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Le président et eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella, le 4 septembre 2026 à Birmingham. [Photo d'illustration]
Lors d'une conférence de presse à Madrid ce 30 septembre, Emmanuel Macron a qualifié de "gravissimes et inacceptables" les propos attribués par Mediapart à Jordan Bardella et qui remonteraient à treize ans. Une prise de position du président français à laquelle le président du RN a aussitôt répondu.
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"Après le 7 octobre 2023, j'ai marché dans les rues de Paris, et me suis rendu en Israël. Pas lui." Sur X, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a répondu aux propos d'Emmanuel Macron.
Un peu plus tôt ce 30 septembre, lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président français avait réagi à la polémique qui agite les médias français depuis les affirmations du média en ligne Médiapart, et selon lequel Jordan Bardella aurait écrit en 2013 des propos "relevant d'un antisémitisme obsessionnel" lorsqu'il était jeune militant du Front national.
Après le 7 octobre 2023, j'ai marché dans les rues de Paris, et me suis rendu en Israël. Pas lui. t.co
- Jordan Bardella (@J_Bardella) September 30, 2026
"Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables", a déclaré Emmanuel Macron. "Ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit [...] Ils appellent à la condamnation la plus extrême, car ça n'est pas la République", a-t-il ajouté, après avoir assuré avec un air grave et sur un ton solennel que "jamais nous n'accepterons de propos antisémites, jamais".
Une très pénible affaire, selon Marine Le Pen
À l'issue d'une enquête "reposant sur de nombreuses conversations privées, agrémentées de témoignages", Mediapart a publié le 28 septembre des messages attribués à Jordan Bardella dans lesquels celui-ci aurait notamment écrit que "le juif doit domine[r] les autres peuples, les écraser et les voler" et qu'"un sioniste est forcément juif, et en profondeur". Des éléments qualifiés de "faux grossiers" par Jordan Bardella, qui a dénoncé une "opération de barbouzerie".
Marine Le Pen a également pris la défense du président du RN. "Cette très pénible affaire va nous permettre de démontrer et de révéler peut-être à ceux qui ne le savent pas le vrai visage de ce média", a-t-elle lancé le 29 septembre. La candidate du RN à la présidentielle a qualifié Mediapart de média "militant, d'extrême gauche, assumé, soutien hier des islamistes qui ont assassiné les 11 athlètes israéliens lors des Jeux-Olympiques", fustigeant ceux "qui ont assassiné et blessé des milliers d'Israéliens lors du 7 octobre, et tout de même près d'une cinquantaine de Français".
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