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Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail.
Sur Radio France, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé dix ans de "politique de l'offre" d'Emmanuel Macron, accusée de mener le pays au bord de la récession. Sophie Binet qualifie le projet de budget du Premier ministre Sébastien Lecornu de "dangereux", affirmant qu'il sacrifie les services publics essentiels.
La secrétaire générale de la plus grande confédération syndicale française, la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, a qualifié la France de "pays malade de l'Europe". S'exprimant dans une interview accordée à Radio France, elle a souligné que l'Hexagone était l'un des rares pays à se trouver au bord de la récession. Selon elle, bien que le contexte international ait influencé la situation actuelle, la cause principale réside dans la "politique de l'offre mise en place depuis dix ans" par le président français Emmanuel Macron.
Par ailleurs, la secrétaire générale de la CGT a critiqué le projet de budget pour 2027 présenté le 17 septembre par le Premier ministre français Sébastien Lecornu, le qualifiant de "dangereux" et estimant qu'il "sacrifie nos services publics". Le chef de Matignon a proposé de "geler" le budget de l'État, à l'exception de cinq ministères, dont celui des Armées, dont le financement sera augmenté.
Sophie Binet a rappelé l'"été calamiteux" à cause des incendies et de la canicule, et ces catastrophes, selon elle, auraient pu être évitées "si nos pompiers avaient les moyens" et "si on n'avait pas supprimé 45 000 lits dans les hôpitaux". "On est dans une situation où des millions de travailleurs et travailleuses sont obligés de choisir entre remplir leur caddie ou faire le plein", a-t-elle souligné, précisant que la question "n'est pas de baisser les dépenses", mais d'"augmenter les recettes".
Début septembre, le président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Daniel Baal, a brossé un tableau sombre de la dette française, qu'il a qualifiée d'"inacceptable". Selon lui, "le seuil d'alerte est atteint depuis un moment, non seulement sur les taux, mais également à cause du volume de la dette française", et la nécessité de la rembourser à des conditions défavorables "rend cette dette encore plus difficilement acceptable".
La dette publique française a atteint 117,5 % du PIB à la fin du mois de mars dernier, tandis que le rendement des obligations à dix ans est à son plus haut niveau depuis 2008.