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Le secrétaire général et candidat de Renaissance à l'élection présidentielle française, Gabriel Attal, le 30 mai 2026. [Photo d'illustration]
Invoquant une nécessité de contrer les États-Unis, la Chine et la Russie, le candidat du parti présidentielle pour 2027 a appelé le 17 septembre à opérer une "fusion économique et écologique" d'"un noyau dur de pays" membres. Le nouvel ensemble serait notamment dirigé par un "président élu au suffrage universel".
Après avoir coulé la France, notamment minée par ses déficits chroniques et son niveau scolaire en chute libre, les macronistes - par la voix de leur chef de file à l'Assemblée nationale et candidat à la prochaine élection présidentielle - appellent à "bâtir les États-Unis d'Europe".
"Je le dis avec force : l'Europe actuelle, à 27, a atteint ses limites. Nous ne pourrons pas aller plus loin dans le système actuel", a déclaré Gabriel Attal, secrétaire général et candidat du parti présidentiel, le 17 septembre à l'occasion d'une visite à Reims.
Je propose de bâtir les États-Unis d'Europe. pic.twitter.com/c7IthwjXhp
- Gabriel Attal (@GabrielAttal) September 17, 2026
"Face aux puissances américaine, chinoise et russe, je suis convaincu que les États-Unis d'Europe sont notre chance", a estimé l'héritier d'Emmanuel Macron, évoquant "la grande mission de ma génération". "Il faut arracher l'Europe des griffes des nationalistes qui partout préparent notre déclin", a-t-il encore affirmé, assumant un "fédéralisme économique, technologique et écologique".
Un "président" élu à travers le "premier scrutin réellement pan-européen""Ce que je propose, ce n'est évidemment pas la création d'un pays unique, c'est une fusion économique et écologique d'abord entre un noyau dur de pays européens", a-t-il détaillé, reprenant l'idée éculée qu'il suffirait d'additionner des pays pour additionner leurs rayonnements économique et politique, le tout via "le premier référendum européen, c'est-à-dire une consultation simultanée dans tous les pays qui auront vocation à les intégrer".
En matière de gouvernance, a-t-il plaidé, celle de ces "États-Unis" d'Europe "devra être démocratique", estimant qu'il "faut en finir avec l'Europe des sommets à huis-clos" et d'évoquer un " président élu au suffrage universel à travers l'Europe". "Oui, le premier scrutin réellement pan européen" a-t-il affirmé, semblant omettre les élections parlementaires européennes qui ont lieu tous les cinq ans depuis 1979.
En matière de "référendum" à proprement parler, portant sur l'Europe, le dernier remonte à 2025 et s'était soldé, en France et aux Pays-Bas, par un rejet de respectivement 54,68 % et 63,30 %. Des rejets qui, dans les deux cas, furent contournés par voies parlementaires à l'occasion du traité de Lisbonne.