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Gabriel Attal, député des Hauts-de-Seine, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), le 27 août 2026, au stade Roland-Garros, à Paris. [Photo d'illustration]
Selon Gabriel Attal, la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 a mis à mal l'économie française. L'ex-Premier ministre et actuel chef de file des députés macronistes, lui-même évincé de Matignon par cette dissolution voulue par Emmanuel Macron au soir d'une défaite électorale, s'est toutefois gardé de nommer directement ce dernier.
"Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française", a affirmé, ce 16 septembre, le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal lors d'une intervention au "French Digital Day", événement consacré aux startups organisé à Paris, en évoquant la dissolution de l'Assemblée nationale décidée en 2024.
"Avant, à l'époque où je suis Premier ministre, les taux [d'emprunt de la France, NDLR] étaient en moyenne entre 1,2 % et 1,5 %. Aujourd'hui, on est à 4,5 %", a affirmé le secrétaire général de Renaissance et candidat du parti à l'élection présidentielle, sans jamais nommer Emmanuel Macron à qui il doit son ascension politique.
"Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2 % de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle [...] Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique", a encore affirmé celui qui avait appelé, lors des législatives anticipées provoquées par cette dissolution, à " faire barrage" au Rassemblement national, y compris en votant pour un candidat de La France insoumise.
"Non", lui a rétorqué sur X Éric Ciotti, maire de Nice et président de l'Union des droites pour la République (UDR), avant d'ajouter : "Ce qui a"flingué l'économie", c'est votre appel à voter LFI et votre alliance de la honte avec le parti de Jean-Luc Mélenchon."
Le 9 juin 2024 au soir, dans la foulée de l'annonce de la victoire du Rassemblement national aux élections européennes, Emmanuel Macron avait prononcé, à la surprise générale, la dissolution de l'Assemblée nationale. Une décision dont le chef d'État français se serait par la suite félicité, confiant être "ravi", et qui avait ouvert la voie à une crise politique inédite dans l'histoire de la Ve République, faute de majorité claire pour un des courants politiques représentés dans l'hémicycle du Palais Bourbon.