🏛️ 16/09/2026 francais.rt.com  3min 1 #326888

Crise budgétaire française : Olivier Faure veut « faire cotiser » l'Ia

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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, le 2 octobre 2025 à Paris. [Photo d'illustration]

Dans une interview au Nouvel Obs, parue ce 16 septembre, le candidat à la primaire de la gauche a dévoilé des éléments de son programme. L'une de ses propositions consiste à "faire cotiser l'IA" afin de "financer nos retraites et notre protection sociale". Il a également laissé la porte ouvert à une régularisation massive des sans-papiers.

Et si l'IA cotisait pour les retraites des Français ? C'est l'une des propositions avancées par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure. "Le financement de la protection sociale va être profondément impacté avec l'usage exponentiel de l'intelligence artificielle", a déclaré le candidat à la primaire de la gauche dans  une interview publiée ce 16 septembre dans Le Nouvel Obs.

"Prenons un exemple. Vous avez dix comptables. Demain, grâce à l'IA, un seul comptable pourra accomplir le même travail. L'entreprise"économise"donc neuf salaires. Et voilà neuf salariés qui ne cotisent plus et doivent bénéficier de revenus de solidarité", a développé le député de Seine-et-Marne, avant de conclure qu'"il faut faire cotiser l'IA pour financer nos retraites et notre protection sociale".

"Nos dépenses par retraité représentent en moyenne 16 421 euros par an", a-t-il encore lâché, reprenant un chiffre  sorti du livre d'une directrice de recherche au CNRS, proche de La France Insoumise, avant d'affirmer que "la moitié de l'Europe dépense plus que nous".

SMIC à 1 700 euros et retraite à 62 ans

Dans cet entretien, où il présente ses propositions en vue de la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle, Olivier Faure a également promis un SMIC porté à "1 700 euros" nets, contre près de 1 478 euros aujourd'hui, ainsi qu'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

"Aucun candidat se revendiquant des socialistes ne saurait s'en éloigner", a-t-il insisté à propos de cet "engagement pris devant les Français", dont le pays, champion mondial de la dépense sociale, accumule plus de 3 500 milliards euros de dette publique.

Dans la droite ligne idéologique du PS, il a également laissé entendre une possible régularisation de sans-papiers dans l'Hexagone. Interrogé sur les 500 000 régularisations annoncées par le gouvernement socialiste espagnol, il a répondu : "Ce chiffre ne me choque pas."

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