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Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie, le 2 juin 2026 à l'Assemblée nationale. [Photo d'illustration]
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, a défendu ce 31 août la candidature de l'ancien Premier ministre macroniste Édouard Philippe, estimant qu'il était le seul capable de "rassembler" au centre et au-delà, en vue de la prochaine élection présidentielle, prévue dans huit mois.
"L'heure est désormais à parler aux Français, non pas à parler entre partis politiques, mais à parler à l'ensemble [...] des Français de la droite, du centre, des Français qui doutent, qui ne se retrouvent pas nécessairement dans les partis politiques", a déclaré ce 31 août sur BFMTV et RMC Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie.
"Le temps de la primaire est terminé", a-t-elle insisté, estimant qu'il n'y avait "plus match" et d'enchaîner qu'"Édouard Philippe est le seul à pouvoir faire ce rassemblement-là".
Présidentielle: "Le temps de la primaire est terminé", juge Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement pic.twitter.com/8bGt4Pt99b
- BFM (@BFMTV) August 31, 2026
Des déclarations qui surviennent au lendemain de celles de l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) et maire du Havre, passé par le PS et les LR, qui a proposé à son concurrent Gabriel Attal qu'ils "dirigent" tous deux "leurs traits vers leurs adversaires", estimant qu'ils "devront se rassembler".
"Personne ne joue le match"Gabriel Attal, lui-même ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron (2024) et issu du PS, rehausse le ton à l'encontre de son prédécesseur à Matignon, assurant que lui et son concurrent au centre "ne sont pas des photocopies".
"L'enjeu de cette élection, c'est de ne pas recréer les partis d'il y a 20 ans, avec ceux d'il y a 20 ans, et les idées d'il y a 20 ans. Le monde a changé", avait-il lancé aux caméras, depuis Châlons-en-Champagne, le 30 août, taclant un Édouard Philippe "candidat depuis trois ans" alors que lui-même le serait depuis "trois mois".
"Et pourtant, on est quasiment dans la marge d'erreur dans la quasi-totalité des sondages. Il n'y a pas de candidat naturel, ou favori, en dehors des extrêmes", a ajouté le chef du parti présidentiel et d'assurer que "personne ne plie le match".