1) Pour se prolonger alors qu'il est en crise terminale, le système doit faire les deux en même temps :
- Détruire / limiter / contrôler le "surplus humain".
C'est-à-dire, réduire, surveiller, précariser, diviser et empêcher toute possibilité de révolte collective.
Cela passe par la mise en friche des territoires, le chômage de masse, l'immigration de substitution, la censure, la surveillance, la destruction des anciens enracinements qui pouvaient encore produire une conscience de classe, etc.
- Valoriser (faire du profit) de manière de plus en plus folle et inhumaine.
Tout ce qui peut encore être transformé en marchandise ou en flux financier est poussé à l'extrême : spéculation, endettement, guerres, écologie subventionnée, industries de la surveillance, du médicament, du contrôle social, etc.
Même la destruction elle-même devient source de profit (reconstruction, assurances, technologies "vertes", etc.).
Les deux mouvements ne s'opposent pas : ils se renforcent.
Plus le système détruit les conditions de vie et les capacités de résistance, plus il doit trouver de nouvelles façons absurdes et brutales de continuer à extraire du profit.
C'est plus un constat objectif qu'une critique partisane émotionnelle.
(2) Imposture
La France ne représente que 0,7% des émissions de CO2.
Elle a déjà réduit de 35% ses émissions depuis 1990.
Les réduire de 50% supplémentaires coûterait environ 2000€ par an et par foyer fiscal jusqu'en 2050 ; le tout pour une réduction de température de...0,0001 degré environ d'ici 2100.
→ le climat et surtout le CO2 ont bon dos !
Le CO₂ devient ainsi le bouc émissaire parfait : visible, moral, pseudo "scientifique" et surtout très utile pour faire passer des transformations qui n'ont en réalité que peu à voir avec la température de la terre.