🏛️ 18/09/2026 french.presstv.ir  3min 5 #327043

 Crise budgétaire : Lecornu demande aux Français un « effort » de 54 milliards d'euros

France/budget 2027 : le Premier ministre a mis sur la table un « effort budgétaire » de 54 milliards d'euros d'économies

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Le Premier ministre français a présenté, ce jeudi 17 septembre, ses pistes pour un "effort" budgétaire d'"environ 54 milliards d'euros". Assurant que l'État "contribuera en premier", Sébastien Lecornu a annoncé un budget de l'État "gelé"... à l'exception de cinq ministères, dont celui des Armées, dont les crédits augmenteront.

"Le projet de loi de finances que je propose contiendra un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros, dans la stabilité fiscale", a déclaré, ce 17 septembre au Figaro, Sébastien Lecornu à l'issue d'un séminaire gouvernemental.

Refusant de qualifier son projet de "budget d'austérité" et affirmant que la France en serait "très loin", le Premier ministre a pointé du doigt plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités locales et l'alourdissement de la charge de la dette. Selon lui, cette dernière nécessitera à elle seule de trouver 10 milliards d'euros supplémentaires en 2027.

"Pour l'État, le budget 2027 sera le plus rigoureux depuis très longtemps, le plus rigoureux jamais présenté la veille d'une élection présidentielle", a affirmé le chef du gouvernement, évoquant un budget "gelé" - c'est-à-dire sans hausse -, exception faite "de la charge de la dette et celle du budget des Armées"... ainsi que des ministères "de la Justice, de l'Intérieur, de la Recherche et de l'Écologie", a égrainé Lecornu.

Le ministère des Armées, dont le rehaussement du budget est cher à Emmanuel Macron, "augmentera comme prévu de 6,4 milliards l'an prochain".

Ces hausses seront compensées par des économies "très importantes" dans d'autres secteurs. Le ministère du Travail devra ainsi réaliser 2,5 milliards d'euros d'efforts, notamment à travers "quelques ajustements" de certains dispositifs, dont le compte personnel de formation (CPF), que financent les employeurs et indépendants.

Autre terrain de coupe des dépenses de l'État : environ 2 milliards d'euros d'économies sur les arrêts maladie et la poursuite de la "réforme" des ruptures conventionnelles. Concernant les retraites, Lecornu a assuré qu'"aucune pension ne diminuera", tout en laissant au Parlement le soin de trancher le rythme de leur revalorisation.

Le Premier ministre a enfin annoncé une réduction des enveloppes globales consacrées aux cabinets ministériels, en réponse à une question sur une éventuelle baisse de la rémunération des ministres.

Ces annonces n'ont pas tardé à susciter de vives réactions dans l'opposition et dans les rangs syndicaux. La gauche et la Confédération générale du travail (CGT) ont immédiatement fait part de leur réprobation, dénonçant des mesures jugées particulièrement austères.

Ces annonces sont la promesse d'une "potion d'austérité", "contraire aux engagements" du Premier ministre en faveur d'un "compromis", et "l'inverse de ce que propose" le Parti socialiste, a réagi son porte-parole, le député Arthur Delaporte.

De son côté, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a dénoncé un budget de "casse sociale" fait "pour les riches".

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a pour sa part qualifié ces annonces de "scandale" et appelé à une "journée noire" le 29 septembre, date à laquelle un appel à la grève dans la fonction publique a été lancé.

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